S. l., S. l.1822 ; in-8, veau fauve, coins, dos lisse orné d’un décor doré, tranches jaspées. XVI pp., 528 pp.ÉDITION ORIGINALE. Selon Quérard V, p. 81 et Barbier I, p. 870, ce recueil, imprimé par l’Imprimerie Royale, n’aurait été tiré qu’à 100 exemplaires, ce qui est confirmé par l’auteur dans son avant-propos : « Je ne cherche pas, au surplus, des juges nombreux, puisque je réduis à cent exemplaires cette première édition, qui sera probablement aussi la dernière. Elle aura presque la rareté d’un manuscrit. À défaut d’autre mérite, je suis bien aise qu’elle ait au moins celui-là ».Ce Lefèvre fut successivement instituteur, clerc de notaire, employé dans les fermes et, de 1792 à 1814, secrétaire général de la Trésorerie. Il a toujours occupé ses loisirs à faire des vers, un passe-temps qui a « charmé mes ennuis dans les temps de la terreur et pendant la misère causée par les assignats... Chacun restait confiné chez soi. Que de soirées j’ai passées auprès de mon modeste foyer, à rimer divers sujets à ma portée. » Ce sont des pièces diverses de circonstance adressées à l’intendant de Bretagne en 1786, à Bonaparte, à diverses personnalités, des contes et anecdotes, des bagatelles épistolaires, des épîtres à divers parmi lesquelles, datée de 1800, une épître adressée À la veuve de l’éléphant sur la mort de son mâle, des élégies (sur la mort de Bailly, maire de Paris, sur celle de Brunswick, la mort du général Joubert, la mort de sa mère, l’infirmité de sa femme...) Exemplaire provenant de la bibliothèque de Prosper de Barante (Riom 1782 - Dorat 1866), ex-libris et ENVOI AUTOGRAPHE “offert par l’auteur à M. de Barante”. Bel exemplaire, qq. rousseurs éparses.