Louis-Victor Bougron (1798-1879), statuaire, sculpteur. L.A.S., Paris, 9 septembre 1831, 1p in-4. Au médecin Hippolyte Royer-Collard (1802-1850), prémice du fameux scandale qui l'opposa au comte de Forbin : « Monsieur, Je suis très reconnaissant de ce que vous avez bien voulu faire pour moi, à la recommandation de mon ami M. Henry fils, je ne puis vous exprimer mes sentiments que par des paroles, mais je vous prie, si mes faibles talents pouvaient vous agréer, de disposer de moi, je suis tout à votre service. Le malheur qui me poursuit a voulu que le directeur général des Musées [Comte de Forbin] ne tint aucun compte du renvoi que M. le ministre lui a fait de ma réclamation, vous savez peut-être quels ont pu être les motifs, je crois en connaître une partie, mais comme cela n'est point de ma compétence, je m'abstiendrai d'en parler. Tout ce que je puis faire est de me recommander de nouveau à votre bienveillance et de vous prier de proposer au Ministre ce que dans la circonstance actuelle vous pourrez faire de plus avantageux pour moi. C'est en vous témoignant de nouveau ma reconnaissance que je vous prie, Monsieur, d'agréer les sentiments avec lesquels je suis votre tout dévoué serviteur. LV Bougron ». On voit, par cette lettre, que Bougron pensait déjà que Forbin était à l'origine du blocage de la commande par le roi Louis-Philippe d'un exemplaire en marbre de son groupe Le Roi Pépin descendant dans l'arène pour combattre un lion. Cette affaire fut retentissante et Bougron avait même provoqué Forbin en duel. Belle lettre. [184]