Album de dessins originaux à la plume, in 4° oblong, demi veau rouge dos à décor de rocaille romantique dorée (reliure ancienne) ; titre manuscrit en rouge et noir, l’album est dédié “à Madame de Praudière son très humble et très reconnaissant serviteur Louis baron d’Agos” ; 1f. bl. ,24 ff. de dessins à la plume en noir et bistre, le premier apparait dans une fenêtre d’un pan de mur en ruines avec des plantes et fleurs grimpantes, une vierge dans une niche, une épée et un blason aquarellés, le dernier également en couleurs, represente les initialesde Louis d’Agos ; les 22 autres sont des monuments de Lyon et alentours : Ainay, l’île Barbe, les aqueducs de Bonnant et de Brignais, le vallon de Roche-Cardan, le château de Châtillon d’Azergues, etc. Un dessin est daté de 1847. Louis de Fiancette, baron d’Agos (1816-1892) est connu pour ses travaux et ses dessins qui concernent les Pyrénées centrales et le Comminges.
Très bel album.
Phone number : 06 60 22 21 35
Londres, chez Charles Hoguel, & Compagnie 1735 2 tomes en 1 volume. In-16, reliure de l’époque plein veau havane marbré, tranches rouges, dos à 5 nerfs, LXVIII + 238 - 290 pp. Reliure usée.
Charles-Louis, baron de Pöllnitz (1692-1775), semble avoir manifesté très jeune un tempérament impétueux et aventureux. Il était aussi dépourvu de scrupules, qualité qui lui servit dans les innombrables cours européennes qu'il visita et lorsqu'il servit sous les armes en Autriche, en Italie et en Espagne. ses "Mémoires" constituent une intéressante source d'informations sur sa vie et les peuples qu'il visita. Bon état d’occasion
1780, 13x10 cm, 1 gravure sur cuivre,
Aus: Zurlauben, Tableaux topographiques Planche 202 n° 1bis.
Phone number : 41 (0)26 3223808
P., Gallimard, NRF (Collection "Vies des Hommes Illustres"), 1928, in 12 broché, 265 pages ; portrait en frontispice ; couverture un peu fanée.
PHOTOS sur DEMANDE. ...................... Photos sur demande ..........................
Phone number : 04 77 32 63 69
25/01/1856 TRÈS INTÉRESSANTE LETTRE Petiet répond à son correspondant qui vient de lui envoyer un exemplaire de ses observations : …Les maximes 1, 34, 41, et 55 prouvent chez vous une connaissance exacte du cœur humain. Vous avez eu la bonté de menvoyer votre œuvre, ce qui me prouve que vous suivez le principe de Boileau… dit-il, citant le grand classique : …Aimez quon vous conseille et non pas quon vous loue !... Ceci le mène à lhabile critique de la pensée 53, et à condamner la 59 quil juge comme …une vérité rebattue… Quant à la pensée de La Bruyère dont lauteur a fait le fond de sa préface, Petiet la juge …trop absolue… Dailleurs, on ne trouve pas tout chez La Bruyère. Lun de ses anciens compagnons darmes avait également publié un recueil de pensées, …Il y en a une que Labruyère a vraiment oubliée : « un homme vous ennuie, voulez vous vous en débarrasser, rendez lui service, vous ne le verrez plus ». Légoïsme de lhomme est là pris sur le fait… conclut Petiet.
Collectif [ JOINVILLE (Jean, sire de). / - MAROT (Clément) - SAINCT-GELAYS (Melin de) - NAVARRE (Marguerite de). / - SPONDE (Jean de) - MOTIN (Pierre) - DURAND (Etienne) - VAUQUELIN des YVETEAUX (Nicolas) - VIAU (Théophile de) - TRISTAN L'HERMITE (François, dit) - SAINT-AMAND (Marc-Antoine de) - BOIS-ROBERT (François de) - SARASIN (Jean François) - SCARON (Paul) - HABERT de CERISY (Germain) - VOITURE (Vincent) - COLLETET (Guillaume) - GOMBAULD (Jean de) -RAMPALLE (Daniel de) - MALLEVILLE (Claude de) - BUSSIÈRES (Jean de) - DU BOIS-HUS (Gabriel) - LA MESNADIÈRE (Hippolyte de) - LE MOYNE (Pierre) - GODEAU (Antoine) - BREBEUF (Guillaume de) - BENSERADE (Isaac de) - SEGRAIS (Jean de). / - MONTESQUIEU (Charles-Louis, Baron de). / - BEAUMARCHAIS (Pierre Augustin CARON de). / - NODIER (Charles). ].
Reference : 1693
Angers, Editions Jacques Petit, 1941. 5 vol. in-8° carrés, demi faux vélin à coins Bradel d'éditeur, titres en noir, dos ornés de motifs en couleurs, têtes rouges, tranchefiles, signets, non rognés, sous jaquette ill. et impr. en noir et vert, couv. et dos cons., en grande partie non coupés.
Agréable édition de ces "vieux classiques". Tome 1: front., 9 pl. h.t., 24 bandeaux en-tête et 23 lettrines - Tome 2: front., 9 pl. h.t., 3 bandeaux en-tête et 3 lettrines, 6 tableaux généalogiques et 3 cartes en fin de volume - Tome 3: 10 pl. h.t., 1 pl. à pleine page, 3 bandeaux en-tête et 7 lettrines - Tome 4: 10 pl. h.t., 4 bandeaux en-tête et une lettrine - Tome 5: front., 9 pl. h.t., 2 bandeaux en-tête et 3 lettrines - Tome 6: front., 9 pl. h.t., 8 bandeaux en-tête et 8 lettrines. Jaquettes émoussées, rares et infimes taches de papier, sinon, exemplaires très frais.
[LA FAYETTE Marie-Madeleine; POELLNITZ Charles-Louis, baron de]:
Reference : 6379
(1735)
Amsterdam, Aux dépens de la Compagnie, 1735. In-12 de [2]-416pages, demi-basane brune à coins, dos lisse, pièce de titre verte.
"Cet ouvrage curieux n'est, à notre sens, que le plus impudent plagiat qui se soit jamais produit dans les lettres françaises, ce qui doit le faire classer, à juste titre, parmi les livres singuliers. La plus grande partie de ce roman est copiée mot à mot dans la Princesse de Clèves, comme on peut le voir dès les premières pages, sauf quelques alinéas omis par le plagiaire, dont le travail n'a pas tout à fait les proportions du chef d'oeuvre de Mme de La Fayette. Une telle supercherie n'a pas encore, que nous sachions, été signalée par les bibliographes" in Barbier IV, 435, qui cite M. Claudin dans les "Archives du bibliophile" 1867. Gay III, p. 1079 précise que seuls les noms de lieux et de personnages ont été changés par l'auteur. Épidermure, un mors et un coin frottés, accroc à une coiffe. Tampon sur la page de titre, nom de possesseur sur garde.
, Paris, Pagnerre 1847, 2 vol. in-12, demi-chagrin vert empire, tit. et tom. dorés sur dos à quatre nerfs, caissons encadrés de filets encadrants dorés et d’arabesques dorées, nerfs ornés de stries dorées, tr. mouchetées, (coupes lég. frottées et coins lég. émoussés, rares rousseurs à l’int.), bon état, 360/ 378p.
Phone number : 01 43 29 46 77
, Paris, Pagnerre 1869, 2 vol. in-8, br., non massicoté, portrait hors-texte de l’auteur, (couv. et dos défraichis, mq. 2ème de couv., qq. mouillures au t. I, taches et mouillures importantes au t. II), ouvrage de travail, 411 / 409p.
Phone number : 01 43 29 46 77
Genève, chez Manget et Cherbuliez 1815, 240x160mm, broché. brochage d’attente, couverture muette, non rogné, intérieur propre.Rossel, Histoire littaire de la Suisse romande 521-522. Lonchamp 1310, qui indique 95 Portraits gravés sur cuivre (bibliographie pas toujours fiable, car il y a bien 97 portraits et ils sont gravés à l’eau-forte et pas sur cuivre !). Benzit VI-327.
2 ff., XVI - 1 ff., 461 pages, 97 portraits gravés à l’eau forte par Jean Alexandre Grand, Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
, Paris, Pagnerre 1844, in-16, br., non massicoté, (qq. rousseurs à l’int.), [ce livre provient de la bibliothèque personnelle de Bernard Pacteau], 96-16p.
Phone number : 01 43 29 46 77
, Paris, Pagnerre 1842, in-16, br., non massicoté, (couv. lég. fanée), [ce livre provient de la bibliothèque personnelle de Bernard Pacteau], 159-16p.
Phone number : 01 43 29 46 77
, Paris, Pagnerre 1848, in-16, br., (couv. passée, qq. rousseurs), [ce livre provient de la bibliothèque personnelle de Bernard Pacteau], 77-3p.
Phone number : 01 43 29 46 77
, Paris, Pagnerre 1848, in-16, fascicule, en bon état, [ce livre provient de la bibliothèque personnelle de Bernard Pacteau], 31p.
Phone number : 01 43 29 46 77
, Paris, Pagnerre 1844, in-16, br., (lég. fané, qq. rousseurs), [ce livre provient de la bibliothèque personnelle de Bernard Pacteau], 96-16p.
Phone number : 01 43 29 46 77
, Paris, Pagnerre 1838, in-16, br., bon état, [ce livre provient de la bibliothèque personnelle de Bernard Pacteau], 58-16p.
Phone number : 01 43 29 46 77
Quatorzième édition, ornée de 27 portraits gravés sur acier, 1 vol. in-4 reliure de l'époque demi-chagrin à coins vert, dos à 4 nerfs orné, toutes tranches dorées, Pagnerre, Paris, 1844, 547 pp.
Exemplaire agréablement relié (rel. lég. frottée, ex-dono au verso du frontispice, rouss.). Un grand classique sur l'éloquence, essentiellement politique, de la Révolution à la Monarchie de Juillet.
LA GARONNE Louis Baron ouvrage illustré de 134 dessins par Chapon Table des matières : les Pyrénnées - à travers Languedoc, Guienne et Gascogne - La Garonne, la Dordogne Collection " Les fleuves de France ", l'Art, l'Histoire, la Vie " vol in-4, 255x180, relié pleine toile bradel, couvertures d'origines conservées, 266 pages, bel exemplaire Paris Laurent éditeur sans date vers 1880/1900
PARIS. CRAPART, CAILLE ET RAVIER. 1806. IN-8 (13,5 X 20,5 CENTIMETRES ENVIRON) DE VIII + 454 PAGES, RELIURE D'EPOQUE PLEIN VEAU MARBRE, DOS LISSE ENTIEREMENT ORNE D'UN DECOR DORE, TITRE DORE SUR ETIQUETTE MAROQUIN VERT, PLATS ENCADRES D'UNE CHAINETTE DOREE, DENTELLE DOREE SUR COUPES, TRANCHES JAUNES MOUCHETEES. CONTIENT LES ELOGES DE SPALLANZANI (PAGES 1-186), DE GALVANI (187-338), DE ROUSSEL (339-366) ET LE DISCOURS (367-454). BEL EXEMPLAIRE DANS UNE RELIURE DECORATIVE.
HENRI LAURENS. 1936. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 305 pages orné de 134 dessins par A. Chapon.. . . . Classification Dewey : 908.4434-Régionalisme : Ile-de-France
L'Art, l'histoire, la vie. Classification Dewey : 908.4434-Régionalisme : Ile-de-France
1754 un volume, reliure bradel marron-clair époque (hard-back) petit in-octavo, dos long (spine without raised bands) titre janséniste à l'encre brune sur une étiquette blanche (with label of title), papier marron clair au dos et aux plats (cover with brown paper), toutes tranches lisses (all edges smooth), gouttière rognée (fore-edge smooth), abondamment illustré (plentifully illustrated) d'un frontispice (frontispiece) + 7 gravures hors-texte (pictures full page engraving) en noir dont une carte dépliante (folding map) + culs-de-lampe (tailpiece) par Brühl, 366 pages, 1754 Hafniae et Lipsiae Frid. Christian Pelt Editeur,
roman fantastique , Nouvelle édition faite sur l'éditon originale latine de 1741 publiée à Copenhague. Dans ce texte majeur, Ludvig Holberg (1684-1754) marque son époque et durablement le thème de la « Terre creuse » ; il crée une langue et une littérature entière dont avant lui, il n'existait que des rudiments disparates. Cet ouvrage où le genre fantastique et l'utopie se mélangent, met en scène le héros, Nicolas Klim, qui tombe dans un gouffre et découvre la planète Nazar. Il y rencontre des êtres très étranges et très amusants, dans des mondes divers ; en Potu (Utop), la liberté de religion et de pensée, l'égalité des sexes sont entrés dans les moeurs et la loi ; à Lalac, sorte de pays de Cocagne où coule des fleuves de lait et de miel, les habitants vivent dans l'indolence ; à Quanso, la douleur étant inconnue, la vie est devenue insupportable d'ennui. Fortunati-Trousson, Dictionary of literary utopias, p. 459 (pour l'édition originale) ; Versins, p. 432, Brunet III col 260, en bon état (very good condition).
MONTESQUIEU (SECONDAT Charles Louis - Baron de LA BREDE et de MONTESQUIEU)
Reference : 3311
(1755)
1755 reliure plein veau brun (binding full calfskin) in-octavo, dos long (spine without raised band) nerfs (spine with raised bands) fleurons (floweret) - pièce de titre sur fond grenat (label of title) - filets or (gilt lines), filet sur les coupes (gilt line on the cuts) - manque de dorure (blurred gilding), tranches rouges (red edges), marque-page en tissu (bookmark in tissue), illustrations : orné de (illuminated of) bandeaux (headpiece) et de culs-de-lampe (tailpiece), 108 pages, 1755 à Londres sans Editeur (no editor),
préface du traducteur (preface of the translator) - bon état (very good condition)
MONTESQUIEU (SECONDAT Charles Louis - Baron de LA BREDE et de MONTESQUIEU)
Reference : 12385
(1768)
1768 reliure plein veau blond in-douze (binding full calfskin duodecimo), dos long (spine without raised band) - entre-nerfs à fleuron au fer évidé avec des fleurettes aux angles et des petits fers en remplissage (between the raised bands floweret with hollowed out blocking stamp and small floweret with the angles and small blocking stamp in filling) - pièce de titre sur fond grenat avec filet or (garnet label of title with gilt line) - petit accident au bas du dos cuir coupé (small accident with the bottom of the spine cut leather), charnière du premier plat fendue (cracked joints on the front cover), coin de tête du premier plat bruni (top corner of the front cover browned), petites et légères taches sur le quatrième plat (small and light stain on the back cover), filet sur les coupes (gilt line on the cuts) - manque de dorure (blurred gilding), tranches peignées (painting edges), marque-page en tissu vert (green bookmark in tissue), pages de garde peignées à motif "coquille sur fond caillouté" (painting flyleaf), illustrations : frontispice et orné de bandeaux - lettrines et de culs-de-lampe (frontispiece and illuminated of headpieces and dropped initials and of tailpieces), léger jaunissement du papier plus accentué en début et en fin d'ouvrage - sans conséquence pour la compréhension du texte (lightly yellowing of paper more accentuated in beginning and the end of the book - no consequence for the understanding of the text), II+365+III pages avec Approbation & Privilège du Roi, 1768 à Paris Chez Huart et Moreau Fils - Librairies de la Reine et Libraires-Imprimeurs de Monseigneur le Dauphin,
nouvelle édition - dernière et définitive donnée par Montesquieu - revue - corrigée et augmentée par l'auteur (new edition - last and final data by Montesquieu - re-examined - corrected and enlarged of a foreword by the author) à laquelle on a joint, pour la première fois, un dialogue de Sylla et d'Eucrate - première apparition d'une Table des Matières (first appearance of Contents) - bon état général malgré les petits défauts signalés (good condition in spite of the smalls defects indicated)
MONTESQUIEU (SECONDAT Charles Louis - Baron de LA BREDE et de MONTESQUIEU), (ETIEMBLE)
Reference : 15383
(1956)
1956 pleine reliure grenat in-octavo avec une jaquette en papier gris sur les plats (garnet full binding with a dustjaket in grey paper on the covers), titre frappé or sur le dos (gilt title on the spine), marque-page en tissu (bookmark in tissue), toutes tranches lisses (all smooth edges), pages de garde grenat (garnet endpapers), page de faux-titre (half title page), tirage limité à 8126 exemplaires - 1 des 8000 exemplaires hors commerce numérotés de 1 à 8000 réservés exclusivement aux Membres du Club français du Livre (details/certificate of issue - limited edition - 8126 copies were printed - printed for private distribution), sans illustration (no illustration), XXIV + 395 pages + 2 feuillets de Table des Matières (2 leaves of Table of contents) + 1 page de justificatif du tirage (1 page of details/certificate of issue), 1956 à Paris le Club Français du Livre - 8 rue de la Paix,
Collection "Les Portiques" numéro 44 - introduction d' (foreword of) Etiemble - bon état général (good condition)
S.l., (XVIIIe siècle) 6 vol. in-folio, environ 2200 pages, veau brun marbré glacé, dos lisses cloisonnés et fleuronnés avec pièces de titre grenat, armoiries dorées au centre des plats, coupes filetées, tranches mouchetées (rel. de l'époque). Qqs petits défauts d'usage sans gravité.
"Qui a eu plus de part que celse a toutes ces intrigues de Cour ?" (La Bruyere à propos du Baron de Breteuil).D'une famille de grands serviteurs de l'État, frère d'un intendant des finances, il fut nommé lecteur ordinaire du roi en 1677, et employé à une mission diplomatique auprès du duc de Mantoue de 1682 à 1684. Fait alors conseiller du roi, il exerça la charge d'introducteur des ambassadeurs de 1698 à 1716 (en premier semestre). Personnage saillant de la Cour par sa position, il est évoqué par plusieurs écrivains de son époque – à son avantage sous les traits de Cléante dans l'ouvrage de sa maîtresse la présidente Ferrand, Histoire des amours de Cléante et de Bélise (1689), et dans des portraits-charges par La Bruyère et Saint-Simon.Dans le chapitre « Du Mérite personnel » des Caractères, La Bruyère écrit de lui : « Celse est d'un rang médiocre, mais des grands le souffrent ; il n'est pas savant, il a relation avec des savants ; il a peu de mérite, mais il connaît des gens qui en ont beaucoup ; il n'est pas habile, mais il a une langue qui peut servir de truchement, et des pieds qui peuvent le porter d'un lieu à un autre. C'est un homme né pour les allées et venues, pour écouter des propositions et les rapporter, pour en faire d'office [...], pour réussir dans une affaire et en manquer mille, pour se donner toute la gloire de la réussite, et pour détourner sur les autres la haine d'un mauvais succès. Il sait les bruits communs, les historiettes de la ville ; il ne fait rien, il dit ou il écoute ce que les autres font, il est nouvelliste [...] Il est entré dans de plus hauts mystères, il vous dit pourquoi celui-ci est exilé, et pourquoi on rappelle cet autre [...] Qui a eu plus de part que Celse à toutes ces intrigues de Cour ? et si cela n'était pas ainsi, s'il ne l'avait du moins rêvé ou imaginé, songerait-il à vous le faire croire ? Aurait-il l'air important et mystérieux d'un homme revêtu d'une ambassade ? »Dans ses Mémoires (année 1698), Saint-Simon insiste également sur plusieurs des mêmes points : « C'était un homme qui ne manquait pas d'esprit mais qui avait la rage de la cour, des ministres, des gens en place ou à la mode, et surtout de gagner de l'argent dans les partis en promettant sa protection. On le souffrait et on s'en moquait. »MEMOIRES CONÇUS COMME UNE SUCCESSION DE RECITS COMMENTES, suivant un ordre chronologique : le baron de Breteuil précise, pour les ambassades mentionnées, les entrées à Paris, les ordres de marches, le déroulement des audiences publiques et secrètes accordées par le roi, les visites rendues aux princes et princesses du sang, en accompagnant ses relations de remarques historiques et synthétiques sur des points d'étiquette. Certaines remarques se développent en véritables petits traités autonomes : « Des petites filles de France », « De la manière dont Monsieur reçoit un prince souverain », « Réception des généraux d'ordre [religieux] », « Cérémonial qui s'observe lorsque le roy donne le bonnet à un cardinal françois », etc.LE BARON DE BRETEUIL EVOQUE LES AMBASSADEURS DE TOUTE L'EUROPE, MAIS AUSSI DES PAYS LOINTAINS, Maroc (1699), « Moscovie, Turquie, Siam & Maroc » (annexe de l'année 1714) ou Perse (1715), et livre en regard le récit de quelques entrées d'ambassadeurs français dans les Cours étrangères, notamment à Londres et à Vienne.IL RELATE DES MOMENTS IMPORTANTS DE LA VIE DE COUR SOUS LOUIS XIV, notamment l'annonce de l'avènement du duc d'Anjou comme roi d'Espagne (« Mr, voilà le roy d'Espagne », 1700, p. 441), la cérémonie d'hommage du duché de Bar entre les mains du roi par le duc de Lorraine (1699), les négociations et réjouissances pour les mariages du duc de Mantoue (1704) ou du duc de Berry (1710), les deuils pour les morts de Philippe d'Orléans, (1701), du duc de Bretagne (1705), du grand dauphin (1711), du duc et de la duchesse de Bourgogne (1712), du duc de Berry (1714), etc.LE BARON DE BRETEUIL DONNE A TITRE DOCUMENTAIRE DES COPIES DE TEXTES AFFERENTS : une ordonnance royale, des mémoires au roi, des correspondances échangées avec le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, un bref pontifical, des lettres d'ambassadeurs. Il livre également des extraits des mémoires de Nicolas Sainctot, introducteur des ambassadeurs durant l'autre semestre de chaque année, des passages des Mémoires de Claude Labbé de Villeras, secrétaire à la conduite des ambassadeurs sur la même période, un extrait du célèbre Journal du marquis de Dangeau, ou encore une relation écrite par Hardouin Le Fèvre de Fontenay, qui parut dans le Mercure de France en 1715 sous le titre Journal historique du voyage de l'ambassadeur de Perse en France. Il complète le tout avec quelques extraits de périodiques (Gazette, The London Gazette).AVEC LE DESSIN D'UN PLAN DE TABLE.Il existe plusieurs autres exemplaires de ces Mémoires, conservés à la bibliothèque de l'Arsenal, à la bibliothèque de Rouen, et au château de Breteuil. Plusieurs extraits en furent d'abord publiés, avant qu'Évelyne Lever en donne l'édition intégrale en 1992 (réédition en 2009).« Je m'en vais mais l'État demeurera toujours... »RECIT DE LA MORT DE LOUIS XIV, EXTRAIT DU JOURNAL DU MARQUIS DE DANGEAU, EN COPIE ANTERIEURE A SA PUBLICATION. Cet important journal ne serait édité pour la première fois que partiellement par Voltaire en 1770 et intégralement par Soulié et Dussieux en 1854-1860. Le présent extrait (ici pp. 321-344 de l'annexe de l'année 1715) figure dans le tome XVI de l'édition Soulié (1859, pp. 127-128).« ... "Pour vous, Madame [la duchesse de Ventadour, gouvernante du futur Louis XV], j'ay bien des remerciements à vous faire du soin avec lequel vous élevés cet enfant, et de la tendre amitié que vous avez pour luy, je vous prie de luy continuer, et je l'exhorte à vous en donner toutes les marques possibles de reconnoissance". Après quoy il a encore embrassé le dauphin par deux fois, et en fondant en larmes, il luy a donné sa bénédiction, le petit prince mené par la duchesse de Vantadour sa gouvernante en est sorty en pleurant, et ce tendre spectacle nous a tiré des larmes à tous.Un moment après le roy a envoyé quérir le duc du Mayne, et le comte de Toulouze, et leur a parlé la porte fermée, il a fait la même chose avec le duc dOrléans qu'on a été quérir dans son apartement où il étoit retourné. Dans le moment que ce prince sortoit de de sa chambre, Sa Majesté l'a rapellé jusqu'à deux fois.A midy et demy le roy a entendu la messe dans sa chambre avec la même attention qu'il a accoutumé de l'entendre le jour qu'il a pris médecine, les yeux toujours ouverts, en priant Dieu avec une ferveur surprenante... La messe finie, il a fait approcher de luy le cardinal de Rohan et le cardinal de Bissy auxquels il a parlé pendant une minute, et en finissant de leur parler, il a adressé la parolle à haute voix à tous ce que nous étions de ses officiers dans la ruelle, et auprès de son balustre, nous avons tous aproché de son lit, et il nous a dit :« MESSIEURS, JE SUIS CONTENT DE VOS SERVICES, vous m'avez fidellement servuy et avec envie de me plaire. Je suis fâché de ne vous avoir pas mieux récompensé que j'ay fait, les derniers tems ne l'ont pas permis.JE VOUS QUITTE AVEC REGRET, SERVEZ LE DAUPHIN AVEC LA MEME AFFECTION QUE VOUS M'AVEZ SERVY. C'est un enfant de cinq ans qui peut essuyer bien des traverses, car je me souviens d'en avoir beaucoup essuyé pendant mon jeune âge.JE M'EN VAIS MAIS L'ETAT DEMEURERA TOUJOURS, soyez y fidèlement attachez et que votre exemple en soit un pour tous mes autres sujets, soiés tous unis, et d'accord, c'est l'union et la force d'un Etat.ET SUIVEZ LES ORDRES QUE MON NEVEU [LE FUTUR REGENT] VOUS DONNERA. IL VA GOUVERNER LE ROYAUME, J'ESPERE QU'IL LE FERA BIEN. J'ESPERE AUSSY QUE VOUS FEREZ TOUS VOTRE DEVOIR, QUE VOUS VOUS SOUVIENDRES QUELQUES FOIS DE MOY".AUX DERNIERES PAROLLES NOUS SOMMES TOUS FONDUS EN LARMES, et rien ne peut exprimer les sanglots, l'affliction et le déespoir de tout ce que nous étions... » (pp. 332-333).« M. de Saint-Simon répondit brusquement que non... »LA CASSATION DU TESTAMENT DE LOUIS XIV SOUS LA PRESSION DU REGENT ET DES DUCS DONT SAINT-SIMON EN 1715.« Relation de ce qui s'est passé au Parlement le lundy 2e septembre 1715. Messieurs les ducs avoient préparé leurs contestations contre ce qu'ils prévoyaient se devoir passer et même avoient prévenu M. le duc d'Orléans... M. le duc d'Orléans ayant entendu la messe vint à la Grande Chambre accompagné de messieurs les princes du sang. Avant que de prendre place, il parla quelque tems debout assés bas à M. le premier président en faveur des ducs. Aussitost M. l'archevêque et duc de Reims fit les remontrances sur la contestation présente sur les protestations par écrit qui fut remise...M. LE DUC DE SAINT-SIMON ELEVA SA VOIX POUR SOUTENIR LA PROTESTATION et demander qu'il luy en fut donné acte. Il interpella M. le duc d'Orléans s'il n'avoit pas promis à messieurs les ducs de faire régler leurs prétentions avant que l'assemblée fut fermée. M. le président de Novion prit la parolle, et dit qu'à l'occasion d'une assemblée aussy auguste convocquée pour les plus importantes affaires de l'Etat, il étoit hors de propos de mêler une contestation qui étoit entre des particuliers. M. le premier président dit que pour finir il n'y avoit qu'à donner acte à messieurs les ducs, que ce qui se passeroit dans la journée ne pouroit nuire à leurs prétentions.CELA AINSY APAISE, M. LE DUC D'ORLEANS PARLA EN CES TERMES : "Messieurs, après tous les malheurs qui ont accablé la France, et la perte que nous venons de faire d'un grand roy, notre espérance est en celuy que Dieu nous a donné. C'est à luy seul, Messieurs, que nous devons à présent nos hommages, et une fidelle obéissance. C'est moy comme le premier de ses sujets qui doit donner l'exemple de cette fidélité inviolable pour sa personne... » Le manuscrit donne ensuite la teneur complète du testament de Louis XIV, et poursuit :« PENDANT LA LECTURE DU TESTAMENT, M. LE DUC D'ORLEANS NE PUT S'EMPECHER DE MARQUER SA SURPRISE PAR SES GESTES. M. le duc d'Orléans présenta ensuite à M. le premier président les codiciles du roy que M. le le chancelier luy avoit remis entre les mains ; ils furent donnés à M. de Dreux qui en fit la lecture ainsy qu'il ensuit : "Par mon testament déposé au Parlement, j'ay nommé le duc du Mayne [fils naturel légitimé de Louis XIV] pour tuteur du dauphin... Mon intention est que... il ayt toute l'autorité sur les officiers de la Maison du jeune roy, et sur les troupes qui la composent..."M. le duc du Mayne demanda d'être déchargé de la garde du roy qui luy étoit confiée, et qu'il ne devoit plus répondre de la sûreté de la personne du roy, et s'en tint au seul titre de surintendant de l'éducation du roy. Il requit sur cela les conclusions de Mrs les gens du roy... Mrs les ducs interrompirent les opinions croyant qu'elles étoient finies, et demandèrent qu'il leut fut donné acte de leurs protestations.M. LE DUC DE SAINT-SIMON INSISTANT TOUJOURS, M. DE VILLARS PRIT LA PAROLLE, et dit que le feu roy devant sa mort luy avoit fait l'honneur de luy déclarer quels étoient ses sentimens sur les contestations de Mrs les ducs, et qu'elle ne pouvoit être décidée qu'à leur avantage. M. le premier président luy répondit que le feu roy, avant de mourir, l'avoit assuré de tout le contraire...M. LE DUC DE SAINT-SIMON DEMANDANT TOUJOURS QU'IL LUY FUT DONNE ACTE, ET DISANT QUE CE N'ETOIT QUE SUR LA PAROLLE QUE M. LE DUC D'ORLEANS AVOIT DONNE à Mrs les ducs que ce qui se passeroit dans la journée ne pouroit leur nuire ny préjudicier, que Mrs les ducs avoient bien voulu se soumettre, M. le président de Novion luy demanda où il vouloit que cet acte fût déposé. M. le duc de Saint-Simon dit que ce devroit être au greffe. "Sur ce pied-là, répondit M. de Novion, vous nous reconnoissez donc pour vos juges.M. DE SAINT-SIMON REPONDIT BRUSQUEMENT QUE NON... M. le duc d'Orléans dit qu'il recevroit l'acte de protestation... M. le duc du Mayne fut déchargé de la garde du roy contre l'avis seul de M. le comte de Toulouze [autre fils naturel légitimé de Louis XIV] qui dit qu'il ne pouvoit donner un avis si contraire aux dernières volontés du feu roy. Ce fut ainsi que finit la séance... » (pp. 344, 346-347, 358-359, 365-367).« Une boëte de diamans avec le portrait du roy »Le baron de Breteuil consacre plusieurs passages aux présents et gratifications diplomatiques, pratique qu'il juge nécessaire mais dont il estime qu'elle doit être en nature et non sous forme monnayée pour en éviter les abus. « LE ROY M'AYANT FAIT REMETTRE ENTRE LES MAINS LE PRESENT QUE SA MAJESTE AVOIT ORDONNE POUR L'AMBASSADEUR DE VENIZE, concistant en une chaîne et une médaille du roy d'or, du poids de deux mil écus, et une boëte de diamans avec le portrait du roy d'environ quatre cent pistolles, et encore une chaîne et une médaille d'or du poids de cinq cens écus pour le secrétaire de l'ambassade, je portay ce présent à l'ambassadeur... et en même temps je fis porter par mon secrétaire à Bianchi secrétaire de l'ambassade de Venise celuy qui luy étoit destiné...LE CARACTERE BAS DE FEU BONNEUIL MON PREDECESSEUR, FORT DISSEMBLABLE DE SON PERE, AVOIT LAISSE INTRODUIRE DEPUIS PLUSIEURS ANNEES UN COMMERCE MERCENAIRE, OU POUR MIEUX DIRE INFAME, au lieu des présens qui ont été en usage de tout tems, il prenoit de l'argent manuellement des ambassadeurs et du moindre envoyé... [Note corrective en marge : « Bonneuil le père étoit homme de mérite qui faisoit sa charge avec dignité, mais sur la fin de sa vie, les besoins que les débauches attirent à un vieillard le firent relâcher de la noblesse avec laquelle il avoit fait sa charge auparavant... » (février 1699, pp. 667-669).JOINT, 2 pièces : un court mémoire concernant un point d'étiquette, et une copie d'extraits des mémoires de Sainctot concernant la réception d'une ambassadrice. Avec en outre de nombreux marque-page manuscrits anciensEXEMPLAIRE AUX ARMES DES MARQUIS DE VERNEUIL (armoiries dorées sur les plats, OHR, pl. n° 2200, fer de grand format).(Cette fiche a été rédigée par M. Pierre Gheno, collaborateur de la Librairie Les Neuf Muses). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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