Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (1782-1866), duchesse d'Orléans, reine des Français.
Reference : 021909
Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (1782-1866), duchesse d'Orléans, reine des Français. L.A.S., Paris, 7 septembre 1835, 3p 1/4 in-8. Belle lettre autour de ses fils en voyage, de sa famille : « M Breiner m'a apporté votre lettre du 2, mon cher Général, et je vous remercie des bons détails que vous m'avez donné de Nemours, je suis bien touchée de la prévenance et de l'amabilité avec lesquelles il a été accueilli par le Roi, par la Reine et par tout le monde. Je suis heureuse de ses succès, je suis sûre qu'il les doit beaucoup à vos bons conseils et je vous en remercie avec tous les sentiments d'une mère. Espérant qu'à l'heure qu'il est, mon bon Joinville sera arrivé à Portsmouth, je viens vous recommander l'envoi du paquet ci-joint pour lui. La précieuse santé de notre excellent Roi est bonne, tout est tranquille ici. J'ai reçu, il y a trois jours, une lettre du comte de Syracuse du 22 août de Rome où il s'est rendu directement de Venise sous prétexte d'éviter le choléra, mais en réalité pour éviter au courrier qu'il craignait de recevoir de son frère avec l'ordre péremptoire de se rendre en Allemagne auquel il n'aurait pu se refuser à moins de rompre entièrement avec son frère. En effet le courrier est allé à Milan, il en attendait avec inquiétude le retour à Rome où il est obligé de faire au moins une quarantaine de 20 jours avant de pouvoir se rendre à Naples, sa bonne volonté est toujours la même, mais elle faiblit à l'approche de l'orage qu'il craint de voir fondre sur lui. J'ai reçu en même temps des lettres de m de Rigny du 24 de Rome où il est parvenu à arriver à travers les [mot illisible] et tous les obstacles que la terreur panique du choléra a créé en Italie. Il y est soumis à la même quarantaine que le comte de Syracuse, ils se [mot illisible] et se consolent ensemble jusqu'au 8 septembre qu'ils espèrent pouvoir pénétrer à Naples. J'espère que vous ne vous repentez plus de votre petite indisposition, mon cher Général, et que nous vous reverrons bientôt ici. En attendant, recevez l'assurance de tous les sentiments pour vous de votre bien affectionnée Marie Amélie. Je viens de recevoir à l'instant votre lettre du 4 avec l'incluse de la Reine. Recevez-en tous mes remerciements ». [532]
Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (1782-1866), duchesse d'Orléans, reine des Français.
Reference : 018539
Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (1782-1866), duchesse d'Orléans, reine des Français. L.A.S., Neuilly, 18 juin 1827, 1p in-8. « Ma chère Princesse, on donne ce soir aux Français la comédie des Trois Quartiers et d'après le désir de la voir que vous m'aviez exprimé avant hier au soir, je m'empresse de vous envoyer un billet pour notre loge, et soyez sûre que c'est toujours un plaisir pour mon mari et pour moi lorsque nous pouvons faire quelque-chose qui vous soit agréable. Nous avons eu hier de fort bonnes nouvelles de ma soeur du 14. La pauvre Mélanie n'allait pas mal, elle devait aller le 15 à Vichy pour y voir Lucas et décider avec lui le moment où elle irait s'y fixer. Adieu ma chère Princesse, recevez l'assurance de toute mon amitié avec laquelle je vous embrasse et suis Votre bien affectionnée Marie-Amélie ». Les Trois Quartiers est une comédie de Louis-Benoît Picard et Édouard-Joseph-Ennemond Mazères. Elle fut créée le 31 mai 1827 au Théâtre-Français. Le grand magasin Aux Trois-Quartiers tirait son nom de cette pièce. [184]