S.l.n.d., , (1725 circa). Manuscrit in-4 (18 x 24,5 cm) de (2)-290-(8) ff. à 17 lignes par page, portrait gravé de Claude Le Pelletier.NOAILLES (Louis-Antoine de). Mandement de Son Eminence monseigneur le cardinal de Noailles, archevesque de Paris, a l'occasion du miracle operé dans la paroisse de Sainte Marguerite, le 31. may, jour du Saint Sacrement. Paris, Jean-Baptiste Delespine, 1725. In-4 de 22 pp.Les deux pièces reliées en 1 vol. In-4, maroquin noir, dos orné à nerfs, roulette et large dentelle d’encadrement à petits fers sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).
Manuscrit inédit. Hommage à Claude Le Pelletier (1631-1711), contrôleur général des finances sous Louis XIV, et témoignage des tensions religieuses du début du XVIIIe siècle.Ce manuscrit anonyme rend hommage à Claude Le Pelletier, figure éminente de l’administration de Louis XIV, en adoptant pour titre Comes senectutis, un écho direct au recueil publié par Le Pelletier lui-même en 1709 lors de sa retraite. Ce choix souligne une volonté d’associer l’éloge posthume à la réflexion spirituelle qu’il mena en fin de vie.Le texte s’organise en plusieurs parties distinctes, mêlant panégyrique, dialogues théologiques et documents religieux. Le panégyrique initial s’attache à décrire la « conduite » exemplaire de Le Pelletier depuis sa nomination au poste de contrôleur général des finances jusqu’à sa mort en 1711. Cette section met en lumière les qualités morales et administratives d’un homme qui, après une carrière politique brillante, se consacra à une introspection spirituelle.Les Entretiens : un regard théologique sur la vieillesse et la mort. La partie centrale du manuscrit, intitulée Entretiens sur la Vieillesse et sur la Mort, prend la forme de dialogues philosophiques et religieux. Trois personnages – le Propriétaire du Jardin, l’Ecclésiastique et le Jeune homme – discutent des thèmes de la condition humaine, de la vieillesse et de la préparation à la mort. Ces dialogues, inédits et anonymes, témoignent d’une profondeur théologique et offrent des perspectives variées sur la relation entre la foi et les épreuves de la vie.Le manuscrit inclut également une série de réflexions et de textes pratiques :Extraits des auteurs sacrés et profanes concernant la vieillesse, où les citations révèlent une recherche érudite sur ce thème universel.Entretiens sur la communion et l’extrême-onction, illustrant la préparation spirituelle au sacrement et au moment de la mort.Examen de conscience : accompagné de prières à réciter avant et après la confession et la communion, renforçant ainsi l’orientation pratique et dévotionnelle du texte. Un mandement lié à un miracle : ancrage dans les débats religieux. Relié à la suite du manuscrit, une pièce imprimée datée de 1725 éclaire les tensions religieuses de l’époque. Il s’agit du Mandement de Mgr le Cardinal de Noailles, publié après un miracle survenu à la paroisse Sainte-Marguerite, où une fidèle, Anne La Fosse, recouvra l’usage de ses jambes lors de la Fête-Dieu. Le cardinal de Noailles, malgré ses désaccords prolongés avec le Saint-Siège sur la bulle Unigenitus, valida ce miracle après une enquête rigoureuse, le qualifiant de signe destiné à « confondre les incrédules et consoler les fidèles ».Ce document atteste non seulement de la prudence théologique de Noailles mais aussi de la manière dont les miracles étaient utilisés pour soutenir la foi dans un contexte de querelles religieuses intenses, notamment entre jansénistes et opposants.Claude Le Pelletier : une figure ambivalente du jansénisme. Claude Le Pelletier occupa des fonctions prestigieuses : prévôt des marchands de Paris (1668), contrôleur général des finances (1683-1689), ministre d’État (1683-1697), et surintendant des Postes (1692-1697). Après sa démission en 1697, il se retira pour se consacrer à des réflexions religieuses, adoptant un mode de vie empreint de piété tout en maintenant un certain rang social.Bien que Le Pelletier fût proche de figures liées au jansénisme, notamment les Bignon et les cercles intellectuels influencés par Port-Royal, il adopta une posture ambivalente. Dans son Mémoire sur mes véritables et derniers sentiments sur les affaires de l’Église et de l’État, rédigé vers 1706-1707, il critique à la fois les « cabales » jansénistes et les persécutions dirigées contre eux par les Jésuites et Sulpiciens. Cette prudence reflète la position des crypto-jansénistes de l’époque, contraints de dissimuler leurs sympathies pour échapper à la répression.Un recueil au service d’une mémoire et d’une cause. Le manuscrit, tout en célébrant la mémoire de Claude Le Pelletier, s’inscrit dans le contexte des débats religieux du début du XVIIIe siècle, marqué par la répression des jansénistes et la destruction de Port-Royal (1709-1710). Les textes contenus dans ce recueil témoignent d’un esprit janséniste sous-jacent et semblent destinés à préserver et transmettre ces idées malgré l’adversité.En associant l’éloge d’un grand serviteur de l’État, des réflexions théologiques et un miracle validé par l’Église, ce manuscrit révèle la complexité des relations entre foi, politique et pouvoir sous Louis XIV et au-delà. Il constitue un précieux témoignage de l’effervescence intellectuelle et spirituelle d’une époque où les tensions religieuses étaient omniprésentes.Provenance : Antoine Marie Henri Boulard (1754-1825), notaire, député au Corps législatif (Bibliothèque de feu Mr. A. M. H. Boulard. (1828), Tome IV, n°87 : « Cet ouvrage n’est point la traduction du Comes Senectutis de Cl. Le Peletier, mais un traité nouveau composé dans le même goût, par quelqu’un de la famille de ce magistrat »).Bourgeois André, VI, 5084, 5089 : Deux mémoires historiques de Claude Le Pelletier [Vie de M. le chancelier Le Tellier ; Mémoire de mes véritables et derniers sentimens sur les afaires de l'Église et de l'État]. Publiés avec une introduction et des notes. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris, par Louis André (Paris, Alcan, 1906).ANDURAND, Olivier. Chapitre IV. « Dieu a parlé contre cette Bulle » : les miracles dans la querelle de l’Unigenitus In : La Grande Affaire : Les évêques de France face à l’Unigenitus. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017 ; FROSTIN, Charles. Les Pontchartrain, ministres de Louis XIV : Alliances et réseau d'influence sous l'Ancien Régime. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2006. Chapitre II. La mise en place d’un réseau de parentèle p. 112 ; Stoll, Mathieu. Chapitre XII. L’esprit Le Peletier In : Servir le Roi Soleil : Claude Le Peletier (1631-1711), ministre de Louis XIV. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011.
Chatoyant manuscrit enluminé orné de 6 peintures à pleine page d’une qualité d’exécution remarquable. Paris, vers 1485. Petit in-8 de 150 ff. sur peau de vélin, le premier et le dernier blancs. Exemplaire réglé. Ecriture gothique à l’encre brune, le calendrier en français en encre bleue, rouge et or. Justification du calendrier : 80 x 50 mm, 17 longues lignes, Justification du texte en latin : 81 x 50 mm, 16 longues lignes, écriture textura, ff. 25v et 86v blancs. Veau brun, plats entièrement ornés d’un décor doré, large motif losangé au centre portant un supra-libris, dos à nerfs, tranches dorées, traces de liens. Reliure lyonnaise du milieu du XVIe siècle. 155 x 103 mm.
[embed]https://youtu.be/4oVMrXDbj7Y[/embed] Chatoyant manuscrit enluminé orné de 6 peintures à pleine page d’une qualité d’exécution remarquable et de coloris chatoyants, témoignant de l’art des artistes enlumineurs français sous le règne de Charles VIII. Le texte : Ff. 1-12v Calendrier en français avec un saint pour chaque jour de l’année à l’encre or, bleue et rouge dérivé de Perdrizet 1933 (présence de Sainte Arragonde le 30 janvier, de Saint Amant le 6 février, de saint Vaast le 8 août). Ff. 13-18v Péricopes des 4 évangiles. Ff. 18v-25 Obsecro te et O Intemerata rédigés au masculin. Ff. 26-86 Heures de la Vierge à l’usage de Paris. Ff. 87-105v Psaumes de la Pénitence suivis avec s. Denis, s. Gervais, s. Prothais et s. Germain. Ff. 106-112v Heures de la Croix et Heures du s. Esprit. Ff. 113-148v Office des morts à l’usage de Paris. Ornementation : l’ornementation comprend 6 grandes miniatures à pleine page de belle facture. F. 13 Saint Jean l’évangéliste sur l’île de Patmos avec l’aigle et un gros rocher derrière lui. F. 26 Annonciation : la Vierge a les mains croisées sur sa poitrine, son livre est déposé derrière elle, l’ange la salue. F. 87 David vainqueur de Goliath dans un beau paysage formé de collines bleues et vertes. F. 106 Crucifixion : la Vierge et Saint-Jean prient à gauche, le centurion et ses soldats sont sur la droite. Le centurion porte une ceinture nouée. Le ciel est rempli de petits points d’or. F. 110 Pentecôte : la scène est construite sur une diagonale. La Vierge prie devant suivie des apôtres. Saint-Jean est à côté d’elle et Saint-Pierre derrière elle. F. 113 Job sur le fumier avec un ami qui porte une ceinture nouée. Superbes bordures sur quatre coté des miniatures avec troncs écotés et un hybride au f. 13, un héron au f. 87, une femme hybride sur fond d’or au f. 110, un hybride aux ff. 26 et 113 sur fond de parchemin compartimenté. Bordures latérales au f. 18v, 22v, en tête des Heures ff. 48v, 60, 65, 68, 71v, 75, 81v. Initiales sur 1 et 2 lignes à fond rouge et bleu lettre en or, initiales sur 3 lignes parisiennes fond d’or lettre en rouleau blanc et rose et fond rouge lettre en rouleau blanc et bleu. Très beau manuscrit en parfait état enluminé par un artiste à plusieurs noms. J. Plummer et J. Lauga le nomment le Maître du Morgan 26 et situent le début de sa carrière à Langres (J. Lauga, Les manuscrits liturgiques dans le diocèse de Langres à la fin du Moyen Age. Les commanditaires et leurs artistes, 2007, Université de Paris IV, direction F. Joubert, vol. 1, p. 273-284, vol. 2, notice 58, p. 577-611, notice 56, p. 541-560). J. Plummer et Fr. Avril lui attribuent le Jeu des échecs moralisés (Paris BnF., Ms. Fr. 2000). Fr. Avril lui donne le nom de Maître du Romuléon du Musée de Cluny d’après les fragments (Cl. 1804 et Cl 1819) de Limoges, Niort Rés. G.2.F. L’artiste s’inspire de modèles germaniques. Ainsi la comparaison de Jésus devant Pilate du Morgan 26 est l’exacte réplique d’une gravure d’Israël van Meckenem reproduite dans le Bartsch ilustrated 493 (fig. 354-355) comme l’a reconnu J. Lauga. Les échecs moralisés portent les armes de Nicolas d’Anjou, petit fils du roi René fils de Jean de Galabre qui meurt en 1473 mais le style évoque plutôt les années 1480 comme le suggére N. Reynaud en 1993 (Les manuscrits à peintures en France 1440-1520, cat. 213). L’auteur propose que le manuscrit laissé en souffrance aurait pu être achevé pour René II de Lorraine. M. Herman propose à la suite de Fr. Avril que le manuscrit ait été offert par Yolande D’Aragon à son fils René II de Lorraine (« Enluminure et commande de manuscrit enluminés », Langres à la Renaissance, cat. expo. 19 mai au 7 oct. 2018 Musée d’Art et d’histoire de Langres, Ars-en-Moselle, Langres 2018, p. 336-340 notice 83). N. Reynaud lui attribue le codex 2538 de Vienne La Guerre des Juifs qui semble avoir été peint pour Louis de Laval ou François de Laval. Le manuscrit a été copié par Pierre Rouche de Langres qui a également travaillé à Paris. I. Delaunay propose de l’identifier à Pierre Garnier peintre au service du roi René de 1476 à 1480 qui vient s’installer à Paris vers 1485 (Echanges artistiques entre livres d’heures manuscrits et imprimés produits à Paris vers 1480-1500, Paris université de Paris, ss. La direction de f. Joubert, thése 2000, t. I, p. 186, t. II, p. 57-60). De plus il s’inspire d’un artiste actif à la cour de Lorraine : Georges Trubert. Il reprend ses cadrages à mi-corps dans plusieurs de ses manuscrits. On retrouve le même rocher derrière saint Jean dans les Heures à l’usage de Langres Pierpont Morgan Library M. 26 et la miniature du même sujet dans Chaumont 34. Des petits points dorés pour éclairer le ciel sont communs à la Piéta de New York. Les visages rosés sont très beaux. L’artiste enlumine d’autres manuscrits parisiens (Paris, BnF. Ms. Latin 13295 et 1423). Le manuscrit a été revêtu au milieu du XVIe siècle d’une élégante reliure décorée de style lyonnais. Provenance : de la bibliothèque Marie//de/Lisle avec supra libris partagé entre les deux plats.
Le journal manuscrit des évènements politiques et militaires, de l’année 1688. S. l. n. d. [Paris, vers 1715]. In-folio de (46) ff., 9 double-page aquarellées. Plein maroquin rouge, dentelle du Louvre encadrant les plats, armes royales frappées or au centre, dos à nerfs richement orné de fleurs-de-lys et étoiles dorées, roulette dorée sur les coupes, roulettes intérieure dorée, tranches dorées. Epidermures. Reliure de l’époque. 445 x 307 mm.
Le journal manuscrit des évènements politiques et militaires, de l’année 1688. Calligraphié avec soin à l’encre noire il retrace avec maints détails très précis les évènements troublés de cette période du règne de Louis XIV durant laquelle la France se trouve en guerre avec la plupart des États voisins. « La révocation de l’édit de Nantes le 18 octobre 1685 venait de soulever la conscience protestante… Le 9 juillet 1686, l’Empereur, l’Espagne, la Suède, la Bavière et les princes du cercle de Franconie forment contre lui la ligue dite d’Augsbourg. Lorsqu’un nouveau conflit l’oppose au pape à propos des “franchises” dont jouissait à Rome, le quartier de l’ambassade de France, il saisit Avignon et le Comtat Venaissin. Il fait occuper Cologne et le Palatinat. C’est dans une atmosphère de véritable haine anti-française que l’on apprend, en Europe, le coup de théâtre qui y modifie profondément les rapports de forces : la révolution anglaise de 1688 qui détrône le Stuart francophile et catholique Jacques II pour le pire ennemi de Louis XIV, Guillaume d’Orange. Les hostilités débutent en septembre 1688 et sont aussitôt marquées par son acte atroce : la dévastation systématique du Palatinat décidée par le roi, à l’instigation de Louvois. » G. Duby, L’âge classique, p. 299. Le traité s’inscrit dans ce contexte et relate les principaux évènements. Le manuscrit est illustré de 9 grands plans et vues sur double-page (570 x 440 mm), finement aquarellés à l’époque, en coloris très frais : Vue et plan de la forteresse de Mongast en Hongrie. – Nouvelles fortifications de la forteresse de Mongast. – L’armée impériale devant Belgrade. – Plan détaillé de la ville, du château et des faubourgs de Belgrade. – Plan de Philisbourg, la ville, l’ouvrage couronné, l’ouvrage à corne. – Situation de la ville et du Château de Manheim. – Plan de Manheim et de ses nouvelles fortifications. – Plan de Frankedal. Y figure aussi en bonne place le plan de la place forte de Ath, édifiée par le maréchal de Vauban et « dont la fortification peut servir de modèle parfait de cet art. » Précieux manuscrit de présent destiné à la maison royale revêtu d’une reliure en maroquin rouge de l’époque, ornée de la dentelle du Louvre et des armes du roi Louis XIV.
Album manuscrit illustrant la plupart des grandes offensives européennes du XVIIe et du début du XVIIIe siècle. Dresde, 1716. In-folio oblong. Manuscrit à l’encre et à l’aquarelle comportant un titre calligraphié, un index de 8 pages et 140 plans de batailles et plans des camps des armées (sur 153) illustrant les plus importantes batailles européennes livrées sur une période de presque un siècle. Chaque plan est inséré dans un liseré à l’encre noire. Marge inf. du titre restaurée, qq. taches. Demi-maroquin rouge moderne non rogné. 299 x 570 mm.
Précieux album manuscrit entièrement aquarellé à la main à l’époque de plans de batailles et de plans des camps des armées, illustrant la plupart des grandes batailles européennes du XVIIe et du début du XVIIIe siècle. Ces batailles impliquent des armées dirigées par le roi Gustave II Adolphe de Suède, le roi William III d’Angleterre, le Prince Eugène de Savoie, le Duc de Marlborough et de nombreux autres, y compris la tsarine Catherine Ière de Russie. L’album traite ainsi de la Guerre de Trente ans, des guerres Anglo-néerlandaises, des guerres du Saint Empire Romain et de Venise contre les Turcs Ottomans, de la guerre de succession d’Espagne, etc. Pour chaque plan, le titre donne le lieu et la date de la bataille ou du camp avec les principaux protagonistes. Vient ensuite le nom des commandants, et en général ses principaux officiers. Les positions des troupes sont indiquées de manière graphique, avec des rectangles et des drapeaux de couleur montrant leur allégeance, leur nationalité ou le type de troupe. Les noms des commandants et la nationalité des troupes sont écrits sous leur symbole. L’armée turque, victorieuse à la Bataille de Saint-Gothard Abbey en Hongrie en 1664, comportait ainsi 136 000 hommes en 32 divisions, chacune classée avec son groupe ethnique et le nombre d’hommes. Certains plans montrent aussi des fortifications et la topographie des terres environnantes, avec les rivières, les collines, les arbres… Le compilateur « F.M.P. » est décrit comme étant lieutenant à Dresde. La réalisation de ces plans a dû l’occuper pendant des années et le feuillet de titre est daté de 1716. Un précieux recueil manuscrit d’une grande rareté et d’un intérêt historique majeur, entièrement aquarellé à l’époque, montrant le déroulement des batailles majeures ayant eu lieu en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Précieux manuscrit enluminé éthiopien conservé dans sa reliure d’origine en cuir estampé à froid sur ais de bois. Éthiopie, XIXe siècle. Petit in-4 de (134) ff. sur peau de vélin, 13 figures polychromes à pleine page. Texte écrit à l’encre noire rubriqué sur deux colonnes, avec des titres et des noms de saints écrits en rouge. Exemplaire réglé à la pointe sèche, piqûres de réglure dans les marges extérieures. Relié en veau estampé à froid de l’époque sur ais de bois, dos lisse bien présent. Reliure de l’époque. 205 x 148 mm.
Rare bible éthiopienne manuscrite sur peau de vélin. Elle est écrite en ge’ez, le langage liturgique de l’église éthiopienne. L’un des champs les plus significatifs de la culture éthiopienne est sa littérature, principalement des textes religieux en grec ancien et hébreu traduits en ancien ge’ez. Le ge’ez, l’une des langues les plus anciennes du monde, est encore utilisée par l’église orthodoxe éthiopienne, qui a ses propres coutumes et traditions. Les premières inscriptions en ge’ez (langue sémitique officielle de l’empire d’Axoum) datent du IVe siècle de notre ère, époque où florissait une dynastie puissante, qui reçut des influences grecques et sous laquelle eut lieu la conversion au christianisme. Le ge’ez s’écrit et se lit de gauche à droite, contrairement aux autres langues sémitiques. Le présent manuscrit est d’un format peu courant, ce type de bible étant le plus souvent composée au format in-8. L’illustration, dans les teintes jaunes, bleues et roses, reprend les thèmes de l’iconographie des VIe et VIIe siècles. Elle comprend 13 peintures à pleine page aux couleurs vives et chatoyantes (Saint Georges terrassant le dragon, une Vierge à l’Enfant, Saint Michel archange vainqueur du démon, ...). Précieux manuscrit enluminé éthiopien conservé dans sa reliure d’origine en cuir estampé à froid sur ais de bois.
S.l., s.d. (1826-28) in-folio, en feuilles ou broché sous couverture d'attente de cartonnage souple orange moucheté, le tout dans double emboîtage de carton vert moderne.
Le Manuscrit original des mémoires du plus célèbre pharmacien du Premier Empire.Très important dossier relatif à la préparation et à l'édition de l'ouvrage majeur de Sébastien Blaze : Mémoires d'un apothicaire sur la guerre d'Espagne pendant les années 1808 à 1814, parus chez Ladvocat en 1828. Quoique composé de façon non linéaire (les lettres doivent se lire parallèlement au texte manuscrit et au texte imprimé), il offre l'expérience pas si commune de rentrer dans la "fabrication" d'un mémoire d'Empire, et pas n'importe lequel (le texte de Sébastien Blaze connut immédiatement un grand succès, et nombre d'historiographes se reposent encore sur lui pour documenter les "atrocités" de la guérilla).Il se compose des trois parties suivantes :I. Une rédaction mise au propre dans un cahier broché, qui constitue la base rédactionnelle de tout l'ouvrage : 177 pp., couvertes d'une écriture moyenne, régulière, très lisible (environ 30 lignes par page), sans biffures ni ratures. Le texte, réparti en divisions, donne une version proche dans les grandes lignes de celui de l'imprimé, mais notablement plus court, et présentant de très nombreuses différences rédactionnelles, qui signent l'intervention d'un ou plusieurs teinturiers, comme c'était au demeurant la pratique alors la plus commune pour ce genre de texte.1. Sur l'architecture globale, on peut en juger par la différence des divisions du manuscrit d'avec celles retenues dans l'imprimé. Voici celles qui sont communes aux deux ; pour le tome premier de l'édition de 1828 : Valladolid - L'Escorial - Madrid - Aranjuez - Tolède - Départ de San Fernando - Oropeza - Albuquerque - Séjour à Frejenal - On me fait professeur de langue italienne - Départ de Frejenal - Santa Olalla - San Lucar de Barrameda - Ponton Le Terrible - Segunda Aguada - Je passe sur le ponton de La Vieille Castille - Une journée au ponton La Vieille Castille - Arrivée de l'armée française sur la côte - Enlèvement de la barque à l'eau - Vent de percale - Je passe à bord du ponton L'Argonaute - Xeres - Séville - L'Inquisition - Religion - Caractère de la nation en général : hommes - Femmes - Éducation - Costumes - Agriculture, industrie ; pour le tome second : Cuisine espagnole - Retraite d'Andalousie - Grenade - Bataille de Vitoria. Les autres divisions ont été supprimées ou changées. Comme on peut le constater, notre cahier correspond essentiellement au volume I de l'imprimé.2. Sur le style et l'agencement, il suffira, pour donner une idée des différences, de reproduire à la suite deux versions du même récit, dans le manuscrit (Ms.) et dans l'imprimé (P.). On prendra le début de la division "Départ de Frejenal" (page 141 du tome I de l'imprimé).[Ms.] "J'étois convalescent, mais je n'étois pas encore guéri. Je n'avois pas assez des forces pour marcher. Le généreux Velasco fit ce qu'il put pour me retenir à Frexenal ; mais il ne fut pas toujours écouté, et soit que les Français s'approchent de la ville ; ou que les habitants voulussent se débarrasser de nous, on me fit partir le 4 février, ainsi que six autres prisonniers, qui comme moi avoient été et étoient encore malades. Nous n'étions escortés que par Domingo le geôlier, un alguazil, et quatre paysans armés. Nous voilà donc encore en route, accompagnés par une très foible escorte. Je craignois avec juste raison que nos quatre paysans armés ne fussent ni assez forts ni assez courageux, pour résister à la férocité du peuple qui se présentoit toujours à mon imagination le poignard à la main. Ce qui augmentoit encore mes craintes, c'est que notre escorte se renouveloit à chaque gîte, et que je me voyois par là exposé à être insulté chaque jour par de nouveaux personnages".[P.] "Convalescent mais non encore guéri, je n'avais point assez de force pour marcher. Mon ami Velasco fit tout ce qui était en son pouvoir pour me retenir à Frejenal, ses démarches et ses prières n'eurent aucun résultat satisfaisant. Les Français s'approchaient de la ville, ils n'auraient délivré ainsi que six prisonniers qui, comme moi, étaient encore malades ; on nous fit partir le 4 février. Le geôlier Domingo, un alguazil et quatre paysans armés formaient notre faible escorte, elle ne pouvait résister aux furieux qui se présentaient toujours à mon imagination le poignard à la main. Notre garde se renouvelait à chaque gîte, et ce changement m'exposait à être insulté chaque jour par de nouveaux personnages". Comme on peut le constater par cet exemple pris entre cent, sous prétexte de ramener à la concision et à l'élégance académiques un texte un peu diffus, mais correct et direct, le ou les teinturiers ont passablement altéré l'original, et parfois sur plus que des nuances. L'examen de la troisième partie nous permettra de lever l'anonymat de ce "correcteur".3. Sur la matière développée, il est évident qu'elle est beaucoup moins abondante que celle de l'imprimé. C'est que la base narrative que nous avons sous les yeux fut complétée et truffée de nombreux ajouts, notamment sur les coutumes et les usages des Espagnols, très abondants à la fin du volume I et dans tout le volume II. Ces ajouts sont contenus dans la seconde partie qui suit.II. Un ensemble de compléments rédactionnels qui furent utilisés pour "engraisser" le manuscrit primitif. Ils remplissent 295 pp., et sont répartis en plusieurs sous-ensembles paginés séparément et correspondant généralement aux subdivisions des chapitres de l'imprimé. La quasi-totalité des feuillets est barrée à l'encre de haut en bas, pour signifier que leur matière a été utilisée par le teinturier (cf. infra). L'on a ainsi notamment :1. Un premier ensemble de 18 pp. correspondant à mars - juin 1808 et aux rubriques suivantes du tome I : Escorial - Madrid - Serenos - Églises - Aranjuez (chapitres II & III).2. Un ensemble de 60 pp. (les 32 premières non barrées), divisées en 31 numéros et renfermant des réflexions sur les événements politiques dont l'auteur n'a pas été témoin direct.3. Un gros ensemble de 159 pp., correspondant à des rubriques disséminées dans tout l'ouvrage (janvier 1808- mai 1813) : Entrée en Espagne - Albuquerque - Messe de minuit - Carnaval - Processions - Inquisition - Succès de la franc-maçonnerie - Caractère de la nation en général - Spectacles - Le puits saint - Gitanos - Retraite d'Andalousie - Départ de Séville, revue des équipages d'une armée en retraite - Grenade - Chinchilla - [Retour à ] Aranjuez & Madrid - Tolède - Promenade autour de la ville - Retour à Madrid - Bataille de Vitoria (respectivement, chapitres I, VII, XX, XXI, XXII au vol. I ; XXVII, XXVIII, XXXVI, XXXVII, XXXVIII, XL, XLI, XLII au vol. II).4. Un ensemble de 38 pp. qui fournit la matière des chapitres XXXII & XXXIII (Une journée à Séville vs. Vingt-quatre heures à Séville), ainsi que la partie El garote du chapitre XXIX.5. Notice sur la musique en Espagne : 3 pp. n. ch., et non barrées (fournit pour une part la matière du du chapitre XXVI au vol. II).6. Dix-sept pp. éparses.Les aventures réellement vécues par Blaze cèdent ici le pas à une documentation plus générale sur l'Espagne et les Espagnols, parfois corroborée par l'expérience, mais aussi extraite d'ouvrages en français disponibles à Paris sous la Restauration (certains furent utilisés explicitement, comme on le verra dans la suite).III. Enfin, une correspondance de l'auteur, depuis sa résidence d'Apt, avec son frère François-Henri-Joseph Blaze, dit Castil-Blaze (1784-1857), déjà à ce moment compositeur, librettiste et critique musical de renom. Il habitait alors 9, rue du Faubourg-Montmartre à Paris. Il s'agit d'un ensemble de 21 missives, datées et comportant le cachet de la Poste, généralement rédigées sur bifeuillets (in-4 ou in-8) d'une écriture cursive parfois très malaisée à déchiffrer, s'étageant entre 1825 et 1830, soit précisément : 27 septembre 1825 ; 6 juin 1826 ; 18 août et 19 novembre 1827 ; 24 avril, 23 juillet, 14 septembre, 30 septembre, 6 octobre, 8 octobre, 22 octobre, 2 novembre, 15 décembre et 18 décembre 1828 ; 1er mars, 7 mai, 8 juillet, 28 juillet, 16 septembre et 22 octobre 1829 ; 31 mai 1830. Comme l'on voit, la plupart des lettres conservées sont de l'année de la publication des Mémoires.Et ce n'est pas un hasard : leur contenu n'est en effet pas seulement d'ordre familial, même si des nouvelles intimes sont échangées, mais une grande partie concerne la publication des Mémoires de 1828. Et l'on s'aperçoit que son aîné a été chargé non seulement de corriger les différentes rédactions de son manuscrit, mais aussi de les étoffer, comme on pourra en juger par ces quelques extraits bien révélateurs : "Je t'envoie un nouveau renfort de notes, et tout ce que ma mémoire a pu me fournir. Ce n'est point une histoire de la Guerre d'Espagne que nous offrons au public, mais les aventures d'un conscrit de 1807, ou si tu veux d'un amateur qui a suivi l'armée et qui, sans en partager la gloire, en a largement partagé toutes les vicissitudes, dangers, privations, captivité &c. Il ne faudra donc pas parler des événements militaires, ou du moins fort peu, seulement pour les indiquer, et comme se liant à autre chose" (6 juin 1826). - "Je n'ai pas besoin de te recommander de retrancher les petites sorties qui peuvent m'être échappées contre les Français en général. C'est un Français qui écrit, il ne doit jamais faire l'éloge des étrangers au détriment des siens" ; suit un développement sur la vie entre prisonniers sur les pontons (27 septembre 1825). Castil-Blaze n'a pas seulement joué le rôle du teinturier que l'examen du cahier manuscrit révélait, il a servi d'éditeur du texte au sens de l'anglais. Qu'on en juge : "Tu donneras à cet ouvrage le titre que tu jugeras à propos. Je te laisse le choix de mettre le nom de l'auteur ou de garder l'anonime. Dans ce cas alors, il faudroit mettre : par un prisonnier du ponton La Vieille Castille. Il faut faire en sorte de faire mention des pontons dans le titre" (6 juin 1826). L'anonymat sera en effet retenu, mais pas cette dernière mention à laquelle pourtant Sébastien semblait tenir. Les échanges entre les deux frères abondent en précisions et détails sur le séjour espagnol de Sébastien, pas nécessairement retranscrits dans l'imprimé. C'est à quoi servirent les feuillets de notre partie II.Puis vient le moment de l'impression, et Castil-Blaze communique à son frère les feuilles déjà prêtes : "La veille, j'avois reçu les dix feuilles d'impression que tu m'as envoyées, je les ai lues avec intérêt. Tu raisonnes les opérations militaires comme un lieutenant général, je n'ai pas besoin de te demander si tu as arrangé cela de manière à ce qu'on ne puisse pas nous accuser de plagiat. Cela me fait regretter de n'avoir pas pu te donner des détails plus étendus sur la bataille de Vitoria." / "Je te remercie bien, mon cher ami, de l'attention que tu as de m'envoyer les feuilles imprimées pour ainsi dire au fur et à mesure qu'elles sortent de la presse" (22 octobre 1828). / "J'ai maintenant le premier volume complet, je l'ai lu et relu plusieurs fois" (2 novembre 1828). Enfin, les deux volumes sont publiés, et leur réception donne lieu à de nouveaux échanges entre les deux frères. Dès 1829, on travaille à une seconde édition ("Je joins à ma lettre quelques notes qui te seront peut-être inutiles pour la seconde édition des Mémoires. Je les avois commencées il y a six mois, mais je les avois abandonnées parce que j'ai pensé que tu trouverois mieux que cela dans les manuscrits que Mrs. Demanche et Tillaire t'ont offerts" 7 mai 1829). Cf. Tulard, 170. Palau 30 849 (pour l'édition de 1828). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Phone number : 06 46 54 64 48
[MANUSCRIT - CALLIGRAPHIÉ] BRIEUGNE PIERRE-FRANCOIS (NÉGRIER - SOLDAT - CORSAIRE - MAÎTRE DE PENSION A NANTES)
Reference : 2750
(1772)
NANTES 1772 in-folio demi-vélin janséniste un Manuscrit, reliure demi-velin janséniste in-folio, dos 5 nerfs - titre manuscrit à l'encre brune façon Janséniste au dos à l'encre brune, les 3 premières pages ainsi que les deux dernières ont été habilement restaurées en marge sur un centimètre de large lors d'une restauration ancienne, texte manuscrit à l'encre brune orné de trés nombreuses lettrines calligraphiées réhaussées en couleurs sur toute les pages ainsi que des calligraphies en ornementation du texte, en bandeaux et culs-de-lampes réhaussées en couleurs (Thèmes : oiseaux divers, portraits divers, papillons divers, fleurs diverses, lapins divers etc...), orné d'un dessin à l'encre brune réhaussé en couleurs sur la moitié de la page de titre représentant "la manière de tenir la plume" et d'un dessin à l'encre brune réhaussé en couleurs représentant un portrait en pied d'un NÉGOCIANT dans son intérieur devant une Sphère Armilliaire, dessin prenant toute la dernière page , quelques légères piqûres, Table des Matières et sur les dernières pages : Rêgles d'Arithmétique, 545 pages avec une erreur de pagination (mais complet), Fait à Lourmarin, le huitième octobre 1772,
LIVRE DU MAÎTRE [MANUSCRIT ET CALLIGRAPHIÉ EN COULEURS], Réalisé par MELCHIOR BRIEUGNE, Maitre de Pension à Lourmarin (Vaucluse) en 1771, mais Réutilisé bien plus tard par un de ses neveux : PIERRE-FRANCOIS BRIEUGNE ( de 1811 à 1840) dans sa Pension de la place Brancas à NANTES ......... "MISE EN PRATIQUE SELON L'USAGE DES FINANCIERS, BANQUIERS ET MARCHANDS ; contenant une ample et familière instruction de ses principes, tant en Nombres Entiers qu'en Fractions, et ensemble un traité d'arpentage...." - EN FAIT , LE LIVRE APPRENAIT A LIRE - ÉCRIRE ET COMPTER A UN TRÉS BON NIVEAU CE QUI POUR L'ÉPOQUE ÉTAIT ESSENTIEL ............. Dans "Le Cahier Des Salorges" N° 11, page 22-23 dans un article de 9 pages Signé Madame CHICHE-AUVIGNE traitant de "L'Hygiène a bord des navires Négriers au XVIIIème siècle", elle donne une histoire de quelques Chirurgiens Négriers dont Pierre François BRIEUGNE : ".Brieugne aussi était rempli de civisme. Ce Nantais mena une vie romanesque, pleine d'imprévus et de contrastes. En 1793, au retour d'un voyage de traite, où il navigait comme chirurgien sur un navire Négrier, il s'engagea avec enthousiasme parmi les volontaires Nantais pour la défense de la patrie. il avait alors 21 ans, Il nous a laissé une description pleine d'esprit de la route semée de fleurs, de festins et de bals, qu'ils parcoururent à pied vers Carcassonne, où ils devaient se mesurer aux espagnols. Fait prisonnier, il resta 25 mois en captivité en Espagne. Ce ne fut pas suffisant pour calmer ses ardeurs guerrières, et, à peine rentré à Nantes, il repartait sur un Navire Corsaire, faire la chasse à l'Anglais. De nouveau prisonnier, il passa un an sur un ponton. Rentré en France, il abandonna définitivement les Armes et la Médecine pour se consacrer à l'Enseignement. Curieuse destinée pour un ex-Chirurgien de Négrier. il fonda à Nantes une pension : la "PENSION BRIEUGNE" place Brancas (à l'angle de la Motte aux Cochons et de la petite rue Brancas) puis une école populaire dite "ECOLE INDUSTRIELLE" qui, bientôt, jouit d'un grand renom, le Prince d'Orléans lui attribua une médaille d'or ; il compta même d'illustres élèves : Lacaussade et, surtout, LECONTE DE LISLE.!!!."...... Ce manuscrit se trouvait dans une famille Nantaise depuis lors ......... (voir aussi l'article de M. Creveuil, page 11 à 30 du tome N°80 année 1940 du Bulletin de la Société Archéologique et Historique de Nantes et de la Loire-Inférieure ou il est conté la vie de PIERRE-FRANCOIS BRIEUGNE Négrier, Soldat, Corsaire et enfin Maître de Pension à Nantes) ...... PIECE NANTAISE UNIQUE!!!! d'un trés grand intérêt avec des dessins et une calligraphie EXCEPTIONNELLE EN COULEURS ...... en bon état malgré les légers défauts signalés (very good condition in spite of the lights defects indicated). en bon état
[MANUSCRIT ORIGINAL] PRÉVEL Louis (Architecte, membre de la Société des Architectes de Nantes)
Reference : 21639
(1868)
Blain AUTEUR 1868 -in-8 plein-veau un volume, MANUSCRIT ORIGINAL, reliure plein veau havane grand in-octavo (binding full calfskin), reliure signée (étiquette rouge du relieur parisien E. & A. LESORT, libraires-relieurs, 3 rue de grenelle, Saint Germain, Paris) en haut à gauche de la page de garde, Reliure "Pastiche" des Reliures du XVIIIème, dos 5 nerfs (spine with raised bands), décoré "or" et à froid (gilt and blind stamping decoration), titre frappé "or" dans un encadrement d'un double filet "or", entre-nerfs à fleurons "or" dans un encadrement à double filets "or" avec rinceaux "or" aux angles, roulette "or" en place des nerfs avec un filet à froid de part et d'autre des nerfs, roulette "or" avec un double filet "or" de part et d'autre et en tête et en pied, plats ornés d'un filet "or" en encadrement, roulettes "or" sur les coupes (fillets on the cuts), toutes tranches lisses dorées (all gilt edges), Signature Ex-Libris Manuscrite à la mine de plomb : ANDRÉ TESSON [ MÉDECIN DE SAUTRON : A la fin de décembre 1963, un accident s'était produit sur la côte rocheuse des environs du Croisic, sur le territoire de la commune de Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique). Un enfant fut emporté par une lame, et un sauveteur, qui s'était jeté à l'eau, se trouva lui-même en péril. Une troisième personne, le docteur Tesson (André Tesson), médecin à Sautron, dans la région de Nantes, s'efforça de leur venir en aide en leur lançant une bouée. Mais il fut lui-même enlevé par une lame et se noya avant l'arrivée des secours. Il laissait une veuve et neuf enfants mineurs qui se retournèrent contre la commune de Batz et contre l'Etat pour obtenir réparation. Le tribunal administratif de Nantes, déclarant l'Etat hors de cause, avait mis à la charge de la commune des indemnités s'élevant à quatre cent cinquante mille francs (le Monde du 23 juin 1967)].MANUSCRIT ORIGINAL à l'encre brune de la main de Louis PRÉVEL, orné in-fine de 14 PHOTOGRAPHIES ALBUMINÉES ORIGINALES d'époque du Château de Blain (datant de 1868) contrecollées sur carton fort montées sur onglet et non légendées (montrant le Château sous toutes ses coutures avec l'état de délabrement de la toiture, des charpentes et planchers intérieurs en 1868) + une gravure d'ALBERT ROBIDA en noir contrecollée sur carton fort montée sur onglet non légendée mais extraite de "Mesdames nos aieules, 10 siècles d'élégances", texte et dessins d'albert Robida, Paris la librairie Illustrée Editeur (1891), parue avec la légende suivante : "NOBLE DAME, FIN DU XIVe SIÈCLE" + un plan dépliant Manuscrit du Château de Blain avant 1825 (légendé de façon manuscrite) + un dessin aquarellé en couleurs du Dais Ducal des Rohan-Chabot (tapisserie) Musée Archéologique de Nantes (légendé de façon manuscrite), sans pagination (242 pages), le livre Edité sur ce manuscrit est paru à Nantes : impr. de Mme Vve C. Mellinet, (1869), on peut raisonnablement dater ce manuscrit de 1868, pareil pour les photographies originales jointes, + JOINT AVEC : une lettre de demande de consultation du manuscrit adressée à Mme Tesson Mère (SAUTRON) par Buffé, Marcel (Frère) (pseud. Francis Legouais) à en-tête de l'Institut Départemental des Sourds et Jeunes Aveugles de "LA PERSAGOTIÈRE", Ecrivain Aveugle, professeur à l'Institut [auteur de plusieurs livres et cahiers sur BLAIN (Des macles des Rohan au bonnet républicain (Nantes, Blain, Le Gavre) + Blain. 1, Préhistoire, époques gauloise et gallo-romaine + Blain. 2, Le Moyen âge + Blain. 3, Le Moyen âge (suite) + Blain. 4, Le Protestantisme, la Révolution, le Gâvre, les Rohan + Blain , de la préhistoire à nos jours)] + un Historique du Château de Blain, sur deux feuillets imprimés en noir avec le cachet (encre bleue) de la Mairie de Blain, avec une carte agraphée en haut à gauche de Marcel Garnier conseiller Général, Maire de Blain, 37, rue de Redon, Blain (L.-A.) avec noté à l'encre bleue, de la main de Marcel GARNIER : "Trés Heureux de vous faire Parvenir l'Historique de notre Château",
les 14 PHOTOGRAPHIES ALBUMINÉES ORIGINALES d'époque (format 12,5 x 17 cm) du Château de Blain (datant de 1868) que l'on pourrait légender comme suit : 1- Tour du Pont Levis, 2- Le Grand Logis , coté cour , facade méridionale et Tour du Connétable (toit complètement défoncé), 3- Le Chateau - facade nord-est, 4- La Tour du Connétable, 5- une porte de la chapelle en ruine du XVème Siècle, 6- facade vue de la cour du chateau (envahie par les lierres), 7- l'enceinte et les douves du chateau envahis par les lierres, 8- Le Chateau photo d'aprés un dessin ancien, 9- Façade Nord-Est (allée des Buis), 10- Tour du Connétable et Chapelle attenante en ruine envahie par les lierres, 11- Douves du Chateau et ruines mangés par le lierre, 12- Intérieur du Chateau en ruine : toit crevé, plafonds et planchers défoncés, 13- Ruine de la Chapelle du XVème Siècle, 14- Douves et Tour du Pont Levis et des Prisons (mangés par le lierre) ......... la Reliure pastiche des reliures XVIIIème, quant à elle est plus tardive et date plutôt de 1892-1995 (à cause du dessin d'Albert Robida Edité qu'à partir de 1891) ........ Date correspondant aux périodes d'activité des Relieurs Parisiens LESORT ....... TRÉS BEL EXEMPLAIRE ........ TRÉS ÉTONNANTE ORIGINE ........... UNIQUE ........... en trés bon état (very good condition). en trés bon état
Fort in-4, 566 pp. et (37) ff.bl., reliure du XVIIe s. veau brun, dos orné, exemplaire réglé (coiffes arasées, mors en partie fendus mais exemplaire solide).
Copie manuscrite du procès-verbal de l'Assemblée générale du clergé qui eut lieu du 7 juin 1660 au 22 juin 1661 et fut une étape cruciale dans la lutte contre le jansénisme. "Il est à noter que les imprimés ne sont pas la reprise intégrale des volumes manuscrits, dans lesquels figurent un certain nombre de développements jugés accessoires et sans doute indignes de l'impression ; des différences qui peuvent aller c'est le cas pour les procès-verbaux de 1655 et 1715 jusqu'à des divergences entre le manuscrit et l'impression" (Gerbaux & Hildescheimer, Agence générale du clergé, Répertoire de la sous-série G8, 2001). Toutefois, notre manuscrit est postérieur à la version imprimée, et, sous réserve dun examen plus attentif, ne paraît pas présenter de différence avec cette dernière. /// Joint : Lettre pastorale de Monseigneur l'Evesque d'Angers, touchant le Miracle arrivé dans le S Sacrement en la Paroisse des Ulmes de Saint Florent près la ville de Saumur. Angers, Pierre Avril, 1668. Une plaquette in-8, 4 pp. Relation de l'apparition de Jésus dans une hostie, par Henry ARNAULD, évêque d'Angers depuis 1649, et membre de la célèbre famille janséniste. * Jansénisme / Louis XIV * Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
1540 Portefeuille grand in-quarto (230 X 337 mm) vélin ivoire recouvert de satin bleu (en partie décousu avec petits manques en marge) et bordé d’un fin galon doré, cordons de fermeture brodés de fils couleurs et or (en partie manquants) ; 28 feuillets (dont deux réglés sans inscription et deux autres vierges) sur peau de vélin reliés au portefeuille par un cordon de soie à brins jaune, vert et rouge (Reliure de l'époque).
SUPERBE DOCUMENT MANUSCRIT ESPAGNOL SUR PEAU DE VÉLIN, entièrement réglé, orné de figures et décoré d'enluminures et d'initiales peintes à la gouache avec rehauts d'or et d'argent. Ce cahier témoigne de la reconnaissance par le conseil du Roi réuni à Grenade le 18 novembre 1540 des titres de noblesse de Gonzalo de TOZO, habitant la ville de Zafra, dans la province de Badajoz, en Extrémadure. DESCRIPTION DU MANUSCRIT : 28 feuillets contenant 48 pages de texte. La première page comporte quelques mots manuscrits et signatures, la dernière six lignes et signatures. L'écriture de deux pages du manuscrit diffère de celle de l'ensemble du document. In fine quatre pages réglées sans inscriptions et quatre pages vierges. Les pages 2 et 3 sont réglées dans un encadrement à trois côtés de bandeaux entièrement ornés d'enluminures à décor de rinceaux de feuillages, trophées d'armes, masques et chimères. La deuxième page : à l'angle gauche du bandeau supérieur, vignette carrée représentant la Reine Jeanne dite « la Folle ». A l'angle droit, vignette carrée contenant le portrait d'un homme jeune portant la toison d'or, certainement Philippe d'Autriche dit « le Beau », époux de la reine Jeanne et père de Charles Quint. Au centre vignette ronde représentant Charles Quint en monarque guerrier (couronne impériale et glaive). Dans les bandeaux latéraux deux autres vignettes carrées avec des personnages masculins. En haut à gauche grande initiale « D » historiée composant une mandorle qui contient une vierge à l'enfant. Marie, debout sur un croissant de lune bleu, porte Jésus dans ses bras, ce dernier tenant une pomme dans la main gauche. Le texte qui suit l'initiale commence ainsi : « Don Carlos por la divina Clemencia emperador semper Augusto Rey de Alemania, dona Juana su madre y el mismo don Carlos [etc.] ». Suit toute la titulature du Roi Charles Quint. En bas et au centre IMPORTANT BLASON, sans doute les armes de la famille de TOZO. La troisième page : à l'angle gauche du bandeau supérieur, vignette carrée représentant un saint tenant dans ses mains un glaive et un livre. Il est coiffé d'un bonnet surmonté d'une coquille Saint-Jacques. Il s'agit probablement de Saint Jacques le Majeur. A l'angle droit, vignette carrée représentant une sainte, probablement Sainte Catherine d'Alexandrie. Elle tient un glaive dans une main et une roue dentée dans l'autre. A la place des vignettes carrées latérales on trouve simplement deux cercles ferronnés. Dans la partie inférieure de la page, grande vignette représentant Saint Jérôme se mortifiant dans le désert. Il tient dans son bras gauche l’agneau et, de la main droite, soulève une pierre dont il se frappe la poitrine. Son chapeau cardinalice et sa cape sont posés sur une branche d’arbre, en arrière-plan. A ses pieds se trouve un lion, l'un de ses emblèmes. A sa droite, le Christ en croix au sommet d'un mont rocheux. La scène se déroule dans un paysage de rocs et de montagnes lointaines, suggérant le désert. Cette vignette est bordée d’un grand cercle bleu serti de filets dorés et inscrite dans un grand rectangle à fond rouge orné de chimères et de végétaux. A la suite, réparties de manière aléatoire au gré des feuillets on trouve neuf initiales peintes dont une initiale « D » dans laquelle est représenté un beau portrait de CHARLES QUINT, le chef couronné et tenant le sceptre dans sa main droite. Ce document est en bel état de conservation : seules quelques pertes de couleurs en marge de la deuxième page sont à déplorer ainsi que quelques usures et manques à la couvrure en satin bleu. EXCEPTIONNEL MANUSCRIT contenant une spectaculaire double page entièrement ornée de figures et scènes peintes, et deux portraits de Charles Quint. Les couleurs vives, variées, chatoyantes, assemblées avec raffinement, le goût sûr de la composition désignent un artiste de tout premier ordre. Nous sommes en possession du CERTIFiCAT D'EXPORTATION et de la LICENCE D'EXPORTATION HORS-CEE pour ce document. SUPERB SPANISH MANUSCRIPT DOCUMENT ON VELLUM, entirely ruled, decorated with figures and illuminations and initials painted in gouache with gold and silver highlights. This book bears witness to the recognition by the King's Council meeting in Granada on November 18, 1540 of the titles of nobility of Gonzalo de TOZO, inhabitant of the town of Zafra, in the province of Badajoz, in Extremadura. DESCRIPTION OF THE MANUSCRIT : 28 leaves containing 48 pages of text. The first page has a few handwritten words and signatures, the last page has six lines and signatures. The handwriting on two pages of the manuscript differs from that of the entire document. In fine four pages ruled without inscriptions and four blank pages. Pages 2 and 3 are set in a three-sided frame of bands entirely decorated with illuminations of foliage scrolls, trophies of arms, masks and chimeras. The second page: at the left corner of the upper band, a square vignette representing Queen Jeanne known as "the Madwoman". At the right corner, square vignette containing the portrait of a young man wearing the golden fleece, certainly Philip of Austria called "the Beautiful", husband of Queen Jeanne and father of Charles QUINT. In the center round vignette representing Charles QUINT as a warrior monarch (imperial crown and sword). In the lateral bands two other square vignettes with male characters. In the upper left corner, a large initial "D" is set in a mandorla containing a virgin and child. Mary, standing on a blue crescent moon, carries Jesus in her arms, the latter holding an apple in her left hand. The text that follows the initial begins: "Don Carlos por la divina Clemencia emperador semper Augusto Rey de Alemania, dona Juana su madre y el mismo don Carlos [etc.]". Follows all the title of King Charles QUINT. At the bottom and in the center IMPORTANT BLASON, probably the arms of the family of TOZO. The third page : at the left corner of the upper band, square vignette representing a saint holding in his hands a sword and a book. He is wearing a cap topped by a scallop shell. It is probably Saint Jacques le Majeur. At the right corner, a square vignette representing a saint, probably Saint Catherine of Alexandria. She holds a sword in one hand and a cogwheel in the other. Instead of the square vignettes on the sides, there are simply two iron circles. In the lower part of the page, a large vignette representing Saint Jerome mortifying himself in the desert. He holds the lamb in his left arm and with his right hand lifts a stone which he strikes on his chest. His cardinal's hat and cloak are resting on a tree branch in the background. At his feet is a lion, one of his emblems. To his right is Christ on the cross atop a rocky mountain. The scene takes place in a landscape of rocks and distant mountains, suggesting the desert. This vignette is bordered by a large blue circle set with golden nets and inscribed in a large rectangle with a red background decorated with chimeras and plants. Following, randomly distributed throughout the leaves, there are nine painted initials, including an initial "D" in which is represented a beautiful portrait of CHARLES QUINT, the head crowned and holding the scepter in his right hand. This document is in a beautiful state of preservation: only a few losses of colors in the margin of the second page are to be deplored as well as some wear and tear to the blue satin cover. EXCEPTIONAL MANUSCRIT containing a spectacular double page entirely decorated with painted figures and scenes, and two portraits of Charles QUINT. The vivid, varied, shimmering colors, assembled with refinement, the sure taste of the composition designate an artist of very first order. We are in possession of the EXPORT CERTIFICATE and the EXPORT LICENSE OUT OF THE EUROPEAN ECONOMIC COMMUNITY FOR THIS DOCUMENT. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
Phone number : 06 21 78 12 79
Rare bible éthiopienne manuscrite sur peau de vélin. Éthiopie, XIXe siècle. Petit in-4 de (134) ff. sur peau de vélin, 13 figures polychromes à pleine page. Texte écrit à l’encre noire rubriqué sur deux colonnes, avec des titres et des noms de saints écrits en rouge. Exemplaire réglé à la pointe sèche, piqûres de réglure dans les marges extérieures. Relié en veau estampé à froid de l’époque sur ais de bois, dos lisse bien présent. Reliure de l’époque. 205 x 148 mm.
Rare bible éthiopienne manuscrite sur peau de vélin. Elle est écrite en ge’ez, le langage liturgique de l’église éthiopienne. L’un des champs les plus significatifs de la culture éthiopienne est sa littérature, principalement des textes religieux en grec ancien et hébreu traduits en ancien ge’ez. Le ge’ez, l’une des langues les plus anciennes du monde, est encore utilisée par l’église orthodoxe éthiopienne, qui a ses propres coutumes et traditions. Les premières inscriptions en ge’ez (langue sémitique officielle de l’empire d’Axoum) datent du IVe siècle de notre ère, époque où florissait une dynastie puissante, qui reçut des influences grecques et sous laquelle eut lieu la conversion au christianisme. Le ge’ez s’écrit et se lit de gauche à droite, contrairement aux autres langues sémitiques. Le présent manuscrit est d’un format peu courant, ce type de bible étant le plus souvent composée au format in-8. L’illustration, dans les teintes jaunes, bleues et roses, reprend les thèmes de l’iconographie des VIe et VIIe siècles. Elle comprend 13 peintures à pleine page aux couleurs vives et chatoyantes (Saint Georges terrassant le dragon, une Vierge à l’Enfant, Saint Michel archange vainqueur du démon, ...). Précieux manuscrit enluminé éthiopien conservé dans sa reliure d’origine en cuir estampé à froid sur ais de bois.
Horace ; Guillaume Grivel, Odes d'Horace - Les Satyres, Les Epitres, & L'Art Poëtique d'Horace. Manuscrit, ca.1770. Deux volumes in-4, 326p & 403p. Exceptionnel manuscrit inédit de la traduction, en prose, des oeuvres d'Horace par l'avocat et écrivain Guillaume Grivel (1735-1810). Plusieurs notes autographes de Grivel, en début du premier volume, indique que les odes sont « traduites par Mr Grivel ». Selon nous, il s'agit de recopies au propre, par un secrétaire, en vue d'une publication qui n'eut jamais lieu. Le premier manuscrit, contenant les Odes, est très raturé et très corrigé et il nous semble que ces corrections sont très majoritairement de la main du secrétaire. Le second manuscrit, peu raturé, porte peu de corrections. Nous pensons que ce manuscrit pourrait être autographe, d'une écriture très soignée, et que les rares corrections sont autographes. La difficulté à trouver des exemples d'écritures de Grivel ne nous permet pas d'être certain de notre avis. Les deux manuscrits n'ont clairement pas été préparés en même temps comme le montrent les différences de décors mais se suivent. Les pièces de titre sont identiques, les caissons sont extrêmement proches, un volume a un double filet d'encadrement sur les plats, la roulette en bordure des contreplats est identique. Le deuxième volume a une pièce de tomaison. Plein veau glacé, dos orné, tranches dorées, rousseurs éparses. Le premier manuscrit se termine p.325, la p.326 est entièrement griffonnée et les p.327 à 332 sont disparues. Mors partiellement fendus, coins usés. Très beau document.
Phone number : +33 6 30 94 80 72
Emile Gérard-Gailly, Le dernier Dialogue. Les Sablons de Tourgéville [Calvados], 2 au 10 août 1917. Petit in-12 carré, 96f. Manuscrit original complet de cette nouvelle publiée en 1923 dans son volume Ni moi sans vous. La Chronique des lettres françaises (1924, p.275) décrit ainsi la nouvelle : « Le dernier Dialogue est une nouvelle sans description ni récit, toute en conversation. Combien tragique, dans leur simplicité, ces derniers propos de deux amants, deux étudiants, que l'habitude de la plus précise analyse a rendus trop clairvoyants sur eux-mêmes, et si pitoyables dans leur scrupuleuse probité de conscience ! ». Le manuscrit, écrit d'une belle écriture à l'encre noire, sur le recto de chaque feuillet. Il porte ensuite de nombreuses corrections à l'encre brune, vraisemblablement en vue de l'édition. Beaucoup de corrections sont assez importantes et débordent parfois sur le verso d'autres feuillets. Ces corrections ont vraisemblablement été faites en vue de la publication. Le manuscrit porte un envoi juste après l'édition : « à mon ami Armand Delvigne, / j'offre et cette nouvelle et / ce manuscrit, avec l'espoir / qu'il me rendra un / jour la pareille. / Gérard-Gailly / Paris, juin 1923 ». Ce manuscrit fut donc écrit à Tourgéville où Gérard-Gailly avait ses habitudes. Il vivait entre sa villa Ghislaine à Tourgéville et son domicile parisien. La ville normande est probablement l'une des rares à ne pas l'avoir oublié en donnant son nom à une rue. Il sera aussi un ami proche de René Boylesve dont il sera l'exécuteur testamentaire avant de devenir le président de l'association des amis de René Boylesve. Reliure demi-basane à coins, tête dorée. Epidermures et frottements. Rare manuscrit de cet auteur belge.
1748-1749 ; in-4°, basane fauve de l'époque (lacets) - Beau manuscrit calligraphe espagnol du XVIII° siècle. 10 grandes feuillets de vélin. Le premier orné d'une grande composition (titre - frontispice), dessinée à la plume à l'encre rouge avec rehauts d'or : large architecture rococo avec portique, colonnes, médaillons, angelots, statues, emblèmes et portraits. Le second feuillet est une composition dédicace à la Vierge, également dessinée en rouge et or ; large encadrement de rocailles et d'emblèmes ; au centre la Vierge en assomption entourée d'anges ; en dessous, le personnage pour lequel a été exécuté ce manuscrit représenté à cheval ; suivent 15 pages de manuscrit d'une belle calligraphie, avec double encadrement de filets d'argent ; 2 lettres ornées, grotesques calligraphiés sur l'avant dernière page, la dernière page donne l'arbre généalogique des Martinez Rodriguez de Carvajal. L'illustration de ce manuscrit est d'une belle facture populaire rococo. La planche de la Vierge est préservée par un feuillet de soie rose."
Phone number : 03 86 50 05 22
[Manuscrit autographe] Jean Hermant, Histoire des Conciles où l'on verra en abrégé ce qui s'est passé dans l'Eglise depuis son établissement jusqu'au 17e siècle [jusqu'à présent]. [Caen ?, ca.1695]. 2 volumes in-4, [2]-311-[1bl]-[6]p & [2]-265-[3bl]-[10]p. Manuscrit autographe de l'ouvrage d'Hermant publié à Rouen en 1695. Il se présente sous la forme d'un manuscrit à l'encre brune, réglé à l'encre bleue, avec titre cursif, rappel de l'époque à l'angle, et mentions des débuts de chapitre en marge (avec titre respectif). Il s'agit d'une recopie au propre de l'ouvrage en vue de la publication. Ce manuscrit a très peu de ratures et quelques corrections, d'une encre légèrement différente. Le texte publié reprend bien ces corrections. Chaque volume a une gravure de Michel Lasne (1595-1667) - d'après son propre dessin-, aux armes de France, avec de larges blancs pour y inscrire le titre. Cette gravure est très classique de la production du XVIIe siècle : un portique avec les armes en tête et deux personnages, Prudentia et Politica. On notera que ce graveur est natif de Caen comme l'auteur. Jean Hermant (1650-1725) est un prêtre natif de Caen qui fut curé de Maltot (près de Bayeux) de 1696 à sa mort. Il a laissé de nombreux manuscrits et publié plusieurs ouvrages qui eurent un succès certain. L'Histoire des Conciles eut ainsi au moins sept éditions entre 1695 et 1755 et même une traduction italienne. Ex-libris de Jean Hermant au contreplat de chaque volume. Ce bel ex-libris gravé, avec la devise « instruit et ornat », a été utilisé par deux autres personnes : J-B Philippe Dudouet (de Caen) et Godard, doyen du Saint-Sépulcre de Caen en 1761. On remarquera que pour Hermant, l'ex-libris le mentionne déjà comme prêtre de Saint Pierre de Maltot, donc il a été fait après 1696. Il y a fort à parier que cet ex-libris est l'oeuvre d'un graveur de Caen. Reliure plein veau, dos à nerfs orné, tranches mouchetées. Coiffes supérieures arrachées avec petits manques en haut des dos, petits manques aux coins, mors supérieur du tome 1 fendu en tête. Papier très bien conservé, belles gardes marbrées. Rare manuscrit de ce prêtre et historien normand.
Phone number : +33 6 30 94 80 72
Bruxelles 1827 Petit in-4 décoré, titre, 4 f.n.ch.[titre et dédicace :À Monsieur le Comte de…], 2f. blancs et 68p. Signé à la fin "Écrit par G. A. Mackay, ci-devant bombardier dans l'artillerie britannique". :: Suite et fin du titre : ... avec une lettre écrite par un Gentilhomme Anglais résidant en Chine, contenant la manière dont le manuscrit de cet ouvrage a été trouvé. Le tout traduit de l'Anglais.
:: Très beau manuscrit finement calligraphié en caractères italiques d'imprimerie. Exécuté sur papier vélin filigrané J. Whatman, avec bordures décoratives formées de traits de plumes, lettres ornées, ornements, soleils et demi-lunes. Belle page de titre à encadrement et rehaussée d'or. Manuscrit reprenant la traduction française de ce texte attribué, au moins en partie à Dodsley, " The Economy of Human Life ", publié en anglais d'abord en 1750. La première édition en français en France semble avoir été publiée par Ganeau en 1760. En fait il s'agit d'une grande partie du texte publiée mais pas l'intégral. Il manque l'Avertissement, une partie à la fin de la Lettre à M. le Comte de, quelques préceptes (ou citations) dans certaines sections des 1ère, 2ième et 4ième parties. :: Le texte imprimé contient 7 parties mais le manuscrit n'en contient que 5, le calligraphe ayant ignoré les parties 5 (De la Providence) et 6 (Les devoirs de la société). La dernière partie concernant la Religion est présente mais a été abrégée. Ces manques s'expliquent par le désir du copiste d'obéir à une certaines mise en page et de limiter la longueur du texte. Il ne s'agit pas de manques au texte calligraphié qui est paginé et tout à fait complet. :: Reliure de l'époque, maroquin rouge à grains longs, plats avec larges bordures dorées les recouvrant presqu'en entier, dos orné de fleurons dorés, date en queue, dentelle intérieure, doublure de soie, tranches dorées. Coins arrondis, quelques taches autrement reliure solide et peu usée. Quelques piqûres au texte. Bon état.
Phone number : 1 514 820 2324
SCHLEGEL (Gustave) - [SOCIETES SECRETES CHINOISES] [CHINESE SECRETE SOCIETIES] [THIAN TI HIOUI] [MANUSCRIT] -
Reference : 10323
Batavia, Mars 1866. 1 volume in-8, reliure demi-toile, plats cartonnés, 2 cahiers constitué de x pages et de x pages, écriture claire et lisible, très bon état.
Manuscrit en langue française du texte sur les sociétés secrètes en Chine. Cette très rare étude parut originellement à Batavia en 1866 en langue anglaise. Le manuscrit de Schlegel rédigé en français à Batavia en 1866 fut publié probablement en Cochinchine, au début de la colonisation. C'était une rare édition lithographiée d'après le manuscrit originel. Important ouvrage sur La Société Secrète Chinoise Thian Ti Houi. Ce manuscrit ne présente pas d'illustrations.
( MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNÉ) - MONTOYA Gabriel (1868-1914), chansonnier, auteur dramatique, docteur en médecine.
Reference : 11420
Don Raphael . Comédie en Trois 2 Actes En Vers tirée du Gil Blas de Santillane par M.M.Montoya (1897-1898). Manuscrit petit in folio cartonné, dos muet de toile noire; environ 60 pages autographes non chiffrées avec quelques ratures et corrections, (surtout au 2e acte), un passage du 1er acte biffé au bleu, inscriptions dans le texte au bleu. Les 2 actes sont respectivement de 19 et 13 scènes. Tout d'abord prévu en 3 actes, Montoya a rayé dans le titre "Trois" qu'il a remplacé par "2". 2 pages sont entièrement refaites et recollées sur les anciens textes. L'avant dernière - page (parties des scènes 12 et 13) est ronéotée. Le reste et donc presque totalité du manuscrit est autographe mais non signé. Au verso du dernier feuillet Montoya a pris des notes au crayon pour des conférences à venir. Don Rafael, comédie en 2 actes en vers (d'après Lesage), parut chez Fasquelle en 1912 ( in-18 de 72pp). / Damoiselle Berthe pièce en I acte en vers par Gabriel Montoya ; 34 bd de Clichy. ( adresse du cabaret des 4'Z'arts). Manuscrit autographe signé de 27 pages petit in folio. Un acte de VIII scènes. La Pièce s'appelait initialement Le Chevalier, titre rayé et remplacé par " Damoiselle Phèdre" . Couverture de papier gris Titre manuscrit à l’encre et rectifié au bleu d’imprimerie. Il s’agit d’une mise au propre par l’auteur sans rature, sauf sur la couverture où on a rectifié au bleu le titre. Dans le texte on a souligné ou encadré au bleu quelques rares mots et fait quelques annotations au crayon en marge. Ici le manuscrit est signé. Le Baiser de Phèdre, pièce en 1 acte, en vers... La pièce fut donné à la Comédie française le 21 décembre 1905 et parut chez Fasquelle en 1906 ( in-12 de 29pp.). Pour les deux pièces les titres ont légèrement changé lors de leur parution.
Cartonnage frotté pour Don Raphael, et petite tache brune en marge des feuillets, la couverture factice de Damoiselle Phèdre est salie, manque de papier angulaire au feuillet de titre, sans perte de lettres.( Reu-Bur)
NANTES / LA ROCHE-SUR-YON 1902-3 -in-12 pleine toile un carnet, reliure pleine toile marron-clair in-douze, dos long muet, toile fendu avec léger manque aux coiffes, titre manuscrit à l'encre brune sur la première de couverture, toutes tranches lisses, texte manuscrit à l'encre brune, sans illustrations, 308 pages, 1902-1903 - NANTES / LA ROCHE-SUR-YON,
manuscrit racontant la rencontre du couple et la vie de l'époque aussi bien à Nantes qu'à la Roche-Sur-Yon au travers de lettres du couple recopiées et classées dans l'ordre, avec notes biographiques menus insérés, faire-parts de naissances et mortuaires..........Etonnant Recit narrant bien l'époque....UNIQUE.....en bon état. bon état
In-8, broché de XV, (1) pp., pp. 25-181 [182] ; (4), 270 pp. Ce manuscrit est du XVIIIe siècle, avant la Révolution.
Manuscrit très travaillé avec de nombreuses modifications : ajouts, suppressions, remplacements de feuillets et ratures ; le texte est dans un encadrement au crayon à papier, il est très lisible.Dans le tome Ier, l'auteur expose la grande différence qui existe entre les étangs et les marais. Il expose trois motifs pour l'existence des étangs, deux moyens d'engrais et 13 avantages différents des étangs. Dans le tome second, il réfute les différents points de critique conçernant l'insalubrité, la population, le bétail, etc.Le grand intérêt de ce manuscrit, qui émane d'un habitant de Dombes, réside dans le fait qu'il réalise, au XVIIIe siècle, la synthèse des arguments qui seront utilisés au XIXe par les adversaires et les partisans des étangs. A part l'idée du chemin de fer traversant la Dombes, tout y est déjà et, si certains arguments ne sont pas très solides en raison de l'absence de statistiques (M. Bossi comblera en partie ce problème), le bon sens pourvoit souvent à l'argumentation. A notre connaissance, ce manuscrit n'a jamais été publié.
Phone number : 06 60 22 21 35
11 rue de Douai, Paris IXe. [1924] 1 vol. (165 x 215) de 1 f. et 18 pp. ch. Demi-maroquin rouge orangé , dos a nerfs, titre dore, tete doree (reliure de l'epoque). Manuscrit original et complet. Envoi signe : « pour Florence Jay Gould, ce couteau dans le coeur, Fr. Carco » Autoportrait a la plume dessine sous l'envoi, signe par Carco. On joint : un des 520 exemplaires sur vélin d'arches (n° 394) de l'édition imprimée : Paris, à l'enseigne de la porte étroite, (26 septembre) 1925. 1 vol. (115 x 160 mm) de 46 pp., [2] et 2 ff. Broché.
Plusieurs corrections dans le texte, autographes. L'ensemble est entièrement monté sur onglet. Le texte paraîtra en 1925 aux éditions de La Porte étroite et sera dédié, comme le manuscrit, à Tristan Bernard.. Figure bien connue des milieux littéraires et artistiques, Florence Jay Gould tiendra salon sa vie durant, que ce soit à l'hôtel Meurice ou chez elle, avenue Malakoff. En 1923, alors qu'elle vient d'épouser le milliardaire Frank Jay Gould, le jeune couple part en lune de miel sur la côte d'Azur ; bientôt ils feront construire une superbe villa à Juan-les-Pins. Dès 1924, Francis Carco sera l'un des pre- miers invités aux somptueuses fêtes données par les hôtes. L'envoi de l'auteur, assez coutumier des amours impossibles ou difficiles, pourait sous-entendre un espoir perdu.