Paris, l'Imprimerie Royale, 1702 In-4 291 x 211 mm. remonté, titre avec vignette héraldique par Ertinger d’après le Clerc, feuillet d’avertissement, 285 ff. sur 286, ornés chacun au recto d’une 1 ou 2 vignettes représentant des médailles, d’un texte explicatif et d’un cul-de-lampe gravé sur bois, 6 pp. de table. Reliure défectueuse, manques imortants au dos, de nombreux ff. brunis. Sans le Frontispice allégorique d’après Coypel. Sans le ff. 286. Mérite une restauration. En l’état.
C’est à Colbert que l’on droit le projet de faire battre médailles pour commémorer les hauts faits du règne de Louis XIV. Ses successeurs, Louvois et Pontchartrain, entre autres, poursuivirent l’entreprise, tant et si bien qu’on choisit de doubler ce récit de métal d’un grand ouvrage, où seraient reproduites les médailles, chaque composition étant décrite et expliquée. Le travail commence dès 1691 pour Jean Anisson, directeur de l’imprimerie royale, qui doit coordonner de nombreux artistes : Coypel, Rigaud, le Clerc, les frères Simonneau, Edelinck, Grandjean. Ouvrage entièrement dévolu à la gloire royale, “l’un des grands livres du règne” (Images du Grand Siècle) l'édition in-folio, richement ornée, n’est pas destinée au commerce. Elle est un agent diplomatique d’encre et de papier, et la plupart des exemplaires, élégamment vêtus de maroquin, sont offerts en cadeau. La même année, pour “contenter la curiosité du public”, l'édition in-4 sort des presses de l’imprimerie royale. "Ce que cette édition a de plus particulier, c’est que toutes les Médailles sont gravées de la mesme grandeur dont elles ont esté nouvellement frappées” (préface).