Paris, , 1789. 19 livraisons in-8.Réponse à la lettre du comte de Mirabeau à ses commettans. Sans lieu, 1789. In-8 de 16 pp. Ensemble 1 vol. in-8, demi-veau moderne.
Arrêt du Conseil d'état du roi, qui ordonne l'exécution des Réglemens de la Librairie, & qui fait défences à tous imprimeurs, libraires, ou autres, d'imprimer, publier & distribuer aucun Prospectus, Journal ou autre Feuille périodique, sans la permission de sa Majesté. Du 6 mai 1789. A Paris, de l'Imprimerie royale, 1789. In-4 de 3 pp. Arrêt du Conseil d'état du roi, qui supprime le N°1 d'une feuille périodique, ayant pour titre, Etats-Généraux ; & qui fait défenses d'en publier la suite. Du 7 mai 1789. A Paris, de l'Imprimerie royale, 1789. In-4 de 3 pp. Prospectus. États-Généraux. Sans lieu, ni date (Paris, avril 1789). In-4 de 2 pp. Le prospectus est adressé (suscription manuscrite au verso) à Joseph de Froment, baron de Castille, officier aux gardes françaises, rue St Dominique ; né à Uzès, Froment (1747-1826), nommé lieutenant du roi en Languedoc pour le diocèse d'Uzès et Bas-Vivarais, eut un longue et fidèle amitié avec Louise de Stolberg, comtesse d'Albany.MIRABEAU (Honoré Gabriel Riquetti, comte de). États-Généraux. Sans lieu ni date (Paris, 1789). 2 livraisons petit in-4 à pagination continue (n° I, 4 pp. ; n° II, pp. 5-8). Première édition, le n°I, de Versailles le 2 mai et en interligne p. 3, de Versailles le 4 mai, paru le 5 mai ; le n°II, de Versailles le 5 mai, paru le 7 mai. Bulletin. États-Généraux. Sans lieu, ni date (Paris, 15 mai 1789). 1 livraison In-4 de 5 pp. Remarquable ensemble constitué des deux états successifs du journal publié par Mirabeau au début de la Révolution : numéros I et II, États Généraux (mai 1789), et le Prospectus (avril), qui porte comme épigraphe : Novus nascitur ordo, « roulait sur l'utilité des journaux pour les peuples libres ; le n°I était annoncé pour le lendemain de l'Assemblée, et Mirabeau tint parole, sautant à pied joint par dessus toutes les lois restrictives de la liberté de la presse. Ce premier numéro fut suivi d'un second » (Hatin). Mirabeau y prenait directement les ministres à parti ; il emploie un vocabulaire d'avant garde : communes, assemblée nationale, cause populaire. Le journal de Mirabeau déclencha une réponse immédiate de l'autorité royale et on trouve ici les deux arrêts du conseil des 6 et 7 mai. Le libraire dut rendre les souscriptions. Mirabeau n’en resta pas là et publia dès le lendemain un journal intitulé Lettre du comte Mirabeau à ses commettants, toujours sans autorisation mais cette fois couvert du manteau de l'inviolabilité parlementaire, et plaçait la censure dans l'alternative de s'abstenir ou de s'interposer entre l'élu et les électeurs, ce que les circonstances rendaient difficile et périlleux. On trouve ici, reliée en tête, la collection complète des Lettres du comte Mirabeau à ses commettants publiées du 10 mai au 25 Juillet 1789. Mirabeau confiera à ses collaborateurs son journal et le numéro 20 paraîtra sous le titre, Courrier de Provence. L’initiative de Mirabeau provoqua un déferlement : des centaines de publications diverses suivirent ; in fine, a été relié le premier numéro, sur les trois parus (15- 24 mai), du Bulletin des Etas-généraux qui commence par un avertissement « curieux , à plus d'un titre pour l'histoire la presse » (Hatin). Les Lettres donnèrent lieu aussi à de nombreuses polémiques ; à la suite est relié l'un de ces pamphlets anonymes qui porte en épigraphe : Je ne puis rien nommé, si ce n'est pas son nom. J'appelle un chat un chat, Mirabeau un fripon. L'ensemble a été constitué à l'époque mais relié à nouveau au XXe siècle.Tourneux, IV, 24119 ; Hatin, 121, 111 ; Rétat, 115, 64, 19 ; Sgard, I, 412, 184.
, , 1787. In-8 de 62-(1) pp.Lettre du comte de Mirabeau écrite à MM. les commissaires du Tiers Etat de Marseille, le 7 avril 1789. S.l.n.d. (Aix, 1789). In-8 de 8 pp.Correspondance entre le comte de Mirabeau et M. de C***, sur le Rapport de M. Necker, et sur l'Arret du Conseil du 29 Décembre, qui continue pour six mois, force de monnoie au Papier de la Caisse-d'Escompte. Sans lieu, 1789. In-8 de (4)-60 pp.Opinion du comte de Mirabeau sur le règlement donné par le Roi, pour l'exécution de ses Lettres de Convocation aux prochains etats-généraux, dans son comté de Provence, 1789. David, Aix, 1789. In-8 de 36 pp.Discours sur la représentation illégale de la Nation Provençale dans ses États actuels, &sur la nécessité de convoquer une Assemblée générale des trois Ordres, prononcé par le Comte de Mirabeau, dans la quatrième séance des Etats actuels de Provence. Le 30 Janvier 1789. A Aix, chez Gibelin-David & Emeric-David, 1789. In-8 de 35 pp.A la Nation Provençale. Sans lieu, 1789. In-8 de 56 pp.Réponse aux protestations faites au nom des Prélats & des Possédans-fiefs de l'Assemblée des États actuels de Provence…1789. In-8 de 80 pp.Éloge de M. le comte de Mirabeau. S.l.n.d. (1791). In-8 de 8 pp.Ensemble 8 pièces reliées en 1 vol. in-8, demi-toile turquoise, pièce de titre en maroquin rouge (reliure du XIXe siècle).
Exemplaire de l'arrière-petite nièce de Mirabeau, Sibylle Gabrielle Riquetti de Mirabeau (1849-1932), connue sous le pseudonyme Gyp, son nom en littérature, avec son chiffre doré sur le premier plat. 1, Édition originale qui comprend la Première Lettre sur l'Administration de M. Necker ou Réponse à M. de Cretelle, datée du 19 Mars 1787 et la Seconde Lettre du Comte de Mirabeau sur l'Administration de M. Necker, de Tongres, premier Mai 1787. Cette analyse critique de la politique financière de Necker (mauvaise conception de l'emprunt etc.) causa l'exil de l'ancien ministre. L'ouvrage est supprimé par arrêt du 6 Juin 1787. Le tableau hors texte manque. INED 3189. 2, Édition originale suivie de la Seconde Lettre à MM. les Députés… Mirabeau élu député du Tiers Etat à Aix et Marseille, opte pour Aix et explique sa décision en assurant Marseille de tout son zèle en sa faveur. Dans la seconde lettre, Mirabeau amplifie l'éloge de Marseille qu'il assure de sa reconnaissance et de ses efforts pour seconder ses intérêts. Malgré cela, il énonce un principa important dans le système représentatif : «Tout député… doit être le député du Royaume ». 3, Édition originale. Correspondance privée de Mirabeau avec Cerrutti sur la politique de Necker auquel ils reprochent une avance de la caisse d'escompte de quinze millions contre son accord pour le nouveau cours forcé des billets. La publication de ces lettres entraina l'irritation et de Necker et de Cerrutti qui souhaitait qu'elle restât privée. INED 3184. 4, Édition originale. Mirabeau acquiesce au règlement dont il souligne tout le côté positif, malgré quelques lacunes, et conseille aux provençaux d'obéir, aux ordres du roi. 5, Édition originale. La loi électorale de décembre 1788 concernant les modalités des élections aux États-Généraux permettait à Mirabeau de participer aux assemblées de la noblesse sans posséder de fief ; ce fut une des raisons qui le décidèrent à quitter précipitamment Paris pour Aix. Mais cette loi ne fut pas acceptée en Provence, en vertu de lois plus anciennes propres à cette province : Mirabeau dénonce dans ce discours l'illégalité de ces règles, défend le principe de la souveraineté de la Nation, puis demande de répondre aux vœux du Tiers-État et de convoquer en Assemblée générale les vrais représentants de chaque ordre. 6, Édition originale. Exclu de l'Assemblée de la noblesse de Provence sous le prétexte qu'il ne possédait pas de fief, Mirabeau répondit à l'affront par cet Appel à la Nation Provençale, qui représente sa candidature à la députation dans l'ordre du Tiers-État. 7, Édition originale. Publication du discours que Mirabeau n'a pu prononcer en 1789 devant l'Assemblée de la noblesse de Provence, qui répond aux accusations de celle-ci. 8, Edition originale.
Paris, Auguste Aufray, Adophe Guyot, Delaunay, 1834-1835. 8 vol. in-8 de (4)-XX-439 pp. ; (4)-V-417 pp. ; (4)-VII-479 pp. ; (4)-VII-506 pp. ; (4)-IV-423 pp. ; (4)-VII-456 pp. ; (4)-VII-430 pp. ; VIII, 624 pp. ; demi-veau vert bronze, dos orné à nerfs, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Édition originale. Mirabeau n'ayant laissé aucune sorte de souvenirs, on doit à son fils adoptif Jean-Marie-Nicolas Lucas de Montigny (1782-1852), la publication de ses "Mémoires". C'est une documentation unique sur Mirabeau et la Révolution. Portrait de Mirabeau en frontispice d'après Boze, de son père d'après Aved, de son oncle d'après Thérése Boucher, gravés par Adéle Etiou, et 8 fac-similés. Envoi manuscrit signé de l'auteur : à Monsieur Gabriel Pellenc hommage de haute estime et de tendre dévouement Lucas de Montigny. Emouvant exemplaire offert par le fils adoptif de Mirabeau au fils unique du secrétaire dévoué et ami intime du grand homme, Jean-Joachim Pellenc (1750-1833). Grabriel Pellenc (1790-1872), à qui Mirabeau donna son nom en le tenant sur les fonds baptismaux, fut nommé préfet de l'Isère en 1832. Quelques rousseurs ; les feuillets du tome VIII, imprimés sur mauvais papier par Delaunay, sont brunis. Fierro, 1036.
[], [], 1788. In -8 de 72 pp., demi-basane mouchetée, dos lisse orné de filet doré, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Édition publiée à la date de l'originale, non décrite par Tourneux. Violent pamphlet contre le système pénitentiaire français qui n'engendre que le crime et la maladie. Mirabeau présente cet opuscule comme un complément de son grand ouvrage sur les prisons d'État. Il propose d'améliorer la pénalité en adoptant le projet anglais de Blackston : des maisons de pénitence, à la fois institutions pénales et institutions de charité. Reliés à la suite : ANTRAIGUES (Emmanuel-Louis-Henri de Launay, comte d'). Mémoire sur la constitution des Etats de la province de Languedoc, et sur le danger qui menace la libérée publique, quand les provinces sont régies par des États inconstitutionnels. Imprimé en Vivarais, 1789. In-8 de 71 pp. Deuxième édition. Le comte d'Antraigues (1755-1812) défend avec énergie les droits du peuple contre la monarchie. Comparant l'abus du pouvoir des États provinciaux à celui des intendants, Antraigues constate que le premier est pire ; c'est plus facile de se débarrasser d'un mauvais intendant que de s'opposer à un corps constitué ». Dictionnaire des Constituants, Lemay, I, p. 26.Le Livre Rouge ou Liste des Pensions secrètes sur le Trésor Public, Contenant les noms & qualités des Pensionnaires, l'état de leurs service, & des observations sur les motifs qui leur ont mérité leur traitement. Première Classe. De l'Imprimerie Royale 1790. In-8 de 24 pp.Seconde Livraison du Livre Rouge. De l'Imprimerie Royale 1790. Troisième Livraison du Livre Rouge. Paris, Imprimerie Royale 1790. In-8 de 24 pp. Anniversaire du Massacre des Catholiques de Nismes, Fait par les Protestans, Le 13 juin 1790. Sans lieu ni date. In-8 de 46 pp.[MOUNIER (Jean-Joseph)]. Exposé de la Conduite de M. Mounier, Dans l'Assemblée Nationale ; Et des Motifs de son retour en Dauphiné. Sans lieu, 1789. In-8 de 120 pp.LALLY-TOLLENDAL (Trophime Gérard, comte de). Mémoire de M. le Comte de Lally-Tollendal A ses Commettans. A Paris chez Desenne, 1790. In-8 de 134 pp.
A Basle en Suisse, Chez G. Tomassin, 1789. 2 vol. in-8 brochés de (2)-VIII-203 pp. ; (2)-247 pp., couvertures de l'époque.
Nouvelle édition publiée l'année de l'originale. Publiée par Le Jay et imprimée à Alençon. Suite à l'annonce en Août 1788 des Etats-Généraux, Mirabeau, mû par le désir d'y jouer un rôle parmi les aristocrates, doit pour cela posséder un fief qu'il compte rapidement acquérir. Désargenté, la publication de certains de ses manuscrits présenta une solution de rentrée d'argent : Le Jay décida d'imprimer la correspondance secrète écrite de Berlin par Mirabeau à l'abbé de Périgord. Mirabeau désavoua l'ouvrage qui selon Quérard (VI, 158) est « une révélation indiscrète des manoeuvres diplomatiques de Mirabeau, écrite dans un esprit de critique amère (où) l'empereur Joseph II, le roi de Prusse et surtout le prince Henri, qui se trouvait alors à Paris, étaient fort maltraités dans cette production. Louis XVI crut devoir une satisfaction au corps diplomatique, et ce libelle fut condamné par le parlement à être brûlé de la main du bourreau ».Caillet (7588) précise que l'ouvrage contient des révélations fort curieuses sur la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle et particulièrement en Prusse.
MIRABEAU (Honoré Gabriel Riquetti, comte de) & LUCHET (J. P. L. de La Roche du Maine, marquis de) & LACLOS (Choderlos de).
Reference : 5941
(1789)
Sans lieu, , 1789. 2 tomes de VIII-130-(2) pp. (2)-172-(4) pp.La Galerie des Dames françaises, pour servir de suite à la Galerie des Etats-Généraux, par le même auteur. A Londres, 1790. 207-(2) pp.Ensemble 3 tomes en 2 vol. in-8, demi-basane havane à coins, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure de l'époque).
On a attribué les trois ouvrages à Luchet, Rivarol, Mirabeau, Choderlos de Laclos ainsi que Cérutti et Senac de Meilhan.« C'est l'ouvrage d'un homme de talent et d'esprit » (Tourneux). Collection de portraits satiriques de parlementaires et constituants dont Necker, Mirabeau, La Fayette, Montmorin, le duc de Luxembourg, le vicomte de Noailles, Clavière, Beaumarchais (sous un nom ficitf), Bergasse, Condorcet, Abbé Grégoire, Brissot de Warville etc. Publié sous le voile de l'anonyme, la Galerie provoqua de nombreuses questions sur son auteur, Mirabeau revenant le plus souvent. Chaque partie propose une clef pour découvrir les personnalités caricaturées. Parmi les dames, on notera la présence de Madame Necker, Madame de Stael, la Princesse de Beauveau, la Comtesse de Sabran, Comtesse Diane de Polignac, comtesse du Barry, etc.Ex-libris de la bibliothèque du docteur Jean Mornet. Bon exemplaire dans sa reliure du temps.Martin & Walter, 22175-22176 ; Tourneux, IV, 20635b et 20749.
A Paris, chez Kleffer et Caunes, 1820, 1 demi velin dépoque, titres manuscrits au dos, coins émoussés. 3 volumes in-8, f.t., portrait gravé en frontispice par Le Mire Ainé, titre, LXI-533pp., 1 fac-similé dépliant, f.t., titre, 576 pp., et f.t., titre, 541 pp., quelques rousseurs ;
, , 1789. Ensemble 3 pièces reliées en 1 vol. in-8, demi-toile rouge, titre sur le premier plat (reliure du XIXe siècle).
A Rome, De l'Imprimerie du Vatican, 1783. In-8 de IV-192 pp., demi-chagrin vert, dos orné à nerfs, tranches dorées (reliure du XIXe siècle).
Édition originale de ce recueil de onze textes érotiques écrits par Mirabeau au donjon de Vincennes. Elle fut publiée à frais partagés par trois imprimeurs et libraires de Neuchâtel, en Suisse, à qui Mirabeau avait cédé son ouvrage. Pia, 441.
A Londres, Chez J. Johnson ; & chez C.R. Hake, 1788. In-8 de XII-403 pp., basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin olive (reliure de l'époque).
L'Ordre de Cincinnatus fut institué par Washington en 1783, pour récompenser les officiers américains et français qui avaient pris une part glorieuse à la guerre de l'Indépendance des États-Unis. On regretta bientôt la création de cet ordre, que le peuple américain trouvait contraire aux principes d'égalité. Mirabeau, installé en Angleterre, publia ce pamphlet, premier ouvrage composé en compagnie de Chamfort qui porte son nom.Dirigée en apparence contre la fondation de cet ordre de chevalerie héréditaire, la critique visait en fait toutes les hérédités nobiliaires. La traduction du pamphlet de Richard Price fut composée à la demande de Franklin, et initia le pamphlet de Mirabeau ; la lettre de Turgot intégrée à cette édition va dans le même sens, conseillant aux Américains d'être plus scrupuleux sur l'application des principes démocratiques. Sabin, 49393.
L’un des textes les plus érotiques de Mirabeau complet de ses 7 figures très licencieuses. Le Libertin de qualité : « C'était la première fois sans doute que l'on faisait un personnage romanesque de l'homme qui vit aux dépens des femmes » (Apollinaire). Séduisant exemplaire, grand de marges, complet de ses 7 figures, conservé dans sa reliure de l’époque. Rare et recherché. ln-12 de (3) ff., 317 pp. 7 gravures hors texte. Titre et texte encadrés d'un double filet orné. Sans le frontispice et le feuillet d’avis au relieur. Basane brune mouchetée, dos lisse orné de fleurons, titre sur pièce de maroquin vert, roulette dorée sur les plats, filet doré sur les coupes, gardes marbrées, charnières et mors inférieur légèrement fatigués, quelques griffures sur les plats, qq. rousseurs éparses. Reliure de l’époque. 166 x 105 mm. Mirabeau, Honoré Gabriel Riquetti, comte de (1749-1791). Le libertin de qualité, ou Confidences d'un prisonnier au château de Vincennes écrites par lui-même, avec figures. Stamboul, De l’Imprimerie des Odalisques, 1784. L’un des ouvrages les plus licencieux attribués à Mirabeau et qu’il aurait composé lors de ses trois années d’emprisonnement à Vincennes, paru en 1783 sous le titre Ma Conversion. Cohen-deRicci, 709. Gay-Lemonnyer II, 929 ; Pia Enfer, 801 ; Galitzin 920. « Immoral, licencieux, provocant, sans dieu ni maître depuis ses jeunes années, tel était Honoré Riqueti, comte de Mirabeau. Tels lui ressemblent ses principaux ouvrages érotiques composés à Vincennes, où son père l'avait fait enfermer pendant quarante-deux mois, de 1777 à 1781, pour sa vie déréglée… ». Honoré-Gabriel de Riqueti, comte de Mirabeau, explore les méandres de la vie spirituelle d'un libertin, oscillant entre la rationalité des Lumières et les révélations de la foi. L’œuvre offre une introspection poignante sur les conflits intérieurs du protagoniste, une figure représentative de l’aristocratie française. L’auteur capture l’essence d'une époque en pleine mutation. Michel Camus, dans sa préface à l'Enfer de la Bibliothèque nationale, admire "la modernité de l'écriture, son aisance, sa désinvolture". Modernité à laquelle il est temps, au XXIe siècle, de rendre l'hommage qui lui convient, c'est-à-dire de la lire. Plutôt que l'orateur révolutionnaire (un peu suspect), lisez Mirabeau l'écrivain érotique, immoral, licencieux, cynique, provocant... ». Rare: RBH ne recense que 2 exemplaires : l’exemplaire Nordmann et l’exemplaire proposé à la Libertine Literature auction en 1971. Séduisant exemplaire, grand de marges, complet de ses 7 figures, conservé dans sa reliure de l’époque.
Paris, Baudouin, 1789. In-8 de 30 pp., demi-basane brune, dos lisse (reliure moderne).
Édition originale. Goldsmith, 13947 ; Kress, B1668.
A Paris, chez Lavillette, 1791. In-8 de XXVIII-516-(1) pp., demi-basane brune, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre en maroquin blond (reliure de l'époque).
Réimpression du Prospectus, des deux numéros des Etats-généraux et des 19 livraisons des Lettres à ses commettants. Un mors légèrement fendu. Bon exemplaire.
[BOREL Antoine] - MIRABEAU (Honoré-Gabriel Riquetti comte de) - SECOND Jean
Reference : 13236
(1795)
Latin et françois. 14 figures hors texte par Antoine Borel (1743-1810).Tome 1 : Elégies de Tibulle par Honoré Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau. 4 gravures.Tome 2 : Elégies de Tibulle avec des notes et recherches de Mythologie, d'Histoire et de Philosophie; suivies d'élégies d'Ovide sur la mort de Tibulle; suivies des Baisers de Jean Second; Traduction nouvelle, adressée du Donjon de Vincennes, par Mirabeau, à Sophie Ruffey. 10 gravures.Tome 1 : Paris, rue saint André des arts N°46, An VI - 1798.Tome 2 : Paris chez Berry, et Tours chez Letourmy, An 3 - 1795.Reliure plein veau de l'époque. Dos lisse orné et doré avec pièces de titre et de tomaison. Coins émoussés. Très rares rousseurs. Bon état. Format in-8° (21x13).
BOREL Antoine
# AUTEUR: Mirabeau Honoré-Gabriel Riquetti comte de # ÉDITEUR: Malassis le jeune d'Alençon # ANNÉE ÉDITION: 1789 # ENVOI, BEAUX PAPIERS: Vergé # COUVERTURE: Plein veau foncé - dos à nerfs filet et décor dorés - pièce de titre rouge - titre doré # DÉTAILS: 3 volumes, In 8° relié. T1- 2ff + XVIII + 318pp. T2-1ff (pdt)+ 376pp. T3- 102pp. Edition originale. ”Mirabeau relégué en Prusse avec une mission secrète, laissa dans l'ouvrage qu'on va lire, un monument curieux de son séjour à la cour du grand Frédéric. On croit que ces lettres étaient adressées à Calonne. Les derniers moments de Frédéric y sont retracés d'une manière vive et piquante, et tous les portraits que Mirabeau essaie de peindre sont frappés de main de maître. Cependant Frédéric se meurt, et l'écrivain n'a plus guère que de basses intrigues à peindre car il n'est plus entouré que de petits hommes et de petits intérêts..”( Lecointre et Pougin 1835). L'ouvrage contient des informations inédites et fort curieuses sur la franc-maçonnerie au XVIIIème siècle, particulièrement en Prusse. Toutes les impressions sont sans lieu sans nom d'auteur ni éditeur. Lacéré et brulé par l'exécuteur de la haute justice, le 10 Février 1789. # PHOTOS visibles sur www.latourinfernal.com
# ÉTAT: D'usage, manque à la coiffe sup. dorure passée, plats râpés sur les bords
Paris Chez F. Buisson, Imprimeur-Libraire 1791 in 8 (20,5x13) 4 volumes reliures demi basane foncée, dos muets épidermés, usures et coiffes absentes, IV et 412 pages, 527 pages, 479 pages, 454 pages, rousseurs éparses. Mirabeau, Honoré-Gabriel de Riquetti, comte de, 1749-1791. Jacques-Antoine-Marie de Cazalès, député de la noblesse de Rivière-Verdun aux États Généraux (1758-1805). Première édition collective posthume. Bon exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Assez bon Couverture rigide
Paris Chez la Veuve Resplandy 1790 in 12 (19x12) 1 fascicule broché, sous couverture muette de papier marbré ancien, 8 pages. Mirabeau, Honoré-Gabriel de Riquetti, comte de, 1749-1791. Jacques-Antoine-Marie de Cazalès, député de la noblesse de Rivière-Verdun aux États Généraux (1758-1805). Très rare. Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon
Paris, A. Auffray et A. Guyot puis Delaunay, 1834-1835. 8 vol. in-8, XX-439 pp. 2 pl. + III-417 pp. 3 pl. + VII-479 pp. + VII-506 pp. 1 pl. + IV-423 pp. + VII-456 pp. + VII-430 pp. 1 pl. +VIII-624 pp., demi-basane havane, dos long orné de filets dorés et à froid, tranches mouchetées (épidermures, 6 mors fendus, quelques rousseurs et taches, pâle mouillure marginale au 4e vol.).
Édition originale en volume, cet exemplaire est enrichi d'un envoi autographe signé de Lucas Montigny, fils adoptif de Mirabeau et éditeur de ces mémoires. Elle est ornée d'un portrait de Mirabeau en frontispice du 1er volume gravé par Etiou d'après une peinture de Boxe de 1789, du portrait Victor Riquetti, père d'Honoré Gabriel, ainsi que de 5 fac-similés. Brunet, III, 401. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Edition originale de ce «virulent libelle cotre l’arbitraire de la justice de son temps» écrit par Mirabeau au donjon de Vincennes. Hambourg, 1782. 2 tomes en 1 volume in-8 de xiv pp., (1) f., 366, (2) pp., 237 pp., mouillure dans la marge sup. des pp. 1 à 17 de la seconde partie. Plein veau marbré, filet à froid autour des plats, dos lisse orné, tranches rouges. Reliure de l’époque, mors et coiffes frottées. 195 x 125 mm.
Edition originale du virulent ouvrage de Mirabeau écrit pendant sa détention au donjon de Vincennes et s’élevant contre le despotisme. Graesse, IV, 535; Einaudi 3932; Cioranescu 45191; Conlon 82; Bûcher 573. Mirabeau (1749-1791) est le fils de l’économiste Victor Riquetti de Mirabeau. Homme politique français, il est l’un des personnages les plus marquants de la Révolution et l’orateur de plus brillant de l’assemblée constituante. Il a des relations très difficiles avec son père et mène une vie de débauche où il accumule de nombreuses dettes. Pour le soustraire à ces dernières, il sera enfermé par lettres de cachet en prison sur demande de son père à plusieurs reprises. Après avoir interpelé son père et le Roi sur son sort de détenu, tous deux restés muets, Mirabeau rédigea cet essai qui analyse l'iniquité et dénonce le pouvoir arbitraire. Il fustige dans la seconde partie «le bon plaisir» et instruit les procès de Richelieu et de Louis XIV, en qui il voyait les fossoyeurs de la monarchie. L’ouvrage eut un grand retentissement à l'époque. L’ouvrage composé durant les 4 années d'incarcération de Mirabeau à Vincennes, est un réquisitoire contre la justice arbitraire et le pouvoir. Il débute par une histoire du droit pénal français, et poursuit sur l'organisation de l'administration pénitentiaire à la fin de l'Ancien Régime, qu'il dénonce violemment. Mirabeau est donc emprisonné au donjon de Vincennes de 1777 à 1780. Il y rencontre Sade, qui y est enfermé à la même époque. Il y écrit beaucoup: des lettres, notamment à Sophie de Monnier, publiées en 1792 sous le titre de Lettres à Sophie, chef-d’œuvre de la littérature passionnée, ainsi qu’un virulent libelle contre l’arbitraire de la justice de son temps, Les Lettres de cachet et des prisons d’Etat, mais aussi une œuvre érotique particulièrement crue. Des Lettres de cachet et des prisons d'État sera publiée en 1782. «‘Des Lettres de cachet’ n’est pas seulement une éloquente protestation contre le despotisme, un plaidoyer chaleureux en faveur de la liberté individuelle, mais encore un véritable travail d’érudition rempli d’exemples historiques, et qui suppose d’immenses lectures». (Barbier). « C'est par l'histoire et par la raison que Mirabeau combat les détentions arbitraires ». (P Negrin) « Des Lettres de cachet mérite de grands éloges. Les principes du droit naturel, base de toute société et de toute civilisation, y sont exposés et développés avec autant de force que de netteté. Mirabeau s'y montre déjà grand publiciste et l'écrivain y fait pressentir l’orateur. » (A. de Montor). « Cet ouvrage, nouvelle dénonciation du pouvoir arbitraire, plaidoyer en faveur de la liberté individuelle, défense de la justice et de l'humanité contre le despotisme, eut un tel retentissement à l'époque, que Vergennes demanda à la Prusse d'arrêter la publication de cet écrit licencieux, de le saisir et de détruire le manuscrit... » (H. Auréole, Bibliographie sur Mirabeau).
Bruxelles, chez tous les libraires, 1868, 1 br., dos cassé. in-12, f.t., titre, XV-211 pp. ;
s.l., s.d. (1789), 1 br., sans couverture, exemplaire à relier. in-8 de 49 pp. ;
Paris, Baudouin, 1789. In-8 broché de 25 pp. couverture de papier saumon, pièce de titre manuscrite à l'encre du temps.
Édition originale. Propositions sur la division du royaume en 120 départements, qui ne seront pas retenues : « Je voudrais une division matérielle et de fait, propre aux localités, aux circonstances, et non point à une division mathématique, presque idéale, et dont l'exécution me paraît impraticable ». Bel exemplaire, tel que paru. Martin et Walter, 24518.