Un ouvrage de 411 pages, format 145 x 225 mm, illustré, broché couverture couleurs, publié en 1990, Tallandier, collection "Bibliothèque Napoléonienne"
Une adversaire de Napoléon. Préface de Jean Tulard
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SPID, 1946, in-12, 286 pp, 8 plans, index, broché, bon état, bande éditeur conservée. Rare
"Réfractaire au Service du travail obligatoire, Michel Lacour-Gayet [le fils de Jacques Lacour-Gayet] est arrêté par la Gestapo le 5 septembre 1943 à Paris alors qu'il s'apprête à gagner l'Espagne clandestinement. Emmené rue des Saussaies pour y être interrogé, il ne tente pas de cacher la vérité sur ses intentions et se retrouve emprisonné à Fresnes. Décrite avec forces détail, la rudesse de la vie carcérale qu'il découvre ne l'empêche pas de connaître des instants de « gaieté » (85) au contact de deux jeunes hommes de son âge avec qui il se lie d'amitié. Conduit le 16 novembre 1943 au camp de Royallieu, il en est brutalement extrait au début du mois de décembre et dirigé vers la caserne de la rue de la Pépinière, centre de rassemblement pour les départs des travailleurs en Allemagne. Michel Lacour-Gayet se résigne alors à accepter la proposition qui lui est faite de partir travailler en Allemagne dans le cadre du STO, profitant des trois jours de liberté qui lui sont octroyés afin de fêter Noël avec ses parents. Et pourtant, de retour rue de la Pépinière le 27 décembre 1943, il se voit interné sans explication à la prison du Cherche-Midi puis réintègre le camp de Royallieu le 3 janvier 1944. Le 20 du même mois débute un atroce voyage en wagons à bestiaux qui s'achève à Buchenwald. Placé en quarantaine, Michel Lacour-Gayet découvre avec effarement le fonctionnement du système concentrationnaire qu'il expose avec un soin méticuleux. Tombé gravement malade, il parvient à se rétablir puis est affecté à de durs travaux de terrassement. Tentant un jour d'échapper à ce harassant travail, il est découvert par un kapo russe qui l'inscrit pour un départ en kommando. Il parvient le 4 avril 1944 au camp de Hadmersleben qu'il décrit avec un regard quasi clinique. Le sort des déportés belges et français y est terrible : ils sont maltraités par les déportés russes et polonais qui usent d'une violence égalant celle des kapos et des SS. L’auteur peut heureusement compter sur quelques camarades avec qui il travaille à la transformation d'une mine de sel en usine d'aviation. Son sort s'améliore quelque peu lorsqu'il est affecté dans la dite usine où il côtoie des civils allemands qui l'informent des avancées de l'armée Rouge et lui donnent parfois des cigarettes ou de la nourriture. Le 10 avril 1945, les déportés du camp de Hadmersleben sont évacués à pied et embarqués quatre jours plus tard sur des péniches naviguant sur l'Elbe, sans but apparent. Le 8 mai 1945, les déportés se réveillent pour constater l'absence de leurs gardiens. Michel Lacour-Gayet retrace à partir de cette date son itinéraire, en le retranscrivant tel quel, d’après les notes prises au jour le jour sur un carnet déniché par hasard. Se trouvant dans la zone soviétique, lui et ses camarades parviennent par leurs propres moyens à gagner la zone américaine et la ville de Pilsen d'où un avion les rapatrie vers la France, le 28 mai 1945." (Manuel Valls-Vicente, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945)
Tallandier, 1990, in-8°, 411 pp, préface de Jean Tulard, 8 pl. de gravures hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque napoléonienne)
Elle fut la sœur de Marie-Antoinette et la grand-mère de l’impératrice Marie-Louise... Le 16 octobre 1793, quand Marie-Antoinette est décapitée à Paris, Marie-Caroline, sa sœur écrit : « Je poursuivrai ma vengeance jusqu’au tombeau ». Elle ne pardonnera jamais aux « assassins de la famille royale. » Née en 1752, élevée à Vienne, à la cour brillante de Marie-Thérèse et François de Habsbourg-Lorraine, ses parents, bientôt mariée au fruste Ferdinand IV, roi de Naples, Marie-Caroline ne tarde pas à désobéir à sa mère qui lui conseillait de ne se mêler d’aucun parti. Loin de se cantonner à son rôle d’épouse et de mère – elle aura dix-neuf enfants et s’en occupera –, elle se bat pour conserver l’intégrité de son royaume et refuse d’assister impuissante aux bouleversements de son siècle. L’Europe est plongée dans un chaos politique d’où émerge bientôt Napoléon Bonaparte. Marie-Caroline l’admire, le hait, correspond avec lui, s’indigne lorsque Marie-Louise, sa petite fille, épouse « le scélérat », mais la pousse à rejoindre son époux déchu à l’île d’Elbe. À plusieurs reprises, la reine de Naples traverse l’Europe, se réfugie en Sicile ou à Vienne, lucide dans ses observations et faisant preuve d’un génie politique étonnant dans les enjeux de la diplomatie européenne. Mémoires, extraits de lettres, témoignages confortent cette biographie et permettent à Michel Lacour-Gayet de brosser un portrait vivant de cette reine exceptionnelle.
Jacques de LACRETELLE, Jacques AUDIBERTI, Arthur CONTE, Marcel DUNAN, Louis JOXE, Robert LACOUR-GAYET, Michel MISSOFFE et Maurice SCHUMANN
Reference : LFA01379
(1965)
Un ouvrage de 304 pages, format 245 x 160 mm, illustré, relié simili cuir, publié en 1965, Editions Hachette, Collection "Génies et Réalités"
Biographie de Talleyrand
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