Paris, Librairie des Bibliophiles, Impr. D. Jouaust, M. DCCC. LXX, (1870), pt. in-8vo, 2 ff. + XIV + 1 f. + 67 p. + 2 ff. tirage à 332 ex. un des 300 sur vergé n° 293, reliure en parchemin (overlapping velum, title & dat on spine) (Boekbinderij Blikman & Sartorius Amsterdam).
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Paris, Sébastien Mabre-Cramoisy, 1678. 1 vol. petit in-12, chagrin havane, dos à nerfs orné de fleurons dorés. Reliure moderne. Cachets de Claude Lambert (Sablé, XXe s.) sur le deuxième feuillet blanc. (2) ff. blancs, (8) ff., 90 pp., (6) ff., (1) f. blanc.
Edition originale rare. Cette édition est la même que celle imprimée à la même date sous le titre Maximes et pensées diverses. D'après Claudin, cet état est plus rare. C'est dans le salon de cette dame, fréquenté par les beaux esprits de son temps, entre autres l'abbé Esprit, l'abbé d'Ailly, Domat, Montausier, la duchesse de Longueville, que La Rochefoucault se prit de passion pour les maximes, genre littéraire qui occupait les soirées des habitués de la marquise. L'abbé d'Ailly fit imprimer les maximes de la marquise juste après son décès (1678) mais après celles de La Rochefoucauld (1664) en y incluant les siennes et celles des autres habitués du salon. On y trouve le même ton que dans celles de La Rochefoucauld mais peut-être sont-elles encore plus désenchantées et profondes. Les Maximes de Mme de Sablé, au nombre de 81 sont suivies de 91 Pensées diverses, qui "ne sont pas de la mesme personne" mais de l'abbé d'Ailly, l'éditeur de ce recueil. On sait par ailleurs que la marquise de Sablé, qui connaissait la langue italienne et espagnole, s'est fortement inspirée de l'Oraculo manual de Gracian dont elle paraphrase ou traduit élégamment de nombreuses maximes. Brunet V, 8; Cioranescu, 60580; Rochebilière, n°480; Tchemerzine-Scheler V, 570a; Losada-Goya, n°230.