Paris, Durand père & fils, 1789 in-8, lxiv pp., 380 pp., [2] ff. n. ch., demi-veau fauve marbré, dos lisse orné de guirlandes et larges fleurons dorés, pièce de titre brique, coins en vélin, tranches jaunes mouchetées de bleu (rel. de la Restauration). Mouillures claires aux deuxième et quatrième textes.
Unique édition de cette partie, la seule parue le 13 mai 1789 (les deux autres, concernant respectivement le clergé régulier et les universités, collèges et séminaires, ne virent jamais le jour).L'auteur, Claude-Ignace Laurent (1761-1819) était alors curé de Frétigny (et nullement docteur de Sorbonne, il va de soir), voulait éclairer les États-Généraux sur la question alors brûlante de la réforme du clergé : en dépit - ou bien plutôt à cause - d'un richérisme assez forcené, qui le conduit à signaler à peine l'existence du corps épiscopal, l'ouvrage connut un succès immédiat dans les milieux révolutionnaires. En revanche, l'abbé Augustin Barruel publia une critique sévère de son ouvrage dans le numéro de juillet 1789 du Journal ecclésiastique, Laurent lui répondit dans le numéro d'octobre, affirmant regretter les accusations contre le haut clergé qui sont présentes dans son ouvrage. Curieusement, un tel personnage ne prêta pas le serment civique et fut remplacé par un assermenté dans sa cure de Frétigny (Eure-et-Loir). Rescapé des massacres de septembre, émigré, il revint en France, puis fut nommé curé concordataire de la paroisse Saint-Leu à Paris vers 1802. Le 21 octobre 1810, il fut désigné pour remplacer Jean-Baptiste Duvoisin à l’évêché de Nantes, puis, ce dernier restant en fonctions, il fut transféré le 5 janvier 1811 à l'évêché de Metz, en remplacement de Gaspard-André Jauffet (nommé archevêque d'Aix-en-Provence). Sa nomination n'ayant pas été reconnue par le pape Pie VII, à la Restauration Mgr Jauffret est rétabli dans son poste d'évêque de Metz et Laurent est muté à la cure de Sedan. Martin & Walter, 19 659.Reliées à la suite six pièces rares, très importantes sur l'Église constitutionnelle :I. [LE COZ (Claude) :] Accord des vrais principes de l'Église, de la morale, et de la raison, sur la Constitution civile du clergé de France. Par les évêques députés à l'Assemblée nationale constituante. Paris, Desenne, Pichard, Leclère, 1791, [2] ff. n. ch., 238 pp. Cet exposé officiel des raisons qui militent en faveur de l'acceptation de la Constitution civile se termine par la signature de tous les prélats membres de la Constituante (dont Gobel, Expilly, Grégoire, etc.), mais il semble essentiellement l'oeuvre de Le Coz, alors évêque d'Ille-et-Vilaine. II. Lettre des évêques constitutionnels, membres de l'Assemblée constituante, au Pape, en lui envoyant l'ouvrage fait pour la défense de la Constitution civile du clergé. [Paris], Imprimerie de Desenne, s.d. [1791], 16 pp. Signée de Gobel (Paris), Charrier (Seine-Inférieure), et Expilly (Finistère).III. GRÉGOIRE (Henri-Baptiste) : Compte rendu au Concile national, des travaux des évêques réunis à Paris. S.l.n.d. [Paris, imprimerie-librairie chrétienne, 1797], 84 pp., manque la page de titre. MW 15 618.IV. GRÉGOIRE : Discours pour l'ouverture du Concile national de France, prononcé le 29 juin 1801 (10 messidor an IX), en l'église métropolitaine de Paris. Paris, Imprimerie-librairie chrétienne, s.d. [1801], titre, 42 pp. MW 15 721.V. GRÉGOIRE : Légitimité du serment civique exigé des fonctionnaires ecclésiastiques. Nouvelle édition, corrigée et augmentée. [Paris], Baudouin, s.d. [1791], 35 pp. MW 15 625.VI. GRÉGOIRE : Défense de l'ouvrage intitulé : Légitimité du serment civique. Paris, Imprimerie nationale, 1791, titre, 36 pp. MW 15 619.Un f. de table manuscrite "in fine". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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ANISSON-DUPERON (Jacques-Alexandre-Laurent). 1776-1852. Député du Puy-de-Dôme, Directeur de l'Imprimerie Nationale, ami de Montlosier, époux de Sophie de Barante, fille de Claude Ignace.
Reference : 13187
Le comte Alexandre-Jacques-Laurent Anisson, dit "Anisson-Dupéron" fut inspecteur de l'Imprimerie impériale en 1809 avant de devenir directeur général de l'Imprimerie royale. Il avait épousé la sur de Prospère de Barante dont il fait régulièrement mention dans ses lettres. Au moment où il rédige celles-ci, il est député du Puy-de-Dôme pour l'arrondissement de Thiers et le restera jusqu'en mai 1831. Dans une lettre datée du 14 février 1832 il dit avoir renoncé à la Pairie, mais après avoir été député de la Seine-Maritime de 1833 à 1842, il sera nommé Pair de France en 1845. Dans sa première lettre il évoque une séance de l'Assemblée où "M. Guzot s'est fait grand homme" ... "La vérité est le premier besoin des hommes après le pain et l'eau et nous étions affamés et altérés". Il évoque dans d'autres courriers des affaires diplomatiques ou judiciaires, les personnes d'Odilon Barrot et du Marquis de La Fayette, du Duc de Brolglie et de Ryer-Collard qui combattent "contre Raspail, Frelat et Cie"... Il se plaint de ne pouvoir rencontrer son correspondant : " C'est pourtant avec peine que nous renoncerons à ces douces causeries dont le cur et l'esprit s'accommodent si bien et où l'on aime à tremper ses idées au moyen de votre bon et solide jugement". A propos de Casimir Perier, alors Premier ministre il écrit que ce dernier "soutient vaillamment la lutte dont l'ordre & la paix sont le prix ; la réaction couve contre l'opinion anarchique, mais nous n'en finirons pas sans en venir au combat fondamental, sans regarder tout en face, sans appeler hommes et femmes par leur nom, et sans entrer ouvertement en campagne contre la désorganisation. Il faut que les gens qui prétendent nous représenter achèvent de se manifester aux yeux les moins clairvoyants ; il faut que tout le monde puisse juger s'il s'agit pour eux de patriotisme, d'économies ou bien de la seule satisfaction de cet esprit révolutionnaire qui veut tout aplatir..."Le comte de Montlosier est revenu en politique à la faveur de la Monarchie de Juillet, il est élu conseiller général du Puy-de-Dôme en 1830 et devient membre de la chambre des Pairs en 1832. Il était un ami de Claude Ignace Brugière de Barante et proche de son fils Prospère.