La publication de l’Ami des hommes en 1756 valut à Mirabeau un véritable triomphe. S.l., 1759-1760. Sept parties en 7 volumes in-12 de: I/ 1 front. x pp., (3) ff. de table. 391 pp.; II/ (6) ff. et 534 pp.; III/ (6) ff. et 526 pp., déch. au coin inf. de la p. 225 sans atteinte au texte; IV/ xj-267 pp.; V/ (1) f. et 376 pp. ; VI/ xii, 298 pp. et (2) ff. table; VII/ (2) ff., 228 pp. et (1) f. de table plus 6 tableaux repliés. Les deux dernières parties sont datées de 1760. A partir de la quatrième partie, le texte se trouve ici en édition originale. Plein veau brun marbré, dos à nerfs ornés, coupes décorées, tranches rouges. Reliure de l’époque. 165 x 91 mm.
Précieuse édition de «l’Ami des Hommes » contenant les sept parties reliées dès leur parution avec tomaison individualisée. Tchemerzine, IV, 750. Édition originale des quatre derniers volumes, le texte des trois premiers étant déjà paru. Les deux derniers volumes sont ici corrigés, et une huitième partie fut publiée en 1760. La dernière partie ici présente contient bien les six tableaux dépliants. La publication de l’Ami des hommes en 1756 valut à Mirabeau un véritable triomphe. Mais c’est après cette publication qu’il rencontra Quesnay et ce n’est qu’en 1760 qu’il adhéra à la doctrine des physiocrates dont il deviendra l’un des plus influents propagandistes. En 1756, débute la parution deL’Ami des hommes ou Traité sur la population, l’ouvrage qui va contribuer à la renommée de son auteur, Victor de Riqueti, marquis de Mirabeau, issu d’une lignée de négociants italiens établis à Marseille, anoblis au XVIe siècle, riches en terres érigées en marquisat depuis Louis XIV. Plus qu’à ses domaines en Provence ou en Limousin, il s’intéressera à sa terre du Bignon près de Paris, plus accueillante à une agronomie appliquée. Mais cet aristocrate introduit dans les milieux éclairés parisiens, outre la gestion de contentieux familiaux, que nous ne pourrons esquiver, a déjà publié en 1747 unTestamentencore confidentiel, annonciateur d’un Mémoire concernant l’utilité des états provinciaux, qui a été remarqué, gardant la réputation ambiguë d’un plaidoyer pour les libertés de la province, empreint encore de nostalgie nobiliaire. Utile référence pour aborderL’Ami des hommesconsidéré par toute une tradition, en cours de réexamen aujourd’hui, comme l’un des textes fondateurs de la doctrine physiocratique. On y trouve énoncés des principes comme le primat de l’agriculture, créatrice de la « vraie richesse », et la condamnation de la finance, du luxe et de la « cupidité », dans un monde sous la conduite de propriétaires (qui sont encore des seigneurs) et d’un « roi pasteur ». Plus que comme une exigence d’ordre moral, c’est donc comme une science que se présente la doctrine nouvelle à laquelle le marquis se rallie, en même temps que toute une école se forme, avec l’abbé Baudeau, Dupont de Nemours,… L’influence croissante de Lemercier de la Rivière contribue à accentuer la rigidité théorique des énoncés et pour toute une partie des philosophes (Diderot, Galiani), les physiocrates deviennent une «secte ». En 1767, Quesnay a traité du « Despotisme de la Chine », et Lemercier de la Rivière élabore en ces années le concept de « despotisme légal ». Dans ce concert, le marquis de Mirabeau a tenu sa partie, en publiant en 1760 une Théorie de l’impôt qui lui vaut un embastillement de huit jours, mais aussi en 1763 une Philosophie rurale, puis entre 1767 et 1768 desLettres sur la dépravation, la restauration et la stabilité de l’ordre rural, qui illustrent la continuité de son approche moralisante. On sait le déclin de la « secte » lors des années de la crise politique et sociale de 1770-1776, qui ont vu la chute de Turgot, sympathisant du mouvement. “A key economic work of the period, issuing from that group of French Enlightenment economists termed the Physiocrats, a circle that included Mirabeau, Turgot and Quesnay. Immediately preceding Adam Smith's theories (which are fundamental to modern economics) Physiocracy was arguably the first consistent and rigorous theory of economics, espousing a theory that the wealth of nations rests on agriculture. The term laissez faire is identified with this circle; it was popularized by Vincent de Gournay, a physiocrat and intendant of commerce in the 1750s, who likely adopted the phrase from François Quesnay’s writings on China. This work was issued simultaneously in quarto and duodecimo and is scarce complete in either edition”. (Kress 5735 ; Higgs 1631). Bel exemplaire dont les sept parties sont tomées de 1 à 7 au dos de chacun des volumes conservé dans ses reliures en veau marbré de l’époque.
MIRABEAU, Victor Riquetti, marquis de Mirabeau - QUESNAY, François.
Reference : 102463
A Hambourg, chez Chrétien Hérold, Libraire, 1762-1764, 8 parties reliées en 6 volumes in-12 de 170x100 mm environ, de 300 à 400 pages par tome, pleine basane marbrée fauve, dos à nerfs portant titres et tomaisons dorés, ornées de caissons à fleurons et motifs dorés, coupes dorées, tranches jaspées, complet des 6 tableaux dépliants dans le tome I. Frottements et petites épidermures sur le cuir, coins émoussés, petits trous de ver sur le dos de 2 volumes (t. I et II), des tampons et ex-libris sur les pages de titres, une page de titre restaurée, quelques rousseurs légères, sinon bon état.
Victor Riquetti de Mirabeau, marquis de Mirabeau, dit « l'ami des hommes », né à Pertuis le 5 octobre 1715, et mort à Argenteuil le 13 juillet 1789, est un économiste et philosophe français. Il est le père de Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau, l'une des grandes figures de la Révolution française. François Quesnay, né le 4 juin 1694 à Méré et mort le 16 décembre 1774 à Versailles, est un médecin et économiste français, penseur du roi Louis XV et l'un des fondateurs de la première école en économie, l'école des Physiocrates. Il est l'auteur du Tableau économique (1758), qui est la première représentation schématique de l'économie. Tome I : I. Société, Richesses, - II. La mesure de la Subsistance est la mesure de la Population, - III. L'Agriculture, qui peut seule multiplier les Subsistances, est le premier des Arts, - IV. Avantages de la France relativement à l'Agriculture, - VI. De la nécessité & des moyens d'encourager l'Agriculture, - VII. L'emploi que l'on fait des terres, dépend des moeurs & usages, - VIII. Travail & Argent, viij-308 pages avec 6 tableaux dépliants. Tome II : I. Le Commerce, - II. Circulation, - III. Justice & Police, - IV. Les Moeurs, - V. Du Luxe, - VI. Age de la France, - VII. Reversement, - VIII. L'argent doit-il être une Marchandise, ou non ?, 423 pages - Tome III : Ce qu'est le Commerce étranger, la nécessité, & sur quel plan il faut s'en faire une idée - II. De quelle nature d'effets doit être le Commerce étranger, - III. De Communications, & des Ports, - IV. De la Marine Militaire, la nécessité, les moyens de la rendre florissante, & de la borner, - V. Prohibitions, - VI. Des Colonies, - VII. De la Paix & de la Guerre, - VIII. & dernier : Résumé général de tout l'Ouvrage, 422 pages, - Tome IV : Volume I. Précis de l'Organisation, Ou Mémoire sur les Etats Provinciaux, -Volume II. Réponse aux objections contre le Mémoire sur les Etats Provinciaux, 208-2ff-336 pages. - Tome V : Cinquième Partie : Mémoire sur l'Agriculture envoyé à la Tres-Louable Société d'Agriculture de Berne : Avec L'Extrait des six premiers Livres du Corps complet d'Economie Rustique de Feu M. THOMAS HALE, Sixième Partie : Réponse à l'Essai sur les Ponts et Chaussées, La Voirie et les Corvées, 281-2ff-206 pages, - Tome VI : Septième Partie : Tableau Economique avec ses Explications, Huitième Partie : L'Ami des Hommes nouvelle Edition, Augmentée des Lettres sur les Corvées, & la Milice, Lettres pour servir de Suite à L'Ami des Hommes4ff-162-2ff-102 pages. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
[PARLEMENT D'AIX] ; [RIQUETTI MARQUIS DE MIRABEAU (Victor)] ; [PARLEMENT DE PARIS/ MAUPEOU (René-Nicolas de)] ; [GUÉRET (Louis-Gabriel)] ; [MENOUX (Joseph de)] ; [DUHAMEL (Jean)] ; [PARLEMENT DE PARIS] ; [GUÉNÉE (Antoine)]
Reference : 1558
Aix ; Rome [fausse adresse] ; s. l. ; Berlin [Paris] ; Nancy ; s. l. ; s. l. ; Amsterdam [Paris] : chez la veuve J. David, & E. David, imprimeurs ; apud Laurentem Carabioni, in via Sancta [fausse adresse] ; s. n. ; aux dépens de la compagnie ; chez les héritiers de N. Baltazard, imprimeur-librairie du Collège ; s. n. ; s. n. ; chez Abraham Root, 1765 ; 1750 ; 1755 ; 1751 ; s. d. ; 1716 ; s. d. (1764) ; 1765. TRÈS HUMBLES REMONTRANCES AU ROI ET À VOLTAIRE
In-12° (168 x 98) mm, 179 pp. ; [1] f., 44 pp., [1] f. bl. ; [1] f., 38 pp. (numérotées 1-40 avec saut dans la numérotation pp. 23-24), 128 pp. ; 41 pp. numérotées 3-43 sans manque ; 144 pp. ; 63 pp. ; 24 pp., demi-basane brune à coins, dos lisse orné, plats de papier marbré, tranches rouges. Recueil de 8 pièces du XVIIIe siècle réunies en un volume : droit, économie, religion, rhétorique. Trois des pièces sont des remontrances au roi Louis XV qui témoignent des conflits entre ce souverain et ses Parlements. L'ouvrage comprend également l'édition originale rare d'une pièce d'Antoine Guénée condamnant l'antisémitisme de Voltaire. 1) [PARLEMENT D'AIX] Arrest de la cour du parlement de Provence du 30 octobre 1765 Aix : chez la veuve J. David, & E. David, imprimeurs, 1765 179 pp. Édition originale. Réquisitoire de Le Blanc de Castillon, avocat général au Parlement de Provence, contre les Actes de l'Assemblée générale du clergé de France contre la religion : cette délibération condamnait plusieurs ouvrages anti-religieux des Lumières ainsi que le jansénisme, et revendiquait l'indépendance du ministère ecclésiastique quant aux « objets mixtes » (voeux de religions, sacrements...). Supprimés par le Parlement en septembre, les Actes sont toutefois défendus par Louis XV, qui demandait alors des subsides au clergé. Le virulent débat qu'ils suscitèrent, encore avivé par l'anti-jésuitisme, illustre les limites du gallicanisme et les tensions entre Parlement et gouvernement qui marquèrent le règne de Louis XV. Félix Rocquain, L'Esprit révolutionnaire avant la révolution, 1878. pp. 250-254. 2) [RIQUETTI MARQUIS DE MIRABEAU (Victor)] Mémoire concernant l'utilité des états provinciaux, relativement à l'autorité royale, aux finances, au bonheur, & à l'avantage des peuples Rome : apud Laurentem Carabioni, in via Sancta [fausse adresse, imprimé en France], 1750. [1] f., 44 pp., [1] f. bl. Édition originale, parue sans nom d'auteur, du premier traité du marquis de Mirabeau. Le futur physiocrate, encore nostalgique des valeurs nobiliaires féodales, y défend pourtant la décentralisation des pouvoirs : décrivant les états provinciaux comme un contrepoids à l'autorité royale, il encourage leur extension à l'ensemble du territoire. Retravaillé et augmenté pour les rééditions de 1757 et 1758, le Mémoire sur les états provinciaux est finalement intégré à la quatrième partie de l'Ami des hommes, « best-seller » qui fait la célébrité du marquis de Mirabeau. Deux éditions parues à la même adresse et à la même date diffèrent légèrement par le matériel et la composition typographique. 3) [PARLEMENT DE PARIS/ MAUPEOU (René-Nicolas de)] Arrests, arrestés, et remontrances du Parlement au roi, au sujet des entreprises du Grand-Conseil. Du 27 novembre 1755 s. l. n. n., 1755 [1] f., 38 pp. (numérotées 1-40 avec saut dans la numérotation pp. 23-24), 128 pp. Édition originale. Recueil de remontrances à Louis XV concernant la déclaration royale du 10 octobre 1755 indiquant que les actes du Grand Conseil seraient exécutoires sans l'autorisation des Parlements. La seconde partie du texte est signée par René-Nicolas de Maupeou qui, pour tenter d'apaiser les tensions entre le pouvoir royal et les Parlements, mena en 1771 une importante réforme judiciaire qui aboutit à la suppression du Grand Conseil et à la division du Parlement de Paris. 4) [GUÉRET (Louis-Gabriel)] Avis d'un docteur en Sorbonne au sujet de la déclaration du Roy, du 17 août 1750, et de la réponse du clergé de France Berlin [Paris] : aux dépens de la compagnie, 1751 41 pp. numérotées 3-43 sans manque. Édition originale de cet essai concernant la déclaration du roi (17 août 1750) exigeant la déclaration, dans un délai de six mois, des biens et revenus des bénéficiers du clergé de France. L'abbé Guéret s'y déclare favorable à l'imposition du clergé. Selon Stourm, l'ouvrage serait également paru, à la même date, sous le titre Mémoire sur l'exemption des subsides et impositions volontaire prétendue par le clergé de France. Barbier I, 364 ; Quérard (Supercheries) I, 970. 5) [MENOUX (Joseph de)] Notions philosophiques des vérités fondamentales de la religion. Ouvrage didactique d'un ordre nouveau dédié à sa Majesté le roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar. Nouvelle édition, revuë, corrigée et augmentée. Nancy : chez les héritiers de N. Baltazard, imprimeur-librairie du Collège, s. d. 144 pp. Cet ouvrage d'éducation religieuse avait paru pour la première fois sous le titre Défi général à l'incrédulité. Père jésuite nommé prédicateur du roi Stanislas de Pologne, Menoux entretint avec Voltaire, qui le qualifiait en privé de « faux frère », un amitié toute politique. Quérard (France Littéraire) VI, 45. 6) [DUHAMEL (Jean)] L'Art oratoire prétendu réformé, ou petit catéchisme à l'usage des disciples du vénérable Pejore s. l. n. n., 1716 63 pp. Édition originale. Critique, sous forme d'un dialogue socratique satirique, de l'oraison funèbre de Louis XIV prononcée par le père jésuite Porée (ici « Pejore »), maître et ami de Voltaire. Prononcée le 12 novembre 1715, cette oraison avait déjà fait l'objet d'une querelle entre Porée et Bénigne Grenan : ce-dernier avait lui aussi été chargé, au nom de l'université, de prononcer un éloge funèbre, et les deux orateurs s'étaient longuement et aigrement entre-critiqués. Jean Duhamel, professeur de rhétorique au collège de Gassins, composa plusieurs pièces contre Charles Porée. Feuillet de titre doublé. Un seul exemplaire au Ccfr : La Rochelle. 7) [PARLEMENT DE PARIS] Objets de remontrances arrestés en parlement suffisamment garni de pairs, au sujet des vexations exercées contre plusieurs classes du parlement, notamment contre celle de Toulouse par le duc de Fitz-James s. l. n. n. n. d. (1764) 24 pp. Remontrances au roi Louis XV concernant l'intimidation du Parlement de Toulouse par le duc de Fitz-James. En 1763, le Parlement de Toulouse ayant refusé d'enregistrer de nouveaux impôts, le Roi envoya le duc de Fitz-James, lieutenant général commandant en chef pour le Languedoc, pour les contraindre à l'obéissance. Face à leur obstination, le duc fit renvoyer les magistrats chez eux et les mit aux arrêts. Le peuple comme les Parlements manifestèrent leur mécontentement, si bien que Louis XV retira les édits et leva la mise aux arrêts. Fitz-James, rappelé à Versailles, tomba quelque temps en disgrâce. « France. Parlement de Toulouse » Archives départementales de la Haute-Garonne, notice FRAD031_P_1267. 8) [GUÉNÉE (Antoine)] Lettre du rabin [sic] Aaron Mathathaï à Guillaume Vadé, traduite du hollandois par le lévite Joseph Ben-Jonathan, et accompagné des notes les plus utiles Amsterdam : chez Abraham Root [Paris : Laurent Prault], 1765 24 pp. Édition originale de cette lettre écrite sous pseudonyme par le prêtre et théologien Antoine Guénée, spécialiste de l'hébreu et du judaïsme. L'auteur y répond à une note de Voltaire sur le veau d'or (chapitre XII du Traité sur la tolérance). D'abord ignoré par Voltaire, ce texte reparut dans Lettres de quelques Juifs portugais, allemands et polonais, à M. de Voltaire (1769), ouvrage qui attira à la fois l'attention du public et celle du philosophe. Guénée n'eut de cesse de combattre l'antisémitisme de Voltaire et ce-dernier, piqué, finit par reconnaître avoir trouvé en Guénée un adversaire à sa mesure. « Le secrétaire juif, nommé Guénée, n'est pas sans esprit et sans connoissances, » écrivit-il à d'Alembert, « mais il est malin comme un singe, il mord jusqu'au sang en faisant semblant de baiser la main ». Ilana Zinguer, ?Sam Bloom. L'Antisémitisme Éclairé. Inclusion et Exclusion depuis l'Époque des Lumières jusqu'à l'Affaire Dreyfus. 2001. pp. 65-71. 2 bibliothèques françaises : BnF (Tolbiac et Arsenal). Coiffes manquantes, mors fendus. Petits manques aux mors et aux coins, coiffes absentes.
1760 Sans lieu d'édition [Paris], ni nom d'éditeur [Chaubert et Hérissant], 1760. In-quarto (206 X 265 mm) demi-basane fauve à coins, dos cinq nerfs, pièce de titre chagrin grenat, tranches rouges (reliure de l'époque) ; (1) f. blanc, VIII (dont titre)-336 pages, (1) f. blanc. Pièce de titre renouvelée. Ex-libris ancien collé sur le premier contreplat.
ÉDITION ORIGINALE, TRÈS RARE, de ce traité exposant UN PROJET DE RÉFORME FISCALE du royaume de France. C'est l'UN DES PLUS IMPORTANTS OUVRAGES ÉCONOMIQUES ET FINANCIERS DE L'ANCIEN RÉGIME. Il fut imprimé conjointement par deux imprimeurs parisiens, Chaubert et Hérissant. Il s'agit de la première oeuvre vraiment personnelle du Marquis de Mirabeau depuis sa conversion à la doctrine physiocratique. Composée avec la collaboration de Quesnay, la "Théorie de l'impôt" contribua à imposer les idées du courant physiocratique, dont elle est l'un des plus illustres fleurons. Cet écrit philanthropique est divisé en NEUF ENTRETIENS traitant de la contribution, de la rétribution, de l'impôt pécuniaire, du commerce et de l'industrie, de la régie intérieure, des revenus de la Nation, de la suppression de l'imposition excessive et de la répartition de la recette de l'impôt. LES PRINCIPES DE LA NOUVELLE ÉCOLE ÉCONOMIQUE : «Mirabeau, qui avait fait la connaissance de Quesnay, vers 1758, et qui était aussitôt devenu son disciple dévoué et même fanatique, écrivait, en 1761, sous son inspiration, la "Théorie de l'impôt". Il y posait les principes de la liberté absolue du commerce, du consentement de l'impôt, de la création d'un impôt unique et portant sur le produit net du sol, c'est-à-dire sur le revenu foncier; il recommandait la suppression des droits d'entrée et des fermes générales comme le seul moyen d'éviter la banqueroute, qu'il prévoyait imminente. Six jours après la publication du livre qui avait le plus grand succès, Mirabeau était conduit à Vincennes. Il y resta huit jours ; on interdit à l'imprimeur Hérissant d'exercer son métier pendant deux mois et divers autres libraires et colporteurs furent arrêtés » (Belin). LE POIDS DE LA «DETTE PUBLIQUE » : partisan d'une révolution fiscale fondée sur un impôt universel et proportionnel, Mirabeau critique le système fiscal d'Ancien Régime où les niches sont pléthoriques et l'imposition de certains écrasante. Mais le point de similitude le plus frappant entre les faits rapportés par l'ouvrage de Mirabeau et la situation économique et politique contemporaine est celui de la dette publique. La France de Louis XVI, comme la France d'aujourd'hui, est structurellement endettée: la guerre de sept ans, engagée depuis 1756, et qui oppose principalement la France à l'Angleterre, notamment dans son désir de conserver les précieuses colonies d'Amérique du Nord, coûte une fortune au royaume. Et les Français se plaignent d'être «étouffés sous tant d'entraves d'un fisc usuraire et ruineux » (page 65). SÉDUISANT EXEMPLAIRE: le relieur a conservé les belles marges de l'ouvrage, fait peu commun à l'époque. (Ined, "Les Doctrines françaises avant 1800", n°3209 - Cioranescu, 45630 - Paul Jammes, "Le Bûcher bibliographique", n° 568 - Belin, "Le Mouvement philosophique", p. 186 - Goldsmiths, 9602 - Kress, 5883 - Einaudi, 3946). NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
Phone number : 06 21 78 12 79
MIRABEAU, Victor Riquetti Marquis de (1715-1789) Nouvelle édition augmentée d'une quatrième partie & de sommaires. Première partie; Société, richesse - Mesure de la subsistance et celle de la population - l' agriculture et le premier des arts - avantage de la France - inconvénient qui font languir l'agriculture - de la nécessiter & des moyens d'encourager l'agriculture - emploi que l'on fait des terres - travail & argent. Deuxième partie; le commerce - circulation - justice & police - les moeurs - du luxe - age de la France - reversement - l'argent doit-il être marchandise ou non. Tome I.complet en lui-même, volume in-4, 270x200, relié pleine basane époque, accrocs, solidement relié, petites galeries de vers en marge en fin d'ouvrage, sans page de titre, bon état intérieur, 266pp. Ex-dono. Le Marquis de Mirabeau publia en 1756 cet ouvrage dont le titre devait faire fortune au point de devenir le sobriquet de celui qui l'avait composé : L'Ami des hommes, recueil d'essais qui préfigure les physiocrates ; Mirabeau a rassemblé « des morceaux épars et négligés qu'il avait laissés couler de sa plume ». La thèse fondamentale de L'Ami des hommes, est que la population est la source de toute richesse ; l'auteur se propose de démontrer l'utilité d'une population nombreuse et aisée. Mais l'ouvrage comporte aussi un éloge de l'agriculture, art par excellence, et une théorie de la liberté du commerce. On y trouve aussi des propositions de réforme sociale : le Marquis de Mirabeau est un adepte du travail obligatoire pour tous. Un ton à la fois prophétique et familier fit le succès du livre, l'auteur étant parvenu à dire au moment convenable ce que tout le monde pensait plus ou moins. Les souverains d'Europe consultèrent celui que l'on n'appelait plus que « l'ami des hommes » et le docteur Quesnay, médecin de Mme de Pompadour et chef d'école des physiocrates, séduit par l'ouvrage, le rallia à sa cause. 1758
[Sans lieu], , 1759-1760. 6 parties en 6 vol. in-12, veau havane, dos orné à nefs (reliure de l'époque).
Le Marquis de Mirabeau publia en 1756 cet ouvrage dont le titre devait faire fortune au point de devenir le sobriquet de celui qui l'avait composé : L'Ami des hommes, recueil d'essais qui préfigure les physiocrates ; Mirabeau a rassemblé « des morceaux épars et négligés qu'il avait laissés couler de sa plume ». La thèse fondamentale de L'Ami des hommes, est que la population est la source de toute richesse ; l'auteur se propose de démontrer l'utilité d'une population nombreuse et aisée. Mais l'ouvrage comporte aussi un éloge de l'agriculture, art par excellence, et une théorie de la liberté du commerce. On y trouve aussi des propositions de réforme sociale : le Marquis de Mirabeau est un adepte du travail obligatoire pour tous. Un ton à la fois prophétique et familier fit le succès du livre, l'auteur étant parvenu à dire au moment convenable ce que tout le monde pensait plus ou moins. Les souverains d'Europe consultèrent celui que l'on n'appelait plus que « l'ami des hommes » et le docteur Quesnay, médecin de Mme de Pompadour et chef d'école des physiocrates, séduit par l'ouvrage, le rallia à sa cause. Volumes I à III : L'Ami des Hommes ou Traité de la population. Volume IV : Précis de l'Organisation ; ou Mémoire sur les Etats provinciaux. Réponse aux objections contre le Mémoire sur les Etats provinciaux. Questions intéressantes sur la Population, l'Agriculture et le Commerce. Volume V : Mémoire sur l'Agriculture. Volume VI : Réponse à l'Essai sur les Ponts et Chaussées, la Voirie et les Corvées. Tableau oeconomique avec ses explications (six tableaux repliés). Assez bel exemplaire. Petit accident en pied du tome II.
A Avignon, , 1758-1760. 8 parties en 6 volumes in-12, veau havane marbré, dos lisse orné, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin bleu, tranches rouges (reliure de l'époque).
Le Marquis de Mirabeau publia en 1756 cet ouvrage dont le titre devait faire fortune au point de devenir le sobriquet de celui qui l'avait composé : L'Ami des hommes, recueil d'essais qui préfigure les physiocrates ; il dit, dans son avertissement, qu'il a rassemblé « des morceaux épars et négligés qu'il avait laissés couler de sa plume ». La thèse fondamentale de L'Ami des hommes, est que la population est la source de toute richesse ; l'auteur se propose de démontrer l'utilité d'une population nombreuse et aisée. Mais l'ouvrage comporte aussi un éloge de l'agriculture, art par excellence, et une théorie de la liberté du commerce. On y trouve aussi des propositions de réforme sociale : le Marquis de Mirabeau est un adepte du travail obligatoire pour tous. Un ton à la fois prophétique et familier fit le succès du livre, l'auteur étant parvenu à dire au moment convenable ce que tout le monde pensait plus ou moins. Les souverains d'Europe consultèrent celui que l'on n'appelait plus que « l'ami des hommes » et le docteur Quesnay, médecin de Madame de Pompadour et chef d'école des physiocrates, séduit par l'ouvrage, le rallia à sa cause. Le frontispice gravé par Fessard d'après Meltay illustre, suite à l'apostrophe insolente de l'auteur : « Votre Majesté n'a-t-elle jamais pensé que l'air impératif et dédaigneux qu'on donne à ses statues est ou puéril ou fâcheux ? », sa proposition d'ériger une statue du roi « tendant les mains à une populace empressée, la regardant avec des yeux de père, & lui distribuant (ses) trésors, & qu'on lise en inscription au-dessous : Louis élevé pour mieux voir les besoins de son peuple ».Six tableaux repliés. L'exemplaire est formé de l'édition d'Avignon de 1762 pour les cinq premières parties (la première et la troisième parties sont datées de 1758 ; la seconde 1762 ; la quatrième partie est datée de 1759 et la cinquième de 1761) et pour les trois dernières parties, de l'édition de Hambourg de 1760, qui comprend, de plus que l'édition française la Lettre d'un ingénieur de Province à un inspecteur des Ponts et Chaussées. Tchemerzine-Scheler IV, p. 750 ; Coquelin et Guillaumin II, 190 ; Higgs, 1143n ; Kress, 5736.
, , 1757. In-12 de VI-138 pp., veau havane marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches marbrées (reliure de l'époque).
Première sous ce titre, mais deuxième édition en partie originale, remaniée et augmentée. L'édition originale, également anonyme, parut en 1750 sous le titre Mémoire concernant l'utilité des États provinciaux relativement à l'autorité royale, aux finances, au bonheur, & à l'avantage des peuples, attribuée à tort par Barbier à l'abbé Constantin de la Verdière.Le texte est précédé de Lettre à M. de S.C. où Mirabeau précise être l'auteur de la version de 1750. Il sera réédité l'année suivante (1758) en guise de tome IV de L'Ami des hommes sous le titre Précis de l'organisation ou Mémoire sur les États provinciaux. « Les États provinciaux sont tout à l'avantage du peuple - particulièrement en ce qui concerne l'administration fiscale, et du roi - beaucoup mieux servi et obéi dans les pays d'état que dans les pays d'élection - et les moyens d'exécution en sont très faciles. Mais la monarchie « féodale » est la seule qui puisse être solide. C'est seulement dans l'introduction de cet ouvrage que l'on commence à sentir l'influence de Quesnay. En effet, Mirabeau n'a pas encore abandonné cette distinction des ordres de l'État, dont le système physiocratique sera la négation implicite ».INED, 3203 ; Henri Ripert, Le Marquis de Mirabeau, ses théories politiques et économiques. Thèse - 1901 ; manque à Kress et Einaudi.
MIRABEAU (Victor Riquetti, marquis de) & QUESNAY (François).
Reference : 44659
(1763)
A Amsterdam, chez les Libraires associés, 1763. In-4 broché (275 x 215 mm) de (4)-XXV-(1)-412 pp., 3 tableaux hors texte, couverture de l'époque.
Édition originale d'une grande rareté. Exposé le plus complet et le plus authentique du système physiocratique considéré dans son ensemble. Le Tableau économique gravé sur cuivre (page 1) est répété aux pages 36 et 118.Fruit d'une intime collaboration entre Mirabeau et Quesnay, le tirte primitif de l'ouvrage était Grand tableau économique. Mirabeau reprit exactement « les objets à considérer » énumérés en tête du Tableau économique de Quesnay : trois sortes de dépenses ; leur source, leurs avances, leur distribution, leur effets, leur reproduction ; leurs rapport entre elles, avec la population, avec l'agriculture, l'industrie, le commerce, et avec la masse des richesses d'une nation ».Le septième chapitre, Rapports des dépenses entre elles, est de la main de Quesnay.« L’ouvrage, écrit par Mirabeau et Quesnay (avec la contribution de Butré), est un livre majeur de l’économie politique. Par l’importance de la synthèse qu’elle propose, la Philosophie rurale peut être comparée à La Richesse des Nations d’Adam Smith ou aux Principes de l’Economie politique et de l’impôt de David Ricardo » (R. Dupuy et P. Le Masne).Très bel exemplaire à toutes marges, tel que paru.Kress, 6207 ; INED, 3204 ; Tchemerzine-Scheler IV, 752a.
Cuir Paris 1761
Très bon 2 volumes in-12. Mirabeau : VIII, (1) - 413 pages. Pesselier : X, 1 f., (1) - 204 pages, mouillures marginales en fin de volume, ex-libris : "Car. de Beaurepaire". Plein veau, dos ornés, tranche peinte en rouge (Mirabeau) et en bleu (Pesselier). Réunion de la proposition de Mirabeau, ici en réédition, et de celle de son contradicteur, Pesselier.
MIRABEAU (Honoré Gabriel Riquetti, comte de) & LUCHET (J. P. L. de La Roche du Maine, marquis de) & LACLOS (Choderlos de).
Reference : 5941
(1789)
Sans lieu, , 1789. 2 tomes de VIII-130-(2) pp. (2)-172-(4) pp.La Galerie des Dames françaises, pour servir de suite à la Galerie des Etats-Généraux, par le même auteur. A Londres, 1790. 207-(2) pp.Ensemble 3 tomes en 2 vol. in-8, demi-basane havane à coins, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure de l'époque).
On a attribué les trois ouvrages à Luchet, Rivarol, Mirabeau, Choderlos de Laclos ainsi que Cérutti et Senac de Meilhan.« C'est l'ouvrage d'un homme de talent et d'esprit » (Tourneux). Collection de portraits satiriques de parlementaires et constituants dont Necker, Mirabeau, La Fayette, Montmorin, le duc de Luxembourg, le vicomte de Noailles, Clavière, Beaumarchais (sous un nom ficitf), Bergasse, Condorcet, Abbé Grégoire, Brissot de Warville etc. Publié sous le voile de l'anonyme, la Galerie provoqua de nombreuses questions sur son auteur, Mirabeau revenant le plus souvent. Chaque partie propose une clef pour découvrir les personnalités caricaturées. Parmi les dames, on notera la présence de Madame Necker, Madame de Stael, la Princesse de Beauveau, la Comtesse de Sabran, Comtesse Diane de Polignac, comtesse du Barry, etc.Ex-libris de la bibliothèque du docteur Jean Mornet. Bon exemplaire dans sa reliure du temps.Martin & Walter, 22175-22176 ; Tourneux, IV, 20635b et 20749.
A Amsterdam, et se trouve à Paris, chez Lacombe, 1769. 2 parties en 2 vol. in-12 de VIII-XVI-366 pp. et 2 ff.n.ch., et 387 pp., veau marbré, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure de l'époque).
« Oeuvre de systématisation et à la propagation de la doctrine physiocratique » (G. Weulersse, Le mouvement physiocratique en France, I, p. 186).Édition originale de cet ouvrage dont la marquis de Mirabeau semble avoir pris le titre par allusion aux Économiques de Xénophon ; il se propose de donner différentes méthodes d'instruction économique aux diverses classes sociales.La première partie contient l'Instruction économique pour la classe propriétaire ; la deuxième, l'Instruction économique pour la classe productive.Une troisième et une quatrième partie paraîtront en 1771 contenant Instruction de la classe stérile et Instruction sur l'administration.Bel exemplaire.Einaudi, 3943 ; Goldsmiths, 10511 ; Higgs, 4568.
Amsterdam, J. H. Schneider, 1769 In-12 de (3) ff., 186 pp., (2) ff., 256 pp., veau moucheté, double filet doré, roulette et filets à froid en encadrement sur les plats, dos à nerfs plats ornés de filets dorés, pièces de titre de maroquin rouge, roulette sur les coupes, tranches mouchetées rouges (reliure de l'époque).
"Édition originale très rare. Elle rassemble 10 des 18 Lettres parues dans les Éphémérides du Citoyen, de septembre 1767 à juin 1769. Il faudra attendre 1775 pour voir la première édition complète, publiée à Berne par la Société typographique (voir n° ZZ). La première partie comprend les lettres 1 à 5 sur la Dépravation de l'Ordre légal ; la seconde, les lettres 7 à 11 sur la Restauration de l'Ordre légal, c'est-à-dire sur la propriété, la liberté, la sûreté, les principes de législation, et l'autorité souveraine. Outre leur pagination distincte, les deux parties possèdent une page de titre propre, imprimée en rouge et noir. La première est ornée d'un vignette historiée gravée sur cuivre, la seconde d'un fleuron sur bois. L'ouvrage a été imprimé avec permission tacite chez Jean Herman Schneider à Amsterdam. Il existe deux états de la page de titre : l'un avec la fausse adresse ""A Londres, chez Wilcox"" et l'autre, comme celui que nous présentons, avec celle véritable du libraire. Notons que Schneider a imprimé la même année un Discours de Mr. J. J. Rousseau de Geneve ; Qui n'a point encore été imprimé, sur cette question. Quelle est la vertu la plus nécessaire aux Héros ; & quels sont les Héros, à qui cette Vertu a manqué ? Sans que cette pièce fasse partie ou soit nécessaire à l'édition (cf. Scheler), on la trouve parfois relié avant les Lettres du marquis de Mirabeau. La proximité putative entre les deux texte explique sans doute que le nom de Rousseau soit inscrit sur la pièce de titre de notre exemplaire comme auteur des dites Lettres. Celui-ci est par ailleurs bien complet des trois dernières lettres de la seconde partie qui font parfois défaut (cf. ex. 337818 Bm de Lyon et L. Scheler). ""Cet ouvrage expose en détail la philosophie morale des physiocrates. À savoir que l'ordre physique social n'est pas autre chose que l'ordre économique ; et l'ordre économique tout entier est impliqué dans l'économie agricole"" (G. Weurlersse, Le Mouvement physiocratique en France , 1756-1770). Bel exemplaire en reliure hollandaise de l'époque. Tchemerzine, Editions originales et rares XVe-XVIIIe siècles, IV, 757 (note de L. Scheler). - I.N.E.D., 3201 pour l'édition de 1775."
Phone number : + 33 (0)1 42 89 51 59
Diderot ; Duclos ; Laclos ; Restif de la Bretonne ; Crebillon fils ; Casanova ; Mirabeau ; Marivaux ; Marquis de Sade ; Andre Chenier ; etc.
Reference : 3453
(1950)
1950 P. Agence Parisienne de Distribution 1950 in-8 br.620p ,couverture illustrée,
accroc à une charniére Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
1761.Pas de lieu.Gd.in-12 br.422 p. BE.intérieur.Brochage d'attente en état très moyen.
A Amsterdam, chez les Libraires associés, 1764. 3 vol. in-12 de XLVIII-420-(8) pp. 1 tableau replié ; (4)-378-(6) pp. 2 tableaux repliés ; (2)-325-(9) pp. 1 tableau replié, basane havane marbrée, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin olive, tranches rouges (reliure de l'époque).
Deuxième édition de la Philosophie rurale (la première in-4). 4 tableaux repliés.Exposé très complet et le plus authentique du système physiocratique considéré dans son ensemble.Cet ouvrage est le fruit d'une intime collaboration entre Mirabeau et Quesnay ; le tire primitif de l'ouvrage était d'ailleurs Grand tableau économique.Mirabeau reprend exactement « les objets à considérer » énumérés en tête du Tableau économique de Quesnay : trois sortes de dépenses ; leur source, leurs avances, leur distribution, leur effets, leur reproduction ; leurs rapport entre elles, avec la population, avec l'agriculture, l'industrie, le commerce, et avec la masse des richesses d'une nation. Le septième chapitre, Rapports des dépenses entre elles, est de la main de Quesnay.Très bon exemplaires malgré des rousseurs.Ex-libris gravé : bibliothèque M. Philibert Bruys des Gardes, Avocat au Parlement, Secrétaire Ordinaire de Monseigneur Comte d'Artois, & Premier Secrétaire de la Librairie. INED I, p.309 et 369 ; Kress, 6207 ; INED, 3204 (pour l'édition originale).
In-8 (187 x 110 mm), vélin rigide moucheté de lépoque, dos à nerfs, pièce de titre de maroquin, (2) f., (2), cvj, 239 [i.e. 339] p., (1) p. table et (1) p. de fautes à corriger, planche dépliante gravée sur cuivre ("Tableau économique"). La Haye, chez les Libraires associés, 1767.
Edition originale et unique.La synthèse officielle de la "Philosophie rurale" rédigée par Mirabeau en collaboration étroite avec Quesnay afin de rendre la doctrine physiocratique plus accessible. Louvrage reprend fidèlement le plan du texte majeur et en conserve le coeur théorique, notamment le "Tableau économique" fondé sur une base de 2 000 livres, véritable modèle du circuit de la richesse agricole. Mirabeau y supprime les développements techniques, sauf ceux du chapitre VII, rédigé par Quesnay, jugés trop essentiels pour être abrégés.Schumpeter voit dans cet ouvrage lun des textes fondateurs de la physiocratie, Weulersse le qualifie de "pentateuque de la future secte". Par sa forme synthétique et son objectif de clarification doctrinale, il marque une étape déterminante dans la systématisation et la diffusion de la pensée physiocratique au-delà du cercle des initiés (cf. 'Quesnay et la physiocratie', INED, 1958, p. 369). (Conlon, 'Siècle des Lumières', 67:1120. Einaudi, 3948. Goldsmiths, 10275. Higgs, 3977. Kress, 6477. Tchemerzine, IV, 753).Rousseurs et brunissures éparses, plus soutenues sur quelques feuillets. Vélin de la reliure légèrement rétracté.Bon exemplaire, relié sur brochure, entièrement non rogné.
Phone number : 33 01 47 07 40 60
sl, sd., 1p (titre avec timbre humide monogrammé C.M), VI (Lettre A M. de S.C), 138p In-12, en plein cartonnage d'attente moucheté, dos plat, pièce de titre en maroquin rouge, usure sur les mors, tranches mouchetées rouges -
Seconde édition séparée de ce mémoire, que Mirabeau publiera dans le tome 4 de L'Ami des Hommes en 1758. C'est dans ce texte que, pour la 1è fois, se perçoit l'influence de la pensée que Quesnay, défendant l'idée que les états provinciaux sont tout à l'avantage du peuple et du roi, il y défend le principe selon lequel la "monarchie féodale est la seule qui puisse être solide". Par la suite, l’émergence de l'école physiocratique lui fera réviser son point de vue.Cet écrit, jalon on ne peut plus important dans la maturation de la pensée de Mirabeau, contient dans ses dernières pages une mise en garde prémonitoire contre le fossé qui sépare les dirigeants et la paysannerie.Texte rare.
MIRABEAU Victor (Marquis DE) (1715-1789) - QUESNAY François (1694-1774)
Reference : LCPCECO-0008
(1763)
(La rarissime édition originale du monument de l'école physiocrate. Un superbe exemplaire, à très grandes marges, conservé dans sa reliure en veau strictement de l'époque) MIRABEAU Victor (Marquis DE) (1715-1789) - QUESNAY François (1694-1774). "PHILOSOPHIE RURALE OU ECONOMIE GENERALE ET POLITIQUE DE L'AGRICULTURE, REDUITE A L'ORDRE IMMUABLE DES LOIX PHISIQUES & MORALES, QUI ASSURENT LA PROSPERITE DES EMPIRES". 1763, Amsterdam, Libraires Associés. 1 volume in-4° (262x204 mm) (dimensions pages 257x192 mm) (2) ff. (faux-titre et titre), XXV, (1) pp. (préface, avertissement et table des chapitres), 412 pp. ; manquent les 3 tableaux h.t., oubliés par le relieur. ((2) ff., a-c4, d1, A-Z4, Aa-Zz4, Aaa-Eee4, Fff2) Reliure de l'époque en veau écaillé.Dos à cinq nerfs avec fleurons et décorations dorés et pièce de titre en maroquin vieux rouge. Double filet doré sur les coupes. Tranches rouges. Gardes de papier décoré et de papier blanc. Edition Originale, très rare. Quelques petits frottements à la reliure et deux petits chocs aux coins supérieurs. Quelques rares pages légèrement brunies, sinon intérieur très frais et propre. Superbe exemplaire à très grandes marges (quelques fois non rognées), peut-être un des plus grands passés sur le marché dans les derniers vingt ans. Très rare exemplaire conservé dans sa reliure strictement de l'époque, mais sans les 3 tableaux h.t., oubliés par le relieur. Cet ouvrage nait de la collaboration entre Mirabeau et Quesnay, ce dernier, médecin de Mme de Pompadour, rencontré à Versailles en juillet 1757. C'est le monument de la physiocratie et des théories sur le "Gouvernement par la Nature" ("The first of the four text-books of physiocrat orthodoxy" (Schumpeter, p. 225)). La doctrine de l'école physiocratique "est un mélange de libéralisme économique et de déspotisme éclairé". Ses principaux thèmes sont "la nature, la liberté, la terre et le déspotisme légal". Toute la richesse vient de la terre et seule la classe des agriculteurs est la vraie classe productive. Les lois de la proprieté privée et de la pleine liberté ("Laissez faire, laissez passer") doivent être réspectées, parce qu'elles sont les seules qui permettent d'atteindre la prosperité et de mantenir un ordre parfait. Provenance : Ex libris armorié du XIX siècle F.A. Garnier. (Tchémerzine, IV, 286 ; Quérard, VI, 154 ; Kress, 6120 ; INED, 3204 ; Conlon, 63:1131) (LCPCECO-0008)
(La rarissime édition originale du monument de l'école physiocrate. Un superbe exemplaire, à très grandes marges, conservé dans sa reliure en veau strictement de l'époque)
, , 1760. In-4 de VIII-336 pp., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, triplet filet d'encadrement doré sur les plats, tranches marbrées (reliure de l'époque).
Édition originale. La collaboration de François Quesnay à la rédaction de la Théorie de l'impôt est attestée par de longues notes manuscrites de Quesnay sur le manuscrit de Mirabeau.« Mirabeau y développe les principes de la nouvelle école avec un franc-parler qui lui attira de nombreux suffrages. Il s'élève notamment contre les fermiers généraux, fait une critique sévère du régime fiscal alors en vigueur, et énonce trois conditions nécessaires à une judicieuse imposition » (INED). Bel exemplaire. Quelques rousseurs , cerne clair marginal.Kress, 5883 ; Goldsmiths, 9602 ; INED, 3209 ; Einaudi, 3946.
1758 La Haye, Benjamin Gibert, 1758-1762, 7 tomes en 7 vol. in 12 de (2)-274-(2) pp. ; (2)-363-(1) pp. ; 374-(2) pp. ; (4)-475-(1) pp. ; VIII-218-(6) pp. ; (2)-372 pp. ; VI-(2)-352 pp., la "Théorie de l'impôt" est à la date de 1761 et forme le 7e volume de la série, rel. d'ép. plein veau brun moucheté, dos à nerfs ornés de fers dorés, pièces de titres rouges, charnières fragiles, la pièce de titre de la Théorie de l'Impôt manque, les 3 premiers volumes sont à la date de 1758, le 4e à la date de 1759 et le 5e et le 6e à la date de 1762, bon ex.
Édition complète de L'Ami des hommes, le plus célèbre des ouvrages de Victor Riquetti de Mirabeau (1715-1789), père de l'orateur révolutionnaire. Seconde édition pour les 3 premiers volumes. La première édition parut à partir de 1756. D’après l’auteur la vraie richesse ne consiste que dans la population. Or la population dépend de sa subsistance, et la subsistance ne se tire que de l’agriculture. Ainsi pour ce physiocrate convaincu, tout dépend de l’agriculture. Mirabeau se range derrière l’idée que plus vous faites rapporter à la terre et plus vous la peuplez.
MIRABEAU (Victor Riquetti, marquis de) & QUESNAY (François).
Reference : 12601
(1767)
A La Haye (Lille), chez les Libraires associés, 1767. In-12 de (6)-CVI-339-(2) pp. 1 tableau replié en frontispice, veau marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale rare. Abrégé de l’ouvrage majeur de l'école physiocrate au plan théorique La Philosophie rurale (1763) « produit d'une intime collaboration entre Mirabeau et Quesnay, il s'agit en effet de l'explication générale de l'Économie à partir de l'idée centrale de la circulation des dépenses telle qu'elle est schématisée par Quesnay dans son Tableau économique » placé en frontispice (François Quesnay et la physiocratie, II, 687). Mirabeau considérait les Elémens comme essentiels à la diffusion et la compréhension des théories du mouvement physiocratique. C'est pourquoi il expose dans un important discours préliminaire les principes élémentaires de la science économique, afin de combattre la Théorie des lois civiles de Linguet publiée peu de temps auparavant contre la nouvelle école. Bel exemplaire. Tchemerzine, IV, 753a ; INED, 3197 ; Kress, 6477 ; Goldsmiths, 10275 ; Einaudi, 3948 ; Higgs, 3977.
Berne, chez la Société typographique, 1775. 3 vol. in-12 brochés de (4)-LII-379-(1) pp. ; (5)-[380 à]-885-(4) pp. ; (4)-564-(4) pp., couvertures dominotées de l'époque.
Première édition sous ce titre, en partie originale, du texte intégral des Lettres parues dans les Éphémérides du Citoyen de septembre 1767 à juin 1769. Une édition pirate en a été faite en 1769 chez Wilcox à Londres, mais sans la dernière partie Stabilité de l'ordre légal parut dans les Éphémérides de septembre 1768 à juin 1769. L'Avertissement paraît ici pour la première fois. L'ouvrage expose en détail la philosophie morale des physiocrates. A savoir que l'ordre physique social n'est pas autre chose que l'ordre économique ; et que l'ordre économique tout entier est impliqué dans l'économie agricole. Mirabeau pose donc les bases d'un véritable ordre social d'après les loix de la nature (propriété, liberté, restauration de l'ordre) et donne ensuite les moyens de le perpétuer aux citoyens de tous rangs (classe productible et stérile), par l'enseignement, les principes juridiques et sociaux chers aux économistes (devoirs du propriétaire, système d'agriculture, utilité du tableau économique).Bon exemplaire broché, à toutes marges. INED, 3201 ; Tchemerzine-Scheler, IV, p. 756 ; Goldsmiths, 11229 ; Higgs, 6196.
Avignon, 1756. 3 parties en 1 vol. in-4°, veau fauve marbré dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre en maroquin brique, double filet doré sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l'époque, accrocs avec manques sur les coupes sup., coins émoussés. Bandeau gravé en taille-douce, vj-156 pp., (1) p.; 218 pp., (1) p.; 215 pp., mal chiffrées 158, (3) pp. Petite galerie de ver dans la marge sup. de quelques feuillets. Quelques rousseurs, taches dans les marges des pages 11 à 22 de la deuxième partie.
Edition originale de l'un des textes fondamentaux de l'école des physiocrates. Il y expose de manière brillante les principales doctrines économiques de ce mouvement de pensée du siècle des Lumières. Il y établit le lien entre la prospérité et la démographie, elle-même stimulée par la croissance de l'agriculture. A la suite de sa publication, Mirabeau rencontra le médecin et économiste François Quesnay en 1757. C'est de cette rencontre que naquit le mouvement physiocrate. Exemplaire de première émission qui se reconnaît par la numérotation fautive de la page 215 de la troisième partie. L'Ami des Hommes fut publié initialement en un seul volume comprenant ces trois parties. Celles-ci furent réimprimées en 1758 et complétées de trois nouvelles parties. Tchemerzine-Scheler IV, 749a ; Kress, 5543; INED, 3194.
Phone number : 02 47 97 01 40
P., Hérissant, 1758. In-4 (20 x 25,5 cm) veau blond, triple filet doré encadrant les plats, armes des Etats de Provence au centre, dos à nerfs orné de fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches dorées. (4)-278-81 pp. (Traces siscrètes sur le premier plat).
Dialogue entre le Surientendant d'O et L.D.H. (l'ami des hommes, pseudonyme de Mirabeau). Mémoire sur les Etats provinciaux (Bonheur des peuples, finances, commerce, établissement des nouveaux états, etc). La deuxième partie porte le titre : Questions intéressantes sur la population, l'agriculture et le commerce, proposées aux Académies & autres sociétés savantes des Provinces. Barbier I-133. O.H.R. planche 1563, fer 1.