Le Marquis de Paulmy (1722-1787) lecteur des «Romans» du XVe siècle. Paris, chez Moutard, 1779-1781. 24 volumes in-8, complet. Maroquin rouge, triple filet doré autour des plats, armoiries au centre, dos richement ornés, pièces vertes, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque. 193 x 130 mm.
[video width="1920" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/11/LDM.mp4"][/video] Edition originale de l’une des plus captivantes entreprises littéraires et bibliophiliques françaises du XVIIIe siècle. Les vingt-quatre volumes des Mélanges tirés d'une grande bibliothèque publiés de 1779 à l781, sont l’œuvre anonyme d’un noble, Antoine René de Voyer d'Argenson, marquis de Paulmy (1722-1787), assisté dans cette tâche par un rédacteur professionnel, André-Guillaume Contant d'Orville. Bibliophile et écrivain amateur, le marquis de Paulmy possédait une très riche collection de livres en particulier de manuscrits anciens et d'éditions rares de textes du Moyen Age et du seizième siècle. Sa bibliothèque constitue aujourd'hui le fonds ancien de la Bibliothèque de l'Arsenal. À l'origine, les Mélanges devaient puiser dans le trésor de cette collection des extraits de romans et surtout de romans anciens, susceptibles de concurrencer, auprès des «Dames» et des «gens du monde», le succès de la Bibliothèque des Romans dont Paulmy avait eu l'initiative mais qu'il avait dû abandonner après s'être brouillé avec le comte de Tressan. Cependant, à partir du quatrième volume, apparut un nouveau titre qui traduisait une ambition quasi-encyclopédique « De La Lecture des livres français, considérée comme amusement». Recueil d'extraits de romans et d'autres sortes de textes, essentiellement du XVIe siècle, compilation encyclopédique, cette collection, éditée par un libraire travaillant dans la mouvance de Panckoucke et Moutard, témoigne aussi du goût des écrivains amateurs et du public de la meilleure société pour la transposition des textes anciens et l'invention, sur des canevas anciens, de "petits romans", certains dans le style dit «troubadour». Cette publication eut un grand impact et contribua à développer en France le goût pour le MoyenÂge et les troubadours, tradition à laquelle le Romantisme doit beaucoup. Ces vingt-quatre volumes forment le noyau primitif le plus important de cette collection, comme il est signalé dans l'Avertissement du premier tome. Par la suite elle fut développée et augmentée de quarante-six volumes. Le rôle joué par le marquis de Paulmy dans l'entreprise de divulgation de la littérature médiévale qui a marqué la seconde moitié du XVIIIe siècle n'a plus à être souligné. Ce qui a été moins reconnu, c'est l'attention spéciale qu'il a consacrée à la littérature du Moyen Âge dit « tardif », et en particulier aux romans originaux et adaptations en prose que le XVe siècle a produits en grande quantité et auxquels le passage à l'imprimé a garanti une diffusion auparavant inconnue ; son intérêt est celui d'un bibliophile, certes, collectionneur de beaux manuscrits, d'incunables et d'éditions anciennes, mais aussi celui d'un lecteur qui, voyant dans l'histoire de la littérature l'histoire d’un progrès, n'a pas négligé - loin de là - le dernier siècle du Moyen Âge ni les premières décennies du XVIe. Magnifique exemplaire aux armes de Marie-Thérèse de Savoie, Comtesse d’Artois (1756-1805), épouse de Charles-Philippe, comte d'Artois, devenu roi de France sous le nom de Charles X. « Marie-Thérèse de Savoie, seconde fille du duc Victor-Amédée III, née le 31 janvier 1756, fut mariée le 16 novembre 1773, dans la chapelle de Versailles, à Charles-Philippe, comte d'Artois, devenu roi de France, sous le nom de Charles X. Chacun, à la cour de Marie-Antoinette, s'accordait à louer sa décence et sa douceur. « Elle avait, dit Madame Campan, un très beau teint ; bonne et généreuse, elle fut aimée de tous ceux qui l'environnaient ». (E. Quentin-Bauchart). Sa bibliothèque, formée par les soins de Félix Nogaret, son secrétaire, était une des plus importantes de l'époque ; les livres en étaient généralement reliés en maroquin rouge. Exemplaire cité par E. Quentin-Bauchart, Les Femmes bibliophiles de France, (II, p. 348, n° 93). Des bibliothèques Ambroise Firmin-Didot (1884, n° 500) et Sacha Guitry (I, 1976, n° 1) ainsi décrit dans le catalogue Firmin Didot: «Ouvrage fort intéressant, même aujourd'hui, contenant une énorme quantité d'analyses et d'extraits des livres de science, de littérature et d'histoire, depuis le Moyen Âge, le tout à l'usage des dames. Exemplaire revêtu d'une reliure très fraîche, aux armes de la comtesse d’Artois.» Cet ouvrage fut alors adjugé 215 Fr. Or (n° 500). Dans cette même vente du 14 juin 1884, l’édition originale rarissime de «Christine de Pisan», «le Chemin de long estude de Dame Christine de Pise», Paris, 1549, reliure de Simier était adjugée 25 Fr. Or (n° 323). Elle se vend aujourd’hui 75000 €. Belle reliure dont les pièces de maroquin vert portent une tomaison en lettres d’alphabet élégamment imprimées.
La publication de l’Ami des hommes en 1756 valut à Mirabeau un véritable triomphe. S.l., 1759-1760. Sept parties en 7 volumes in-12 de: I/ 1 front. x pp., (3) ff. de table. 391 pp.; II/ (6) ff. et 534 pp.; III/ (6) ff. et 526 pp., déch. au coin inf. de la p. 225 sans atteinte au texte; IV/ xj-267 pp.; V/ (1) f. et 376 pp. ; VI/ xii, 298 pp. et (2) ff. table; VII/ (2) ff., 228 pp. et (1) f. de table plus 6 tableaux repliés. Les deux dernières parties sont datées de 1760. A partir de la quatrième partie, le texte se trouve ici en édition originale. Plein veau brun marbré, dos à nerfs ornés, coupes décorées, tranches rouges. Reliure de l’époque. 165 x 91 mm.
Précieuse édition de «l’Ami des Hommes » contenant les sept parties reliées dès leur parution avec tomaison individualisée. Tchemerzine, IV, 750. Édition originale des quatre derniers volumes, le texte des trois premiers étant déjà paru. Les deux derniers volumes sont ici corrigés, et une huitième partie fut publiée en 1760. La dernière partie ici présente contient bien les six tableaux dépliants. La publication de l’Ami des hommes en 1756 valut à Mirabeau un véritable triomphe. Mais c’est après cette publication qu’il rencontra Quesnay et ce n’est qu’en 1760 qu’il adhéra à la doctrine des physiocrates dont il deviendra l’un des plus influents propagandistes. En 1756, débute la parution deL’Ami des hommes ou Traité sur la population, l’ouvrage qui va contribuer à la renommée de son auteur, Victor de Riqueti, marquis de Mirabeau, issu d’une lignée de négociants italiens établis à Marseille, anoblis au XVIe siècle, riches en terres érigées en marquisat depuis Louis XIV. Plus qu’à ses domaines en Provence ou en Limousin, il s’intéressera à sa terre du Bignon près de Paris, plus accueillante à une agronomie appliquée. Mais cet aristocrate introduit dans les milieux éclairés parisiens, outre la gestion de contentieux familiaux, que nous ne pourrons esquiver, a déjà publié en 1747 unTestamentencore confidentiel, annonciateur d’un Mémoire concernant l’utilité des états provinciaux, qui a été remarqué, gardant la réputation ambiguë d’un plaidoyer pour les libertés de la province, empreint encore de nostalgie nobiliaire. Utile référence pour aborderL’Ami des hommesconsidéré par toute une tradition, en cours de réexamen aujourd’hui, comme l’un des textes fondateurs de la doctrine physiocratique. On y trouve énoncés des principes comme le primat de l’agriculture, créatrice de la « vraie richesse », et la condamnation de la finance, du luxe et de la « cupidité », dans un monde sous la conduite de propriétaires (qui sont encore des seigneurs) et d’un « roi pasteur ». Plus que comme une exigence d’ordre moral, c’est donc comme une science que se présente la doctrine nouvelle à laquelle le marquis se rallie, en même temps que toute une école se forme, avec l’abbé Baudeau, Dupont de Nemours,… L’influence croissante de Lemercier de la Rivière contribue à accentuer la rigidité théorique des énoncés et pour toute une partie des philosophes (Diderot, Galiani), les physiocrates deviennent une «secte ». En 1767, Quesnay a traité du « Despotisme de la Chine », et Lemercier de la Rivière élabore en ces années le concept de « despotisme légal ». Dans ce concert, le marquis de Mirabeau a tenu sa partie, en publiant en 1760 une Théorie de l’impôt qui lui vaut un embastillement de huit jours, mais aussi en 1763 une Philosophie rurale, puis entre 1767 et 1768 desLettres sur la dépravation, la restauration et la stabilité de l’ordre rural, qui illustrent la continuité de son approche moralisante. On sait le déclin de la « secte » lors des années de la crise politique et sociale de 1770-1776, qui ont vu la chute de Turgot, sympathisant du mouvement. “A key economic work of the period, issuing from that group of French Enlightenment economists termed the Physiocrats, a circle that included Mirabeau, Turgot and Quesnay. Immediately preceding Adam Smith's theories (which are fundamental to modern economics) Physiocracy was arguably the first consistent and rigorous theory of economics, espousing a theory that the wealth of nations rests on agriculture. The term laissez faire is identified with this circle; it was popularized by Vincent de Gournay, a physiocrat and intendant of commerce in the 1750s, who likely adopted the phrase from François Quesnay’s writings on China. This work was issued simultaneously in quarto and duodecimo and is scarce complete in either edition”. (Kress 5735 ; Higgs 1631). Bel exemplaire dont les sept parties sont tomées de 1 à 7 au dos de chacun des volumes conservé dans ses reliures en veau marbré de l’époque.
« Sade entend faire d’’Aline et Valcour’ son chef-d’œuvre ». (Gilbert Lely). Paris, chez la Veuve Girouard, 1795. 4 tomes en 8 volumes in-12 de : I/ (1) f.bl., xiv pp., 150 pp., 2 gravures hors-texte ; II/ (2) ff., pp. 151 à 315, 2 gravures hors-texte ; III/ (2) ff., 234 pp., (1) f. d’errata, 3 gravures hors-texte ; IV/ (2) ff., pp. 261 à 503 (saut de pages sans manque de la p. 234 à 261), (1) f. d’errata, 1 gravure hors-texte, 8 ff. brunis ; V/ (2) ff., pp. 5 à 267, 1 gravure hors texte, pte. restauration à l’angle inf. de la p. 141, pt. trou p. 219 ; VI/ (2) ff., pp. 269 à 575, 2 gravures, pte. brûlure p. 291, défaut d’impression à la p. 563 ; VII/ (2) ff., 204 pp., 2 gravures hors-texte, défaut de papier p. 143 ; VIII/ (2) ff., pp. 206 à 374, 2 gravures hors-texte. Qq. rares rousseurs pâles ou brunissures. Soit un total de 15 gravures sur 16 (comme dans la plupart des exemplaires la planche libre du tome 3 fait défaut). Demi-veau blond, dos lisses ornés de filets dorés, tranches peigne. Petite galerie de vers aux mors des vol. 1, 4 et 5. Reliure du XIXe siècle signée de Raparlier. 123 x 77 mm.
Édition originale d’une insigne rareté, de l’un des ouvrages les plus célèbres du marquis de Sade (1740-1814), paru pendant la révolution. Ce roman philosophique est l’un des plus grands du XVIIIe siècle « à côté de ses modèles ‘Cleveland’ et ‘La Nouvelle Héloïse’, mais aussi ‘Candide’ et ‘Jacques Le fataliste’ » (Michel Delon, Pléiade). Homme de lettres, romancier, philosophe et homme politique français, longtemps voué à l'anathème en raison de la part accordée dans son œuvre à l'érotisme et à la pornographie, le « divin marquis » aura légué à la postérité les mots dérivés de son nom. L'expression d'un athéisme anticlérical virulent est l'un des thèmes les plus récurrents de ses écrits et la cause de leurs mises à l'index. Sade a écrit Aline et Valcour de 1786 à 1789, alors qu’il était incarcéré à la Bastille. Ce roman est le premier de ses ouvrages à avoir été publiés sous son vrai nom. Le roman paraitra finalement en 1795, au prix de la persévérance de son auteur et modifié au gré des événements qu'on pourrait définir, dans le cas de Sade, comme le désir de plaire à un public en satisfaisant par ses corrections les autorités. « ‘Fruit de plusieurs années de veilles’, le roman d’Aline et Valcour a pu être composé, parallèlement à d’autres écrits de moindre envergure, entre le 28 novembre 1785, date de l’achèvement du rouleau de ‘Sodome’, et l’époque du 1er octobre 1788 où, dans le ‘Catalogue raisonné’ de ses ouvrages, l’auteur a mentionné un tel roman, soit qu’il ne fût encore qu’à l’état de brouillon corrigé, soit que les ‘beaux cahiers’ du captif en eussent déjà reçu le texte mis au net. Les deux cas justifient également le millésime de 1788 que Sade a cru devoir noter pour l’édification de ses lecteurs, en ajoutant sous le titre d’’Aline et Valcour’ : ‘Ecrit à la Bastille un an avant la Révolution de France’… C’est seulement en août 1795 que Sade aura la joie de serrer dans sa bibliothèque, à côté de ‘Justine’ qui les y attendait depuis quatre années, les élégants petits volumes ‘d’Aline et Valcour’. Les quatre tomes d’’Aline et Valcour ou le Roman philosophique’, comprenant chacun deux parties, se présentent en huit volumes, reliés parfois en six et mesurant environ huit centimètres sur treize. Il en existe théoriquement trois éditions, mais qui proviennent du même tirage, commencé en 1791, interrompu en 1794 par le meurtre légal de Girouard, repris et achevé en 1795. Ces trois éditions, selon toutes apparences, mises en vente simultanément, ne diffèrent entre elles que par le contenu des pages de titre – dont l’une notamment est encore datée de 1793 : les autres ont été refaites – et par le nombre des eaux-fortes qui, de quatorze dans les éditions A et B, passent à seize dans l’édition C. Ajoutons que les trois versions de la page de titre se trouvent parfois représentées au hasard des huit parties d’un seul et même exemplaire… ‘Sade entend faire d’’Aline et Valcour’, a écrit M. Jean Fabre dans une récente préface, non pas son œuvre la plus secrète ou la plus forte, mais son chef-d’œuvre, avec tout le soin, le poli et l’équilibre qu’implique ce terme. Il pensait confondre ses persécuteurs, ridiculiser ses détracteurs, en se révélant au plus large public comme le dernier en date, mais l’égal de tous ceux qu’il admirait, philosophes et romanciers dont il avait recueilli l’héritage, pour en tirer ce qu’on y pouvait trouver de plus positif, de plus capiteux et de meilleur »… Si les syllabes maudites du nom de son auteur n’eussent détourné d’un tel ouvrage la critique universitaire, le roman d’’Aline et Valcour’ – d’une langue toujours décente, en dépit de la hardiesse des passions – serait inscrit depuis longtemps au nombre de ces fictions universelles qui, pareilles au ‘Décaméron’, à ‘Don Quichotte’ et à ‘Gulliver’, ont ouvert de nouvelles demeures à l’imagination des hommes. » (Gilbert Lely, Sade : Etudes sur sa vie et son œuvre). « Publié en 1795 et réédité enfin en 1956, cet ouvrage, parmi tous ceux de Sade, est celui qui devrait devenir le plus rapidement classique, car, si les situations y sont osées, le style en est toujours ‘moral’. Il s’agit d’un roman par lettres qui nous raconte parallèlement deux histoires distinctes n’ayant pour liens que la parenté des personnages. Un père débauché, le président de Blamont, pour abuser de sa fille, Aline, veut la marier au financier Dolbourg, libertin de ses amis […] A ce premier récit se mêle l’histoire de Lénore et de son ‘amant’, Sainville. Des pirates ont enlevé Lénore et tandis que, de pays en pays, elle déjoue les ruses des libertins qui la convoitent, Sainville la recherche à travers le monde. Il s’agit au fond de deux romans dans le roman qui contiennent peut-être les plus belles pages que nous ait léguées la littérature du XVIIIe siècle. Les œuvres de J.-J. Rousseau pâlissent à côté de la description de l’Île de Tamoé, description qui nous livre, par la bouche de Zamé, le roi de l’île, le message ‘socialiste’ de Sade. Au milieu d’une œuvre où toutes les ‘ténèbres’ ont été rassemblées pour cerner absolument les frontières du mal et de la solitude naît ici une étrange éclaircie qui dicte cet étonnant désir : ‘… travailler à réunir autour de moi la plus grande somme de bonheur possible, en commençant à faire celui des autres’ ». (Dictionnaire des Œuvres, I, 85). Exemplaire de l'émission C, avec la mention de « Seize gravures » sur le titre, parue simultanément aux émissions A et B. Le présent tirage est illustré de 15 gravures, soit une de plus que dans les deux autres tirages publiés simultanément. Comme dans la plupart des exemplaires, la planche libre du tome III -cinquieme partie- fait ici défaut (comme dans les exemplaires de la B.n.F. - Rés. P. Y2 1496- , dans celui de la bibliotheque Gerard Nordmann – n°366 - ou celui de la bibliotheque Jean Bonna – n°153). Bel exemplaire homogène de cette édition originale rare et recherchée, avec les titres de chaque partie annonçant les seize illustrations, conservé dans ses élégantes reliures en demi-veau blond. Un nombre très limité d'exemplaires sont conservés dans les collections publiques; ils sont le plus souvent incomplets. De même, il en existe fort peu en mains privées. Le dernier exemplaire de cette édition originale passé sur le marché public s’est vendu 56 394 € le 8 novembre 2016 (Drouot, La Bibliothèque de Pierre Bergé, décrit ainsi au catalogue : « La reliure de l’époque a été habilement restaurée aux coiffes et aux coins; le papier est, comme presque toujours, uniformément bruni. La planche libre fait défaut comme dans la plupart des exemplaires. »). Un exemplaire en reliure moderne, incomplet du faux-titre de la 6e partie, fut vendu 41 250 € le 21 novembre 2012 (chez Pierre Bergé). (Il était décrit ainsi : « Comme dans la plupart des exemplaires, la planche libre du tome III manque ici. Comportant des rousseurs éparses. Quelques restaurations de papier: faux-titre double et restauration en marge d'une planche de la 1ere partie, en marge du faux-titre de la 3eme partie, au feuillet 264 de la 4eme partie et marge refaite à l'errata de cette même partie. Quelques petites éraflures aux reliures ».)
Cercle du Livre Précieux.1962.15 vols.in-8,reliure rouge abondamment décorée.Ex.896 réservé aux souscripteurs.TBE.
Sammlung verschiedener Spanischer National-Trachten und Uniformen der Division des Marquis de la Romana
Reference : LCS-18372
18 planches en couleurs consacrées aux soldats espagnols en garnison durant les guerres napoléoniennes. S.l.n.d. [Hambourg, vers 1808]. In-folio de (1) f. de titre, 18 planches numérotées gravées sur cuivre. Cachet à froid de C. Suhr au pied de chaque planche. Cartonnage de papier marbré, filet doré encadrant les plats, dos lisse, non rogné. Reliure de l’époque. 369 x 235 mm.
[video width="1280" height="720" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2023/07/SUHR.mp4"][/video] Premier tirage de cette suite complète et fort rare, d’un grand intérêt documentaire: titre et 18 planches gravées sur cuivre et finement coloriées à l’époque à l’aquarelle et à la gouache représentant un ou plusieurs personnages en costumes espagnols, à pieds, à cheval ou en voiture, la plupart dans de très beaux paysages. Colas 2833; Lipperheide 2357. Don Pedro Caro y Sureda (1761-1811), Marquis de La Romana, fut, aux côtés des Anglais, l’un des grands généraux espagnols de la Guerre d’Espagne. En 1807-1808, le Roi d’Espagne, alors allié de Napoléon, envoya les troupes de La Romana en garnison à Hambourg. On les voit représentés ici par Suhr avec femmes, familles, domestiques, ânes et chevaux. A l’été 1808, La Romana les fit passer en Espagne grâce aux Anglais. L'entrevue d'Erfurt réunit l'empereur Napoléon 1er et le tsar de Russie Alexandre 1er. Voulue par Napoléon, elle se tient en Saxe à Erfurt, du 27 septembre au 14 octobre 1808, dans le but de renforcer l'alliance franco-russe conclue l'année précédente lors du traité de Tilsit, signé à la suite de la guerre menée par la Quatrième Coalition. Les armées françaises jusque-là au faîte de leur gloire, ont connu leur premier important revers en Espagne avec la capitulation du général Dupont à Bailén battu par les troupes espagnoles en juillet 1808. Napoléon veut régler lui-même le problème espagnol en emmenant une partie de la grande armée en Espagne, mais craint d'être attaqué à l'Est par l'Autriche qui renforce ses armées. Superbe exemplaire de toute fraîcheur, conservé dans son très élégant cartonnage de l’époque, condition rarissime, provenant de la bibliothèque impériale du Tsar Alexandre 1er avec ex-libris armorié.
Maradan.1818.2 vols.in-8 demi-reliés.379 et 371 p.B.E.intérieur.Demi-reliures usagées avec charnière entr'ouverte dans le bas du Tome I.
Marseille 1876. In-8 Marseille 1876. In-8 broché de 79 pages. Complet du tableau généalogique dépliant. Bon état
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
two volumes. 8vo. Modern half morocco, marbled boards, spines gilt in compartments, gilt lettering to spines. Interesting and nice collection of scarce tracts dealing with the finances of France in the early years of the revolution. Contains: MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Aux trois ordres de la Nation. No place, (1789). 30 pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Mémoire sur les Assignats, ou Supplément aux Mémoires sur les Finances du Royaume. A Paris, De l'Imprimerie de Didot l'ainé, Octobre 1791. 36 pp - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Lettre de Montesquiou, Député à l'Assemblée Nationale, A M***. A Paris, ce 11 novembre 1790. (Drop-head title). No place, (1791). 11, (1) pp.- (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Réponse de M. Montesquiou, à MM. Bergasse, Maury, &c. A Paris, De l'Imprimerie Nationale, 1791. 12 pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Réponse de M. Montesquiou à M. Mirabeau l'Ainé Sur la fabrication des Assignats. (Drop-head title). No place, (1790). 8 pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Réponse de M. de Montesquiou à la réplique de M. Bergasse. A Paris, Chez P. Didot l'aîné Et Desenne, 1791. (2), 51, (1) pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Lettre ..... à M. Clavière, sur son ouvrage intitulé: De la conjuration contre les finances de l'Etat, et des moyens à prendre pour en arréter les effets. (Drop-head title). A Paris, De l'Imprimerie de Du Pont, (1792). 32 pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Motion faite à l'Assemblée Nationale, Le 17 Mai 1791, ..... , sur les moyens de remédier à la rareté du numéraire. A Paris, De l'Imprimerie Nationale, 1791. 12 pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Opinion .... Sur les Assignats-Monnoie. (Drop-head title). (Paris, De l'Imprimerie Nationale, (1790). 12 pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Opinion .... , Sur la liquidation de la dette publique. (Drop-head title). A Paris, De l'Imprimerie Nationale, (1790). 32 pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Opinion ..... Sur l'organisation du trésor publique. Le 10 Mars 1791. (Drop-head title). A Paris, De l'Imprimerie Nationale, (1791). 8 pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Mémoires sur les finances du Royaume, Présentés à l'Assemblée Nationale, à la Séance du 9 Septembre 1791, ..... Avec des Pièces Justificatives. A Paris, De l'Imprimerie Nationale, 1791. With 59 leaves with tables. 81, (1) pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Plan de travail. Présenté à l'Assemblée Nationale, au nom du Comité des Finances, .... (Drop-head title). (A Paris), Chez Baudouin, Imprimeur de l'Assemblée Nationale, (1790). 20 pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Rapport fait à l'Assemblée Nationale, Au nom du Comité des Finances, ...., Le 18 Novembre 1789. A Paris, Chez Baudouin, Imprimeur de l'Assemblée Nationale, (1789). With 7 folding tables on 19 leaves.(2), 25, (1) pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Rapport fait à l'Assemblée Nationale, Au nom du Comité des Finances, ...., Le 26 Septembre 1789. (Drop-head title). A Paris, Chez Baudouin, Imprimeur de l'Assemblée nationale, 1789. 24 pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Rapport fait à l'Assemblée Nationale, Au nom du Comité des Finances, ...., Le 26 Février 1790. (Drop-head title). A Paris, De l'Imprimerie nationale, (1790). 11, (1) - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Rapport fait à l'Assemblée Nationale, Au nom du Comité des Finances, ...., A la Séance du 15 Mars 1790, Sur le Mémoire de M. le Premier Ministre des Finances, du 6 du même mois. A Paris, De l'Imprimerie Nationale, 1790. (2), 29, (1) pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Rapport sur la Dette Publique fait à l'Assemblée Nationale, Au nom du Comité des Finances, Le 27 Août 1790, .... A Paris, De l'Imprimerie Nationale, 1790. 31, (1) pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Rapport fait à l'Assemblée Nationale, Sur l'ordre de liquidation & de remboursement de la dette publique, au nom des Commissaires réunis des Finances & d'Aliénation. (Drop-head title). A Paris, De l'Imprimerie Nationale, (1791). 32 pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) État des dépenses publiques pour l'année 1791. Publié au nom du Comité des Finances, et suite du rapport du 6 Février 1791. A Paris, De l'Imprimerie Nationale, 1791. With 13 folding tables. 8, 12 pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Rapport fait à l'Assemblée Nationale, au nom du Comité des Finances, ...., Sur la demande faite par la Municipalité de Paris, d'une avance de fonds. (Drop-head title). (Paris), De l'Imprimerie Nationale, (1791). 7, (1) pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Rapport fait au nom des Comités des Finances et de l'Extraordinaire, ..... , Dans la Séance du 17 Avril 1791. (Drop-head title). (Paris), De l'Imprimerie Nationale, (1791). 7, (1) pp. - (Followed by:) MONTESQUIOU-FEZENSAC, (A.P. MARQUIS DE.) Rapport des Commissaires de l'Assemblée Nationale, Envoyés dans les Départemens de la Meuse, de la Moselle et des Ardennes, ..... , le 13 Juillet 1791. 16 pp.Kress, numbers B.2159, B.1861, B.1606, and B.1863, owns only the items 6, 13, 14 and 16; Martin & Walter, 24935, 24940, 24951, 24943, 24944, 24946, 24952, 24960, 24962, 24963, 24964, 24959, and numbers 24967-24977; Mattioli 2469 (item 10) and 2470 (item 14).Anne-Pierre, Marquis de Montesquiou-Fézénsac was a writer and general. He was born in 1739 to a noble family of the Périgord. He was elected to the Estates General as a representative of the nobles from the bailliage of Meaux. Although a close friend of Provence and presumably an advocate of his viewpoint, Montesquiou-Fézénsac proposed that nobles should surrender their priviliges in taxation. Because of his willingness to speak out on matters of taxation and finances he was selected, in 1789, for the Committee of Finances in the National Constituent Assembly, and soon became its rapporteur. He was named president of the Constituent Assembly on 14 March 1791. In May 1791 he was promoted lieutenant-general, served under Lafayette, and in February 1792 was given the command of the Army of the South. In September of the same year he completed the conquest of Savoy, but in November 1792 he was accused of royalist leanings, and had to take refuge in Switzerland. In 1795 his name was erased from the list of emigrés and he returned to Paris, where he died on 30 December 1798.
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La Haye.Rogissart.1731.In-12 relié.191 p.Légers défauts à la reliure.Dos ornés de fleurs de lys.
Edition originale de La Russie en 1839 de Custine. Paris, Amyot, 1843.4 volumes in-8 de: I/ (2) ff., xxxi pp., 354 pp. ; II/ (2) ff., 416 pp., III/ (2) ff., 470 pp. ; IV/ (2) ff., 544 pp., 1 tableau dépliant. Reliés en demi-veau bleu de l’époque, dos lisses ornés de fleurons et filets dorés, tranches mouchetées.207 x 129 mm.
Edition originale de « l’ouvrage le plus recherché de Custine » selon Clouzot (80). Vicaire, Manuel de l’amateur, 1090. C’est incontestablement son chef-d’œuvre, et son ouvrage le plus célèbre. Composée à son retour de Russie, vraisemblablement en 1840, cette relation écrite sous forme de lettres connaît un succès considérable. « C’est un modèle de reportage, avec un interview du tsar mais cet excellent journaliste est également un grand écrivain. Il a le mouvement, la couleur et le trait ; sa langue est ferme, preste, châtoyante et souple ; elle vibre avec la pensée et la sensation dans une sorte « d’impressionnisme romantique ». Custine excelle à se camper en spectateur dans la relation de ce voyage où dominent l’intelligence et la clairvoyance du voyageur, la sagacité de l’observation, la vivacité et la diversité du sentiment et du jugement, le don du tableau et du portrait. Custine était parti en Russie pour plaider la cause du comte Ignace Gurowski à Petersbourg, en s’efforçant de n’avoir pas de préjugés. « Ce voyage devient un drame et la marquis de Custine un révolutionnaire lorsqu’il se heurte à la servitude et plus encore à l’effrayant silence où tout un peuple est muré ». Une phrase célèbre symbolise le cri de Custine : « Il n’y manque rien – que la liberté, c’est-à-dire la vie ». Bel exemplaire de cet ouvrage recherché, sans rousseur, conservé dans ses élégantes reliures en demi-veau bleu nuit de l’époque.
Lemerre/Roumanille.1910.In-12 br.BE.avec qques piqüres sans gêne.Français et provençal.Certaines pages non coupées.
Plon Paris, Plon, 1877. In-8 relié demi-chagrin marron foncé à coins, dos à nerfs orné de fleurons rouges et dorés, piéce de titre, initiales H.F. et date dorées en queue, couverture conservée, gardes de papier marbré. VII + 480 pages. Portrait gravé par Poncet en frontispice. Petits frottements à la reliure, quelques rousseurs. Edition originale. Bon exemplaire néanmoins.
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
Alexandre Cadot.1849 et 1850.2 vols.in-8 en demi-chagrin vert.342 et 371 p.E.O.Rare.Reliure de Lebrun en 1851.BE.avec qques rousseurs.
Techener.1859.In-8 demi-relié à coins.511 p.BE.QQues rousseurs.Demi-maroquin citron à coins.Dos richement orné.Reliure signée difficilement lisible.Trace de mouillure en bas du 1er plat.
Pauvert.1980.In-8 avec jaquette imprimée.237 p.Documents.TBE malgré jaquette avec petite déchirure.
Calmann-Lévy.3ème édition.In-8 br.568 p.BE.Portrait en frontispice.
In-8 demi-relié.Portrait de Nécker en frontispice.461 p.TBE.Couv.conservée.
Paris.1832.In-8 br.306 p.4 planches dépliantes dont une en couleurs.Etat moyen.Rousseurs.
1761.Pas de lieu.Gd.in-12 br.422 p.BE.intérieur.Brochage d'attente en état très moyen.
Paris.V.Retaux.1893.In-8 en demi-percaline à coins.Pièce de titre.287 p.avec Table des Matières.+ Table des Gravures.BE.Tête dorée.Dos insolé.
Paris. Albert Messein. 1913. in-12. Br. 71 p. Exemplaire N° 168 sur Arches. BE. Tampon sur la couv.
Paris, Librairie ancienne Edouard Champion, 1922/1925. 2e édition. 4 vol. in-8 brochés, 356-491-467-481 p., 7 photos h.-t. Très bon état.Biographie complète d'un homme politique français sous l'Empire.
Paris, L'artisan du livre, 1931. In-8, br, 224p. En frontispice un sculpture de Bourdelle par l'auteur et 30 illustrations dont dessins et lettre de Bourdelle.t.b.e.
Paris/Toulouse, Didier/Privat, 1927. In-12, br., 133p. En frontispice une photographie de Charles de Bordeu qui a mis en forme les mémoires du marquis.
Paris, Hier et Demain, 1977. In-4 relié toile, sous jaquette ill., 381 p. Photographies originales de Jean Marquis. Préface de René Johnson. Très bon état.