1889 Parfait état de conservation de ce beau volume en percaline. Plat supérieur en à froid et titre frappé or. Dimension 32x24cmReproduction des 45 tableaux du pont de Lucerne. La danse des morts, memento morri, rappelant l'absurdité du monde et la vacuité de la vie, révèle le caractère aléatoire et lancinant du baiser fatal. L'allégorie fut représentée par de nombreux artistes dès le quatorzième siècle, à la suite de la peste noire.Le pont de Lucerne, construit en 1408 est l'un des plus riches en figures, qui comptait auparavant 67 pièces. Tradition suisse sur la nature symbolique du pont qui relie les deux rives, lui-même un non-lieu, projeté au-dessus de l'eau, surplombant cette masse aqueuse, l'ornementation de tableaux veut frapper l'imaginaire du peuple simple. Les représentations figuratives ont pour vocation de raconter les événements historiques et symboliques. Les figures d'empereurs ou d'ecclésiastiques étaient reconnaissables par les habitants. Gaspard Meglinger, jeune bourgeois de la ville, plein de talent, né le 15 août 1595, mort entre 1667 et 1670, s'acquitta de cette tâche. La danse des morts est une métaphore filée de l'exclusion du paradis pour nous mener au jugement dernier. Faisant de ce pont une traversées des triangles isocèles un voyage initiatique.