2886 books for « maupassant etc »Edit

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‎Maupassant Guy De‎

Reference : 25481

(1958)

‎Fort comme la mort‎

‎Imprimerie nationale André Sauret 1958 338 pages collection Grand prix des meilleurs romans étrangers. Paris. in-8. 1958. broché avec couverture rempliée et étui. 338 pages. Lithographie originale de Kostia Terechkovitch - Ex. n° 2654 sur Vélin des Papeteries d'Arches (Un des 3000) - Le roman 'Fort comme la mort' de Guy de Maupassant suit Olivier Bertin un peintre mondain amant de la comtesse de Guilleroy. Lorsque la fille de celle-ci Annette apparaît Bertin est troublé par sa ressemblance avec sa mère ce qui déclenche une exploration des thèmes de l'amour du vieillissement et de la quête impossible de l'éternelle jeunesse‎


‎Très bon état‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR25.00

‎MAUPASSANT (Guy de)‎

Reference : 4902

(1983)

ISBN : 9782014090352

‎Le Rosier De Madame Husson. Illustr V. Rottembourg‎

‎Athena & Idégraf (Coll. "Les chefs d'oeuvre de Guy de Maupassant") 1983 308 pages in-8. 1983. relié. 308 pages. In-8 (220x154 mm) 308 pages. Livre relié Plein cuir décoré Toutes tranches dorées. Nombreuses illustrations en noir dans et hors-texte de V. Rottembourg.Très bon état. Poids : 800 gr‎


Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR15.00

‎Maupassant Guy De‎

Reference : 21334

‎Mademoiselle Fifi‎

‎Paul Ollendorff 286 pages in-8. Sans date. Demi-Basane rouge titrée au dos en lettres dorées. 286 pages. Sans date. Illustrations en noir de L. Vallet gravées sur bois par G. Lemoine‎


‎Bon état général‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR20.00

‎MAUPASSANT (Guy de)‎

Reference : 6295

(1934)

‎Boule De Suif & Les Dimanches D'un Bourgeois De Paris‎

‎Paris Librairie de france 1934 389 pages in-8. 1934. broché. 389 pages. Grand In-8 broché (237x188 mm) XXVI-389 pages. Illustrations de Pierre Falké - Avec 55 dessins reproduits par Victor Michel et de 8 hors-texte en couleurs exécutés au pochoir par D. Jacomet. Ex. n° 1672 sur alfa satiné Navarre (Un des 1000). Couverture en assez bon état un peu salie avec une coupure de 3 cm en queue de dos. Des rousseurs aux tranches sinon intérieur propre. Poids : 1010 gr‎


Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR34.00

‎MAUPASSANT (Guy De)‎

Reference : 11288

(1901)

‎Les Dimanches d'un Bourgeois de Paris - Dessins de Déo Dupuis Gravures sur bois de G. Lemoine‎

‎Paul Ollendorff 1901 188 pages in12. 1901. Relié. 188 pages. Demi-Basane grenat titré au dos en lettres dorées‎


‎Etat Passable Reliure en bon état. Intérieur avec des rousseurs importantes‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR18.00

‎MAUPASSANT (Guy De)‎

Reference : 11289

(1904)

‎Des vers - Dessins de G. Fraipont Gravure sur bois de G. Lemoine‎

‎Ollendorff 1904 168 pages in12. 1904. Relié. 168 pages. Demi-Basane grenat titré au dos en lettres dorées‎


‎Etat Correct Reliure en bon état. Intérieur avec des rousseurs éparses‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR25.00

‎MAUPASSANT (Guy De)‎

Reference : 11290

(1903)

‎Toine - Illustrations de V. Rottembourg Gravure sur bois de G. Lemoine‎

‎Ollendorff 1903 301 pages in12. 1903. Relié. 301 pages. Demi-Basane grenat titré au dos en lettres dorées‎


‎Etat Correct Reliure en bon état. Intérieur avec de nombreuses rousseurs‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR24.00

‎MAUPASSANT (Guy De)‎

Reference : 11291

‎Fort comme la Mort - Illustrations de André Brouillet Gravure sur bois par G. Lemoine‎

‎Ollendorff 315 pages in12. Sans date. Relié. 315 pages. Demi-Basane grenat titré au dos en lettres dorées‎


‎Etat Correct Reliure en bon état. Papier jauni‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR24.00

‎MAUPASSANT (Guy De)‎

Reference : 11293

(1904)

‎L'inutile Beauté - Dessins de Maurice de Lambert Gravure sur bois de G. Lemoine‎

‎Ollendorff 1904 301 pages in12. 1904. Relié. 301 pages. Demi-Basane grenat titré au dos en lettres dorées‎


‎Etat Correct Reliure en bon état. Intérieur avec rousseurs‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR22.00

‎MAUPASSANT (Guy De)‎

Reference : 11295

(1901)

‎Mont-Oriol / Dessins de F. Bac gravés sur bois par G. Lemoine‎

‎Ollendorff 1901 390 pages in12. 1901. Relié. 390 pages. Demi-Basane grenat titré au dos en lettres dorées‎


‎Etat Correct Reliure en bon état. Nombreuses rousseurs‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR22.00

‎MAUPASSANT (Guy De)‎

Reference : 11296

(1904)

‎Théâtre / La paix du ménage Musotte Histoire du vieux temps‎

‎Ollendorff 1904 289 pages in12. 1904. Relié. 289 pages. Demi-Basane grenat titré au dos en lettres dorées‎


‎Etat Correct Reliure en bon état. Papier jauni avec des rousseurs éparses‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR24.00

‎MAUPASSANT (Guy De)‎

Reference : 11298

(1902)

‎Yvette - Illustrations de Cortazzo Gravure sur bois par G. Lemoine‎

‎Ollendorff 1902 314 pages in12. 1902. Relié. 314 pages. Demi-Basane grenat titré au dos en lettres dorées‎


‎Etat Correct Reliure en bon état. Intérieur avec rousseurs‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR19.00

‎MAUPASSANT (Guy De)‎

Reference : 11359

(1901)

‎Miss Harriet - Illustrations de Ch. Morel‎

‎Paul Ollendorff 1901 339 pages in12. 1901. Relié. 339 pages. Demi-Basane grenat titré au dos en lettres dorées‎


‎Etat Correct Reliure en bon état. Intérieur avec des rousseurs importantes‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR19.00

‎MAUPASSANT (Guy De)‎

Reference : 12166

(1903)

‎Monsieur Parent‎

‎Ollendorff 1903 319 pages in8. 1903. Relié. 319 pages. Demi-Cuir titré au dos en lettres dorées. Illustrations de Julian-Damazy gravure sur bois par G. Lemoine‎


‎Etat Correct Reliure en bon état intérieur avec rousseurs‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR13.00

‎MAUPASSANT Guy De‎

Reference : 13803

(1904)

‎Clair de lune & Théâtre - La paix du ménage Musotte Histoire du vieux temps‎

‎Ollendorff 1904 291+289 pages In-12. 1904. Demi-Cuir orné de motifs dorés au dos. 291+289 pages. Dessins de Lucien Métivet & H. Goussé‎


‎Bon état général malgré le dos insolé‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR29.00

‎Maupassant Guy De‎

Reference : 18655

(1947)

‎Contes choisis - illustrations de Charles Hug‎

‎Guilde du livre 1947 56 pages Lausanne. in-8. 1947. cartonné illustré. 56 pages.‎


‎Bon état‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR24.00

‎Guy de MAUPASSANT - (à Emmanuela POTOCKA)‎

Reference : 60657

(1884)

‎«Dites, Madame, voulez-vous un fétiche? [...] je porte bonheur moi-même!» Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka‎

‎Paris s. d. [début janvier 1884] | 10.20 x 13 cm | 4 pages sur un feuillet double‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 67 lignes à l'encre noire sur un papier à en-tête « GM 83, rue Dulong », enveloppe jointe. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Cette longue missive débute par une commission qui a été faite à Maupassant : « Je m'acquitte tout de suite d'une commission dont on me charge pour vous, bien qu'il me semble y découvrir un peu d'ironie. La princesse Ouroussow, qui vient de m'écrire pour me demander d'aller la voir ce soir, me prie, en post-scriptum, de la rappeler à votre souvenir lorsque je vous verrai. » La princesse Ouroussow était l'épouse de l'ambassadeur russe à Paris. Avec la Comtesse, elle faisait partie de ce gotha mondain qui entourait les auteurs et les artistes. L'ironie dont il fait mention est celle-ci : « Comme des gens réputés perspicaces ont affirmé que toute la pensée d'une lettre de femme est dans le post-scriptum, [...] j'ai tenu à remplir immédiatement mon rôle d'intermédiaire. » Il a déduit de cet ajout « que la lettre de la princesse, malgré ce qu'elle contient d'aimable pour moi, s'adressait à vous ». Cette étonnante lettre aborde par la suite un penchant peu connu de Maupassant : son goût pour les fétiches. Il informe sa correspondante que : « La main, depuis qu'elle est revenue de chez vous, me semble dans une agitation extraordinaire. » Il s'agit de la fameuse main que Maupassant avait acheté à George Powell. C'était par l'entremise du poète Charles Swinburne (que Maupassant sauva presque de la noyade) que les deux hommes se rencontrèrent à Étretat en 1868. Powell et Swinburne y partageaient une maison, emplie de la collection de curiosités de Powell. La main dont il est question était momifiée et elle a inspiré Maupassant par deux fois. Une première en 1875 avec La Main de l'écorché, puis en 1885 avec La Main. Cette nervosité du porte-bonheur conduit Maupassant à s'interroger : « Peut-être avez-vous eu tort de ne point la garder comme fétiche ? » Il ajoute : « Mais j'ai d'autres fétiches singuliers. En voulez-vous un ? » En effet, il en possède une collection : « Je possède la chaussure d'une petite Chinoise morte d'amour pour un Français. » Il commente les potentiels effets de ces objets : « Ce talisman porte bonheur aux désirs du coeur. J'ai encore une grande croix en cuivre, fort laide, qui faisait des miracles parait-il dans le village où je l'ai trouvée. » Mais ces talismans ne fonctionnent pas tous comme ils le devraient : « Depuis qu'elle est chez moi elle n'en fait plus. C'est peut-être le milieu qui la gêne. » Ce n'est pourtant pas le plus étonnant : « Mais ce que je possède de plus singulier ce sont les deux extrémités d'un homme trompé par sa femme et mort de chagrin. L'épouse coupable conserva le pied et la corne de ce mari [...] et les fit souder ensemble. J'ignore quel peut-être l'effet de cet objet. » Malgré le sérieux de l'affaire, Maupassant ne se départit pas de son humour : « Dites, Madame, voulez-vous un fétiche ? J'ajoute que mes amis prétendent que je porte bonheur moi-même ! Je mets à vos pieds ce dernier porte-veine qui demande la préférence. » Pour faire écho à sa déclaration concernant les post-scriptum féminins, il en ajoute deux à sa lettre. Dans le premier il demande à la comtesse Potocka de le rappeler au souvenir de Mme Lambert. Cette dame était l'épouse d'Eugène Lambert, peintre connu pour ses chats et qui fréquentait le même milieu que Maupassant et la comtesse. Le second est bien plus savoureux : « Il ne faut pas attacher aux post-scriptum des hommes la même importance qu'à ceux des femmes. » Provenance : collection Jean Bonna. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR6,800.00

‎Guy de MAUPASSANT‎

Reference : 87433

(1887)

‎Le Horla‎

‎Paul Ollendorff | Paris 1887 | 11.50 x 18.50 cm | relié‎


‎Édition originale sur papier courant. Reliure de l'époque en demi maroquin rouge à coins, dos lisse, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures conservées (une restauration angulaire en pied du premier plat), tête dorée, reliure signée de Léon Gruel,l'un des praticiens les plus renommés de la fin du XIXèmesiècle. Le Horlase compose de treize nouvelles :Le Horla,Amour,Le Trou,Sauvée,Clochette,Le Marquis de Fumerol,Le Signe,Le Diable,Les Rois,Au bois,Une famille,Joseph,L'AubergeetLe Vagabond. Précieux envoi autographe signé de Guy de Maupassant : «À monsieur Jules Claretie, cordial hommage. Guy de Maupassant ». Les envois autographes sur l'édition originale du Horla sont particulièrement rares, d'autant plusdans des reliuresd'époque en demi-maroquin signées.Seulement quatorzeexemplairesont été recensés par Thierry Selva (Maupassant par les textes). * Grand admirateur de son uvre, le chroniqueur, romancier et dramaturge Jules Claretie parraina l'admission de Maupassant à la Société des Gens de Lettres le 3 mars 1884.Le Horlaparut pendant la grande vogue des théories sur l'hystérie et les maladies de la personnalité. Maupassant et Claretie assistèrent tous deux aux leçons et séances d'hypnose du DocteurCharcot à l'hôpital de la Salpêtrière, dont on retrouve l'influence dans Le Horla et nombre des nouvelles fantastiques de Maupassant. Pour sa part, Claretie publia en 1885Jean Mornas, un crime commis sous suggestion hypnotiqueet écrira L'Obssession: moi et l'autre(1908) sur un peintre souffrant d'un dédoublement de personnalité. En 1892, dans les derniers mois de la vie de Maupassant qui succombe à la folie syphilitique chez le Docteur Blanche, Claretie pense immédiatement au Horla. Il ouvre à nouveau son exemplaire et étudie l'étrange lien qui unissait Maupassant à cette uvre dans un article pour la North American Review : «Et tandis que je lis ce Horla, pour y chercher la trace, pour y trouver les prémonitions, du malheur qui a accablé M. de Maupassant, je ne puis m'empêcher de le revoir, revolver au poing, dans la chambre de Cannes, essayant d'échapper par le suicide à cet autre Horla dont il sentait l'approche sinistre ; la manie de la persécution.» ('The Shudder in Literature', août 1892). Les lecteurs anglophones avaient découvertLe Horla en 1890 (Harpers & Brothers, trad. Jonathan Stuges), qui sera la principale inspiration de H.P. Lovecaft pour son célèbre Appel de Cthulhu. A la mort de l'écrivain, Claretie lui consacre à nouveau de superbes lignes dans ses chroniques parisiennes. On peut aisément l'imaginer, relisant les pages de cet exemplaire offert par l'auteur et s'interrogeant sur le sort si tragique de ce génie, dont la maladie apparaît cruellement semblable aux hallucinations du narrateur du Horla: «Je ne sais rien de plus navrant que cette fin en pleine force, cette triste mort en pleine jeunesse. On aurait pu la prévoir, peut être la deviner, cette hantise de la folie dans telle étude poignante comme le Horla - dans telle nouvelle où passe le frisson de l'inconnu, le vertige de la peur - Quelle étude de littérature physiologique pour Arvède Barine, qui étudie déjà la maladie chez Poe et Gérard de Nerval! Y eut-il, chez le pauvre et admirable Maupassant, surmenage ou hérédité? Fut-il la victime de sa vie factice de mondain ou de ses rêveries de solitaire? De cette existence contrastée quelle part devint la partie morbide?» (La Vie à Paris, 1897). Chef d'uvre qui réunit par ce précieux envoi autographe deux sommités des lettres au XIXe siècle, attirés par le fantastique et jouant avec les limites de la perception humaine : «J'aimais ce robuste au verbe clair. D'autres l'ont mieux connu: personne ne l'a plus admiré. C'était un classique» (Jules Claretie). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR6,800.00

‎Guy de MAUPASSANT - (à Emmanuela POTOCKA)‎

Reference : 60635

(1880)

‎« Maupassant prêtre libre » Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka‎

‎Paris s. d. [16 janvier 1884] | 10.10 x 13 cm | 2 pages sur un feuillet rempliée‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 26 lignes à l'encre noire sur un feuillet de papier vergé à en-tête "GM 83, rue Dulong". Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Maupassant évoque l'épisode qui marque son entrée dans la familiarité avec la comtesse: la fameuse histoire des poupées. À la suite d'un pari perdu, la comtesse Potocka avait fait envoyer à Maupassant des poupées de chiffon représentant les dames invitées à un futur dîner. Par jeu, Maupassant pris six d'entre elles et leur bourra le ventre de tissu avant de les renvoyer à la comtesse. Dans un mot qui accompagnait l'envoi, Maupassant se vantait de les avoir toutes engrossées en une seule nuit. Pour se sortir d'une soirée qu'il préfèrerait passer chez la comtesse il a du : « [...] faire des démarches de diplomate, d'employer des ruses et des machinations des plus habiles.» Malgré tout, il ne pourra que se:«[...] sauver vers onze heures ou onze heures et demie.» Afin de connaître les invitées qui se trouveront à cette soirée, il demande à Potocka: «Il faudra me redonner six poupées». Une petite boutade qui reflète leur niveau d'intimité. Il regrette de s'être engagé pour cette soirée qui l'empêche de se rendre chez la comtesse: «Voyez-vous où j'en suis? La soirée pour laquelle je m'étais engagé ne devant commencer à être agréable que vers minuit, tous invités partis.» À bout, il se propose de: «[...] crier, comme le beau-frère de votre amie: "A moi le camphre et le nénuphar"!», les deux substances étaient utilisées comme anaphrodisiaque ou pour calmer l'énervement. Malgré son peu d'envie, il devra se rendre à ce dîner mais il compte offrir: «[...] à Dieu, et à Vous, ce sacrifice qui me semblera délicieux. Je viendrai avec des sentiments de contrition et d'exaltation sacrée.» Pour conclure la plus humoristique des lettres de Maupassant à la comtesse Potocka, l'auteur signe: «Maupassant prêtre libre». Provenance : collection Jean Bonna. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR7,500.00

‎[Lynch, Duez] - ‎ ‎Guy de Maupassant. Albert Lynch et Ernest Duez (illustrateurs). ‎

Reference : AMO-4199

(1888)

‎Pierre et Jean‎

‎ Illustré par Ernest Duez et Albert Lynch. Paris, Boussod, Valadon et Cie, 1888 1 volume grand in-4 (33 x 27 cm) de 170-(1) pages. 18 hors-texte par Albert Lynch et 18 en-tête et culs-de-lampe par Ernest Duez. Reliure demi-maroquin chocolat à larges coins, dos à nerfs janséniste. Auteur, titre et millésime dorés au dos, tête dorée. Couvertures conservées en parfait état (les deux plats et le dos). Reliure strictement de l'époque signée Victor CHAMPS. Quelques légers frottements sur les coins et coupes. Reliure fraîche. Intérieur très frais. Quelques rousseurs presque uniquement au verso des tirages sur satin contrecollés sur vélin fort. Première édition illustrée. Edition de grand luxe tirée à 50 exemplaires sur Japon avec 3 suites de toutes les illustrations (sur satin en bleu, sur Japon en bistre et sur Whatman en mauve) avec remarques. Les illustrations définitives tirées sur Japon dans le texte (E. Duez) et hors-texte (A. Lynch) sont toutes avec remarques. Avec une grande aquarelle originale signée E. Duez sur le faux-titre (fleurs de pavot). "Écrit en quelques mois à partir de l’été 1887, Pierre et Jean est le quatrième roman de Maupassant. Il constitue un tournant dans la production romanesque de l’auteur qui verse dans l’analyse psychologique. Prépublié dans La Nouvelle Revue à partir de décembre 1887, il paraît en volume chez Ollendorff, précédé d’une étude sur « Le Roman » (qui ne se trouve pas dans cette édition de luxe). [...] L’intrigue du récit peut paraître banale et est sans doute tirée d’un fait divers : petits boutiquiers parisiens, les Roland se sont retirés au Havre pour profiter de la mer. Leurs fils Pierre, étudiant en médecine, et Jean, futur avocat, viennent les retrouver. L’annonce du décès de Maréchal, un ami de la famille qui lègue tout son héritage à Jean, va être à l’origine d’un drame familial. Pierre comprend que sa mère a été infidèle et que Jean est le fils de Maréchal. L’aîné étant peu à peu dépossédé de l’amour maternel, de celui de Mme Rosémilly, jeune veuve que Jean épousera, puis de tous les avantages que son statut de fils légitime pourrait laisser supposer, il décide de quitter sa famille pour s’engager sur un paquebot transatlantique. [...] Succès littéraire, les critiques étant unanimes dans l’éloge, Pierre et Jean repose certes sur une intrigue ténue et des thèmes déjà abordés dans les contes et nouvelles, comme la bâtardise, la trahison de la femme, ou les conséquences désastreuses d’un legs dans une famille. Mais le roman vaut pour l’analyse psychologique des personnages et les magnifiques descriptions du Havre et de ses alentours, reflets de l’état d’âme du héros, rendues avec une écriture picturale. Il livre également une étude de mœurs sur la petite bourgeoisie de province. « Roman-drame » selon Jules Lemaitre, ayant le « schéma d’une tragédie antique » pour Paul Bourget, Pierre et Jean est aussi un « roman de mœurs » (Antonia Fonyi) tout autant qu’un roman familial, où la vision pessimiste de Maupassant se fait plus sombre que dans ses précédents livres. Comme la plupart des œuvres de Maupassant, Pierre et Jean connut aussitôt de nombreuses traductions et une fortune artistique importante, avec de multiples adaptations sous différents supports." (À propos de l’œuvre, Noëlle Benhamou, Les Essentiels de la littérature, Bibliothèque nationale de France, 2015). "La fratrie et la bâtardise occupent une place de choix dans les écrits de Maupassant. « Petit roman » ou « longue nouvelle » de neuf chapitres seulement, Pierre et Jean publié en 1888 aborde donc un sujet rebattu, constituant une structure obsessionnelle de l’œuvre maupassantienne. Le lecteur suit les pensées de Pierre Roland, le fils légitime, aux prises avec une enquête de filiation qui l’exclura de sa famille. Roman psychologique, mais aussi roman de la mer, Pierre et Jean peut se lire comme une réécriture de la parabole du fils prodigue." (Pierre et Jean, Les Essentiels de la littérature, Bibliothèque nationale de France, 2015). « Le romancier d’analyse, le romancier psychologique naissait donc, dans Pierre et Jean, du romancier observateur et du romancier de mœurs. Aussi la qualité du romancier psychologue comporte-t-elle, en Maupassant, une spécification qui oppose vigoureusement cet auteur à Bourget et à Edmond de Goncourt vieillissant par exemple. Maupassant conçoit et pratique l’analyse psychologique de telle façon qu’elle soit non point une satisfaction gratuite pour l’intelligence ou la subtilité chercheuse du lecteur, mais un moyen pour le progrès même de l’œuvre, l’élément moteur de l’action. Dès l’instant où Pierre cesserait de tendre mille prétextes entre son regard et ses vérités intimes, dès l’instant où, selon une démarche inverse mais complémentaire et nécessaire, il cesserait de s’interroger et de se répondre sincèrement, dès l’instant où les passions cesseraient de solliciter, par leur violence même, son clair jugement, et , en retour, de s’exaspérer dans ce jeu qui fait bon marché de leurs mensonges, le roman s’arrêterait, car les événements qui composent la substance du récit ne sont rien que les moments successifs et les effets immédiats de cette partie de cache-cache avec soi-même. Et, de fait, le roman s’arrête au moment où Pierre, en dépit de tant d’efforts pour le travestir, n’a plus rien à apprendre de sa « seconde âme », et où cette âme instinctive goûte enfin un inavouable assouvissement. Il en résulte, second trait de l’originalité de Maupassant, que l’analyste n’est point l’auteur mais le personnage lui-même. Il demeure de bout en bout son propre témoin, et seul le résultat de son observation est confié au lecteur, comme une sorte de prélèvement opéré au plus vif de sa conscience. » (André Vial, Maupassant et l’art du roman, Paris, Nizet, 1954, p. 404-405.) On joint à notre exemplaire un feuillet publicitaire paru dans Le Livre pour les étrennes (décembre 1888) donnant le détail de cette luxueuse édition. Les exemplaires ordinaires tirés sur vélin teintés étaient vendus 60 francs quand notre exemplaire sur Japon du tirage à 50 ex. avec 3 suites étaient vendus au prix très élevé de 500 francs l'exemplaire. Il a été fait un tirage sur Japon à 150 ex. avec seulement 2 suites (sans la suite sur satin donc) au prix de 200 francs. La reliure d'amateur était proposée à 20 francs. Les aquarelles d'Ernest Duez et d'Albert Lynch sont fidèlement reproduites par le procédé héliographique développé par la maison Goupil (maison Boussod et Valadon). Albert Lynch avait commencé dans l'illustration du livre aux côtés d'Octave Uzanne pour La Française du Siècle (1885). "Les aquarelles, dessinées par Albert Lynch, pour Pierre et Jean, sont des chefs d'œuvre de grâce, d'élégance, de finesse, de distinction et de modernité ; il y a plaisir à suivre les progrès de ce très jeune peintre depuis les compositions faites par lui pour les livres d'Octave Uzanne jusqu'aux incomparables tableaux qu'il vient de signer aujourd'hui. L'ouvrage de Maupassant était cependant assez malaisé à illustrer ; sa psychologie serrée, la passion concentrée dans une âme d'Hamlet moderne, prêtaient peu à la manifestation du peintre ; Albert Lynch a revécu le roman au Havre même, et il est parvenu, après un long labeur, à nous donner cette admirable série de tableaux qui méritent de lui faire un nom consacré dans le monde des artistes et des amateurs. [...] MM. Boussod et Valadon ont fait, avec Pierre et Jean, une œuvre d'art véritable, en dépit même de l'héliogravure qui chagrine tant d'amateurs ; il faut espérer que le succès de ce livre les poussera à nous donner fréquemment des ouvrages de cette rare valeur." (Le Livre, Livres d'étrennes pour 1889, livraison de décembre 1888, p. 626). Bel exemplaire du tirage le plus rare avec trois suites supplémentaires et une aquarelle originale d'E. Duez, sobrement relié à l'époque par Victor Champs. ‎


Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

Phone number : 06 79 90 96 36

EUR3,500.00

‎Guy de MAUPASSANT - (à Emmanuela POTOCKA)‎

Reference : 60645

(1889)

‎« vous m'en voudrez un peu pendant longtemps.» Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka‎

‎Triel s. d. [8 juillet 1889] | 9.90 x 15.20 cm | 3 pages sur un feuillet rempliée‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 38 lignes à l'encre noire sur un feuillet double. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Plus sombre que d'ordinaire, Maupassant semble tracassé par un fait qu'il ne mentionne pas mais dont il s'excuse auprès de la comtesse: «Je vous demande encore pardon, ce qui du reste n'atténue pas mon remords; et je vous assure qu'il est cuisant car j'ai cette arrière-pensée que cous m'en voudrez un peu pendant longtemps.» Maupassant s'était fait une réputation de farceur ainsi que d'homme au langage très libre, sans doute avait-il dépassé une limite en parole ou en action. Quelques années auparavant, il s'était illustré avec la fameuse blague des poupées. La comtesse Potocka avait offert à Maupassant des poupées de chiffon représentant les invitées d'un dîner qu'elle organisait chez elle. Par jeu, il bourra le ventre des dites poupées et les renvoya le lendemain à la comtesse, prétendant ainsi les avoir engrossées dans la nuit. La farce fut connue et provoqua bien des réactions outrées mais la comtesse avait fini par lui assurer son pardon. Quel qu'ait été l'événement malheureux, les courriers semblent s'être croisés: «Votre lettre m'a été renvoyée à Triel car le facteur ne me savait pas à Paris.» Pensant subir de nouveau des remontrances il avoue avoir: «[...] été, en la lisant pénétré de confusion.» Soucieux de plaire à la comtesse, il exprime son inquiétude: «Pourquoi suis-je ainsi nerveux, par moments, comme une femme, sans motifs réels, et sans avoir ressenti, vraiment, aucun froissement. Je n'en sais rien. Je ne peux que le constater.» Qu'ils soient les signes avant-coureurs de la folie où il terminera ses jours, ou les conséquences de ses sentiments pour la comtesse, qu'il s'effraie de fâcher, ces accès de nervosité ne cesseront plus de la vie de l'auteur. Pour s'assurer de la venue de la comtesse à Triel, Maupassant lui demande confirmation: «Je compte sur vous demain n'est-ce pas.» Pour ce faire, il lui conseille le train: «Si vous venez par le chemin de fer, comme vous y paraissez décidée, j'irai vous attendre à Meulan [...]Si vous veniez par le bateau de Georges je vous prie de vouloir bien m'en informer par une dépêche.» Le Georges en question est Georges Legrand, journaliste, «Macchabée» de la comtesse, qu'il fit connaître à Maupassant, et selon le peintre Jacques-Émile Blanche, le seul qui ait eu ses faveurs. Provenance : collection Jean Bonna. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎Guy de MAUPASSANT - (à Emmanuela POTOCKA)‎

Reference : 66470

(1885)

‎« Vous prenez un chien enragé que vous faites manger par un lapin; vous faites ensuite dévorer ce lapin par un mouton » Manuscrit autographe à la Comtesse Potocka‎

‎s. l. s. d. [juillet-août 1885] | 9.60 x 15.50 cm | une feuille‎


‎Insolite manuscrit de Guy de Maupassant, donnant une fausse composition du vaccin contre la rage, qu'il appelle « Élixir Pasteur », fabriqué entre autres avec« sept larmes de candidat académique repoussé », « cinq gouttes de bave de journaliste » et « un centimètre d'orgueil de romancier ». «Elixir Pasteur Vous prenez un chien enragé que vous faites manger par un lapin; vous faites ensuite dévorer ce lapin par un mouton, le mouton par un rat, le rat par une mouche, la mouche par une araignée et l'araignée par une grenouille. Ce dernier animal reçoit donc le virus rabique à sa septième puissance et il enrage instantanément. Vous lui enlevez alors l'il gauche dont vous extrayez le fluide visuel au moyen d'une seringue à morphine. Vous mettez ce fluide dans un petit pot de granit avec cinq gouttes de bave de journaliste, quarante gouttes de salive d'avocat, dix-huit gouttes nasales d'un invalide, sept larmes de candidat académique repoussé, deux milligrammes de sang froid du général Brière de Lille, un centimètre d'orgueil de romancier - vous faites bouillir pendant dix-huit heures et puis vous communiquez ce remède au malade au moyen d'un petit clystère. C'est par cette méthode que tout accident a été évité pendant le dernier congrès.» Cette amusante prescription est adressée à la comtesse Potocka, riche aristocrate mondaine et intellectuelle dont la grande beauté et la personnalité volage apparaissent en filigrane de nouvelles et de chefs-d'uvre romanesques de l'auteur (Mont-Oriol, Notre cur, humble drame). * Maupassant écrit à Emmanuela Pignatelli di Cergharia, épouse du comte Nicolas Potocki, qui occupait avenue Friedland à Paris, un hôtel somptueux où elle réunissait une véritable cour de soupirants « morts d'amour pour elle », surnommés « Macchabées » par allusion aux sept frères martyrs de la Bible. Le compositeur Camille Saint-Saëns lui écrivit une mazurka, Guerlain créa pour elle un parfum ; son charme fut immortalisé par le peintre Léon Bonnat, et un jeune Marcel Proust signera une chronique du Figaro sur son salon si réputé. Elle fut la grande conquête et muse de Maupassant, qui ne cessa de la courtiser jusqu'à la fin de sa vie. L'auteur donne à la comtesse une improbable recette de l'Élixir Pasteur, inspirée par les expériences sur la rage de Louis Pasteur à partir de la moelle du lapin. Le manuscrit autographe, non-daté, a probablement été écrit en 1885 dans le courant de juillet-août, lorsque Pasteur injecte avec succès son vaccin antirabique au petit Joseph Meister, âgé de neuf ans. Maupassant déploie ses talents pour la farce et la parodie, dévoyant le langage médical pour créer un faux vaccin : « Ce dernier animal reçoit donc le virus rabique à sa septième puissance et il enrage instantanément. Vous lui enlevez alors l'il gauche dont vous extrayez le fluide visuel au moyen d'une seringue à morphine. Vous mettez ce fluide dans un petit pot de granit avec cinq gouttes de bave de journaliste ». Diagnostiqué syphilitique depuis une dizaine d'années, Maupassant était en effet particulièrement familier des remèdes et potions, fréquent visiteur de villes d'eaux et suivi par de nombreux médecins avant son internement à la clinique du docteur Blanche, où il mourut de paralysie générale le 6 juillet 1893. Cette lettre humoristique adressée à la comtesse Potocka fait partie des innombrables tentatives de séduction engagées par Maupassant, amoureux éternellement contrarié : l'écrivain lui offrit ses manuscrits, composa des poèmes sur des éventails, et se rendit presque quotidiennement chez elle pendant ses séjours à Paris. Leur correspondance se poursuivit pendant de nombreuses années, Maupassant venant même à créer la « Société Anonyme Anti-Soporifique pour la Récréation perpétuelle de la Comtesse Potocka », dans le seul but de distraire la comtesse et d'échapper à son indifférence : « Sentant donc que mes efforts demeurent souvent stériles devant votre indifférence voulue j'ai cherché p‎

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‎Guy de MAUPASSANT - (envoi au Baron de VAUX)‎

Reference : 87740

(1883)

‎Contes de la bécasse‎

‎ED. Rouveyre et G. Blond | Paris 1883 | 12 x 19 cm | relié‎


‎Édition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Reliure en demi basane marron, dos à quatre nerfs sertis de filets à froid et orné de fleurons dorés, quelques légers frottements sur le dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque. Rare envoi autographe signé de Guy de Maupassant au Baron de Vaux, qui servit de modèle au personnage de Bel-Ami : "Au baron de Vaux / son ami / Guy de Maupassant". * Le recueil est composé des dix-sept nouvelles suivantes : La Bécasse, Ce cochon de Morin, La Folle, Pierrot, Menuet, La Peur, Farce normande, Les Sabots, La Rempailleuse, En mer, Un Normand, Le Testament, Aux champs, Un coq chanta, Un fils, Saint-Antoine, L'Aventure de Walter Schnaffs. Maupassant et de Vaux se connurent à la rédaction du journalGil Blas, où furent publiées plus de la moitié des nouvelles des Contes de la Bécasse."Le baron occupait le premier bureau à gauche en entrant. Le meuble principal en était le divan. Quand de jolies visiteuses venaient le voir, le baron fermait ostensiblement la porte au verrou" (Armand Lanoux, Maupassant le Bel-Ami). Ce personnage sulfureux,ancien sous-officier de cavalerie, rédigeait pour Gil Blas les articles sportifs et les échos incendiaires de première page, qu'il signait du nom du célèbre personnage de Lesage « Le Diable boiteux ». La même année que cet envoi surLes Contes de la Bécasse, Maupassant lui dédia la nouvelle«Un Sage», parue en décembre dans Gil Blas. Le baron de Vaux fut l'une des principales inspirations pourGeorges Duroy, le célèbre personnage de Bel-Ami : "[de Vaux] avait inventé son titre et il était devenu un homme important du Boulevard. Spécialiste de l'équitation, du tir et de la vénerie, pilier du Café des Variétés, 'baron du chantage, il connaissait tous les scandales de Paris'. Il publia une petite étude sur les armes, que Guy préfaça également. Le baron y montre Maupassant "de première force à la canne et à la boxe, infatigable à cet exercice auquel sa musculature d'Hercule Farnèse est merveilleusement appropriée" (Armand Lanoux). Belle marque d'amitié de Maupassant au «baron du chantage», membre de la faune pittoresque et bravache du Gil Blas,qui servit de modèlepourBel-Ami. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎MAUPASSANT, Guy de‎

Reference : LCS-17689

‎Mlle Fifi. Edition originale de "Mademoiselle Fifi" de Maupassant, précieux exemplaire imprimé sur papier vergé et dédicacé par l’auteur.‎

‎Précieux exemplaire de cette rare originale, grand de marges car relié sur témoins, avec les couvertures et le dos conservés. Bruxelles, Henry Kistemaeckers, 1882. In-16 de (1) f.bl., 1 portrait, 172 pp. y compris le faux-titre et le titre imprimé en rouge et noir, (2) ff. pour la table et l’achevé d’imprimer. Relié en demi-maroquin havane à coins, lisse, couvertures et dos conservés, non rogné. Reluire signée Affolter. 158 x 100 mm.‎


‎Édition originale « tirée à petit nombre sur vergé » (Clouzot). Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 532 ; Bibliothèque De Backer, 2383 ; Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIXe siècle, 758 ; Carteret, II, 110 ; Clouzot, 197. Elle est ornée d’un portrait de Guy de Maupassant gravé à l’eau-forte par Just. « Mademoiselle Fifi est un recueil de nouvelles de Guy de Maupassant (1850-1893) publié en 1882 […]. ‘Mademoiselle Fifi’, qui donne son titre à l’ouvrage, est une évocation de la guerre de 1870. Dans cinq récits de ce recueil, le style de Maupassant retrouve tout son mordant, cette terrible concision dans le tragique et ce sens heureux du comique, qui sont les marques de son génie : ‘Une ruse’, ‘Un réveillon’, ‘A cheval’, ‘Deux amis’, et ‘Le voleur’. Le premier met en scène un vieux médecin de province, lequel évoque avec sobriété une sienne intervention en vue de sauver l’honneur d’une jeune femme, qui vient de voir mourir chez elle, en pleine nuit, son amant. ‘Un réveillon’ est un récit ayant pour cadre la campagne normande : Maupassant y révèle toute sa maîtrise. Par une nuit glacée de Noël, le même médecin se voit appelé par la famille du père Fournel, un vieux de 96 ans qui est mort le matin même. Quand il arrive, tout le monde est à table. Comme il demande à voir le mort, on lui répond avec embarras. En fin de compte, on soulève le dessus de la table sous laquelle, selon l’usage normand, se trouve une grande huche : le pauvre vieux y repose. En manière d’excuse, la petite fille explique en larmoyant que, la maison ne comptant qu’un seul lit, elle et son époux ont été contraints de coucher sur la dure pendant toute la maladie du vieux. Main tenant que les formalités funèbres sont terminées, ils se sont permis de récupérer leur couche. […]Dans ‘Deux amis’, nous assistons à la tragique histoire de deux braves petits commerçants pendant le siège de Paris, qui paieront de leur vie le goût qu’ils eurent toujours pour la pêche à la ligne. ‘Le voleur’ passe communément pour un chef-d’œuvre de comique. » (Dictionnaire des Œuvres, IV, 315). Précieux exemplaire enrichi de cet envoi autographe signé de l’auteur sur un papillon collé sur le premier feuillet blanc: « A Monsieur Gille avec les affectueux compliments de Guy de Maupassant ». Lors de la parution de Mademoiselle Fifi, Maupassant séjourne à Menton. Toutes les dédicaces de ce livre sont donc envoyées depuis Menton sur « papillons » séparés, et collées dans les exemplaires, à Paris, par l’éditeur. (Voir correspondance, p.298). Précieux exemplaire de cette rare originale, grand de marges car relié sur témoins, avec les couvertures et le dos conservés.‎

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‎Guy de MAUPASSANT - (à Vittorio PICA)‎

Reference : 86741

(1885)

‎"la seule pensée d'écrire dix lignes me torture [...] Je veux aller voir Naples" Lettre autographe signée au critique Vittorio Pica‎

‎Cannes s. d. [8 mars 1885] | 11.10 x 17.20 cm | une page et quart sur un bifeuillet‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant, au critique Vittorio Pica. 1 pageŒà l'encre noire sur deux page d'un bifeuillet, avec sa mention manuscrite en tête "Cannes. Villa mon plaisir". Enveloppe autographe jointe, avec un manque dû à l'ouverture. Discrets transferts d'encre sépia sur le premier feuillet, d'une autre missive de Maupassant. Charmantelettre de Maupassant à la vue défaillante, annonçant son voyage en Italie, qu'il fera le mois suivant en compagnie du peintre Henri Gerveix et de Henri Amix. Il adresse cette lettre et sa nouvelleYvette au critique littéraire napolitain Vittorio Pica, quifit paraître de nombreuses études dans les revues littéraires italiennesFantasio, Napoli Letteraria et La Tavola Rotonda sur les chefs-d'oeuvre de l'écrivain, dont Mademoiselle Fifi, Pot-Bouille, Une Vie, et Bel-Ami. Accablé par des troubles visuels, Maupassantéprouve le besoin d'une perpétuelle fuite en avant, et fait son grand tour de Côte d'Azur et deMéditerranée dans les années 1880, dont il publierales impressions sous forme de chroniques. "Mon cher Confrère, Excusez si je ne vous écris jamais, mais j'ai les yeux si malades que la seule pensée d'écrire dix lignes me torture. J'ai l'intention d'ailleurs de faire plus, et d'aller vous serrer la main dans le courant d'avril. Je veux aller voir Naples, et descendre jusqu'à la Sicile. Je serai heureux de vous dire toute la reconnaissance que je vous ai pour votre si cordiale confraternité. Je me demande si vous avez reçu Yvette [souligné plusieurs fois]. Dans tous les cas j'en ai encore un exemplaire ici, je vous l'adresse en le recommandantcar les employés des Postes sont plus que suspects. [...]" Le mois suivant cette lettre, Maupassant sillonnera avec ses compères la Riviera Ligure, Savone, Gênes, puis Venise puis Naples et son golfe : "Naples et ses habitants indisciplinés le séduisent davantage. Le désordre et la saleté de la ville l'amusent. Il félicite le laxisme avec lequel ce peuple du soleil appréhende la vie". (Cosimo Campa, Maupassant). On ne sait s'il ira finalement serrer la main de son correspondant napolitain,Vittorio Pica. Ce dernier s'intéresse très tôt aux mouvements naturalistes et symbolistes français : "Curieux de tous les mouvements d'avant-garde, il s'était d'abord occupé des naturalistes - il a entretenu des rapports suivis avec Maupassant, Huysmans et Zola -, ensuite il s'intéressa aux symbolistes, à Mallarmé et à Verlaine surtout, auxquels il a consacré des études d'une justesse admirable" (Petralia, Bibliographiede Rimbaud en Italie cit., p. 37). Collaborateur des plus prestigieuses revues nationaleset internationales de tendance moderniste, il est l'un des premiers fondateursde la Biennale de Venise, dont il sera le secrétaire général de 1920 à 1926. Esthétique missive de l'écrivain pérégrinateur à un grand admirateur de ses oeuvres. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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