Marguerite-Éléonore Clotilde de Vallon-Chalys, dame de Surville
Reference : 33918
(1803)
Paris Henrichs 1803 in-8° broché, couverture muette papier éponge semi rigide. Ex-Libris Giraud ( Professeur de Littérature en Suisse ) un peu grignoté en fin d'ouvrage mais l'exemplaire est à toutes marges .Le manuscrit des poésies de Clotilde serait passé depuis le XV e siècle de génération en génération jusqu'aux mains de Joseph Étienne, marquis de Surville, royaliste, fusillé au Puy en octobre 1798. Le marquis avant sa mort confie le manuscrit à son épouse, lui demandant de les faire éditer[5]. En 1803, un écrivain, qui fit partie plus tard de l'Académie des inscriptions, Charles Vanderbourg publie un volume renfermant, après une longue et curieuse préface, une quarantaine de pièces de vers, inspirées les unes par un sentiment tendre et maternel rempli de grâce et de douceur, les autres par des pensées patriotiques et belliqueuses. L'admiration est générale, la louange unanime ; mais divers critiques autorisés doutent de l'authenticité de ces vers charmants. Vandebourg lui-même, avant de les éditer, émet des doutes (correspondance échangée avec la marquise de Surville[6]). Selon eux, on trouve dans ces poèmes des idées modernes, des efforts toujours sensibles, parfois malheureux, pour imiter le style du XVe siècle, des similitudes frappantes avec des ouvres modernes.Un second recueil des vers de Clotilde est publié, en 1826, par Charles Nodier et de Roujoux, sous le titre de Poésies inédites et la supposition est ici manifeste. Ce ne sont pas seulement des idées modernes qu'on prête à Clotilde, ce sont encore des connaissances parfaitement étrangères au XVe siècle. Dans un poème sur la Nature et l'univers, on voit Clotilde prendre la défense du système astronomique de Copernic (il était à peine né), réfuter Lucrèce (dont l'ouvre ne fut imprimée qu'après l'époque où on fait vivre Clotilde), et, ce qui est plus fort, mentionner les sept satellites de Saturne, qui n'ont été découverts que bien après le XVe siècle. Le volume de 1826 est surtout rempli par des notices de pure imagination sur des femmes poètes qui n'ont pas existé. Cette malencontreuse publication fait le plus grand tort à la cause de Clotilde. Son juste discrédit frappe d'un fâcheux contrecoup le volume de 1803.( D'après la fiche Wikipédia ) Cf Aussi, Quérard, supercheries Littéraires
Assez bon Couverture souple