A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (12)- 99-(9) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Comédie en cinq actes et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Français à la Comédie-Française en juin 1732, l'une des rares pièces que Marivaux écrivit pour ce théâtre plutôt que pour les Italiens. L'intrigue repose sur un serment imprudent : Phénice et Damis ont juré, sur les instances de leurs pères respectifs qui souhaitent les marier, de ne jamais s'aimer. Or, se trouvant ensemble, ils s'aperçoivent rapidement qu'ils s'aiment, mais leur serment les contraint à feindre le contraire, ce qui les conduit à des situations de plus en plus embarrassantes. Marivaux y « retourne le ressort habituel de ses comédies : au lieu d'un amour caché que les personnages refusent d'avouer, c'est un amour déclaré que les personnages refusent d'admettre ». La pièce fut accueillie fraîchement par le public de la Comédie-Française, peu habitué au style de Marivaux, et ne connut qu'un succès modéré.Tchemerzine VII, p. 411. Bel exemplaire.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (4)-61-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens au Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne en juillet 1732. La pièce s'inscrit dans la lignée des comédies de Marivaux consacrées à l'éducation sentimentale et à l'autorité parentale : Angélique, jeune fille élevée à l'écart du monde par une mère tyrannique qui lui a choisi un vieux prétendant, Damis, rencontre subrepticement le jeune Éraste dont elle s'éprend. La mère se retrouve prise à son propre piège : croyant façonner sa fille à l'ignorance du coeur, elle n'a fait que la rendre plus vulnérable aux premiers mouvements du sentiment. « En un seul acte, Marivaux réussit à condenser une réflexion sur les rapports entre la mère et sa fille, et sur les effets pervers d'une éducation fondée sur la contrainte » (Comédie-Française, répertoire).Tchemerzine VII, p. 425. Bel exemplaire.
A Paris, chez Prault Père, 1747. In-12 de (4)-131 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Nouvelle édition. Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roi le 19 novembre 1740 au Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, l'une des dernières grandes comédies de Marivaux. Lucidor, jeune homme aisé, est épris d'Angélique, fille d'une paysanne, mais doute de la sincérité de ses sentiments : l'aime-t-elle pour lui-même ou pour sa fortune ? Il imagine alors une série d'épreuves, proposer à Angélique d'autres prétendants plus riches ou plus titrés, pour mettre son coeur à l'épreuve. « L'épreuve marivaudienne atteint ici son degré le plus systématique et le plus cruel : le stratagème, poussé à l'extrême, révèle moins la vérité du sentiment qu'il ne l'altère » (Comédie-Française, répertoire). La pièce illustre une des obsessions constantes du théâtre de Marivaux : la méfiance de l'amour envers lui-même, et la difficulté à distinguer le sentiment vrai du calcul.Tchemerzine VII, p. 418. Bel exemplaire.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (4)-89-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Comédie en trois actes et en prose, créée le 6 juin 1733 au Théâtre-Italien (Hôtel de Bourgogne), écrite à la même époque que Le Petit-Maître corrigé. L'intrigue s'articule autour d'un stratagème de jalousie : la Comtesse a délaissé Dorante pour le Chevalier, qui lui-même abandonnait la Marquise ; celle-ci élabore avec Dorante un heureux stratagème, feindre de s'aimer et d'annoncer leur mariage, afin d'aiguiser la jalousie de ceux qu'ils aiment. En contrepoint, les noues de Lisette et d'Arlequin suivent en miroir les intrigues de leurs maîtres. Le sujet, « l'histoire du chien du jardinier qui ne mange pas les fruits qu'il a à sa portée, mais ne veut pas non plus qu'un autre les mange », s'inscrit dans une longue tradition dramatique, de Lope de Vega à Marivaux.Tchemerzine VII, p. 426. Bel exemplaire.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (4)-65 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale publiée cinq ans après la création. Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roi le 16 août 1734. L'intrigue repose sur un quiproquo de jumelles : Ergaste prend l'une des deux sœurs pour l'autre, ce qui déclenche une série de malentendus sentimentaux. Marivaux emprunte ici la mécanique du quiproquo à la tradition de la commedia dell'arte, dont le personnage d'Arlequin reste le pivot, pour en faire un outil d'exploration du sentiment amoureux : « le marivaudage s'y réduit à l'essentiel, la brièveté de la pièce contraignant l'auteur à concentrer son art ». La pièce, relativement courte, fut jouée avec un ballet entre les actes selon l'usage du Théâtre-Italien.Tchemerzine VII, p. 418. Bel exemplaire.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (4)-131 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Comédie en trois actes et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roi le 16 mars 1737 au Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, considérée aujourd'hui comme le chef-d'oeuvre de Marivaux et l'une des grandes comédies du répertoire français. Dorante, jeune homme ruiné, entre au service d'Araminte, riche veuve, avec la complicité de son valet Dubois, ancien serviteur de la maison, qui a conçu un stratagème élaboré : multiplier les fausses confidences pour faire croire à Araminte que Dorante l'aime éperdument, dans l'espoir que cet amour, d'abord feint, finisse par éveiller un sentiment réel. « La pièce explore avec une rare lucidité la frontière entre manipulation et sincérité, entre le calcul et le sentiment » (Comédie-Française, répertoire). L'amour naît ici non malgré le stratagème mais à travers lui, « Marivaux donne à voir comment on tombe amoureux malgré soi, comment la fiction produit du vrai ».Tchemerzine VII, p. 416. Bel exemplaire.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (2)-53-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale publiée onze ans après la création. Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roi le 22 avril 1728 au Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne. Marivaux y confronte les deux grandes forces qui gouvernent les hommes : Apollon et Plutus — l'amour et l'argent. Pour conquérir la belle Ergaste, le jeune Arlequin se voit conseiller par Apollon de séduire par les arts et l'esprit ; mais c'est Plutus, dieu des richesses, qui triomphe finalement en offrant à Arlequin les moyens pécuniaires qui lui faisaient défaut. La pièce constitue une satire mordante des mœurs d'une société où la fortune l'emporte sur le mérite , thème particulièrement sensible pour Marivaux, qui avait perdu sa propre fortune dans la faillite du système de Law en 1720.Tchemerzine VII, p. 417.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (4)-53-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roi le 13 janvier 1739 au Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne. La pièce met en scène deux personnages qui se piquent de sincérité absolue, Ergaste et la Marquise, et se retrouvent confrontés aux effets dévastateurs de cette vertu poussée à l'excès : la sincérité, loin de favoriser l'amour, le détruit en révélant sans ménagement les défauts de chacun. « Marivaux ne présente pas deux personnages sincères, mais deux personnages qui portent le masque de la sincérité », paradoxe au coeur de la pièce, où l'honnêteté devient une forme de cruauté mondaine et la franchise un instrument de vanité. La pièce constitue une réflexion sur les limites de la transparence dans les relations humaines, et plus particulièrement dans les relations amoureuses.Pas dans Tchemerzine. Bel exemplaire.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (4)-76-(4) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Nouvelle édition. Nouvelle édition, l'édition originale avait paru en 1736, année de la création de la pièce.Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Français le 11 juin 1736 à la Comédie-Française. L'intrigue repose sur un legs conditionnel : un marquis a légué une fortune considérable à sa nièce Hortense, à la condition qu'elle épouse le comte, son neveu. Mais le comte est amoureux de la Comtesse et n'ose l'avouer ni à elle ni à sa cousine, par crainte de perdre l'héritage ; Hortense, de son côté, aime un autre mais se croit obligée d'accepter le comte. Le nœud comique naît de la difficulté de chacun à avouer ses véritables sentiments, empêtré qu'il est dans les calculs d'intérêt que le legs a suscités. « Marivaux y montre avec une ironie légère comment l'argent paralyse l'aveu et condamne les êtres à se mentir à eux-mêmes ».Tchemerzine VII, p. 415. Bel exemplaire.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (4)-120 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale publiée avant la création, en 1733, un an avant la première représentation.Comédie en trois actes et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Français le samedi 6 novembre 1734 à la Comédie-Française. Rosimond, jeune provincial arrivé à Paris, en est revenu transformé en petit-maître, c'est-à-dire en fat imbu de ses manières mondaines, au point de délaisser Hortense, la jeune femme qu'il devait épouser et qui l'aime sincèrement. Celle-ci, blessée dans sa fierté, décide alors de feindre l'indifférence et même de lui préférer un rival, jusqu'à ce que la jalousie ramène Rosimond à la sincérité de ses sentiments originels. « Marivaux oppose dans cette comédie la superficialité des mœurs parisiennes à l'authenticité du sentiment provincial », thème qui lui tenait particulièrement à coeur, lui qui souffrit toute sa vie du mépris de Voltaire pour son style précieux. La pièce fut fraîchement accueillie et retirée de l'affiche après quelques représentations.Tchemerzine VII, p. 417. Bel exemplaire.
« ‘Arlequin poli par l’amour’ marque le début de Marivaux comme dramaturge ». A Paris, chez la veuve Guillaume, 1723. Avec Approbation & Privilège du Roy. Petit in-8 de 54 pp., (1) f. pour l’Approbation et (2) ff. pour le Privilège. Plein veau brun, filets à froid autour des plats, dos à nerfs restauré, coupes décorées. Reliure de l’époque. 164 x 99 mm.
Edition originale très rare du premier succès de Marivaux. Tchemerzine, IV, 402. Seuls deux exemplaires sont répertoriés sur le marché public depuis plusieurs décennies dont un en reliure moderne de Stroobants. Arlequin poli par l'amour est née de la rencontre de Marivaux avec les comédiens italiens en 1720. C'est la pièce où, pour la première fois, s'expriment les grands thèmes qui alimenteront son écriture : la découverte de l'amour, l'expression de la jalousie, la méprise, la fidélité, le malentendu, la manipulation, la trahison... « ‘Arlequin poli par l’amour’ marque le début de Marivaux comme dramaturge ». Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, plus communément appelé Marivaux, naît en 1688 à Paris. Après des études de droit plutôt chaotiques, il obtient sa licence en 1720 et est reçu avocat, mais jamais il n'exercera : sa rencontre avec le philosophe Fontenelle, ainsi que sa fréquentation assidue du salon de la spirituelle et éclairée Mme de Lambert, l'ont en effet depuis longtemps persuadé de se consacrer à la littérature. Après un premier roman (Les Effets surprenants de la sympathie en 1712) et quelques incursions dans l'écriture parodique (notamment un Télémaque travesti et une Iliade travestie entre 1714 et 1716), il se tourne vers le théâtre. Il doit son premier succès à Arlequin poli par l'amour, joué par les Comédiens italiens de Luigi Riccoboni en 1720, dont il devient l'auteur attitré, et ce jusqu'en 1740. « En 1720, Marivaux donne sa première comédie parisienne, ‘L’Amour et la Vérité’. C’est un échec qu’il accepte aussitôt. Le genre allégorique n’étant pas à la mode, il confie quelques mois plus tard une nouvelle pièce aux Comédiens-Italiens : ‘Arlequin poli par l’amour’ est un succès. Marivaux est rassuré, mais il souhaite être représenté sur la scène la plus prestigieuse de France, celle des Comédiens-Français. Deux mois plus tard, il leur donne ‘Annibal’. Marivaux doit se rendre à l’évidence : la tragédie n’est pas un genre qu’il maîtrise et la pièce est un échec ». Il y a dans cette pièce l'inconscience éperdue et la naïveté insolente de la jeunesse, l'ambition de ses idéaux et la brutalité de leur désenchantement. Arlequin et Silvia ne sont pas loin de nous : entrant dans l'âge adulte, ils butent ensemble contre un monde dont ils ne tarderont pas à mesurer le danger et dont la fée, figure de pouvoir absolu, leur fera comprendre les règles. Car c'est également un regard sur notre monde que nous propose Marivaux : jusqu’à quel point accepte-t-on la soumission à un pouvoir en place ? Jusqu’où abuse-t-on de son pouvoir et jusqu'où en supporte-t-on les abus ? Il y a derrière la comédie les prémices d'une réflexion plus politique : la révolution, le soulèvement, la destitution, la fascination et le goût du pouvoir. « Marivaux présente dans cette petite pièce une réflexion sur le pouvoir : à se trahir les uns les autres, les puissants risquent de le perdre. Il y fournit aussi de manière plus voilée, des éléments pour penser l’accès du paysan ou du sauvage à la civilisation. La force symbolique de la pièce tient à ce télescopage du temps de l’apprentissage du langage et de celui de l’entrée dans la sexualité, événements habituellement séparés par un certain nombre d’années. L’imagination du lecteur a de quoi divaguer entre le paysan et le sauvage, entre l’enfant et l’adolescent en âge d’aimer. Et l’on pourrait s’amuser à reconnaitre, depuis le sommeil et l’interjection initiale d’Arlequin jusqu’au moment de l’échange de la bague avec la fée un véritable défilé des pulsions partielles, préludant à l’amour d’objet. La manière dont Marivaux traite son histoire peut conduire à un certain nombre d’énoncés peu conformes à la doxa en vigueur. » (F. Salaün, Pensée de Marivaux). Exemplaire à marges immenses en reliure ancienne.
LA DISPUTE. Comédie en prose en un acte par M. de M.MARIVAUX] (Pierre Carlet De Chamblain De).
Ray J1*
1756 Amsterdam, pierre erialed, 1756 - In-12 - 1er volume - Reliure plein veau havane moucheté - Dos à nerfs à caissons fleuronnés dorés - 2 pièces de titre de tomaison, l'1 cerise, l'autre havane - Toutes tranches rouges - Bandeaux, lettrines, Culs-de-lampe - Divisée en 2 tomes (8), 95, 98, (2), 140 - 126, 130, (2), soit 6 parties, Propre -
La Vie de Marianne ou les aventures de Madame la comtesse de *** est un roman inachevé de Marivaux. Il se compose de onze parties écrites par Marivaux à partir de 1728, et dont la publication séchelonne de 1731 jusquen 1742. Une suite et fin apocryphe en 1745, une Continuation inachevée composée par Marie-Jeanne Riccoboni, a partiellement paru. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
A Paris, chez Pierre Prault, 1732. In-12 de (10)-144 pp. et (4) pp. de catalogue, demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. La comédie s'inscrit dans la lignée des grandes comédies de travestissement : Léonide, princesse de Sparte héritière d'un trône usurpé, se déguise en jeune philosophe nommé Phocion pour approcher Agis, l'héritier légitime qui vit dans la retraite du philosophe Hermocrate et de sa sœur Léontine. Le travestissement, stratagème central qui fait de l'héroïne à la fois un personnage politique et amoureux, permet à Marivaux d'explorer les tensions entre sentiment, raison et préjugés dans un cadre hellénisant qui doit beaucoup à Fontenelle.Tchemerzine VII, 424. Bel exemplaire.
Rouen, Machuel, 1782. 8 parties en 2 vol. in-12 de 70, 76, 80, 68 pp. ; 69, (2)-72, 76, 75-(1) pp., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, tranches marbrées (reliure de l'époque).
Édition rouennaise en huit parties à pagination séparée, sortie des presses de Pierre Machuel une première fois en 1780. Bon exemplaire. Épidermures sur le premier plat du tome II.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (4)-68 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale publiée l'année suivant la création. Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roi le 25 avril 1738 au Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne. L'intrigue met en scène Constance, jeune femme que son père destine à un mariage arrangé avec un homme qu'elle n'a pas choisi, et qui découvre avec une joie imprévue que cet inconnu est précisément l'homme qu'elle aime en secret. La pièce est l'une des plus légères et des plus courtes du théâtre de Marivaux, « une comédie enjouée où la surprise du bonheur tient lieu de tout ressort dramatique », illustrant la formule de la joie imprévue comme moment de révélation sentimentale soudaine, thème récurrent de son œuvre.Tchemerzine VII, p. 418. Bel exemplaire.
Amsterdam et à Leipzig Chez Arkstée & Merkus 1756 in 12 (17x10) 1 volume reliure pleine basane fauve de l'époque, dos à nerfs orné, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, tranches teintées rouge, [1] 491 pages. Annibal; Le Dénouement Imprévu; LIle de la Raison, ou les petits Hommes; La Seconde Surprise de LAmour; La Réunion des Amours; Les Sermens Indiscrets; Le Legs. Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux. Tome 2 seul. Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon Reliure
1756 La Haye, Henri Scheurleer, 1756, 8 parties rel. en 1 vol. in 12 de (4) ff., 320 pp., (1) f., 315 p., (1) p. de catalogue du libraire, pages de titre séparées pour chacune des parties, rel. d'ép. plein veau brun, dos à nerfs orné de fers dorés, pièce de titre de mar. rouge, tranches rouges, habiles restaurations anciennes aux coins et coiffes, très petit manque à la coiffe sup., dos fragile, bon ex.
Les trois dernières parties sont apocryphes.
Marivaux , Pierre Carlet de Chamblain de (1688-1763)
Reference : Z26158
ISBN : B00F8QK7MC
BROCHE DEUX VOLUMES
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Paris Chez Prault Fils 1759 in 8 (21x14) 1 volume broché, couverture muette de papier marbré ancien, 47 pages, non rogné. Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, 1688-1763. Bon exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Bon
Paris 1773 in 12 (18,5x12) 1 volume broché, couverture de papier marbré ancien, 60 pages. Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, 1688-1763. Bon exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Bon
Paris Jouaust. Librairie des Bibliophiles 1890 in 12 (18x11) 1 volume broché, frontispice, VIII et 115 pages, ex-libris, non rogné. Imprimé sur papier vergé. Publiée avec une préface de Georges d'Heylli. Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, 1688-1763. Collection ''Les petits chefs-d'oeuvre''. Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon
MARIVAUX (Pierre Carlet de Chamblain de). BECAT (Paul-Emile).
Reference : 16399
(1952)
Paris Arc-en-ciel 1952-53 6 VI volumes, illustrés des gravures sur cuivre de Paul-Emile BECAT. Paris, Arc-en-ciel, 1952, 6 volumes petit in-8 en feuilles, couverture crème rempliée, imprimée en rose et noir, étuis et emboîtages vieux rose marbré, pièces de titre en simili-cuir rouge, titre doré, 263, 237, 260, 260, 223, pp.
Exemplaire n° 924 de cette édition des meilleures oeuvres de Marivaux, réalisée en 6 volumes tirés à 2.200 exemplaires (le premier vol. est le seul à être numéroté), l'un des 1899 exemplaires sur velin de chiffon des Papeteries du Marais. La typographie est signée D. Viglino, les gravures sur cuivre ont été tirées par F. Nourisson sous la direction de l'artiste et enluminées au pochoir par les ateliers Renson Fils. Le théâtre et les romans de Marivaux font preuve d'une très grande finesse psychologique. Souvent pris dans au jeu de l'amour et du hasard, les personnages se prêtant à des jeux de rôles, prenant l'identité de ceux qu'ils ne sont pas, se découvrent eux-mêmes et l'autre derrière les masques. Les situations souvent rocambolesques et la virtuosité des jeux de langage ne doivent pas masquer la profondeur de cette oeuvre car ce qui est en jeu dans le "marivaudage", en dépit de sa légerté de ton, c'est l'identité et le bonheur. Cette édition, à la typographie soignée, et aux illustrations charmeuses font un joli écrin à cette oeuvre littéraire. Paul-Emile BECAT (1885-1960) est grand prix de Rome, médaillé, expose au Salon des Artistes Français ; artiste de facture classique, il exécute plusieurs portraits d'écrivains d'avant-garde, comme Paul Valéry, Claudel, Léon-Paul Fargue, Jules Romains (Bénézit, I, 558). Il devient spécialiste de la pointe sèche, et illustre par cette technique de nombreux livres érotiques, dont "Trente deux poèmes d'amour" de Paul REBOUX, "L'Oeuvre libertine des poètes du XIXe siècle", "Aphrodite" et "Les Chansons secrètes de Bilitis" de Pierre LOÜYS, les "Oeuvres badines" d'Alexis PIRON, "Les Bijoux indiscrets" de DIDEROT, "Les Liaisons dangeureuses" de Choderlos de LACLOS, "Les Amies" de VERLAINE, et "La Vie des dames galantes" de BRANTÔME. Emboîtages et étuis légèrement passés.