Paris, Levasseur, 1836 in-8, xv pp., 215 pp., avec un portrait-frontispice lithographié par Prétextat Oursel, broché sous couverture citron imprimée. Restauration au feuillet de faux-titre, rousseurs et des mouillures claires.
Unique édition, peu commune, de ce qui constitue essentiellement un portrait-charge de Deutz dans l'affaire de la duchesse de Berry, abondant en clichés antisémites, aussi bien dans le texte que dans le portrait-frontispice que l'on pourrait croire, qu'on excuse l'anachronisme, extrait de "Comment reconnaître le Juif ?" de Georges Montandon. L'auteur, se présentant comme un intime de Deutz, était aussi un Juif converti au catholicisme, né Lévy-Gumpel dans le Bas-Rhin, et baptisé seulement en 1826. On lira avec intérêt les analyses de Caron (cf. infra) sur l'évanescence du personnage, qui peut laisser penser à une forgerie. En tout cas, l'homme, sympathisant légitimiste, est bien informé sur la famille Deutz et sur le théologien Drach, qui avait pris part à la polémique, et ses renseignements sont souvent recoupables.Le poème de Hugo, extrait des Chants du crépuscule (Paris, Renduel, 1835), se trouve aux pp. 182-184 (le grand homme n'est pas en reste dans l'exploitation du préjugé, rassurons-nous : "C'est l'honneur, c'est la foi, la pitié, le serment, / Voilà ce que ce Juif a vendu lâchement").Au CCF, exemplaires seulement à la BnF et à Nantes. Cf. Caron (Jean-Claude) : Simon Deutz, un Judas romantique (Ceyzérieu, 2019), pp. 146-148.Étiquette ex-libris de la bibliothèque F. Briau. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.