A Parme, imprimé par Bodoni, 1803. Petit in-8 de (8)-61 pp. 1 feuillet blanc, basane blonde, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, roulette dorée sur les plats (reliure de l'époque).
Nouvelle édition, après l'édition originale de Parme, Bodoni, 1801, qui comptait 52 pages, dédiée « aux Créoles, par leur admirateur ». Talleyrand, qui soutint la mission de Moreau de Saint-Méry à Parme, tint à en corriger lui-même les épreuves.Médéric-Louis-Élie Moreau de Saint-Méry (Fort-Royal, Martinique, 13 janvier 1750 – Paris, 28 janvier 1819), juriste et homme politique créole, fut l'un des principaux historiens et observateurs des sociétés coloniales françaises. Arrivé à Parme en mars 1801 pour préparer l'annexion du duché à la France, il en prit possession comme administrateur délégué général et entreprit une importante réforme de l'administration et de la justice, notamment l'abolition des dispositions discriminatoires envers les Juifs et l'interdiction de la torture, avant l'introduction du Code Napoléon.L'ouvrage est extrait d'une vaste encyclopédie manuscrite intitulée Notions coloniales, entreprise à partir de 1789 et consacrée aux possessions françaises d'Amérique, qui ne fut jamais publiée dans son intégralité. Ce chapitre consacré à la danse décrit les pratiques chorégraphiques des Créoles des Antilles dans une perspective à la fois historique, géographique et ethnographique. Moreau de Saint-Méry s'intéresse notamment à la chica, aux danses et cérémonies d'origine africaine et aux pratiques liées au vaudou, livrant ainsi l'un des témoignages les plus précoces et les plus détaillés sur les cultures chorégraphiques afro-caribéennes.Très bon exemplaire. Brooks, 896 ; Sabin, 50069.
L. Guerin et Cie Paris 1875 4 vol. 3 vol. grand in-8 de 4 ff.n.ch. XXXI 446 pp., 2 ff.n.ch. 466 pp. et 2 ff.n.ch. 502 pp. + un atlas in-folio de 1 f.n.ch. (titre) 30 feuillets 1 f.n.ch. (table), demi-chagrin de l'époque, dos à nerfs orné.
Deuxième édition faite d'après l'initiative de MM. S. Rouzier et Léon Laforesterie; précédée d'une notice sur Moreau de Saint-Méry par Léon Guérin. Ouvrage accompagné d'un atlas spécial à l'ile, contenant 43 vues et plans sur 30 planches gravées. Relation contenant des notions certaines sur l'état de la colonie de Saint-Domingue avant l'insurrection (Leclerc 1397, pour l'édition originale 1797-98). "This narrative, more than any other, gives us a correct idea of the last state of the colony of Saint Domingo before the insurrection" (Sabin 50571). "Médéric Louis Moreau de Saint-Méry, né en 1750 à Fort-Royal (Martinique), avocat, historien, franc-maçon, habitant de Saint-Domingue, publie en 1797 la Description de la partie française de Saint-Domingue . Il dénombre plusieurs divisions ethniques dans la colonie suivant les combinaisons des Blancs avec les Négro-africains : mulâtres, quarterons, métis, mamelouks, quarteronnés, sang-mêlés, marabouts, griffes et sacatras. Il fut chargé par le roi Louis XVI de parcourir les Antilles pour y rechercher les éléments d'un code colonial puis effectua un nouveau voyage à Paris pour publier ses textes juridiques, dont les six volumes des Loix et Constitutions des Colonies Françaises de l'Amérique sous le Vent, parus entre 1784 et 1790". Très bon exemplaire pour le texte, mouillures claires sur l'ensemble de l'atlas.
Philadelphie, chez l’auteur ; Paris, Dupont ; Hambourg, les principaux libraires, 1797-1798. 2 volumes in-4 (285 x 225 mm) de XIX-(1)-788 pp., 1 carte dépliante et VIII-856 pp., 1 tableau dépliant, demi-veau fauve moucheté, dos lisse orné de filets dorés, entièrement non rogné (reliure à l'imitation).
Édition originale qui offre une description extrêmement précise de l’île de Saint-Domingue avant l’insurrection de 1791. Elle est accompagnée d’une carte détaillée et d’un tableau des distances entre les 52 paroisses.Moreau de Saint-Méry y présente ses observations sur l’agriculture, l’industrie, le commerce et les moeurs de la colonie, fruit d’un long travail d’enquête mené lorsqu’il fut chargé par Louis XVI de rassembler les éléments d’un code colonial.Originaire de Martinique, juriste puis membre du conseil supérieur de Saint-Domingue, Moreau de Saint-Méry publia de nombreux textes juridiques avant la Révolution. Exilé aux États-Unis en 1794, il y devint libraire-imprimeur à Philadelphie, où sa boutique fut le lieu de rencontre des émigrés français, parmi lesquels Talleyrand. Son activité américaine fut remarquable par la qualité et l’importance de ses publications.La Description de la partie française de l’Isle de Saint-Domingue (1797-1798), fondée sur quatorze années de recherches, demeure une source essentielle pour l’histoire des Antilles, d’une richesse documentaire inégalée à l’époque.Très bon exemplaire entièrement non rogné. Des rousseurs.Sabin, 50571 ; Monglond, IV, 73 ; Leclerc, 2871 : « extrêmement rare ».
Paris, Moreau de Saint-Méry, Ponce, Phelipeau, 1791. Grand in-folio (48 x 34 cm), titre et 30 planches gravées, cartonnage bleu de l'époque.
Album complet. Rare recueil de 30 cartes et vues dont huit sur double-page, de Saint-Domingue à la veille de la Révolution haïtienne qui s'empara de l'île. Ce volume, publié séparément, était un complément à l'ouvrage de Moreau de Saint-Méry Loix et Constitutions des Colonies Francoises dans l'Amérique sous le Vent (1790). Il comprend la rare carte générale de Saint-Domingue, imprimée tardivement en 1796 (planche 16) ; six vignettes illustrent la vie quotidienne des esclaves et des Noirs libres tandis que les deux dernières planches en double page représentent une sucrerie et des équipements de transformation du sucre.Le « Plan général de la Partie Françoise de Saint-Domingue », indiqué comme planche 17 dans la table, ne fut jamais publié. Les planches furent gravées sous la direction de l'artiste français Nicolas Ponce, tandis que Phelipeau publia les cartes et plans. Les deux premières vues panoramiques du Cap-Haïtien sont d'après des originaux de Fernand de la Brunière, alors que la plupart des autres vues sont attribuées à Pérignon ou à Ozanne.Bon exemplaire. Petites rousseurs, cartonnage frotté avec manques au dos, coins émoussés.Leclerc, 1404 ; Sabin, 50578.
In-8, broché, couverture papier fort (rel. moderne), 20 p. page de titre inclus. Paris, Imprimerie Nationale, 1789.
Edition originale. Moreau de Saint-Méry critique l'administration des délégués de la métropole qui ont provoqué la situation insurrectionnelle dans laquelle se trouvent les Antilles. Il appuie la demande du député de la Guadeloupe, Louis de Curt, quant à doter chacune des colonies d'institutions spécifiques et d'un personnel politique autochtone.(Martin & Walter, III, 25163. Sabin, 50575)Bon exemplaire.
A Parme, imprimé par Bodoni, 1805. In-4 broché de (6)-32 pp.
Édition originale rare du discours inaugural prononcé en 1784 par Moreau de Saint-Méry (1750 – 1819), juriste, homme politique créole, premier secrétaire perpétuel du Musée de Paris, publié vingt ans après sa prononciation avec un nouvel avant-propos, alors que l'institution avait pris le nom d'Athénée de Paris en 1802.Le Musée de Paris, société savante fondée en 1782 par Jean-François Pilâtre de Rozier (1754-1785), aéronaute célèbre pour sa première ascension en montgolfière (1783), installée dans ses locaux près du Palais-Royal en 1784, fut l'une des principales institutions de la sociabilité savante et des Lumières parisiennes. Après la mort de Pilâtre de Rozier lors d'une traversée aérienne de la Manche en 1785, l'institution fut réorganisée et prit successivement les noms de Lycée (1785), Lycée Républicain (1792) et Athénée de Paris (1802). C'est dans ce contexte de refondation sous l'Empire que Moreau de Saint-Méry fit imprimer ce discours à Parme par Giambattista Bodoni, lors de son ambassade italienne, avec un avant-propos retraçant l'histoire de l'institution.Brooks, 962 ; La Collezione bodoniana, 307.
Paris, Sr. Phélipeau, 1786 [1791]. 242 x 371 mm.
Beau plan de la baie et ville de Tiburon, au sud-ouest d'Haïti, issue du Recueil de vues des lieux principaux de la Colonie Françoise de Saint-Domingue gravée par Nicolas Ponce. Natif de la Martinique, Moreau de Saint-Méry exerça la profession d'avocat au Cap Français, avant d'entrer, en 1780, au conseil supérieur de Saint-Domingue. Rare exemplaire entièrement aquarellé à l'époque.
S.l. [Parme], s.n. [Bodoni], s.d. (1804) in-8, [4] ff. n. ch., en feuilles.
Très rare pièce autorisant Felice de' Vecchi à donner des instructions morales dans la cathédrale de Parme en lieu et place des sermons de Carême. Moreau de Saint-Méry (1750-1819) fut nommé administrateur général délégué des Etats de Parme après le Traité d'Aranjuez du 21 mars 1801 qui prévoyait la cession des duchés de Parme, Plaisance et Guastalla à la France en échange de la constitution du royaume d'Etrurie (Toscane) au profit du fils de Ferdinand Ier. Il y demeura jusqu'en 1806, lorsque la révolte des paysans de Castel San Giovanni convainquit Napoléon de le remplacer par Junot.Brooks, Edizioni Bodoniane, 920. Seulement deux exemplaires au CCF. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Imprimerie Nationale, 1789. In-8 de 20 pp.
Discours prononcé devant l'Assemblée Nationale le 1er décembre 1789. Moreau de Saint-Méry dénonce l'ignorance par la métropole des affaires des colonies, et considérait que les décrets de l'Assemblée Nationale ne s'appliquaient pas aux colonies car aucune mention particulière sur ce point n'y figurait. Il termine en demandant "de leur donner le comité particulier qu'elles réclament", et qui est l'objet de la motion de M. Curt présentée à l'assemblée le 27 novembre 1789. Bon exemplaire. Ryckebusch, 5833. — Inconnu de Monglond et de Sabin.
Paris, Imprimerie Nationale, s.d. in-8, 28 pp., dérelié. Petit travail de ver n'affectant pas le texte.
Martin et Walter, 25165. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris Imprimerie Nationale s.d. [1790] in-8 en feuilles
16 pp.Député à l'Assemblée constituante comme représentant de la Martinique à compter du 18 septembre 1789, Moreau de Saint-Méry (1750-1819) est surtout connu dans ce cadre pour son combat contre la première tentative abolitionniste, en liaison avec le milieu des planteurs de Saint-Domingue et le club de l'Hôtel Massiac. Mais il s'est aussi exprimé sur d'autres sujets, comme le prouve notre plaquette qui tend à définir un cadre législatif strict pour la tenue des marchés : "C'est donc à procurer des facilités, soit pour des échanges journaliers, soit pour des échanges périodiques, suivant la nature des lieux & des marchandises, que doit se borner désormais tout le système des foires & des marchés ; c'est par leur entremise qu'il faut chercher à établir le niveau entre les productions de la culture & de l'industrie, & la consommation, & à faire connoître vers quels objets il est plus lucratif de diriger des vues commerciales"