Une lettre d'amour précoce de François Mitterrand à sa jeune fiancée, le jour de son incorporation avant la déclaration de guerre. [Fort d'Ivry], 4 novembre 1938. 1 et 1/2 page en 1 feuillet (210 x 270 mm) à l'encre noire. Lettre autographe deux fois signée à Marie-Louise Terrasse, dite Catherine Langeais. François Mitterrand vient d'être incorporé au 23e régiment d'infanterie coloniale, sous le drapeau duquel il fera la campagne de France.
Catherine Langeais (1923-1998), de son vrai nom Marie-Louise Terrasse, et François Mitterrand se rencontrent le 28 janvier 1938, lors du bal de l'École normale supérieure. Deux ans plus tard, prisonnier au stalag IXA en Hesse, il décrira cette rencontre à Jacques Biguet, un de ses compagnons de captivité : « Un samedi, j'avais le cafard, je rentre dans ma chambre, je tombe sur un bristol que j'avais oublié sur une table. C'était une invitation au bal de Normal sup. J'y vais. Je vois une blonde qui me tourne le dos. Elle se tourne vers moi. Je suis resté les pieds rivés au sol. Puis je l'ai invitée à danser. J'étais fou d'elle. » La jeune fille blonde est accompagnée de ses parents qui lui ont interdit de donner son nom à ses cavaliers. Mitterrand la prénommera Béatrice, en référence à Béatrice Portinari, la Florentine de La Divine Comédie. Elle lui dit seulement qu'elle est élève du lycée Buffon, en classe de troisième. Dès le lundi, il guette sa sortie du lycée, la suit de loin, découvre qu'elle habite près de la place Denfert-Rochereau. Jusqu'à un premier baiser au jardin du Luxembourg. François Mitterrand est réellement conquis, comme jamais auparavant dans une relation. Il a déjà demandé la main de Marie-Louise à ses parents, mais la mère de la jeune fille juge ce mariage prématuré. Marie-Louise n'a pas encore 16 ans et François n'a pas accompli son service militaire. 'Qu'à cela ne tienne !', a-t-il répondu. Étudiant, il aurait pu bénéficier d'un nouveau sursis. Il devancera l'appel, en septembre, par amour. Il aurait pu demander à être affecté à une école d'officiers de réserve en province. « Il choisit le 23e régiment d'infanterie coloniale, toujours par amour. Une décision qu'il paiera cher. Pour l'heure, il peut se féliciter de ne pas s'éloigner de Béatrice qu'il appelle aussi « sa petite pêche ». Il est incorporé au fort d'Ivry, puis affecté à la caserne de Lourcine, boulevard du Port-Royal, à Paris » (in Robert Schneider, Les Mitterrand). Le 4 novembre 1938, il voit Marie-Louise, déjeune avec son père et Robert, puis rejoint le fort d'Ivry. Il lui écrit aussitôt - c'est la toute première lettre qu'il rédige depuis son incorporation - « sur un papier aimablement prêté par un de mes nouveaux collèges (déjà en veine de confessions)... Je suis encore dans l'atmosphère de votre présence. Tout à l'heure je vous tenais contre moi, et je pouvais vous dire mon amour [...] maintenant je sens la peine de vous savoir loin [...] inutiles de revenir sur vos promesses : elles valent pour toute la vie. J'attendrai avec impatience vos lettres - et les témoignages de votre amour [...] Peut-être serai-je relâché au moins quelques heures le 11 ou le 12 novembre. Si oui je vous écrirai : nous ferons tout pour nous voir. Ma très chérie, je vous aime. F. » En septembre 1939, c'est la mobilisation, puis le départ à l'ouest de la ligne Maginot. C'est lors d'une permission que les fiançailles auront lieu, le 3 mars 1940, chez les Terrasse, à Paris. Puis, à nouveau, le front. Le 14 juin, après de terribles combats pour lesquels il sera décoré, un éclat d'obus le blesse à Verdun. Évacué vers un hôpital militaire, il est capturé par les Allemands puis envoyé dans un camp de prisonniers. Voilà François Mitterrand « K.G. », pour Kriegsgefangener, c'est-à-dire prisonnier de guerre, sous le matricule 27716-968 du Stalag IX-A, près de Ziegenhain, en Thuringe. Il s'en évadera - après deux premières tentatives avortées -, en janvier 1942. François Mitterrand écrira plus de 300 lettres à celle qu'il surnommait Zou. Malgré des fiançailles en mars 1940, il ne l'épousera jamais. La guerre, puis la captivité, les éloigneront. Dans la douleur pour Mitterrand ; en juin 1942, il écrit à sa confidente, Marie-Claire Sarrazin : « Est-ce que j'aime encore cette Béatrice aux colombes inquiétantes ? Sûrement. Mais je l'aime parce que je l'ai aimée et il y a là une nuance. Je ne souffre pas et puis aimer hors d'elle. Mais elle ne me sera jamais étrangère et est pour moi désormais l'une de ces 'petites déesses allégoriques' dont parle Proust [...]. La belle route des promenades idéales qui m'attire est encore dure à mon pas - l'amour ne me semble parfait ou plutôt complet que sensible. Et pourtant, là aussi l'amertume est proche. » Quelques manques en bordure du feuillet sans atteinte au texte.
Une lettre d'amour précoce de François Mitterrand à sa jeune fiancée. Datée Jarnac, 2 août 1938. 2 pages en 1 f. (210 x 270 mm) à l'encre noire. Très belle lettre à sa future fiancée, Marie-Louise Terrasse dont il est séparé par les vacances d'été qu'il passe à Jarnac, dans sa famille charentaise.
Catherine Langeais (1923-1998), de son vrai nom Marie-Louise Terrasse, et François Mitterrand se rencontrent le 28 janvier 1938, lors du bal de l'École normale supérieure. Deux ans plus tard, prisonnier au stalag IXA en Hesse, il décrira cette rencontre à Jacques Biguet, un de ses compagnons de captivité : « Un samedi, j'avais le cafard, je rentre dans ma chambre, je tombe sur un bristol que j'avais oublié sur une table. C'était une invitation au bal de Normal sup. J'y vais. Je vois une blonde qui me tourne le dos. Elle se tourne vers moi. Je suis resté les pieds rivés au sol. Puis je l'ai invitée à danser. J'étais fou d'elle. » La jeune fille blonde est accompagnée de ses parents qui lui ont interdit de donner son nom à ses cavaliers. Mitterrand la prénommera Béatrice, en référence à Béatrice Portinari, la Florentine de La Divine Comédie. Elle lui dit seulement qu'elle est élève du lycée Buffon, en classe de troisième. Dès le lundi, il guette sa sortie du lycée, la suit de loin, découvre qu'elle habite près de la place Denfert-Rochereau. Jusqu'à un premier baiser au jardin du Luxembourg. Réellement conquis, comme jamais auparavant dans une relation, il est finalement présenté à ses parents. « Il est invité à Valmondois, dans leur résidence secondaire. Le père de Marie-Louise est professeur d'université et ses frères sont normaliens. Chez eux, Mitterrand fait la connaissance de brillants esprits, écrivains comme Georges Duhamel, ou hommes politiques. Le père de Marie-Louise a été membre du cabinet de l'ancien ministre des Affaires étrangères Paul Flandin. Il est secrétaire général de l'Alliance démocratique, un petit parti, créé au XIXe siècle par Waldeck-Rousseau, et dont l'un des plus illustres représentants fut Paul Deschanel. François Mitterrand se plaît dans ce milieu plus ouvert que celui qu'il a connu chez lui, en Charente. Il a déjà demandé la main de Marie-Louise à ses parents, mais la mère de la jeune fille juge ce mariage prématuré. Marie-Louise n'a pas encore 16 ans et François n'a pas accompli son service militaire. 'Qu'à cela ne tienne !', a-t-il répondu. Étudiant, il aurait pu bénéficier d'un nouveau sursis. Il devancera l'appel, en septembre, par amour. L'été sépare entretemps les deux jeunes gens. François le passe chez son père, à Jarnac. Chaque jour, il écrit à Béatrice des lettres enflammées. » « Quand on me donne une permission, j'ai l'habitude d'en abuser, surtout quand elle me plaît spécialement... Donc, me revoilà. Ce n'est pas extrêmement ennuyeux d'être avec vous, ni tellement insupportable : alors vous m'excuserez si je m'installe sans façons chez vous [...]. Je suis loin de celle que j'aime (que j'aime ! quelle chose étrange !), je ne puis qu'imaginer son visage, sa présence, alors je parle et j'écris. Prenons-en notre parti, Mademoiselle Béatrice, qui n'avez pas honte de vous promener à bicyclette en compagnie de jeunes gens et de me faire évidemment rager ! Pour unique consolation, je pense que ce même soleil qui me rôtit présentement vous dore et vous enveloppe. Mais peut-être de lui, aussi, deviendrai-je à la longue jaloux. Voilà que pendant que j'écris ces mots, j'entends Yvonne Printemps chanter la "Lettre" de Mozart ; elle dit "quand tu m'écris, dis moi toujours que tu t'ennuies horriblement, depuis ton départ, mon amour, depuis de longs jours ma pensée ne te quitte pas" [...]. Je vais prendre une moto et m'exercer en vue de mon permis (déjà, un incident lors de l'apprentissage : chute, genoux pelés d'une de mes cousines, note du garagiste). Samedi je suis allé à une soirée : robes de soirée, champagne, minauderies. Ma chérie c'est là que je mesure votre victoire : vous seule vivez en moi, parce que je vous aime [...]. » François Mitterrand écrira plus de 300 lettres à celle qu'il surnommait Zou. Malgré des fiançailles en mars 1940, il ne l'épousera jamais. La guerre, puis la captivité, les éloigneront. Dans la douleur pour Mitterrand ; en juin 1942, il écrit à sa confidente, Marie-Claire Sarrazin : « Est-ce que j'aime encore cette Béatrice aux colombes inquiétantes ? Sûrement. Mais je l'aime parce que je l'ai aimée et il y a là une nuance. Je ne souffre pas et puis aimer hors d'elle. Mais elle ne me sera jamais étrangère et est pour moi désormais l'une de ces 'petites déesses allégoriques' dont parle Proust [...]. La belle route des promenades idéales qui m'attire est encore dure à mon pas - l'amour ne me semble parfait ou plutôt complet que sensible. Et pourtant, là aussi l'amertume est proche. »
Envoi signé de monsieur le maire Paris, Fayard, (12 juin) 1969. 1 vol. (140 x 200 mm) de [1] f., 260 p. et [2] f., couverture imprimée. Broché. Édition originale. Envoi signé : « Pour Madame Brochet, en amical hommage avec la pensée de François Mitterrand ».
Ma part de vérité est le fruit d'un dialogue avec Alain Duhamel : ce dernier, alors jeune journaliste politique, dirige chez Fayard la collection « En toute liberté » dans laquelle il a publié en 1968 un livre d'entretiens avec Raymond Aron La Révolution introuvable, réflexions sur les événements de mai. Quelques mois plus tard, Duhamel propose à François Mitterrand, pour la même collection, la publication d'un livre, « dont la rédaction dure plus longtemps que prévu, du fait notamment des nombreuses corrections que François Mitterrand apporte (jusque chez l'imprimeur) aux compte rendus de la cinquantaine d'entretiens qu'eurent les deux hommes. Ma part de vérité ne paraît qu'au début de l'été 1969, un an après les désastreuses élections législatives. Ce livre, où il retrace son parcours politique et justifie en les argumentant ses choix depuis 1965 (et la première élection présidentielle au suffrage universel de la Ve République), lui permet de préciser l'idée qu'il se fait de la gauche et du socialisme. Sa parution tardive, juste après l'élection présidentielle des 1er et 15 juin 1969 provoquée par la démission du général de Gaulle - élection où la gauche est éliminée dès le premier tour - autorise François Mitterrand à se positionner en apparaissant comme un bâtisseur possible, et surtout crédible, d'une gauche en miettes » (in Archives INA, 'Ma part de vérité', émission du 2 novembre 1969, en ligne). En juin 1971, au congrès d'Epinay, François Mitterrand rejoindra le Parti socialiste, pour le refonder et le conduire au pouvoir en mai 1981. L'époux de la dédicataire commandait le centre de Secours des Pompiers volontaires de Château-Chinon, petite ville de la Nièvre où François Mitterrand exerça la fonction de Maire de 1959 à 1981. Pliure à la couverture.
Envoi signé à Max-Pol Fouchet Paris, Fayard, (12 juin) 1969. 1 vol. (150 x 215 mm) de 206 p. et [1] f. Broché, sous couverture imprimée. Édition originale. Envoi signé : « Pour Max-Pol Fouchet, en cordial souvenir de François Mitterrand ».
Alors qu'il était parvenu à sauver son siège de député malgré la déferlante gaulliste qui avait présidé aux législatives anticipées de 1968, Mitterrand, dans le cadre de ce recueil d'entretiens avec Alain Duhamel, revient sur les influences et le cheminement l'ayant poussé à adhérer à la Gauche. Gauche, qui, en 1969 allait tout juste s'unir en un « Nouveau Parti Socialiste » sur les cendres encore fumantes de la S.F.I.O. Mitterand délivre ici sa conception de l'exercice de la politique, telle une « humble [manière d']interprète[r] la philosophie ». Bien qu'issu d'un milieu catholique emprunt de conservatisme, c'est progressivement que Mitterrand se détache des ces valeurs - non point une séparation, mais plutôt un retrait. Cela « afin de rompre avec le conformisme ambiant de l'Eglise, [celle-ci n'étant pas] dans le camp de la souffrance et de l'espoir ».
Paris, Flammarion, La Rose au point (Impr. Hemmerlé, Petit et Cie), 1975. 1 vol. (140 x 200 mm) de [1] f. 300 et [2] pp., couverture imprimée. Broché. Édition originale. Envoi signé : “ Pour Marie-Hélène Brochet, en amical témoignage de François Mitterrand”.
« Je n'ai pas l'intention d'écrire des « Mémoires » et je ne tiens pas un journal des événements que je vis ou approche. Mais je griffonne assez souvent des notes sous le coup d'une émotion ou par souci de fixer à leur date et dans leur contexte une impression, un fait, auxquels j'accorde une importance pour des raisons variables et qui restent subjectives. Ces notes attendent en vrac un sort certain » (Avertissement). Les chroniques qui composent ce recueil ont été rédigées entre 1971 et 1974. Une partie des textes est ici publiée pour la première fois tandis que d'autres avaient déjà été dévoilés dans le « bloc-notes » de L'Unité, hebdomadaire du Parti Socialiste. Le père de la dédicataire commandait le centre de Secours des Pompiers volontaires de Château-Chinon, ville de la Nièvre où François Mitterrand exerça la fonction de Maire de 1959 à 1981. Pliure à la couverture.
Robert Laffont Dos carré collé "Trois volumes in-8 (13,5 x 21,5 cm et 15,5 x 24 cm), dos carré collé, lot de 3 ouvrages de Frédéric Mitterrand : ""Le Festival de Cannes"" (2007, 256 pp. ; mouillure et trace laissée par une tasse au premier plat) - La Mauvaise Vie (2005, 350 pp. ; très bon état) - ""La Récréation"" (2013, 720 pp. ; pliure au dos, bandeau d'édition collé au premier plat suite à une petite mouillure) ; assez bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande."
Un des 25 sur alfa Paris, Flammarion, (11 août) 1978. 1 vol. (155 x 210 mm) de 402 p. et [2] f. Broché. Édition originale. Un des 25 exemplaires sur vélin d'alfa (n° 14).
« Ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans sa ruche ». C'est de cette phrase, extraite de l'oeuvre de Marx, que François Mitterrand, a tiré le titre de ce livre : "en somme, la loi de la nécessité, l'abeille, et la loi de l'initiative, même médiocre, mais tout de même qui suppose de la richesse de la vie, l'architecte, m'a paru assez bien raconter ce que j'avais envie de dire", explique celui qui est alors premier secrétaire du Parti Socialiste. Ces chroniques, choisies, couvrent la période 1974-1978, sans en être un journal : "genre mineur qui empêche l'écrivain d'aller au bout de son propos (...). Sur le plan de l'écriture, je suis de plus en plus libre (...). Je ne suis pas amateur de bavardages ; dès lors que je vois que l'écrivain s'attarde au lieu de dire ce qu'il a à dire dans la langue de notre pays telle qu'on l'emploie, j'ai tendance à penser qu'il s'évade et que ce n'est pas un très bon écrivain. Je porte notament un jugement très sévère à propos de quelqu'un qui a la réputation d'être un très grand écrivain, précisemment parce qu'il n'est à mes yeux que quelqu'un d'éloquent - j'applique ce jugement à Malraux (...) Ecrire d'une façon éloquente ou oratoire à la don de m'exaspérer, si bien que je m'exaspère moi-même, alors je suis vigilant" (in Apostrophes, 15 septembre 1978). Livre politique, certes, mais où sont largement évoquées les figures littéraires : d'Ambrose Bierce à Saint-John Perse, de Ségalen à Mauriac en passant par Romain Gary.
Flammarion, 1973, pt in-8°, 224 pp, broché, pt mque en coin de la page de faux-titre, bon état. Edition originale (il n'est pas annoncé de grand papier)
La rose au poing, symbole du combat socialiste. Selon François Mitterrand, pour les hommes d'aujourd’hui, changer la vie est un impératif. Ils éprouvent le besoin d'échapper à la jungle des intérêts, au règne de l'argent, à toutes les formes d'exploitation pour maîtriser eux-mêmes leur destin. Le socialisme, qui veut rendre le citoyen responsable de la communauté politique et le travailleur responsable de la communauté économique, apporte une réponse conforme aux exigences de notre temps. Comme l'écrit François Mitterrand dans ce livre, "la société collectiviste a pour but de forger l'instrument de la liberté personnelle ou bien il y a maldonne". Cette présentation du programme commun de la gauche est une façon pour l'auteur de dire ce qu'il pense de la Ve République, comme de dévoiler les raisons de son combat. François Mitterrand s'impose ici comme un écrivain et aussi un leader pour tous les hommes de bonne volonté. (4e de couverure)
Rocher 2003 250 pages 14cmx22 5cmx2cm. 2003. Broché. 250 pages. En vingt-cinq ans jamais on ne lui a serré la main sans lui demander qui elle était . Prononcer son nom ne suffit pas elle n'existe pas : une femme normale avec un c?ur une âme et des idées parfois personnelles. Par son mariage avec Olivier Mitterrand Anne-Marie est devenue la nièce de François Mitterrand. Célèbre par procuration ! Comment rester soi-même dans l'ombre d'un grand homme dont on porte le nom ? Que répondre aux congratulations enflammées qu'on a la charge de transmettre au président socialiste quand on est une authentique bourgeoise pas rebelle du tout farouchement fidèle à la mémoire du général de Gaulle ? Que faire de l'antipathie irréductible qu'inspire parfois son oncle par alliance quand on a des enfants qui eux sont des Mitterrand de naissance ? Anne-Marie Mitterrand raconte avec drôlerie les man?uvres d'une nièce rapportée qui essaie d'échapper aux sollicitations de la gauche caviar comme aux certitudes de la droite éternelle
comme neuf
Broché, 22X14 cm, 2007, 519 pages, Jean-Claude Gawsewitch éditeur. Bon exemplaire.
Gallimard, 2016, in-4 rel. cart. (23,5 x 29), 493 p., illustrations photos, dessins et fac-similés, avec son bandeau, bon état.
Ce Journal a été composé patiemment pendant sept ans par François Mitterrand sur vingt-deux blocs de papier à lettres, qu'il remettait une fois terminés à son grand amour caché, Anne Pingeot. Ce sont plus de sept cents feuillets enluminés par des découpages de photographies, publicités, dessins et articles de journaux, entrelacés aux réflexions manuscrites de l'auteur. François Mitterrand s'y dévoile autant dans son amour pour Anne que dans sa lecture critique de la société qui l'entoure. Les juxtapositions sont passionnantes pour comprendre celui qui a eu toute sa vie la réputation d'être impénétrable. On voit d'abord ses stratégies pour parvenir à incarner peu à peu une gauche éparpillée qu'il va réussir à rassembler. On découvre qui il fréquente, ses futurs discours, ses entretiens donnés à la presse. Tous les documents sont soigneusement découpés et collés, agrémentés d'un commentaire. Le résultat est plastiquement fascinant, et on ne se lasse pas de feuilleter cet univers qui révèle un homme passionné par le visuel et plein d'humour. L'ensemble est l'un des documents les plus extraordinaires que l'on puisse donner à lire, d'une importance historique majeure. Jamais on n'avait pu connaître si intimement l'esprit de François Mitterrand ni, à vrai dire, celui d'aucun grand dirigeant du XXᵉ siècle.
François Mitterrand, La Rose au Poing. Paris, Flammarion, 1973. In-12, 223p. Première édition sous ce format, plus populaire que l'édition originale parue elle aussi chez Flammarion en 1973 (in-8). Exemplaire enrichi d'une dédicace, probablement lors d'un rassemblement socialiste. Le propriétaire a dû indiquer son nom « A Monsieur Gaboreau, Mézeray Sarthe » et Mitterrand a ajouté « En cordial témoignage de François Mitterrand ». Broché, petit pli de lecture au dos, deux légers plis sur les plats. Peu commun.
10/18. 1965. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos plié, Intérieur acceptable. 242 pages.. . . . Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
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Robert Laffont. 2000. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos plié, Intérieur acceptable. 318 pages.. . . . Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
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Le Livre de Poche. 1981. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos satisfaisant, Papier jauni. XIV + 308 pages.. . . . Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
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Julliard. 1984. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 273 pages.. . . . Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
Flammarion. 1973. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 223 pages.. . . . Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
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Ramsay. 1996. In-8. Broché. Très bon état, Couv. remarquable, Dos plié, Intérieur frais. 350 pages avec des photos en n&b .. . . . Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
Fixot. 1995. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Roman de 265 pages.. . . . Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
IMP L'AVENIR GRAPHIQUE. NON DATE. In-4. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Mouillures. 54 pages.. . . . Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
La france Unie Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
EDITIONS RENCONTRE. non daté. In-12. Relié. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Photo en noir et blanc contre collée en frontispice sur tous les tomes. Planches illustrées de photos en noir et blanc au milieu des tomes. Tranches en-tête dorée. Reliure d'éditeur moderne.. . . . Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
Aux frontières de l'union française Indochine-Tunisie(264 pages), lettre préface de Pierre Mandès France.La rose au poing (239 pages).Présence française et abandon (245 pages).Ma part de vérité de la rupture à l'unité (202 pages).Ici et maintenant (303 pages), conversations avec Guy Claisse.Politique 1 (297 pages), 1938-1977.Politique 2 (365 pages), 1977 - 1981.La paille et le Grain (304 pages), chronique.L'abeille et l'architecte (403 pages), chronique.Le coup d'état permanent (273 pages).La Chine au Défi (195 pages).Un socialisme du Passible (216 pages), avec la collaboration de Jean-Paul Bachy, Jean-Paul Baïetto, Maurice Benassayag, Gilles Catoire, Victor Cusseau, Claude Estier... , suivi d'une biographie. Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
FLAMMARION - LA ROSE AU POINT. 1981. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 300 pages + Nombreuses photos (coupures de presse) de l'auteur en coulerus et noir et blanc + copie d'un extrait du journal officiel de la Republique Française du 17 juin 1987.. . . . Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
SEUIL. 1971. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 118 Pages. . . . Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand
Classification Dewey : 944.08381-Mitterrand