A Paris, Chez Simart, 1725. In-12 de [12]-82-[2] pages, plein veau brun, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, mors proprement restaurés.
Édition originale, bien complète du feuillet d'approbation et de privilège. "Désignée par Montesquieu comme un « petit roman », cette oeuvre en prose d’inspiration mythologique et galante, composée de sept chants, se présente, selon la préface, comme la traduction d’un poème grec. Son ambition : faire "voir que nous sommes heureux par les sentiments du coeur et non pas par les plaisirs des sens." Montesquieu l’a écrite quand il fréquentait la cour de Chantilly, une société galante et lettrée animée par Mademoiselle de Clermont. Dans la préface d’une édition ultérieure, l’auteur confie qu’il voulait alors "plaire au beau sexe, à qui il doit le peu de moment heureux qu’il compte dans sa vie et qu’il adore encore". Après un accueil réservé, cette "peinture poétique de la volupté" connaît un grand succès de librairie." Gallica. Un esprit facétieux de l'époque a inscrit sur la page de titre "Mirabeau est miraud".
A Amsterdam, et à Leipsick, Chez Arkstée et Merkus, 1758. 3 volumes in-4 de [4]-LXXXVI-527; [4]-XVI-634; [4]-648 pages, plein veau marbré, dos à nerfs ornés de filets et fleurons dorés, étiquette de titre et tomaison rouge et brune, tranches marbrées.
Illustré de deux cartes géographiques dépliantes (mappemonde et Europe) et d'une en-tête par de Sève. "Edition publiée par Richer, avocat au parlement, d'après les manuscrits communiqués par la famille et les changements proposés par l'auteur lui-même, et imprimée par Moreau, ancien secrétaire de Montesquieu, célèbre par son érudition, qui corrigea les épreuves." Vian, p. 24. Rousseurs.
Londres, [sans nom], [sans date]. Petit in-8 de [4]-136 pages, plein veau brun, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre rouge, filet doré sur les coupes, tranches rouges.
Illustré d'un frontispice, d'un vignette de titre et de 8 vignettes, un pour chaque chant, et la dernière pour la pièce ajoutée, Céphise & Amour. Ces gravures sont parfois attribuées à de Sève (Cohen, 725) et parfois à Pierre, dessinées par Watelet et terminées par Cochin (Louis Vian, Histoire de Montesquieu, p.393). Il m'est difficile de déterminer quelle est précisément cette édition, car on trouve pour ce titre-là: Huart comme éditeur, à Paris, en 1742. Outre la collation de notre exemplaire, il existe une version avec exactement les mêmes illustrations, mais la collation change: [4]-VIII-85 pages. Sommes-nous ici en présence d'une contrefaçon? Quoi qu'il en soit, l'exemplaire est très beau, imprimé sur un beau papier, et il ne coûte pas cher!
Paris, Emile Chamontin, coll. Petits chefs-d'oeuvre d'autrefois, 1942. In-12 broché de 58-[4] pages, couverture bleue rempliée, vignette de titre imprimée en bleu contrecollée au premier plat. Dos muet, très légèrement insolé, ce qui constitue le seul défaut de ce joli petit livre.
Illsutré de 15 eaux-fortes originales de André Edouard Marty, dont un titre, des bandeaux et des culs-de-lampe. Tirage limité à1420 exemplaires, celui-ci un des 1400 sur vélin d'Arches numérotés en arabe (849).
MONTESQUIEU. Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de.
Reference : LCS-18566
Charmant exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque. S.l., 1767. In-12 de 236 pp., pp. 259 à 285, (1) f. d’Avis au Lecteur. Veau granité, double filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de filets dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 164 x 94 mm.
Rare édition parue l’année de l’originale de l’œuvre littéraire «la plus vivante» de Montesquieu. « L’abbé de Guasco, qui avait eu avec Montesquieu une correspondance suivie, fit imprimer [l’édition originale de] ce volume à Florence en 1767. Il y publia trois lettres contre Mme Geoffrin (pp. 222-241), que celle-ci supprima d’une réimpression qu’elle fit exécuter elle-même sous la rubrique de Florence et Paris, Vincent Durant neveu, 1767, in-18. Cette partie de la correspondance ne se retrouve même pas dans une contrefaçon exécutée à Paris, la même année. Le soin que Mme Geoffrin mit à rechercher, pour les détruire, les exemplaires de la vraie édition florentine explique qu’ils soient devenus fort rares.» (Picot, Cat. James de Rothschild, n° 1897). « La correspondance de Montesquieu, la partie la plus vivante de son œuvre, est demeurée inédite de son vivant». (Roger Caillois). La première édition, l’un des seuls livres qualifiés de «fort rare» par Émile Picot, dans le catalogue de la bibliothèque Rothschild, contient les Lettres de Montesquieu adressées à ses amis italiens du 21 décembre 1729 au mois de février 1755, quelques jours avant sa mort. La partie la plus piquante concerne les pages 222 à 241, véritable réquisitoire contre la dictature parisienne de Madame Geoffrin (1699-1777). Son salon fut l’un des plus fréquentés de ce siècle où les bureaux d’esprit eurent tant d’influence sur le mouvement littéraire et philosophique. La présente édition, parue l’année de l’originale, contient 56 lettres dont 55 de Montesquieu couvrant la période 1729-1755. Les trois lettres dans lesquelles Montesquieu attaque Mme de Geoffrin (pp. 237-258) ont été, sans doute à l’initiative de la salonnière, supprimées de cette édition et la pagination saute ainsi de la p. 236 à la p. 259. La correspondance de Montesquieu nous livre un tableau sans complaisance et d’une extrême sincérité sur la personnalité de l’auteur, ses pensées, ses valeurs et certains évènements importants du Siècle des Lumières. Bel exemplaire grand de marges de l’œuvre littéraire la plus vivante de Montesquieu, conservé dans sa reliure de l’époque. Provenance: Jean Siegler avec ex libris, «Ex-libris du Cabinet d’un Vieux Bibliophile».
[Imprimerie de G. Gounouilhou] - MONTESQUIEU ; [ MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat Baron de ; DE MONTESQUIEU, Baron Albert ]
Reference : 54204
(1899)
Ensemble 6 vol. in-8 carré br. sous couverture rempliée, Pensées et Fragments inédits de Montesquieu (2 Tomes - Complet) Imprimerie de G. Gounouilhou, Bordeaux, 1899-1901, xxxiv-541 ; 655 pp. [ Avec : ] Voyages de Montesquieu (2 Tomes - Complet) Alphonse Picard et Fils (tome I), Imprimerie de G. Gounouilhou, Bordeaux, 1894-1896, xlviii pp., 2 ff., 370 pp., 2 ff. n. ch., 1 f. blanc ; XIX-518 pp. [Avec : ] Mélanges inédits, Gounouilhou et Rouam, 1892 [ Avec : ] Histoire véritable publiée d'après un Nouveau manuscrit avec une Introduction et des Notes par L. de Bordes de Fortage, G. Gounouilhou, Bordeaux, 1902, XVI-74 pp. et 3 ff. n. ch.
Complet. Très rare ensemble réunissant 6 des superbes volumes de l'édition des oeuvres de Montesquieu publiée chez Gounouilhoux par la Société des Bibliophiles de Guyenne. Etat satisfaisant (couv. frottées et qq. dos fendus, bel état intérieur) pour cet ensemble méritant d'être établi dans une reliure de qualité. Prix en l'état.
MONTESQUIEU, Charles-Louis de Secondat (baron de) - (DESTUTT DE TRACY - VILLEMAIN - D'ALEMBERT - HELVETIUS, Claude-Adrien - VOLTAIRE - CONDORCET, Jean-Antoine-Nicolas de Caritat marquis de - BERTOLINI)
Reference : 25268
(1840)
Paris DALIBON 1840 -in-8 demi-veau 8 volumes, reliure demi-veau glacé havane in-octavo à coins (binding half-calfskin in-octavo with corners) (13,2 x 21,2 cm), RELIURE D'ÉPOQUE, dos 4 nerfs (spine with raised bands), décoration "or" et à froid (gilt and blind stamping decoration), Auteur, Titre et Tomaison frappés "or", pièce de titre et de tomaison sur fond noir avec un filet "or" de part et d'autre, roulette "or" en place des nerfs avec un filet "or" de part et d'autre, entre nerfs à fleuron central "or" dans un fleuron fumé à froid avec double roulettes à froid et un filet "or" de part et d'autre, filet et roulette "or" en tête et en pied, Papier peigné marron aux plats, toutes tranches lisses jaspées, orné d'un Portrait-frontispice à l'eau-forte de Montesquieu d'après Devéria gravé sur cuivre par H. C. Müller, (XLVI + 429) + (442) + (472) + (526) + (615) + (VIII +456) + (566) + (487) Pages, 1822 Paris DALIBON, LIBRAIRE (imprimerie de L.-T. CELLOT) Editeur,
Comprend:I. Essai sur la vie et les ouvrages de Montesquieu, signé : D*** [Depping]. Éloge de Montesquieu, par d'Alembert. Éloge de Montesquieu, par Villemain. Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence ; II. Analyse de "l'Esprit des lois" par d'Alembert. Analyse raisonnée de "l'Esprit des lois" par Bertolini. De l'Esprit des lois, I-X ; III. De l'Esprit des lois, XI-XXX ; V. De l'Esprit des lois, XXXI. Défense de "l'Esprit des lois". Réponse de M. de Risteau aux observations sur "l'Esprit des lois". Commentaire sur quelques principales maximes de "l'Esprit des lois", par Voltaire. Lettre d'Helvétius. Remerciement sincère à un homme charitable, attribué à Voltaire ; VI. Lettres persanes ; VII. Arsace et Isménie. Le Temple de Gnide. Essai sur le goût. Discours. Ébauche de l'éloge historique du maréchal de Berwick. Pensées diverses. Notes sur l'Angleterre. Poésies. Lettres familières ; VIII. Commentaire sur "l'Esprit des lois", par M. le Cte Destutt de Tracy, suivi d'observations inédites de Condorcet sur le 29e livre et d'un mémoire sur cette question : "Quels sont les moyens de fonder la morale d'un peuple" ? .......... Bonne édition des oeuvres de Montesquieu, la première à contenir le Commentaire de Destutt de Tracy, revu par l'auteur. Très complète, elle rend compte de la réception de Montesquieu du temps des Lumières (D'Alembert, François Risteau, Voltaire, Helvetius, Condorcet) et au début du XIXe. Le Commentaire sur L'Esprit des Lois de Destutt de Tracy, fut d'abord traduit en anglais et publié à Philadelphie par Jefferson en 1811. La première publication en français date de 1817 à Liège. Il forme ici l'intégralité du volume 8 avec : Quels sont les moyens de fonder la morale d'un peuple et les Observations de Condorcet. "Au système de Montesquieu, Destutt de Tracy oppose un plan de gouvernement républicain reposant sur le suffrage universel. C'est à l'époque redevenu une nouveauté. Il définit la liberté par le pouvoir d'exécuter ses volontés et, par là d'atteindre au bonheur" (D. Bagge, "Les idées politiques en France sous la Restauration", p. 150). (Brunet, III, 1859. Vicaire, V, 1104) ....... BELLE RELIURE ROMANTIQUE ...... TRÉS BIEN RELIÉ ............ EN TRÉS BON ÉTAT (very good condition). en trés bon état
MONTESQUIEU (Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu).
Reference : 110682
A Copenhague & à Genève, Chez Claude Philibert, 1764, 4 volumes in-12 de 160x100 mm environ, Tome I : faux-titre, xcii-324 pages, 1f.blanc, - Tome II : faux-titre, xx-412 pages, 1f.blanc, Tome III : faux-titre, titre, xii-420 pages, 1f.blanc, - Tome IV : faux-titre, titre, 246-106 pages, 1f.blanc, pleine basane marbrée fauve (reliures restaurées), dos à nerfs portant titres et tomaisons dorés, ornés de caissons à fleurons et motifs dorés, coupes dorées, tranches rouges. Quelques rousseurs et cernes, des notes manuscrites à l'encre et au crayon à papier sur les gardes et contreplats
Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, est un penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières, né le 18 janvier 1689 à La Brède (Guyenne, près de Bordeaux) et mort le 10 février 1755 à Paris Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
à Paris, Imprimerie Crapelet, chez Lefèvre, 1816.
Bel ensemble complet en 6 volumes reliés in octavo (210x130mm), basane brune à dos lisse décoré et titré, encadrement doré sur les plats, tranches jaspées. Vol1:faux-titre,portrait de Montesquieu gravé et dessiné par De Villiers en frontispice,titre,(xcviii,Vie de Montesquieu, analyse de L'Esprit des Lois,préface et avertissement de l'auteur),434pages (livresIàXIII);Vol2:fbnc,faux-titre,titre,494pages(livresXIVàXXV);Vol3:fbnc,faux-titre,titre,541pages(livresXXVIàXXXI,Défense de L'Esprit des lois, Eclaircissements sur L'Esprit des lois,Remerciement à un homme charitable);Vol4:fbnc,faux-titre,titre,504pages(table des matières,Considérations sur les Causes de la Grandeur des Romains, et de leur Décadence);Vol5:fbnc,faux-titre,titre,464pages(préface,Lettres persanes,table des matières);Vol6:fbnc,faux-titre,titre,559pages(Oeuvres diverses). L'ensemble des 6 volumes réunit De l'Esprit des Lois (3vol), Considérations sur les causes de la grandeur des Romains, et leur décadence (1vol); Les Lettres persanes (1vol); Oeuvres diverses (1vol). Considéré comme le chef-d'oeuvre de Montesquieu (1689-1755), De l'Esprit des lois est publié dès novembre 1748 à Genève mais interdit en France. Magistrat, homme de lettres et philosophe, Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu apparaît aujourd'hui comme un important devancier de l'école historique moderne, comme un maître de droit constitutionnel et un brillant écrivain. Bien imprimée selon Brunet et plus complète que l'édition de Bernard -en 5vol-. De l'Esprit des lois paraît en 1748. Et même si le contrôleur général Silhouette -traducteur de L'Essai sur l'Homme de Pope- n'avait à l'époque de sa sortie que de jeter le manuscrit au feu, même si l'ouvrage ne fit qu'une bien faible sensation, se furent deux femmes : Geoffrin et Tencin, qui les premières, louèrent l'oeuvre du philosophe. "La sorbonne cherche à m'attaquer, il y a 2 ans qu'elle y travaille sans savoir presque comment s'y prendre" commente l'auteur. Selon Augier, Montesquieu se partageait entre Paris et La Brède (proche de Bordeaux) où il se plaisait à converser avec les paysans "parce qu'ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers". On se souvient du "Et moi aussi je suis peintre" repris par l'homme de lettres à l'initiative d'un Corrège. Une première édition est publiée à Genève sous la férule tatillonne du professeur Jacob Vernet qui en modifie non seulement quelques mots mais en supprime aussi le passage de ''L'Invocation aux Muses''. Cette dernière réapparaîtra dans l'édition suivante à Paris. Selon Auger et les écrits de Grimm, à la mort de Montesquieu, outre les membres de l'Académie française, le seul homme de lettres présent fut Diderot. Considéré comme amusement de la société de mlle de Clermont, Le Temple de Gnide n'en fut pas moins dénommé "L'Apocalypse de la galanterie" par du Deffand. Brunet(T3,p1860). Dos insolé, rares manques sur les plats. Bonne condition de l'ensemble.
[G. Gounouilhou J. Rouam & Cie] - MONTESQUIEU ; [ MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat Baron de ; DE MONTESQUIEU, Baron ]
Reference : 41930
(1891)
Eau-forte de Léo Drouyn, 1 vol. in-8 br. sous couv. rempliée, G. Gounouilhou, Bordeaux, J. Rouam & Cie, Paris, 1891, 81 pp. avec eau-forte de Drouyn en frontispice
Bon état pour cette belle publication sur magnifique papier vergé de la Société des Bibliophiles de Guyenne.
[ G. Gounouilhou, J. Rouam & Cie] - MONTESQUIEU ; [ MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat Baron de ; DE MONTESQUIEU, Baron ; DROUYN, Léo ]
Reference : 55477
(1891)
Eau-forte de Léo Drouyn, 1 vol. in-8 br., G. Gounouilhou, Bordeaux, J. Rouam & Cie, Paris, 1891, 81 pp. avec eau-forte de Drouyn en frontispice
Bon exemplaire bien complet de la belle eau-forte de Léo Drouyn. Voir également dans notre catalogue le tirage de luxe sur beau papier vergé.
[Imprimerie de G. Gounouilhou] - MONTESQUIEU ; [ MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat Baron de ; DE MONTESQUIEU, Baron Albert ]
Reference : 41928
(1899)
Publiés par le Baron Gaston de Montesquieu, 2 vol. fort in-8 carré br. sous couverture rempliée, Imprimerie de G. Gounouilhou, Bordeaux, 1899-1901, xxxiv-541 ; 655 pp.
Complet. Introuvable exemplaire bien complet de cette splendide édition, publiée sur un magnifique papier vergé. Etat satisfaisant (dos fendus, couv. frottées avec mq. importants, surtout au second plat du tome 2, parfait état intérieur) pour cet exemplaire méritant d'être établi dans une reliure de qualité. Prix en l'état.
Ouvrage imprimé sur papier fin de Hollande et relié en maroquin rouge de l’époque, condition rare. A Paris, rue S. Jacques, Chez Huart & Moreau fils, Libraires de la Reine, & Libraires-Imprimeurs de Monseigneur le Dauphin, à la Justice & au grand Saint Basile, 1748. 3 ff., 365 pp. et 3 pp. 1 volume in-12 maroquin rouge, triple filet doré en encadrement sur les plats. Dos à nerfs orné. Filet sur les coupes. Tranches dorées. Reliure en maroquin de l’époque. 168 x 97 mm.
Édition originale définitive donnée par Montesquieu même. «L’édition définitive donnée par Montesquieu, est celle de Paris, 1748, in-12 de (3) ff. y compris le frontispice d’Eisen, 365 pp. et (3) pp. «Les ff. lim. contiennent un joli frontispice d’Eisen, gravé par De la Fosse et tiré sur papier fort. Les mêmes artistes ont signé le fleuron du titre et le fleuron placé au-dessus du titre de départ. Le Dialogue de Sylla et d’Eucrate paraît ici pour la première fois. Le privilège, daté du 20 septembre 1747, est accordé pour neuf ans à Pierre-Michel Huart.» (Cat.James de Rothschild, n° 2080). On y trouve joint, pour la première fois, le Dialogue de Sylla et d’Eucrate qui avait d’abord paru dans le Mercure de France de février 1745, pp. 61-72.» (Tchémerzine IV-928). L’œuvre se rattache par certains de ses aspects au Discours sur l’histoire universelle de Bossuet, mais elle est libérée des intentions théologiques qui présidèrent à la naissance de cette dernière ; les Considérations de Montesquieu se développent suivant une nouvelle harmonie, selon la logique humaine des faits qui s’enchaînent et s’ordonnent en un processus causal. Certaines « causes générales, morales ou physiques » influent sur le cours de l’histoire, et la direction générale de l’histoire entraîne à son tour tous les événements particuliers : les peuples qui changent de gouvernement pour en adopter un qui se trouve en contradiction avec leurs exigences historiques naturelles s’exposent à de graves conséquences. Les Romains furent grands et prospères aussi longtemps qu’ils se gouvernèrent selon certains principes : l’amour de la liberté, du travail, de la patrie, la sévère discipline militaire, la sage politique du Sénat dans ses rapports avec les peuples vaincus. Ils furent en décadence lorsqu’ils agrandirent de façon démesurée leur Empire et que leur puissance universelle les obligea à changer leur mode de gouvernement en substituant de nouveaux principes aux anciens. L’éloignement des armées fit s’évanouir l’esprit républicain ; le droit de cité fut étendu à trop de peuples ; les richesses furent accumulées indûment ; le pouvoir, passé des mains des patriciens dans celles du peuple, ouvrit la voie aux abus les plus monstrueux des empereurs. Au milieu de ces considérations, qui ont la clarté de l’évidence, trouvent place des portraits et des tableaux admirables qui font de ce livre un chef-d’œuvre de grâce austère, rempli de l’antique et classique amour de la liberté. Les idées fondamentales de L’Esprit des lois s’organisent ici et s’affirment dans un exemple historique précis, dont la conception, se libère nettement des influences religieuses et dynastiques et, par là, annonce les horizons plus vastes de l’historiographie moderne : celle-ci d’ailleurs reprendra et développera certains points de l’analyse de Montesquieu (par exemple l’importance de la tradition, et du milieu). Très bel exemplaire relié en maroquin rouge provenant de la bibliothèque du Vendéen Jacques Aubin Gaudin de La Bérillais, né à Nantes le 14 avril 1733, guillotiné à Nantes le 18 avril 1793, appelé aussi La Bérillais, Laberillais ou Gaudin-Bérillais. Au début de la Révolution française, il se retire sur ses terres près de Nantes. Il invite des prêtres réfractaires à célébrer dans sa chapelle des messes illégales. Il est secrètement l'un des deux chefs nantais d'une vaste conjuration royaliste, l'Association bretonne créée par La Rouërie. Quand la guerre de Vendée éclate en mars 1793, il désapprouve ce soulèvement paysan. C'est contre son gré qu'il est élu chef par vingt et une paroisses de la région. La Bérillais accepte alors le commandement, mais refuse d'attaquer Nantes à la tête de ses troupes royalistes et impose sa volonté de rechercher la paix par la négociation, en tant que conciliateur. Il rédige un manifeste présentant les principales revendications populaires, le transmet aux autorités, entreprend sur cette base des démarches de négociation et fait temporiser ses troupes, mais il est arrêté par les républicains. Malgré les témoignages attestant son désir de paix et les négociations en cours, il est condamné à mort le 18 avril 1793 comme général des insurgés, et de la bibliothèque Giraud-Badin.
A Genève, Chez Barillot & fils, (1748). 2 volumes. (8), xxiv, 522, (2, errata) pp.; (4), xvi, 564 pp. 4to. Contemporary mottled calf, triple gilt fillet on sides, spines richly gilt with raised bands, labels with gilt lettering, red edges, a very nice copy. Printing and the Mind of Man 197; En Français dans le Texte 138; Cabeen 97; Conlon 48:672; Tchemerzine-Scheler, iv, pp. 929-930; INED 3253; Kress 4920; Goldsmiths 8375; Le Petit 496-497. First issue of the second edition, probably printed by Prault in Paris, only one month after the first edition, in December 1748, and the only one with errata. The first edition can be recognized through various points: the name of Barillot is written with a double 'r'; the title reads 'Loix Féodales'; there are numerous cartons (all listed by Tchemerzine and Le Petit) and no errata. Here the name of Barillot is written with one 'r', the title reads 'Loix féodales' and there are no cartons present, the text is modified and this copy contains in volume one the errata for both volumes. Montesquieu was one of France's most influential Enlightenment authors. His writing resonates with the values of human freedom, moderation, and toleration, while demonstrating a realist and detailed attentiveness to the complexity of rules, customs, physical forces, and human motivations that shape social and political life. The Esprit de Loix is his major work and Hume, a correspondent of Montesquieu, praised the work as "the best system of political knowledge that, perhaps, has ever yet been communicated to the world." The main significance of Montesquieu as a political theorist may be his success in recognizing the embeddedness of state institutions in a wide web of human practices, such as religion, commerce, customs, and morals. Political effectiveness depends on the state's ability to recognize and work with the complexity of human associational life, and this in turn requires political moderation (Encyclopedia of the Enlightenment, iii, pp. 83-88). Jonathan I. Israel calls the book, in his Radical Enlightenment (p. 12) "a landmark of moderate Enlightenment."'In many ways one of the most remarkable books of the eighteenth century, 'The Spirit of the Laws', owing in the main to the high plane of generalization on which it is written, defies easy classification and for that reason has never enjoyed a great popularity. So, too, its author puzzled his contemporaries, and very diverse opinions were passed on him and his work even by the philosophes, whose predecessor Montesquieu was. It took him four years to write the book and when it was finished all his friends advised him not to publish it. Montesquieu paid no attention and it was printed in Geneva in the autumn of 1748. It consists of six main sections, the first dealing with law in general and different forms of government, and the second with the means of government, military matters, taxation, and so on. The third deals with national character and the effect on it of climate: a subject of peculiar originality and the one most discussed at the time. The fourth and fifth deal with economic matters and religion; the last is an appendix on law - Roman, feudal and modern French. The most distinctive aspect of this immense syllabus is its moderation. The scheme that emerges of a liberal benevolent monarchy limited by safeguards on individual liberty was to prove immensely influential. His theories underlay the thinking which led up to the American and French revolutions, and the United States Constitution ..... is a lasting tribute to the principles he advocated' (PMM). Despite the succes of the work Montesquieu was severely attacked. He published his Défense two years later but he could not prevent his Esprit des Loix being put on the Index (29 November 1751) and its condamnation by the Sorbonne.
Phone number : 31 20 698 13 75
Geneve, Barrillot (sic!) & Fils, [1748]. 4to. Two lovely contemporary uniform full calf bindings with richly gilt spines, gilt title- and tome-labels and single gilt line-borders to boards. Edges of boards blindtooled. Very neatly restored at hinges and corners, barely noticeable. 19th century book-plate (""FAMA"") to inside if front boards. Old handwritten notes in ink to front free end-papers. Some leaves evenly browned, as usual. Vol. I with contemporary owner's inscription ""B. Heiman/ 1756/ S. st."" to verso of title-page. Light inkspotting to half-title and occasional light brownspotting. Vol. II with very small owner's name to verso of front free end-paper: ""Mr. Gustavo Horta"" and with a worm tract. The worm tract is mostly very small and only in the very top corner of the upper blank margin or as a tiny hole in the inner blank margin towards the hinge. From pp. 493 to 544, the worm tract is larger, but still situated in the blank margin (outer) and far from affecting text at any point. With both half-titles, preface (vol. 1), and tables of contents. No errata at the end of volume one, and no folded map. Woodcut printer's devices to title-pages. (8), XXIV, 522"" (4), XVI, 564 pp.
The very rare first edition, first issue of Montesquieu's seminal main work, ""[i]n many ways one of the most remarkable works of the eighteenth century"" (PMM 197), in which the author presents his theory of constitutional monarchy, advocating constitutionalism and the separation of powers, and explains human laws and social institutions. The very first printing, i.e. the first edition, first issue, of the present work is of the utmost scarcity. Numerous editions and issues of the work were printed in the months following the first appearance. The present copy has the first issue pointers (the two ""r""s in ""Barrillot"" on the title-page, no errata). It does not have a folding map, as mentioned by Brunet, but whether this is actually supposed to be present or not in the first printing, has not been established - some bibliographers say that it should not be there.Montesquieu began writing this his magnum opus in 1743, by the end of which year he had almost finished the first draft of it. The same year he began the first of two great revisions of it, which he finished in 1746. In 1747 he finished his second revision, adding several new chapters, and chose J. Barrillot from Geneva to publish the work, which finally appeared for the first time in November 1748, in two quarto volumes, with no mention of author or year. Numerous editions and issues appeared the following months and years, and by 1751 22 editions of the work had appeared. Already in 1750 the work was published in English, the English editions amounting to 10 by 1773, and by 1801 the work had appeared in both German (1789), Dutch, Danish, Polish, Italian, and Russian (1801). The work exercised the greatest of influence, both negative and positive, and numerous anti-Montesquieu-pamphlets and articles appeared during the last half of the 18th century. Because of the work, Montesquieu was also attacked by the Sorbonne, as well as in the general assembly of the French clergy, and in Rome. In 1751 the work was placed on the Index.As the number of editions, translations etc. bears witness to, the work provided the greatest of impact on 18th century political thought as well as actual politics and law. In fact, few other works can be claimed to possess the same power of influence as this one, directly affecting the likes of Tocqueville and Catherine the Great. Although Montesquieu had to defend himself against great thinkers like Voltaire, ""his theories underlay the thinking which led up to the American and French revolutions, and the United States Constitution in particular is a lasting tribute to the principles he advocated."" (PMM 197). ""Montesquieu was one of the great political philosophers of the Enlightenment. Insatiably curious and mordantly funny, he constructed a naturalistic account of the various forms of government, and of the causes that made them what they were and that advanced or constrained their development. He used this account to explain how governments might be preserved from corruption. He saw despotism, in particular, as a standing danger for any government not already despotic, and argued that it could best be prevented by a system in which different bodies exercised legislative, executive, and judicial power, and in which all those bodies were bound by the rule of law. This theory of the separation of powers had an enormous impact on liberal political theory, and on the framers of the constitution of the United States of America."" (SEP).Kress: 4920" Tchemerzine: VIII, 459 PMM 197.
MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu.
Reference : 111012
A Paris, Chez Plassan, Régent-Bernard, et Grégoire, de l'Imprimerie Plassan, l'An IV, 1796, 5 volumes in-4 de 292x220 mm environ, Tome 1. 1f.blanc, 5ff. (titre, avertissement)-lxxx-406 pages, 1f.blanc, Avec un portrait de Montesquieu et 2 cartes dépliantes, - Tome 2. 1f.blanc, 468-xiv pages, 1f.blanc, - Tome 3. 1f.blanc, faux-titre, titre, iv-466 pages, 1f.blanc, Avec une planche hors texte, - Tome 4. 1f.blanc, faux-titre, titre, iv-487 pages, 1f.blanc, Avec 2 planches hors-texte, - Tome 5. 1f.blanc, faux-titre, titre, iv-471 pages,1f.blanc, Avec 10 planches hors-texte, pleine basane racinée fauve, dos lisses portant titres et tomaisons dorés sur pièces en maroquin vert foncé, ornés de caissons à riches motifs dorés, coupes dorées, encadrement des plats de guirlande de fleurs et filets dorés, tranches mouchetées de vert foncé, gardes marbrées de couleurs. Des coiffes arasées avec manque de cuir sur le tome I, des frottements sur les mors et les plats avec épidermures craquelures auréoles et restaurations sur le cuir, des rousseurs et pages brunies, petit trou marginal sur les derniers feuillets du tome 2, petite galeries sur la garde marbrée du tome 5. Belle série rare et complète du portrait de l'auteur en frontispice d'après Chaudet, des deux cartes dépliantes et des 13 figures par Chaudet, Moreau, Perrin, Vernet et Peyron.
Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, est un penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières, né le 18 janvier 1689 à La Brède (Guyenne, près de Bordeaux) et mort le 10 février 1755 à Paris. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
VADE Jean; CAYLUS comte de; VERRUE comtesse de; MAUREPAS comte de; MONTESQUIEU président de; MONCRIF; CREBILLON Fils; et al:
Reference : 16543
(1757)
A Troyes, chez la Veuve Oudot, et se trouve à Paris chez Duchesne, sans date [et] 1757. 2 tomes en un volume in-12 de 166-[4] et [12]-190-[2] pages, plein maroquin cerise, dos à nerfs orné de filets et petits fleurons dorés, triple filet doré encadrant les plats, roulette dorée aux coupes aux chasses, tranches dorées.
Les Ecosseuses est orné d'un frontispice et d'une vignette de titre (paire de haricots croisés) et le titre imprimé en jaune. Les Etrennes de la Saint-Jean ont pour frontispice le portrait de l'imprimeur, la vignette de titre (Au livre bleu), et le titre imprimé en jaune. Seconde édition des Ecosseuses publiée en 1757. Ex-libris de Jean-François Chaponnière. Barbier, II, 28 pour l'originale. Les Étrennes Barbier, II, 311. Les deux textes se terminent par le catalogue des livres poissard & autres du même ton. Coins légèrement frottés.
Chez Nourse | à Londres 1767 | 20.4 x 26.7 cm | 3 volumes reliés
Nouvelle édition collective des uvres de Montesquieu. Illustré d'un beau portrait frontispice dessiné par de Sève et gravé par Littret, qui figure ici pour la première fois, dans son premier état, ainsi que 2 cartes dépliantes au premier volume. Reliures en plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs ornés de caissons, fleurons, petits fers et roulettes guillochées sur les nerfs, pièces de titre de maroquin rouge et pièces de tomaison en maroquin vert, triple filets en encadrement sur les plats avec fleuron d'angle, roulette sur les coupes, tranches jaspées, frottements sur les coupes et les coins, un coin du vol. I émoussé, épidermures, travail de ver avec manque sur le premier plat du vol. I, petite tache marginale sans gravité sur la planche du vol. I, et p. 1 du vol. II, ainsi que p. 667 du vol. III. Bel exemplaire en reliure d'époque des uvres de Montesquieu, augmentées des 'Lettres familières'. L'édition fut établie par François Richer avec l'assistance du fils de Montesquieu sur les manuscrits de l'auteur. * Le premier volume contient l'Eloge de Montesquieu par M. d'Alembert, le Discours de Montesquieu lors de sa réception à l'Académie française ainsi que les vingt-et-un premiers livres de l'Esprit des Loix. Le second s'ouvre sur les dix derniers livres de l'Esprit des Lois, La Défense de l'Esprit des Loix, Lysimaque, Remerciment sincère, ainsi que la Table générale des matières de l'Esprit des Loix. Le dernier volume se répartit entre Les Lettres persanes, Les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et leur décadence, Le Temple de Gnide, L'Essai sur le goût, ainsi que deux poèmes suivis de ses Lettres qui furent publiées en Italie la même année. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
VADE Jean; CAYLUS comte de; MAUREPAS comte de; MONTESQUIEU président de; MONCRIF; CREBILLON fils; LA CHAUSSEE; DUCLOS, D'ARMENONVILLE; DE VOISENON abbé de; [et] VADE; LECLUSE; [et] CAYLUS; VOISENON:
Reference : 15514
(1745)
1745. 4 tomes en un volume, 45; [16]-197; 48; 45 pages, pleine basane mouchetée, dos à nerfs ornées de filets et fleurons dorés, pièces de titre en maroquin bordeaux. Coiffe supérieure absente et coins supérieurs frottés, légère épidermure. Ex-libris Roger Budin, tampon XIXème au verso du premier titre.
La pipe cassée est illustré de quatre bandeaux par Eisen, et Les Etrennes de Saint-Jean d'un portrait de Monsieur ou Madame Oudot gravé sur bois et imprimé en vert, comme le titre et noir et vert, à moins que cela ne soit un vilain bleu...?! Rare ensemble de publications poissardes réunies en un volume: 1. Édition originale, un peu court de marge. Barbier III, 898; Gay, II, 749.2. Troisième édition publiée par le libraire parisien Duchesne (P. Enckell in Revue d'histoire littéraire de la France, 2011/1). Barbier, II, 311.3. La première édition est de 1748. Quérard, France, 5, 55; Brunet, Imprimeur imaginaire, p.110 donne Paris comme lieu d'impression et 1775 pour la date.4. Édition originale. Les bals de bois étaient des salles de bal construites en bois sur les boulevards et sur les places de Paris, lors des fêtes du mariage du Dauphin, en 1745. Quérard, France, 2, 91; Gay, 3, 907."La littérature poissarde forme un genre éphémère de la littérature populaire du milieu du XVIIIe siècle. Création de Vadé, l'auteur de La Pipe cassée et des Bouquets poissards, elle fut fort appréciée de «nombre de gens de distinction, de goût et de lettres» qui s'en divertirent «extrêmement». Le comte de Caylus et quelques autres membres de la société aristocratique cultivèrent ce genre avec un égal succès.Le Déjeuné de la Rapée est une des oeuvres les moins connues et les plus savoureuses de ce temps, où il fut de bon ton que s'encanaillât la noblesse. Elle fait en outre revivre à nos yeux quelques scènes populaires d'une époque heureuse." in Le déjeuné de la rappée, édition imprimée par Jacques Haumont en 1945.
Couverture rigide Amsterdam, sans nom d'éditeur, 1790. Un volume petit in-12 (14 x 8,5 cm), tome V seul, reliure pleine basane de l'époque, dos lisse orné de filets dorés, épidermures, manque de cuir au coin inférieur du second plat, coiffe supérieure émoussée, reliure qui baille légèrement. Feuillet de faux-titre, 336 pages, quelques feuillets jaunis, mouillure claire marginale en pied sur les premiers feuillets. Publiées pour la première fois en 1721, Les Lettres persanes sont un roman épistolaire de Montesquieu, composé de 161 lettres fictives échangées entre deux voyageurs persans, Usbek et Rica, et divers correspondants restés en Perse ou rencontrés en France. Le recours à des voyageurs étrangers permet à Montesquieu d’appliquer le regard de l' "autre" pour mieux observer les travers de la société française. Ce procédé d'étrangeté critique donne lieu à une satire des coutumes, de la religion, de l'administration, de la cour, et surtout de la monarchie absolue. Montesquieu, sans se dévoiler frontalement, critique par exemple l’arbitraire royal ou le ridicule des courtisans. L'effet de distance, renforcé par la forme épistolaire, permet un humour subtil et une critique sociale efficace. Tome V faisant partie d'une édition collective des oeuvres de Montesquieu. Bon état intérieur, bon exemplaire de ce texte important du Siècle des Lumières.
Assez bon
Londres 1757, Paris, Huart, 1755 et Cologne, Pierre Marteau, 1754. 6 volumes in-12 reliés en plein veau moucheté brun, dos à nerfs ornés de filets et fleurons dorés, pièce de titre en maroquin rouge, de tomaison en maroquin vert olive, tranches jaspées bleu.
Deux grandes cartes géographiques dépliante pour le premier texte. Bel ensemble en reliure uniforme des trois oeuvres majeures de Monstesquieu, le premier titre en quatre volumes, le deuxième occupe le tome V et les Lettres persannes sont reliées dans le dernier volume.
MONTESQUIEU. Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de.
Reference : LCS-18587
Des bibliothèques du chef Vendéen Jacques-Aubin Gaudin de La Bérillais et Giraud Badin, avec ex-libris. A Paris, rue S. Jacques, Chez Huart & Moreau fils, Libraires de la Reine, & Libraires-Imprimeurs de Monseigneur le Dauphin, à la Justice & au grand Saint Basile, 1748. 1 volume de 3 ff., 365 pp. et 3 pp. In-12 maroquin rouge, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné, filet sur les coupes, tranches dorées. Reliure en maroquin de l’époque. 168 x 97 mm.
Edition originale définitive donnée par Montesquieu même. «L’édition définitive donnée par Montesquieu, est celle de Paris, 1748, in-12 de (3) ff. y compris le frontispice d’Eisen, 365 pp. et (3) pp. «Les ff. lim. contiennent un joli frontispice d’Eisen, gravé par De la Fosse et tiré sur papier fort. Les mêmes artistes ont signé le fleuron du titre et le fleuron placé au-dessus du titre de départ. Le Dialogue de Sylla et d’Eucrate paraît ici pour la première fois. Le privilège, daté du 20 septembre 1747, est accordé pour neuf ans à Pierre-Michel Huart.» (Cat.James de Rothschild, n° 2080). On y trouve joint, pour la première fois, le Dialogue de Sylla et d’Eucrate qui avait d’abord paru dans le Mercure de France de février 1745, pp. 61-72.» (Tchémerzine IV-928). L’œuvre se rattache par certains de ses aspects au Discours sur l’histoire universelle de Bossuet, mais elle est libérée des intentions théologiques qui présidèrent à la naissance de cette dernière ; les Considérations de Montesquieu se développent suivant une nouvelle harmonie, selon la logique humaine des faits qui s’enchaînent et s’ordonnent en un processus causal. Certaines « causes générales, morales ou physiques » influent sur le cours de l’histoire, et la direction générale de l’histoire entraîne à son tour tous les événements particuliers : les peuples qui changent de gouvernement pour en adopter un qui se trouve en contradiction avec leurs exigences historiques naturelles s’exposent à de graves conséquences. Les Romains furent grands et prospères aussi longtemps qu’ils se gouvernèrent selon certains principes : l’amour de la liberté, du travail, de la patrie, la sévère discipline militaire, la sage politique du Sénat dans ses rapports avec les peuples vaincus. Ils furent en décadence lorsqu’ils agrandirent de façon démesurée leur Empire et que leur puissance universelle les obligea à changer leur mode de gouvernement en substituant de nouveaux principes aux anciens. L’éloignement des armées fit s’évanouir l’esprit républicain ; le droit de cité fut étendu à trop de peuples ; les richesses furent accumulées indûment ; le pouvoir, passé des mains des patriciens dans celles du peuple, ouvrit la voie aux abus les plus monstrueux des empereurs. Au milieu de ces considérations, qui ont la clarté de l’évidence, trouvent place des portraits et des tableaux admirables qui font de ce livre un chef-d’œuvre de grâce austère, rempli de l’antique et classique amour de la liberté. Les idées fondamentales de L’Esprit des lois s’organisent ici et s’affirment dans un exemple historique précis, dont la conception, se libère nettement des influences religieuses et dynastiques et, par là, annonce les horizons plus vastes de l’historiographie moderne : celle-ci d’ailleurs reprendra et développera certains points de l’analyse de Montesquieu (par exemple l’importance de la tradition, et du milieu). Très bel exemplaire relié en maroquin rouge provenant de la bibliothèque du Vendéen Jacques Aubin Gaudin de La Bérillais, né à Nantes le 14 avril 1733, guillotiné à Nantes le 18 avril 1793, appelé aussi La Bérillais, Laberillais ou Gaudin-Bérillais. Au début de la Révolution française, il se retire sur ses terres près de Nantes. Il invite des prêtres réfractaires à célébrer dans sa chapelle des messes illégales. Il est secrètement l'un des deux chefs nantais d'une vaste conjuration royaliste, l'Association bretonne créée par La Rouërie. Quand la guerre de Vendée éclate en mars 1793, il désapprouve ce soulèvement paysan. C'est contre son gré qu'il est élu chef par vingt et une paroisses de la région. La Bérillais accepte alors le commandement, mais refuse d'attaquer Nantes à la tête de ses troupes royalistes et impose sa volonté de rechercher la paix par la négociation, en tant que conciliateur. Il rédige un manifeste présentant les principales revendications populaires, le transmet aux autorités, entreprend sur cette base des démarches de négociation et fait temporiser ses troupes, mais il est arrêté par les républicains. Malgré les témoignages attestant son désir de paix et les négociations en cours, il est condamné à mort le 18 avril 1793 comme général des insurgés, et de la bibliothèque Giraud-Badin.
Amsterdam, Zacharie Chatelaine, 1749. 8vo. In contemporary full calf with four raised bands and richly gilt spine. Wear to extremities, boards with large wormholes, with loss of leather. Upper 1 cm of leather on spine missing. Ex-libris pasted on to pasted down front end-paper. Internally fine and clean. (4), XXIV, 356, (4), 358, (4), 383 pp.
First Amsterdam-edition, corrected by the author, of this seminal work, ""[i]n many ways one of the most remarkable works of the eighteenth century"" (PMM 197), in which the author presents his theory of constitutional monarchy, advocating constitutionalism and the separation of powers, and explains human laws and social institutions. Montesquieu began writing this his magnum opus in 1743, by the end of which year he had almost finished the first draft of it. The same year he began the first of two great revisions of it, which he finished in 1746. In 1747 he finished his second revision, adding several new chapters, and chose J. Barrillot from Geneva to publish the work, which finally appeared for the first time in November 1748, in two quarto volumes, with no mention of author or year. Numerous editions and issues appeared the following months and years, and by 1751 22 editions of the work had appeared. Already in 1750 the work was published in English, the English editions amounting to 10 by 1773, and by 1801 the work had appeared in both German (1789), Dutch, Danish, Polish, Italian, and Russian (1801). The work exercised the greatest of influence, both negative and positive, and numerous anti-Montesquieu-pamphlets and articles appeared during the last half of the 18th century. Because of the work, Montesquieu was also attacked by the Sorbonne, as well as in the general assembly of the French clergy, and in Rome. In 1751 the work was placed on the Index.As the number of editions, translations etc. bears witness to, the work provided the greatest of impact on 18th century political thought as well as actual politics and law. In fact, few other works can be claimed to possess the same power of influence as this one, directly affecting the likes of Tocqueville and Catherine the Great. Although Montesquieu had to defend himself against great thinkers like Voltaire, ""his theories underlay the thinking which led up to the American and French revolutions, and the United States Constitution in particular is a lasting tribute to the principles he advocated."" (PMM 197). ""Montesquieu was one of the great political philosophers of the Enlightenment. Insatiably curious and mordantly funny, he constructed a naturalistic account of the various forms of government, and of the causes that made them what they were and that advanced or constrained their development. He used this account to explain how governments might be preserved from corruption. He saw despotism, in particular, as a standing danger for any government not already despotic, and argued that it could best be prevented by a system in which different bodies exercised legislative, executive, and judicial power, and in which all those bodies were bound by the rule of law. This theory of the separation of powers had an enormous impact on liberal political theory, and on the framers of the constitution of the United States of America."" (SEP). Tchemerzine VIII, p. 460(Kress: 4920 - first edition)(PMM 197 - first edition)
[Imprimerie de G. Gounouilhou] - MONTESQUIEU ; [ MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat Baron de ; DE MONTESQUIEU, Baron Albert ]
Reference : 41927
(1894)
2 vol. fort in-8 carré br. sous couverture rempliée, Imprimerie de G. Gounouilhou, Bordeaux, 1894-1896, xlviii pp., 2 ff., 370 pp., 2 ff. n. ch., 1 f. blanc ; XIX-518 pp.
Complet. Rare exemplaire bien complet de cette splendide édition, publiée sur une magnifique papier vergé. Etat très satisfaisant (couv. frottée avec mouill. et petits accrocs et petits mq., parfait état intérieur) pour cet exemplaire méritant d'être établi dans une reliure de qualité.
A Londres, aux dépens de la Compagnie, 1739. 2 tomes en un volume in-12 de [2]-159; [2]-183 pages, plein veau moucheté, dos à 5 nerfs orné de fleurons et encadrements dorés, tranches rouges.
Reliure bien frottée, rousseurs, la pièce de titre n'y est plus...