L'exemplaire offert par l'auteur à son illustrateur Monte-Carlo, Aux Editions du Livre, (27 octobre) 1952. 1 vol. (165 x 225 mm) de 265 p., [1] et 1 f. Broché, chemise et étui éditeur. Tirage unique à 5000 exemplaires sur vélin crève-coeur (n° 46). Envoi signé : «Pour Albert [Dubout], fraternellement, Marcel».
« La collaboration de ces deux grands méridionaux que furent l'écrivain Marcel Pagnol et le dessinateur Albert Dubout est tenue pour capitale pour la compréhension de leur oeuvre respective. Pourtant, elle ne prit effet qu'en 1936, alors que Pagnol écrivait pour le théâtre depuis 1923. Dubout de son côté, âgé de 31 ans, était déjà célèbre. C'est par l'intermédiaire du caricaturiste Toé, directeur de la publicité de la Société des films de l'écrivain, que Dubout fit la connaissance de Pagnol et réalisa la première affiche de César, qui venait d'être porté à l'écran. Dès lors, de Fanny à Manon des Sources, l'artiste réalisa des affiches pour tous les films de Pagnol, qui contribuèrent notamment à l'immense popularité de l'oeuvre du dramaturge. Parallèlement, par leur qualité, les illustrations de Dubout participèrent au succès de librairie des romans de Pagnol (...). Maître du jeu, Dubout laisse libre cours à son imagination débridée, ponctuée de connotations comiques et grivoises. Il affectionne les contrastes les plus étonnants et a parfois recours à des effets de plongée et de contre-plongée, familiers au cinématographe. C'est le cas dans les illustrations de Topaze, par exemple, dans le but de renforcer la puissance économique et politique de certains individus, ou de mettre en évidence le contexte social dans lequel ils évoluent » (Solange Vernois, «Marcel Pagnol et Albert Dubout : la dynamique de la création», in Tierce, Université de Poitiers, n° 2-2017). Après César, Marcel Pagnol confiera en 1948 à Dubout les illustrations de la trilogie Marius, Fanny, César. C'est un énorme succès. Suivra ce Topaze, en 1952, puis la trilogie des Souvenirs d'enfance, entre 1958 et 1965, en ayant donné auparavant nombre d'affiches de ses films : sa célèbre trilogie, La Fille du puisatier, La Femme du boulanger, Topaze, La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, Le Temps des secrets, Merlusse, Angèle, Naïs... À l'issue de la parution de la deuxième trilogie, en 1958, Pagnol aura ces mots : « Mon cher Albert, J'admire notre livre. C'est une très belle réussite et je crois que tu es arrivé au sommet de ton talent. Tes couleurs sont aussi belles, aussi originales que ton dessin. Tu es sans aucun doute le plus grand illustrateur de notre temps, et ton trait est incomparable. Une sûreté, une force et une finesse qui font penser aux plus grands asiatiques. [...] Un régal pour l'oeil, Albert tu es le roi. » (Lettre de Pagnol à Dubout, Cagnes, 20 mars 1959). Il est joint un certificat, daté et signé du 23 avril 2021, de Didier Dubout (petit-fils et ayant-droit de son grand-père), certifiant que l'exemplaire faisait bien partie de la bibliothèque personnelle d'Albert Dubout et «qu'il s'agit du seul envoi connu de la famille de Marcel Pagnol à Albert Dubout ». Un second exemplaire sur une oeuvre commune est néanmoins apparu depuis, mis à la connaissance de la famille : la première édition de Marius, illustrée par Dubout à la Libération, en 1945, qui porte cet envoi : «pour mon cher Albert Dubout, avec mon affection et mon admiration, son ami, Marcel Pagnol», Ainsi qu'une édition d'un texte seul, celui de La Gloire de mon père et Le Château de ma mère, avec ces envois : « pour mon cher Albert, avec mon affection, Marcel Pagnol, 1957 » ; « pour Albert Dubout, hommage au travailleur ! Marcel ». On joint un portrait de Dubout par Albert Decossy, dédicacé.
Première édition de l’Oraison polyglotte en 150 langues et caractères différents offerte au Pape Pie VII par l’imprimerie impériale en 1805 et conservée dans son cartonnage de l’époque.Paris, 1805.Marcel, Jean-Joseph. Oratio Dominica CL linguis versa, et propriis cujusque linguae characteribus plerumque expressa; Edente J. J. Marcel, typographeii imperialis administro generali.Paris, typis Imperialibus, 1805.Grand in-4 de (8) ff., 150 ff. chiffrés, 1 f. Plusieurs ff. bis. Cartonnage rose, dos lisse, non rogné. Reliure de l’époque.314 x 233 mm.Première édition de l’oraison dominicale polyglotte imprimée en 150 langues pour le Pape Pie VII lors de sa visite à l’imprimerie impériale en 1805.Graesse, Trésor de livres rares, 381.Orientaliste français, Jean-Joseph Marcel fut désigné comme directeur de l’imprimerie qui devait accompagner l’expédition de Napoléon en Égypte.Il recueillit un nombre considérable de manuscrits hébreux, arabes, turcs, persans, coptes, arméniens et éthiopiens, fit prendre les empreintes de très nombreuses inscriptions dont la célèbre «pierre de Rosette».IL fit aussi imprimer dès son arrivée en l’an VI (1798) un alphabet arabe, turc et persan.De retour en France il fut désigné comme l’un des rédacteurs de la «Description de l’Égypte» et comme directeur de l’imprimerie impériale de 1804 à 1815.L’oraison dominicale traduite en cent cinquante langues fut offerte par Marcel au Pape Pie VII en 1805 lors de sa visite à l’imprimerie impériale.Cette curieuse Oraison polyglotte fut imprimée presque en un jour. Chacune des presses de l’imprimerie impériale tirait au fur et à mesure devant le Pape une feuille séparée composée avec les caractères particuliers à chaque idiome. Pie VII passant devant chaque pressier, recevait de ses mains «la bonne feuille». Quand le Pape fut arrivé à la dernière presse, le tirage du livre était terminé et lorsqu’il entra dans l’atelier de reliure le volume fut relié presque instantanément par un procédé particulier qui permit au souverain pontife d’emporter cette merveille typographique exécutée sous ses yeux.«By far the most splendid edition of the Lord’s Prayer in different languages, and forms a most elegant volume, as well as an unrivaled specimen of typography”. (Sabin 57436).Cette édition est précieuse puisqu’elle présente ainsi sur chacun des feuillets au sein d’encadrements imprimés en rouge cent cinquante langues en caractères différents et la plupart des caractères étrangers que possédait alors l’imprimerie impériale.Superbe exemplaire à toutes marges et non rogné, du tirage de tête sur papier vélin, conservé dans son cartonnage rose de l’époque.
Marcel Proust; Paul Verlaine ; Marianne Montchougny (illustratrice)
Reference : 017522
Marcel Proust; Paul Verlaine ; Marianne Montchougny (illustratrice), Dordrecht - Lettre de Marcel Proust à Reynaldo Hahn et Poème de Verlaine tiré de Sagesse. S.l., Marianne Montchougny, août 2010. 248*188mm, 28p. Illustré entièrement original, fait à 2 exemplaires, n°I/II. Sur papier de riz, entièrement aquarellé et manuscrit par Marianne Montchougny. Le texte reproduit donc une lettre d'octobre 1902 de Proust à Reynaldo Hahn, contenant un poème qui se veut le pastiche d'un poème de Verlaine (Sagesse, livre III, 6) reproduit la suite. Reliure cartonné et toilée, brodée et peinte. Très bel état. Bel ouvrage.
Un des 12 rares grands papiers, imprimés sur hollande Paris, Mercure de France, (12 mai) 1906. 1 vol. (135 x 190 mm) de 224 p., [1] et 1 f. Demi-maroquin taupe à coins, filets dorés sur les plats, dos à nerfs ornés de caissons d'encadrement, tête dorée, date en pied, couvertures et dos conservés (reliure signée de [Jean] Duval). Édition originale de la traduction française par Marcel Proust. Longue préface inédite de Proust : « Sur la lecture ». Un des 12 premiers exemplaires sur hollande (n° 9).
Marcel Proust commence à s’intéresser aux ouvrages de Ruskin à l’automne 1899 lorsqu’il se plonge dans la lecture de celui qu’il appelle « ce grand homme », après avoir découvert le chapitre intitulé « La lampe de la mémoire » des Sept Lampes de l’architecture. Une révélation. Apprenant quelques mois plus tard la mort du critique d’art, il écrit à Marie Nordlinger, une amie anglaise, cousine de Reynaldo Hahn, pour lui exprimer, outre sa tristesse, son désir de pérennité des ouvrages de l’écrivain : il prépare alors plusieurs hommages à Ruskin sous forme d’articles nécrologiques et de notes qui deviendront, avec des modifications amplifiées, les péritextes de sa future traduction de la Bible d’Amiens. Une tâche ardue puisque Proust connaît à peine l’anglais : c’est madame Proust mère qui fait le ‘mot à mot’, collaborant ainsi d’une manière capitale à la traduction de La Bible d’Amiens. Malade, elle fut remplacée par Marie Nordlinger dans ce rôle de défricheuse lorsque Proust aborda Sésame et les lys, aidée par Robert d’Humières, le traducteur de Kipling au Mercure de France. Après la mort de sa mère, Proust reprit les épreuves et écrivit à Marie Nordlinger : « J’ai clos à jamais l’ère des traductions que Maman favorisait ». Il désirait de son propre aveu se consacrer à son œuvre personnelle et décide, dans cette idée, de faire précéder sa traduction d’une préface ô combien importante, un texte délicieux intitulé « Sur la lecture » : « Il n’y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré. Je n’ai essayé, dans cette préface, que de réfléchir à mon tour sur le même sujet qu’avait traité Ruskin : l’utilité de la lecture. Ruskin a donné à sa conférence le titre symbolique de Sésame, la parole magique qui ouvre la porte de la caverne des voleurs étant l’allégorie de la lecture qui nous ouvre la porte de ces trésors où est enfermée la plus précieuse sagesse des hommes : les livres ». Remaniées, ces 52 pages prendront ensuite place dans Pastiches et mélanges sous le titre « Journée de lecture ». Précieux exemplaire sur hollande, celui de Jeanne Jacquemin. Peintre autodidacte, elle enflamme la critique à sa première exposition en 1892 et étonne par son physique androgyne et sensuel : la jeune femme rousse « aux yeux préraphaéliques » incarne parfaitement le symbolisme. Membre de la société de la Rose-Croix, elle est admirée par Huysmans, Verlaine, Odilon Redon, et noue avec Stéphane Mallarmé une relation d’amitié et d’admiration réciproque. La « peintresse aux yeux verts », ainsi qu’il la surnomme, est souvent citée dans le Journal d’Edmond de Goncourt ; elle donnera plusieurs lithographies pour L’Estampe moderne et illustrera La Mandragore, un « Conte de Noël » de Jean Lorrain publié en 1894. Dépressive, elle est soignée par le docteur Samuel Pozzi, le père français de la gynécologie, qui connaissait à merveille le Tout-Paris. Amant de Sarah Bernard, surnommé « Docteur Dieu », c’est un ami de la famille Proust ; du père, le Pr. Adrien Proust, épidémiologiste de renom, comme de ses fils Robert (qui fut son élève à l’hôpital Broca) et Marcel (à qui il procura en 1914 la dispense lui évitant d’être envoyé au front). Il encouragea le développement de la radiothérapie, essentiellement à l’hôpital Tenon où le service d’oncologie-radiothérapie porte désormais son nom. Il soigna Jeanne Jacquemin des années durant. L’exemplaire passa ensuite entre les mains du libraire Ronald Davis – c’est probablement lui qui fit établir la reliure, comme il fit exécuter à la fin des années 1920 tout un ensemble des œuvres de Proust (Christie’s, Londres, 2007, lot n° 133), dont un Swann et ce volume sur hollande. Sur ce même papier, on ne connaît par ailleurs que les exemplaires suivants : Léon Blum (conservé à la BnF) ; n° 2 (reliure de Maylander, collections Simonson-Hayoit-Leroy) ; n° 8 (collection R. et B. Loliée). Aucun des 12 ne figurait à l’exposition Proust et son temps de 1971. De la bibliothèque de Jeanne Jacquemin (ex-libris).
Marcel Aymé ; Madeleine Parry, La Buse et le Cochon. Paris, Librairie Gallimard, 1936. In-8 carré, 31p. Edition originale de ce conte qui sera publié dans le recueil des Contes du chat perché, illustré par Madeleine Parry. Exemplaire enrichi d'un envoi de Marcel Aymé, contresigné par Parry, à l'écrivain Henry Bidou (1873-1943) : « à Monsieur Henry Bidou, en sincère hommage. Marcel Aymé. Madeleine Parry ». Cartonnage dos toilé, sans la jaquette, usures aux coins, petites usures en bordure, première charnière intérieure renforcée, garde finale ouverte au pli sur 5 cm. L'ensemble des feuilles a été presque plié en deux verticalement. Edition peu commune, rare avec envoi.
Juliette (morte en 1978) et Marcel Achard (1899-1974), écrivain, scénariste, réalisateur.
Reference : 012369
Juliette (morte en 1978) et Marcel Achard (1899-1974), écrivain, scénariste, réalisateur. L.A.S., 1er janvier 1961, 1p in-8. Voeux pour la nouvelle année adressée à Marcelo et Hortensia Anchorena écrit par Juliette Achard. « Chers Amis, Du bord de la Loire où nous prenons un repos bien mérité, nous vous envoyons, Marcel et moi, nos pensées les plus affectueuses et nos voeux pour que 1961 soit une année très heureuse pour vous. Vous êtes les amies les plus charmants du monde et nous vous aimons beaucoup. Juliette et Marcel Achard ». [109-2]
Deux Journaliers envoyés à Genevoix Paris, Gallimard, (24 septembre) 1971 et (12 avril) 1972. 2 vol. (120 x 185 mm) de 142 et 150 p. Brochés. Éditions originales. Un des exemplaires poinçonnés du service de presse (Aux cent actes divers). Envois signés : «Pour Maurice Genevoix, Marcel Jouhandeau un peu confus, 21 octobre 1971» ; «Pour Maurice Genevoix avec mon meilleur souvenir et mon amitié, Marcel Jouhandeau, 14 mai 1974».
De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles » (ex-libris).
Envoi signé à Fernand Divoire Paris, Éditions de la NRF, (30 avril) 1921. 1 vol. (140 x 195 mm) de 282 p. et [1] f. Broché. Édition originale. Envoi signé : « À Monsieur Fernand Divoire, témoignage de vive sympathie, Marcel Proust ».
Ce second volume du cycle Guermantes, publié un an après le premier, marque un tournant : le décor mondain commence à se fissurer, laissant place aux obsessions du narrateur - le deuil, le désir, le vertige du temps. Les salons aristocratiques deviennent les antichambres du rêve, les personnages des effigies troublées. Albertine et Charlus s'installent au coeur du roman, prélude aux révélations de Sodome et Gomorrhe qu'il introduit. La fameuse scène du dîner chez les Guermantes y côtoie l'épisode des souliers rouges ou encore les premières hallucinations sensuelles autour d'Albertine, annonçant La Prisonnière. La parution du volume est attendue, et Proust ne ménage si ses efforts, ni sa plume, pour faire parvenir des exemplaires à ses proches, tout au long de cette fin d'année 1920, le plus souvent sur des exemplaires portant mentions d'éditions, comme ici - mais l'exemplaire Divoire est bien sur un exemplaire à la bonne date du 30 avril, ce que peu d'entre eux possèdent. On connaît les exemplaires suivants : À Jean Ajalbert, Céleste Albaret, Roger Allard, Walter Berry, Antoine Bibesco, Jacques-Emile Blanche, Léon Blum, Mme George Blumenthal, Jacques Boulenger, Marcel Boulenger, Alix Brizon, Louis Brun, Henry Céard, Raymond Clauzel, à la Duchesse de Clermont-Tonnerre, à Colette, Mme de Chevigné, Léon Daudet, Lucien Descaves, Robert Dreyfus, Gaston Gallimard, André Gide, Armand duc de Guiche, duc de Gramont, Bernard Grasset, Reynaldo Hahn, Lionel Hauser, Abel Hermant, Jacques de Lacretelle, Valery Larbaud, Berthe Lemarié, Paul Lombard, Charles Malexis, L. Martin-Chauffier, Clément de Maugny, Francis de Miomandre, John Middleton Murry, Robert de Montesqiou, Paul Morand, Robert Proust, Charles Régismanset, Henri de Régnier, Marie de Régnier [Gérard d'Houville], Jacques Rivière, Louis de Robert, Henri Rochats, Jules Romains, Robert de Rothschild, André Salmon, Sydney and Violet Schiff, Jean Schlumberger, Paul Seippel, Paul Souday, Princesse Soutzo, John C. Squire, Madame Straus, Gustave Tronche, Fernand Vandérem, Jean-Louis Vaudoyer. Notre exemplaire est adressé à Fernand Divoire, journaliste, critique et poète, qui participa activement à la vie littéraire du temps (dans Comoedia, Le Figaro, Le Gaulois ou L'Intrinsigeant,) et dont la bienveillance à l'égard de Proust fut constante. Bon exemplaire, cité alors comme «envoi inédit» dans le Bulletin d'informations proustiennes (n° 51, 2021, p. 170). Mention de 2e édition.
Marcel Baschet (1862-1941), peintre, illustrateur, grand prix de Rome 1883.
Reference : 018579
Marcel Baschet (1862-1941), peintre, illustrateur, grand prix de Rome 1883. L.A.S., 13 mars 1925, 1p 1/2 in-8. « Cher Monsieur, Je me permets de vous envoyer une esquisse que je vous demande de soumettre à Monsieur le Président. Une fâcheuse grippe, qui me force à garder la chambre, m'empêche de la porter moi-même. Il est bien entendu que cette esquisse n'est qu'un point de départ et que différentes modifications pourront y être apportées. Il est important pour moi de savoir si je puis conserver la pose indiquée (ressemblance mise à part) car il me semble que cette attitude me permettrait de faire un bon portrait. Je vous serais reconnaissant de me téléphoner l'avis de Monsieur le Président. En vous priant, cher Monsieur, d'excuser ma démarche, je vous prie d'agréer, avec mes remerciements, l'expression de mes sentiments très dévoués. Marcel Baschet ». [185]
Marcel Béalu (1908-1993), poète, écrivain, libraire de la fameuse librairie disparue « Le Pont traversé », membre de l'école de Rochefort.
Reference : 018450
Marcel Béalu (1908-1993), poète, écrivain, libraire de la fameuse librairie disparue « Le Pont traversé », membre de l'école de Rochefort. L.A.S., 21 janvier 1957, 2p in-8 oblong. Au poète et éditeur Gaston Puel (1924-2013), autre membre de l'école de Rochefort. Bel entête de la librairie. « Cher ami, Je trouve votre texte intéressant bien que, je ne sais pourquoi, cette description un peu minutieuse me fait songer à Ponge. De toutes façons, je ne peux le garder pour R.S. [Réalités secrètes] où je ne veux pas publier de textes si courts - pas moins de 10 pages imprimées - et malheureusement nous ne [mot illisible] que tous les six mois. Peut-être un jour aurez-vous quelque chose de plus long et davantage dans l'esprit de la revue. Je ne vois rien à dire sur Stendhal et Grenoble. A vrai dire, j'ai si peu de temps pour écrire ce que j'ai envie d'écrire qu'il m'est impossible de me consacrer à autre chose. Cordialement votre Marcel Béalu. Mais oui, changez mon titre à votre guise. J'aimerais bien voir les épreuves ». Peu commun. [179]
Marcel Béalu (1908-1993), poète, écrivain, libraire de la fameuse librairie disparue « Le Pont traversé », membre de l'école de Rochefort.
Reference : 018451
Marcel Béalu (1908-1993), poète, écrivain, libraire de la fameuse librairie disparue « Le Pont traversé », membre de l'école de Rochefort. L.A.S., 28 octobre 1966, 1p in-8. Au poète et éditeur Gaston Puel (1924-2013), autre membre de l'école de Rochefort. « Cher Gaston Puel, J'aime bien le René Char - Flux de l'Aimant - que vous avez publié, dans sa sobriété blanche. J'ai une petite suite de poèmes que je caresse depuis plusieurs années, et dont j'aimerais, à présent, me libérer. Dites-moi en toute simplicité si vous pouvez les éditer, dans cette formule, 200 ou 300 ex. - édit. orig. - et à quelles conditions. Marcel Béalu. P.S. Il s'agit de poèmes d'amour très simple sous ce titre : La nuit nous garde. Bien sûr, il faudrait une typographie plus grosse que le Char. Si vous pouvez faire ce petit livre assez rapidement, je vous enverrai le manuscrit. Sinon je le conserverai encore un peu. ». Puel ne publiera pas ce livre. Ce fut Jean Vodaine, en 1968. Belle lettre. [179]
Marcel Béalu (1908-1993), poète, écrivain, libraire de la fameuse librairie disparue « Le Pont traversé », membre de l'école de Rochefort.
Reference : 018452
Marcel Béalu (1908-1993), poète, écrivain, libraire de la fameuse librairie disparue « Le Pont traversé », membre de l'école de Rochefort. L.A.S., 22 novembre 1966, 2p in-8. Au poète et éditeur Gaston Puel (1924-2013), autre membre de l'école de Rochefort. « Cher Gaston Puel, Déjà vingt jours depuis votre réponse ! Moi aussi, je suis accablé mais c'est d'occupations multiples. Je ne vous croyais pas si demandé et je ne vous demandais qu'une date tout approximative. Mais en vous en faites pas. Nous avons tout le temps. Et si ce n'est pas cette suite de poèmes en vers que vous me publierez, ce sera autre chose. Il y a d'ailleurs quelques poèmes que je veux ajouter à cet ensemble et qui ne sont pas au point. Je vais réfléchir aussi à la [mot illisible] et vous enverrai le manuscrit bientôt. Amicalement à vous. Marcel Béalu. Pour ces poèmes, c'est le [mot illisible] qu'il faudrait. Je ne tiens pas absolument à la collection. On pourrait envisager un format plus grand, non ? ». Belle lettre sur son projet de publication de La nuit nous garde chez Béalu (il sera publié chez Vodaine). [179]
Marcel Béalu (1908-1993), poète, écrivain, libraire de la fameuse librairie disparue « Le Pont traversé », membre de l'école de Rochefort.
Reference : 018453
Marcel Béalu (1908-1993), poète, écrivain, libraire de la fameuse librairie disparue « Le Pont traversé », membre de l'école de Rochefort. L.A.S., 16 juin 1976, 2p in-4. Au poète et éditeur Gaston Puel (1924-2013), autre membre de l'école de Rochefort, à propos de problèmes avec le prix Max Jacob (obtenu par Puel en 1966 et par Boissonnas en 1967). « Cher Gaston Puel, Vous avez certainement raison. Mais je ne suis pas secrétaire des amis de M. J*[Max Jacob]. Je crois que c'est Jean Denoël qui a établi cette liste. Au surplus, le "bulletin" a été fait en dépit du bon sens, hors du contrôle de la société et son titre est usurpé. Denoël est actuellement très malade. Je vais néanmoins lui communiquer votre lettre. Edith Boissonnas a également eu le prix mais une autre année sans doute. Je vous avoue ne plus m'en souvenir. L'ennui, c'est que ce bulletin ne parait plus depuis longtemps. Ne vous inquiétez pas trop. Ce n° "pirate" n'a pas été lu par plus de 50 personnes je présume.. Mais comptez sur moi pour faire le nécessaire en ce qui concerne les archives - hélas inexistantes, je le crains, de la société !!! - et je suis votre ami Marcel Béalu. *C'est Roger Toulouse à Orléans, je crois, qui est secrétaire officiel. On m'attache les corvées et me colle les responsabilités parce que le siège est à mon adresse et que les délibérations du jury ont lieu chez moi. Mais je ne suis qu'un des 10 membres du jury. Voilà du moins un point d'histoire établi. J'approuve tout-à-fait votre réclamation : la même mésaventure m'est arrivée pour le prix Apollinaire !!! ». Très belle lettre. [179]
Marcel Prévost (1862-1941), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 018078
Marcel Prévost (1862-1941), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S., 20 décembre 1923, 1p in-12. A l'écrivain Henri Béraud (1885-1958) à propos de la publication du roman Lazare de Béraud. « mon cher confrère et ami, nous sommes parfaitement d'accord. Je vous demande seulement de tâcher d'obtenir que le roman paraisse seulement le 25 février. Cela ne peut vraiment pas gêner Albin Michel. Bien cordialement à vous. Marcel Prévost ». [417]
Marcel Prévost (1862-1941), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 018080
Marcel Prévost (1862-1941), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S., 28 juin 1922, 1p in-12. A l'écrivain Henri Béraud (1885-1958), pour le remercie de son article sur Les Don Juanes : « mon cher confrère, Votre article m'avait ravi avant que je connaisse le nom de l'auteur. Merci. Je suis content, sincèrement, de votre assentiment, parce que je sais qu'il ne se prodigue point & qu'il est exempt de banalité. Je serai à la Revue jeudi de 5h1/2 à 7h. On ne se fera pas attendre. Demandez, je vous prie, M de Carbuccia qui est le secrétaire général & qui vous fera entrer [mots illisibles]. Encore merci & tout à vous. Marcel Prévost ». [417]
Marcel Prévost (1862-1941), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 018081
Marcel Prévost (1862-1941), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S., 15 septembre 1927, 1p in-12. A l'écrivain Henri Béraud (1885-1958). « mon cher ami, merci pour ce témoignage nouveau de votre amitié à laquelle je tiens fort. Je sais, à l'adresse de vôtre dépêche, que vous êtes en pleine retraite laborieuse. Je m'en réjouis pour votre gloire & pour notre plaisir. Tout à vous. Marcel Prévost ». [417]
Marcel Prévost (1862-1941), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 018085
Marcel Prévost (1862-1941), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S., 29 décembre 1927, 1p in-4. A l'écrivain Henri Béraud (1885-1958). « mon cher ami, Je lis seulement aujourd'hui les noms des amis charmants qui ont serti de roses l'argent de ma plaque. Vous en êtes : cela me touche et me fait un vif plaisir. Vous savez combien j'aime et votre talent & votre caractère ; il m'est agréable de vous devoir un plaisir. Tout à vous & tous mes voeux. Marcel Prévost ». [417]
[Marcel Proust] Jean Ajalbert (1863-1947), écrivain, membre de l'Académie Goncourt.
Reference : 017798
[Marcel Proust] Jean Ajalbert (1863-1947), écrivain, membre de l'Académie Goncourt. L.S., 20 octobre 1919, 1p in-12. A l'écrivain Lucien Descaves (1861-1949). « Le prochain déjeuner aura lieu mercredi, 29 octobre, à midi et demi restaurant Drouhant. Le secrétaire J Ajalbert ». On notera l'erreur dans le nom du restaurant. Ce petit courrier est très intéressant puisque lors de ce déjeuner, l'Académie Goncourt a forcément parlé du prix et donc de Marcel Proust. Le 29 octobre justement, Rosny aîné manifestait déjà sa vive appréciation d'A l'ombre des jeunes filles en fleurs en l'écrivant à Proust, certainement dans la foulée du déjeuner. Cachet de la collection Jean-Louis Debauve. [405]
Marcel Prévost (1862-1941), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 017827
Marcel Prévost (1862-1941), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S., 11 mai 1891, 1p in-12. A l'écrivain Paul Hervieu (1857-1915), écrite dans les deux sens. « cher ami, je viens de voir Hérédia qui s'est acquitté de sa mission. Bernard Lazare a, paraît-il, été très surpris que l'on eût pu voir une attaque personnelle dans la phrase de son article. Il a déclaré avoir mis le nom en question dans le sens esthétique, et nullement dans celui que j'avais crû d'abord. Il a ajouté qu'il serait désolé, si, le revoyant ultérieurement, je ne lui serrais pas la main. Je crois me servir des termes mêmes d'Hérédia. Il me reste encore, mon cher ami, à vous remercié de m'avoir prêté votre appui amical, & de m'avoir si judicieusement conseillé en cette affaire. Croyez-moi votre cordialement dévoué. Marcel Prévost. J'écris la même dépêche à [nom illisible] ». [406]
Exemplaire de première émission. Avec le portrait de Proust par Coussens Paris, Grasset, (8 novembre) 1913. 1 vol. (130 x 190 mm) de [4], 523 et [1] p. Maroquin havane, titre doré, date en pied, contreplats et gardes de papier japon havane, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée de Clara Gevaert - [titr. Claude Ribal]). Édition originale. Exemplaire comportant, monté en tête, le portrait de l'auteur par Armand Coussens - 1 épreuve sur japon justifiée et signée (15/120).
Du côté de chez Swann est imprimé à 1750 exemplaires en 1913, suivi bientôt de deux autres tirages de 500 exemplaires chacun, avec des variantes au texte et à la composition : l'achevé d'imprimer figure au verso d'un feuillet séparé, après une table des matières qui n'existe pas dans l'originale. Tous ont un achevé d'imprimer daté du 8 novembre 1913. Les grands papiers (5 japon et 12 hollande) ont été tirés postérieurement, avec les fautes corrigées. C'est à partir de 1909 que Marcel Proust entre en discussion avec les éditeurs en vue de la publication de sa fresque à venir et trouve en Bernard Grasset un interlocuteur intéressé qui accepte de publier à compte d'auteur la première partie de l'ouvrage : Du côté de chez Swann, où le romancier révèle sa maîtrise de la phrase, mise au service de l'exposition des sentiments et des « intermittences du coeur ». Le petit univers de Combray se livre alors pour la première fois, entamant un des plus remarquables cycles littéraires jamais produits, qui n'invite qu'à une chose, ralentir, prendre le temps, pour voir évoquer avec une précision totale les vêtements, les visages, les couleurs, les parfums, les corps et le temps, en reconstituant l'enveloppe d'un monde dont il sait bien qu'il est jour après jour un peu plus sur la pente de l'imperfection. N'empêche : personne n'aura été si loin dans le portrait, la chair et le souvenir. Très bel exemplaire, enrichi d'un portrait de Marcel Proust dessiné et gravé par Armand Coussens, à la pointe-sèche, en épreuve sur japon justifiée et signée (15/120). C'est vers 1920 que ce graveur français livra une série de pointes-sèches donnant de beaux portraits d'écrivains : Rimbaud, Daudet, Toulet, Gide, Maurras, France, Valéry et Proust. On retrouve régulièrement l'une des 120 épreuves dans des exemplaires de ces années-là.
exemplaire sur Japon - BIBLIOTHÈQUE mARCEL jEANSON - Marquis de Foudras
Reference : 34784
Paris, Nourry 1932, in/4, reliure en demi maroquin à coins, dos à quatre nerfs, doré sur tête, reliure signé F. Saulnier, exemplaire non rogné, couvertures et dos. 3 feuillets blancs, 338 pages, 3 feuillets blancs ; frontispice et 11 hors texte ; le reste des illustrations est tiré dans le texte. Illustré d'un portrait du Marquis de Foudras en frontispice et de 45 lithographies tirées chez Mourlot par Roger Reboussin. Rare exemplaire de la bibliothèque de Marcel Jeanson, (deux ex-libris de Jeanson avec le numéro 1340), un des 50 sur papier japon, notre exemplaire N° 6/50.
F. Saulnier relieur successeur de Guérin, 29 rue de Condé à Paris, établi en 1923, il a exercé jusqu'en 1955. Marcel Jeanson, 1885-1942 fut le plus grand bibliophile cynégétique français.
Tirage unique à 150 exemplaires, ici avec envoi. Paris, La Connaissance, coll. « Bijoux typographiques», (octobre) 1924. 1 vol. (125 x 165 mm) de 39 p. et [2] f. Maroquin taupe à encadrement, tabis gris sur les plats avec filet doré, titre doré en long, tête dorée, contreplats à encadrement, gardes de tabis gris, couvertures et dos conservés, chemise et étui (reliure signée P.-L. Martin, 1957). Édition originale. Chaque page est imprimée en noir sur fond de décor vert figurant du papier peint fleuri avec des objets religieux. Tirage unique à 150 exemplaires sur papier de Rives (n° 7). Envoi signé : « Sur cette vilaine lèpre je jette mon manteau, cher Gérard. M. J. ».
Petit bijou typographique, réalisé par Pierre Dykmans, qui est également la deuxième publication de Marcel Jouhandeau, après La Jeunesse de Théophile (1921), et sa première nouvelle. Elle est éditée par René-Louis Doyon, qui, outre cette première nouvelle de Marcel Jouhandeau, publia les premiers textes d'un jeune homme de Bondy qui fut son premier employé de librairie, après avoir été son principal pourvoyeur en éditions rares chinées chez les bouquinistes : André Malraux. Fine et précoce reliure de Pierre-Lucien Martin, datée de 1957.
Broché couverture à rabats, 22X14 cm, 1994, 47 pages, imprimé sur vergé ivoire, éditions Fata Morgana. Très bon état.
Cartonnage de l'éditeur sous jaquette, 29X24 cm, 2002, 189 opages, nombreuses photos en noir, éditions Larousse. Très bon état.
Marcel Oger (1916-1975), pseudonyme de Mark Liebrecht, compositeur, réalisateur, belge, fondateur du Théâtre de Poche Montparnasse en 1943.
Reference : 009882
Marcel Oger (1916-1975), pseudonyme de Mark Liebrecht, compositeur, réalisateur, belge, fondateur du Théâtre de Poche Montparnasse en 1943. L.A.S., Paris, Dimanche 8 mars, 1p in-4 A Gaston Baty (1885-1952), homme de théâtre, cofondateur du Cartel des quatre. Il lui recommande Jacqueline Brown « qui s'intéresse à la décoration et aux costumes » et veut lui demander conseil. Il parle ensuite de ses voyages : il revient d'Egypte et part en Tunisie jusqu'à la fin du mois. Trous de classeur. Notons que Marcel Oger n'est connu à Paris que pour avoir créé le théâtre. Il était surtout actif en Belgique. Cette lettre date peut-être de 1942, lors de sa période parisienne. [327]