Léopold Lacour (1854-1939), écrivain, professeur, féministe. Manuscrit A.S. (signé deux fois), sd (ca.1900?), 10p in-4 (découpées et recollées différemment pour l'impression). Manuscrit complet d'une nouvelle, Par Amour ?, en deux parties (d'où les deux signature). Il s'agit d'un long article sur le « meurtre passionnel » (Lacour emploie précisément l'expression « meurtrier passionnel »). Partant d'un fait divers, le meurtre de mademoiselle Duviquet par un amant éconduit, il écrit un bel article féministe, parlant d'envoyer le meurtrier à Deibler (le bourreau. Notons ainsi ce passage très révélateur : « Et la prétendue jalousie passionnelle irrésistible faisant irresponsable l'époux meurtrier, n'est, d'ordinaire, qu'une rage folle de propriétaire : l'objet s'étant permis de se considérer comme une personne humaine, libre de son coeur et de son corps ». Très beau manuscrit féministe. [474]
Léopold Lacour (1854-1939), écrivain, professeur, féministe. Manuscrit A.S., 4 décembre 1931, 1/2p in-4. Réponse à l'enquête « Maximes de vie des Grands Auteurs contemporains ». Lacour a répondu : « Ne jamais se décourager ! Ne jamais se résigner ! Et même, plus grossit le nombre des années vécues, plus énergiquement se jurer de vouloir, d'agir, d'être. Léopold Lacour ». [474]
Léopold Lacour (1854-1939), écrivain, professeur, féministe. L.A.S. signée 2 fois (Léopold Lacour sur la première page, LL sur la seconde), Vierzon, 13 mai 1918, 2p in-8. Au journaliste Ernest Gaubert (1880-1945). Il envoie le compte-rendu de sa conférence à Bourges et signale « développer les mêmes idées à Chateauroux » prochainement. Il demande des nouvelles de Jean Chiappe. La seconde page est une critique élogieuse des deux derniers livres : Les Coucous i.e. Sous l'aile des coucous (1918) et La Mayorquine (1917, prix Montyon). Il loue notamment le féminisme du premier : « quel féminisme du coeur et des sens ». Pour le second, il mentionne « la mysticité sensuelle de ces vagues de roses, à leur symphonie de nuances féminines ». Très jolie lettre. [474]
Léopold Lacour (1854-1939), écrivain, professeur, féministe. L.A.S., Charbuy, 17 septembre 1929, 1p in-8. Au poète et journaliste Paul Fuchs (1864-1940). Il lui envoie un article corrigé, avec un post-scriptum « écrit à la demande expresse de M. Jules de Gaultier », le philosophe du bovarysme. [474]
Léopold Lacour (1854-1939), écrivain, professeur, féministe. L.A.S., mardi 6 mai 1914, 1p in-8. Au poète et journaliste Paul Fuchs (1864-1940). Il lui envoie une liste, « voyez en effet si vous ne pouvez pas me patronner auprès d'un d'entre eux ». [474]
Léopold Lacour (1854-1939), écrivain, professeur, féministe. L.A.S., 1er mai 1929, 1p in-12. Au poète et journaliste Paul Fuchs (1864-1940). Jolie invitation amicale, tous les samedis de mai, autour d'un « verre de bière ou une tasse de thé ». « L'on causera, espérons-le du moins, sans se dévorer mutuellement. Ce sera le communisme de la paix littéraire & artistique dans la liberté ! ». Il lui demande de transmettre l'invitation à Jacques Patin. [474]