María de las Mercedes de Jaruco Merlin [María de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo MERLIN]
Reference : 88741
(1836)
Charpentier | Paris 1836 | 13.2 x 21 cm | 4volumes reliés
Edition originale de ces mémoires fort rares (cf Bourquelot V, 374. Tulard 1007. Bertier de Sauvigny 720.) Reliures en demi basane brune, dos lisses ornés de frises romantiques dorés ainsi que de fleurons noirs, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier à la cuve, certains coins émoussés, tranches marbrées, reliures de l'époque. Dos du quatrième volume accidenté, restaurations sur les dos, deux coiffes inférieures frottées, rousseurs éparses. La comtesse Merlin est née Maria de las Mercedes de Santa Cruz y Montalvo (1789-1852) à la Havane. Ses mémoires contiennent de précieux détails anecdotiques sur la vie mondaine à Cuba, sur la guerre d'Espagne, etc... - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris, Amyot, 1844. 3 vol. in-8 de (8)-366, (4)-431, (4)-488 pp., demi-veau brun, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).
Édition originale de cette description de Cuba en 1840, rédigée sous forme de lettres thématiques par la comtesse Merlin de retour de La Havane. Chaque lettre a d'abord paru dans le quotidien d'Émile de Girardin, La Presse ; elles sont adressées à de prestigieux correspondants dont George Sand et Chateaubriand ainsi que Mme Gentien de Dissay, le marquis de Pastoret, Piscatori, Charles Ledru, le marquis de Custine, Mme Deplhine de Girardin, le comte de Tracy, le comte de Saint-Aulaire, Sophie Gay, le baron Charles Dupin, la vicomtesse de Walsh, Berryer, Golbéry, le vicomte Siméon « directeur général des tabacs », le duc Decazes, le colonel Georges Damer, le baron James Rothschild, Don Francisco Martinez de la Rosa, Henri Ellis, S.A.R. le prince Frédéric de Prusse. Maria de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo est née le 5 février 1789 à la Havane. En 1811, à Madrid, elle épousa le général comte Merlin et en 1814, arriva à Paris où elle vivra jusqu'à sa mort en 1852. En 1840 elle séjourna à La Havane plusieurs mois, accueillie par sa famille, ses proches, les relations, les autorités, les artistes et les intellectuels. Les lettres consacrées au voyage décrivent la capitale cubaine, son port, ses monuments, ses rues, ses maisons. Puis la comtesse raconte la vie des familles créoles, leur horaire conditionné par la chaleur, leurs promenades, réceptions et repas, leurs activités culturelles. Elle peint ce qu'elle a vécu, la vie de sa famille, son enfance, c'est-à-dire l'intimité d'une classe sociale, où à côté des aristocrates et propriétaires de grandes demeures, de plantations, subsistaient les esclaves. Elle nous livre ses réflexions sur le gouvernement, l'esclavage qui soulève à l'époque un débat passionné. Son témoignage constitue un document d'une grande valeur pour l'histoire de Cuba, alors colonie espagnole.Bel exemplaire, pâles rousseurs.Sabin, 47978 ; Palau, 165824 ; Chadenat, 379.