Louis Artus (1870-1960), écrivain. L.A.S., Cabourg, 30 août 1893, 4p in-8. A l'écrivain Georges Courteline (1858-1929). Très intéressante lettre nous apprenant la collaboration entre Courteline et Artus, qui n'aboutira malheureusement pas. « Cher Monsieur, Quand vous mettrez-vous à "Ma Vertu"? Nous l'avons promis aux Variétés pour le 15 septembre. Il est d'ailleurs de notre intérêt d'être prêt le plus tôt possible. Samuel tient à la pièce et à vous, profitons-en pour passer cet hiver à un bon moment. Je pense que votre feuilleton "Les Hannetons" avance et que vous pourrez bientôt commencer à vous occuper de notre affaire. Il s'agit, pour moi, d'un trou à percer. J'espère que vous ne me ferez pas manquer l'occasion que me présente une collaboration avec vous, et, pour nous deux, d'une affaire d'argent que j'estime considérable, les Variétés rapportant le gros droit d'auteur, dans les 400 par soirée ; et il y a la vente. Cette considération n'est pas à dédaigner. Je viens de relire Boubouroche. C'est réellement étonnant de comique et de vérité. Une couche de ça sur ma pièce et nous tenons un succès. Je vous prie de m'écrire quand vous croyez être prêt ; je le ferai savoir à Samuel qui me demande de le tenir au courant. Croyez à mes sentiments bien sympathiques. Louis Artus ». Très belle lettre. [396]
Louis Artus (1870-1960), écrivain. L.A.S., samedi 2 avril 1892, 4p in-8. Longue lettre regrettant que sa pièce Clématite n'ait pas été jouée comme prévu, avec Marguerite Moreno, malgré les répétitions et les rôles appris, à cause de son correspondant. Artus, qui a à peine 22 ans, s'est alors absenté pour le Canada. On sent toute la déception du jeune écrivain. Cette pièce fut finalement créée à Alger, au théâtre des nouveautés, le 5 novembre 1892. Jolie lettre de jeunesse. [490]
Louis Artus (1870-1960), écrivain. L.A.S. + enveloppe, 27 décembre 1905, 1p 1/2 in-8. Au chansonnier et compositeur Gabriel Montoya (1868-1914). « Cher Monsieur, Je vous remercie de votre envoi du "baiser de Phèdre" et de sa très gracieuse dédicace. La Comédie-Française n'ayant pas fait de service à l'Intransigeant pour la première de votre pièce, c'est à la lecture seulement que j'ai pu goûter ses réelles qualités de finesse et de vie. Je vous prie, mon cher confrère, de me croire très cordialement à vous. Louis Artus ». Sympathique lettre. [396]
L.A.S., 28 novembre 1905, 1p In-12 (8 lignes). Lettre avec adresse au dos. Il écrit à Charles Fuster qui remercie pour ses « intentions si flatteuses pour [sa] pièce » ainsi que pour des billets dont les siens profiteront s'il ne peut venir.