INSTITUT NATIONAL DES APPELLATIONS D'ORIGINE DES VINS ET EAUX-DE-VIE...
Reference : 3803
(1948)
Paris Institut National des Appellations d'Origine des Vins et Eaux-de-Vie 1948 1 Paris, Institut National des Appellations d'Origine des Vins et Eaux-de-Vie et le Comité National de Propagande pour le vin, 1948, in-4, couverture beige illustrée d'une carte de France et d'Algérie en couleurs.
Plaquette regroupant un ensemble de cartes pour situer géographiquement des vins et leurs font face quelques explications. Légères usures.
Jean-Népomucène Rieger (1787-1828), compositeur et pianiste d'origine allemande,
Reference : 013454
Jean-Népomucène Rieger (1787-1828), compositeur et pianiste d'origine allemande, Manuscrit autographe d'une cantate à la gloire des Bourbons. Daté 3 septembre 1815, titre-107p. Manuscrit complet pour 2 flûtes, 1 hautbois, 1 clarinette, 1 cor, 1 trompette, bassons, 2 violons, 1 alto, 1 contrebasse, des timbales et le chant. Une partie finale ajoute plusieurs choeurs. Ce manuscrit est une copie au propre avec quelques rares corrections. Quelques variantes indiquées sous la partition général. Cette oeuvre, restée inédite, est typique de ce qui a pu être fait à la gloire des Bourbons au moment de leur retour au pouvoir et nous pouvons voir d'ailleurs, répété plusieurs fois et en choeur, la cri « Vive le Roi ». Nous ne savons si elle a été jouée. À la dernière page, mention de la main de Rieger : « Monsieur Moll Propriétaire à Eschentzwiller par Mulhouse. Haut Rhin ». Il s'agit sans nul doute d'Alexandre Moll (1767-1841), industriel, maire de Mulhouse, député, fidèle de Louis XVIII, siégeant parmi les ultras. Il avait notamment, avec son frère André-Venant (mort en 1808), fondé et dirigé le collège privé d'Eschentzwiller. Notons qu'Eschentzwiller possède, en son église Saints-Pierre-et-Paul, un orgue remarquable de Jean-André Silbermann. Il fut notamment joué vers 1807-1808 par un autre compositeur d'origine allemande, Martin Vogt (1781-1854). Demi-vélin vert à coins. Papier des plats un peu usés.
Léon Geoffray (1852-1927), diplomate, ambassadeur, Espagne, à l'origine de l'Entente cordiale.
Reference : 021999
Léon Geoffray (1852-1927), diplomate, ambassadeur, Espagne, à l'origine de l'Entente cordiale. L.A.S., Madrid, 25 mai 1917, 2p in-12. Il va fait les démarches demandées par son correspondant. La poste fonctionne mal, les frontières sont fermées. [443-2]
Paul Arma (1904-1987), compositeur français d'origine hongroise. L.A., sd, 1p in-8. Au musicologue et journaliste Marcel Marnat (1933-2024). Paul Arma « espère qu'il vous sera possible de parler de ce disque - bien qu'il soit édité hors commerce - qu'il a tenu à dédier "à la mémoire de ceux qui ne sont jamais revenus" ». [525]
Anna ou Ania Staritsky (1906-1981), peintre belge d'origine ukrainienne.
Reference : 021710
Anna ou Ania Staritsky (1906-1981), peintre belge d'origine ukrainienne. L.A.S. + enveloppe, 18 juillet 1968, 1p in-8. Au musicologue et journaliste Marcel Marnat (1933-2024). « Cher monsieur, Je vous retourne la plaquette que vous m'avez prêtée et où je ne trouve pas ce que je cherche. Merci et bonnes vacances. Anna Staritsky ». [525]
Fernand Widal (1862-1929), médecin, bactériologiste, à l'origine d'un vaccin contre la fièvre typhoïde.
Reference : 021129
Fernand Widal (1862-1929), médecin, bactériologiste, à l'origine d'un vaccin contre la fièvre typhoïde. P.A.S., 5 avril 1907, 2p in-8. Longue lettre indiquant les prescriptions du médecin, allant de cachets divers à la douche tiède. Malheureusement nous ne savons pas pour quelle maladie. On notera, parmi ces prescription, qu'il indique de « boire de l'eau d'Evian additionnée d'un peu de vin blanc léger ». Peu commun. [518]
Costin Miereanu (1943-2025), compositeur français d'origine roumaine.
Reference : 021187
Costin Miereanu (1943-2025), compositeur français d'origine roumaine. L.A.S., sd, 1p in-12. Au musicologue et journaliste Marcel Marnat (1933-2024). « J'espère avoir le plaisir de vous rencontrer à l'occasion de cette soirée ! Très cordialement à vous. Costin Miereanu ». Peu commun. [521]
Billy Eidi (né en 1955), pianiste français d'origine libanaise. L.A.S., sd [1997 selon une note], 1p in-12. Au musicologue et journaliste Marcel Marnat (1933-2024). « Veuillez accepter cette invitation avec mes compliments. Billy Eidi ». [521]
Abdel Rahman El Bacha (né en 1958), pianiste français d'origine libanaise.
Reference : 021195
Abdel Rahman El Bacha (né en 1958), pianiste français d'origine libanaise. L.A. + enveloppe, sd, 1p in-12. Au musicologue et journaliste Marcel Marnat (1933-2024). Abdel Rahman El Bacha « est très heureux de votre participation précieuse à ce CD et vous adresse ses salutations les plus amicales ». [521]
Sylvio Lazzari (1857-1944), compositeur français d'origine autrichienne.
Reference : 020995
Sylvio Lazzari (1857-1944), compositeur français d'origine autrichienne. L.A.S. + enveloppe, Paris, 21 juin 1901, 2p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Cher et grand ami, Votre article est magnifique. Je suis heureux et fier de vous avoir fourni l'occasion d'écrire une maîtresse-page pareille, comme vous seul en êtes capable. Ce n'est pas moi, mon cher poète, c'est vous qui sertissez des gemmes, et les plus riches et les plus rares, pour en faire une oeuvre d'art incomparable. Elle sera conservée par moi religieusement, comme un souvenir précieux et une preuve de votre amitié qui m'est chère. Présentez mes respectueux hommages à Madame Tailhade, je vous prie, et laissez-moi, en vous remerciant de tout coeur, vous serrez les deux mains. Votre reconnaissant Sylvio Lazzari ». [511]
Sylvio Lazzari (1857-1944), compositeur français d'origine autrichienne.
Reference : 020996
Sylvio Lazzari (1857-1944), compositeur français d'origine autrichienne. L.A.S., Monte-Carlo, 16 janvier, 3p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. Longue lettre pour le remercie de son envoi de Violettes, pour souhaiter son rétablissement et le retour des chroniques de Tybalt, un projet de collaboration et une belle critique de Monte-Carlo : « Quant à nous, nous sommes dans l'exil : beau pays, temps horrible, société immonde, pas une âme, si je ne compte pas celle de mon violon » (Lazzari est alors au théâtre de Monte-Carlo). [511]
Xavier Galezowski (1832-1907), médecin français d'origine polonaise, ophtalmologue.
Reference : 020791
Xavier Galezowski (1832-1907), médecin français d'origine polonaise, ophtalmologue. L.A.S., 25 octobre 1883, 1p in-12. « Cher Monsieur, Nous acceptons avec le plus grand plaisir, mon beau-père et moi, votre aimable invitation pour le diner de mardi prochain. Bien à vous. Dr Galezowski ». [512]
Henri Nachtel (XIXe-XXe), médecin à l'origine de services d'ambulances à Paris et New York.
Reference : 019260
Henri Nachtel (XIXe-XXe), médecin à l'origine de services d'ambulances à Paris et New York. P.S., 26 août 1895, 3p in-folio. Copie de l'acte de vente de terrains avec leurs immeubles à New York. Ils se situent au niveau de Milligan Place et Patchin place, sur l'île de Manhattan. L'épouse de Nachtel était Joséphine Patchin et sa belle-mère Isabelle Milligan. [148]
Henri Nachtel (XIXe-XXe), médecin à l'origine de services d'ambulances publiques.
Reference : 019920
Henri Nachtel (XIXe-XXe), médecin à l'origine de services d'ambulances publiques. C.A.S. « H.N. », sd, 9 lignes. A la duchesse de Marchena (jamais envoyée, provient des papiers de Nachtel) : « Après 5 mois d'absence à l'étranger, je trouve votre très aimable invitation au mariage de madame votre fille. Je suis au regret de n'avoir pu y assister, et vous prie d'agréer, avec mes excuses, l'expression de mes voeux bien sincères - quoique tardifs - pour le bonheur des jeunes mariés. H.N. ».
Jacques-Napoléon Gobert (1807-1833), philanthrope, baron d'Empire, à l'origine des prix Gobert de l'Académie française.
Reference : 019248
Jacques-Napoléon Gobert (1807-1833), philanthrope, baron d'Empire, à l'origine des prix Gobert de l'Académie française. L.A.S., Paris, 2 février 1826, 1p in-8. Entête de « Gobert - Manufacture de Bon Secours » (une filature). « J'ai l'honneur de vous prévenir, Monsieur, que depuis plusieurs jours, le toit des lieux d'aisances s'est enfoncé et qu'il est maintenant impossible d'y entrer. Veuillez, je vous prie, envoyer de suite vos maçons pour y faire les réparations nécessaires. J'ai l'honneur de vous saluer. J Gobert ». Lettre signée « J Gobert » alors qu'on retient plutôt Napoléon comme prénom. Rare. [136]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018954
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français + enveloppe, Wandsworth Londres, 18 Homère 81 [15 février 1869], 4p in-12. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Je vous expédie : 1° La lettre Lonchampt. L'accroissement du subside est toujours quelque chose, quoique faible. 2° La pièce que vous me demandez - la protestation. Quant à la lettre de M. Foucart, j'y réfléchirai. Il y en a si peu de nous qui pensent s'engager dans un degré quelconque pour l'avenir. Nous vivons tous presque dans l'incertitude - sur des fonds qui peuvent à tout moment, telle est la vie commerciale, disparaître, en partie du moins. Faites ce que vous pouvez à moins d'être propriétaire ou rentier dans les fonds publics. Là, l'existence est toujours fixée sur un volcan. Mais trouverez-vous les moyens de fonder un journal ? J'aurais préféré quelque chose dans le genre des publications de la rue de Poitiers si je ne me trompe pas de nom, des petites brochures à vils prix, toutes les quinzaines pour un an. Je ne saurais juger votre situation. Evidemment elle est des plus pénibles et des plus anxieuses. Mais il faut se souvenir que si on y avait mis de la bonne volonté, on aurait pu déjà avoir pris connaissance de la doctrine et en avoir tiré les renseignements nécessaires. Je ne pourrais donc que vous souhaiter et de coeur tout le succès possible dans quoi que ce soit que vous entreprendrez. Et si j'avais les moyens pécuniaires, je vous serais utile mais là, quoique mon avis reste toujours le même, nous seront forcément les spectateurs pendant quelques temps encore, nous efforçant toujours d'augmenter le milieu. Je vous quitte. Vous serez peu satisfait mais croyez toujours à ma bonne volonté - sympathie - affection. Richard Congreve ». Joseph Lonchampt (1825-1890), ami de Georges Audiffrent (1832-1909) qui l'initiera à la doctrine positiviste. Lonchampt est un des exécuteurs testamentaires d'Auguste Comte. Jean-Baptiste Foucart (1823-1898) est un avocat et poète. Il est aussi un des exécuteurs testamentaires. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018955
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français + enveloppe, Wandsworth Londres, 8 Homère 81 [5 février 1869], 2p in-8 & 2p in-12. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Pardon du délai en vous remettant le certificat. Il a tenu à la difficulté de trouver immédiatement un témoin compétent. Les conclusions de votre ennemi - dois-je les rendre ou non ? Je les ai provisoirement expédiées à M. Hutton. Je regrette extrêmement l'impasse où pour le moment vous êtes quant au procès de Danton. Et le tableau ne se vend-il pas ? Vous ne me répondez pas à propos de M. Bridges. Certainement nous assisterons aux crises prochaines en spectateur. Tâchons d'exercer une influence modificatrice. Au-delà, il n'est guère rien à espérer mais celle-là nous pouvons l'avoir, nous l'avons même. Pour la Revue Occidentale, je suis toujours contre. Entre les difficultés pécuniaires, il y a la difficulté insurmontable de l'insuffisant nombre des écrivains avec un monde d'une demi-douzaine ou une douzaine au plus, comment faire face à une Revue. Et si vous augmentez votre monde, il y a presque certitude d'assez graves différence d'opinion qui feraient un mauvais effet. Je suis d'avis que la décision de M. Comte est encore pleinement motivée par l'état actuel des affaires et que nous risquerions beaucoup à nous y lancer et que en tout cas, nous perdrions l'avantage qui nous revient de notre abstention complète à l'égard de pareils moyens de propagande. Il serait mieux selon moi que M. [Pierre] Laffitte n'hésitât pas mais se prononçât dans ce sens. A vous et aux vôtres tout ce qu'il y a d'affectueux de notre part. Richard Congreve ». On joint un petit billet (les 2p in-12, daté lundi) : « Vendredi je n'ai pas trouvé l'homme d'affaires que je cherchais. Samedi je me présentai à un de nos juges de première instance. Il n'a pas voulu donner de certification, me recommandant d'aller chez un inspecteur de police. Lui aussi a refusé à moins d'une autorisation de la part du chef de l'administration. Je vous dis cela pour vous montrer qu'il n'a pas tenu à moi que je sois si en retard. Enfin, j'ai résolu de m'en tenir à ce qui serait en tout cas chez nous une attestation formellement légale, espérant que ce qui satisfait à notre loi sera valable en France aussi ». Henry Dix Hutton (1824-1907) est un avocat irlandais. Il sera exécuteur testamentaire d'Auguste Comte. John Henry Bridges (1832-1906) est un médecin anglais, lui aussi exécuteur testamentaire. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018957
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français et à la troisième personne, 21 Saint Paul 92 [9 juin 1880], 1p in-8. A Marie Weyer (1827-1881), épouse du docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Le Dr Congreve se permet de rappeler au souvenir de Madame Robinet un prêt de 5 livres sterling fait par lui il y a à peu près quatre ans pour aider madame Granjon ou autre. Il voudrait bien rentrer dans ses fonds. Il serait surtout facile d'effectuer le paiement de cette dette en la déposant entre les mains de M. Lacoste propriétaire de l'hôtel des Saints Pères qui s'en chargerait pour le Dr Congreve. Si un délai est nécessaire, Madame Robinet n'a qu'à en indiquer la limite ». Léopold Auguste Granjon (1845-1875) est un ouvrier, militant ouvrier, franc-maçon et positiviste, membre du cercle des prolétaires positivistes. Il meurt donc en laissant son épouse Constance Friant (1843-?) qui avait donc été aidée par les positivistes. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018958
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, 17 Frédéric 89 [21 novembre 1877], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Quant au subside, je vous remercie de m'avoir fait connaître l'état des choses. Mais c'est un imprimé pour 1876 que je désirais vu l'absence de la circulaire. Il est grandement temps que les souscripteurs en sachent quelque chose. A la fin de novembre 1877, ne pas être renseigné sur 1876, c'est regrettable. Sur ce chapitre, je suis en train de faire un changement qui me dégagera de toute responsabilité et me rendra plus disponible, en invitant les divers souscripteurs à vous adresser directement leurs contributions. Quant à [Pierre] Laffitte, je vous croyais au courant. J'extrais de votre lettre du 28 octobre cette phrase : "Quoiqu'il en [mot illisible], M. Laffitte m'a déclaré vouloir vous écrire de tout cela (le soulignement est de vous) : nous verrons". D'après cela, j'ai attendu. Il ne m'a pas écrit, quoiqu'il ait écrit à d'autres. Je vous remercie d'avoir transmis ma communication. Quant à la petite pointe que me lance M. Sémérie dans sa lettre à M. Laffitte, qu'il m'a communiquée, ainsi que celle de M. Laffitte, je l'ai vue avec un certain amusement. Mais sans y attacher d'importance. Je suis habitué à me voir regardé comme homme qui se berce d'illusions, sans esprit pratique &c &c. Pour la lettre elle-même, je l'ai trouvée juste forte. Mais depuis longtemps, j'ai remarqué dans mes fréquentations que vous vous parlez plus librement que nous ne le supposions et que cela ne tient à pas conséquence. Dans la choses publique, je crois que vous attachez trop d'importance à certaines considérations relative au noyau positiviste parisien. Autant que personne, je me suis efforcé de le maintenir et de le soutenir. Vous me rendrez cette justice. Si je me décide à agit autrement que je n'aie agi jusqu'ici, ce sera pas les considérations d'un ordre supérieur. Je dois relever une phrase de votre lettre - "mal poupé et mal renseigné". Ce coup sûr vous avez une large part à l'impulsion - et plus qu'une large part aux renseignements. N'est-ce pas vrai ? Il faut tâcher de voir d'autres périls que ceux du schisme, qui vaut mieux que le marasme. Mais le schisme est un grand mal. Seulement il existe de fait. Il ne faut pas fermer les yeux sur cela. Pour la question personnelle, il m'est bien difficile d'en parle. Et mieux vaut, selon moi, laisser agir le temps que d'en parler, où un mot déplacé pourrait faire tant de mal. Et, où n'écrivant pas en anglais , il me serait si facile de laisser échapper un mot déplacé. Il est constant que nous avons une grande cause à soutenir, un grand maître à suivre ; vous croyez soutenir l'un et suivre l'autre en vous attachant à un directeur que je juge incompétent. Ce n'est qu'un dissentiment sur une question concrète de personnes. Malheureusement, d'après la tournure qu'a prise l'affaire, cela implique mon élimination. Vous verriez en ma présence une rivalité et un danger. Enfin, c'est une séparation, il n'y a pas à dire autrement. Mais voilà que je me laisse aller. Croyez toujours, dans cette séparation, provisoire espérons-le, à ma sincère affection pour vous et les vôtres. Richard Congreve. Inutile, j'ajoute, après avoir écrit ma lettre, de dire combien j'ai été peiné des incidents de la crise et surtout en ce qui nous affecte. Je n'ai qu'une consolation, c'est de ne pas l'avoir provoquée. [et en tête de la première page] Je vous serais reconnaissant si vous les avez sous la main des circulaires 18-19-20 ». Eugène Sémérie (1832-1884) était un médecin, positiviste, proche du docteur Robinet. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018959
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 20 Frédéric 89 [24 novembre 1877], 4p 1/2 in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Votre bonne et affectueuse lettre arrivée hier au soir trahit une agitation dont il m'est impossible de me rendre complète[ment]. Veuillez bien songer à ma petite demande des circulaires 18.19.20 s'il vous est possible de me les trouver. 2° Veuillez bien aussi ou me renvoyer ma dernière lettre ou m'en donner copie afin que je puisse juger jusqu'à quel point elle explique votre réponse. Commentez la si vous voulez. Je me demande s'il n'y a pas eu autre chose - quelque communication d'ici - car je sais que vous ou d'autres, c'est bien légitime, sont en communication avec ces Messieurs et l'orage gronde autour de moi. J'apprends cela d'une communication de M. [Pierre] Laffitte dans une bonne lettre que j'ai reçue ce matin. 3° je suis revenu sur le projet que j'avais annoncé d'effectuer un changement dans l'administration du subside anglais. Il est possible qu'un changement aura lieu mais ce sera en dehors de mon initiation[?]. Le projet avait ses avantages mais je reconnais que ce n'est pas le moment d'y penser. 4° Je prends d'abord votre postscriptum. Je n'ai jamais parlé de retraite.Où avez-vous pris cela. Tout au contraire, je cherche par tous les moyens d'agrandir la sphère de mon activité. Si par hasard, il m'arrivait de me voir abandonné par la presque totalité de mes confrères anglais, ou d'avoir à les quitter, je continuerais toujours de lutter comme auparavant. Il y a vingt-deux ans que j'ai commencé seul. Je suis prêt à recommencer non pas seul mais bien isolé, dans un cercle bien restreint mais peut-être aussi utile que celui qui existe. Et je compte réussir avec l'aide de certains appuis à un certain degré. Ma situation à Londres peut être essentielle - honorée peut-être - mais elle sera, je le crains, ébranlée sous peu par l'action de ces messieurs. Mais en tout état de cause, si ma carrière est brisée, cela ne dépendra pas de moi mais de l'action extérieure. et j'aurais la consolation de voir que cette action extérieure aura développé l'énergie de ceux qui la prendront - une énergie en somme utile à la Religion de l'Humanité. Ainsi, cher ami, je pense que vous serez calmé quant à ma détermination. J'ai rédigé une longue lettre à M. Laffitte que je vais soumettre à certains amis. Elle vous expliquera mon point de vue et cela m'a trop coûté pour que j'y revienne en détail. En attendant, je lui ai répondu ce matin. Maintenant je réponds à votre lettre. Vous avez senti un refroidissement - et vous avec eu raison. À quoi tient-il ? Libre à vous de vous ranger du côté de M. Laffitte, de juger que le statu quo amélioré était le seul admissible. Je puis différer mais enfin votre avis avait beaucoup eu sa faveur. Mais, après tout ce qui s'est passé entre nous, j'ai été choqué de la manière dont vous m'avez présenté l'action de M. Laffitte et aussi de la manière dont préoccupé du soin de me détourné de toute opposition, vous avez interprété mon action. Mais c'était long, et peut-être impossible de débrouiller des difficultés pareilles. (Je remarque en passant que la Fête de l'Humanité n'est pas proprement parlant une fête commémorative d'Auguste Comte - encore moins de sa naissance). Si vous m'aviez dit, je le crois de bonne politique de soutenir M. Laffitte, puisque il faut choisir, je n'aurais eu rien à dire. Votre jugement sur lui m'aurait paru peu conciliable, peut-être, avec cette conclusion. Mais voilà tout. Mais l'argumentation m'a déplu. Je vous l'avoue franchement. Ensuite, quant à ma venue, dans les conditions telles que vous les aviez "rêvées", elle devait avoir envie à une époque plus ou moins éloignée de me substituer à M. Laffitte. Mais dans vis der
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018960
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 2 Charlemagne 90 [19 juin 1878], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher Monsieur Robinet, Je prends acte de votre communication à M. Sémérie et c'est tout ce que je puis dire pour le moment. Pour votre lettre, je ne saurais me placer sur votre terrai. Je n'ai jamais parlé d'orthodoxie - le mot réveille des souvenirs de ma jeunesse. Que le débat soit purement personnel, je ne le crois pas. Mais il n'y aurait aucune utilité à poursuivre la discussion. Faisons de notre mieux chacun pour que la causse fasse des progrès - voilà ce qui nous reste de sûr. Et je serai bien content quand toute lutte aura cessé - ce qui ne peut guère manquer d'arriver tôt ou tatd. Mais quel chaos actuel. Je vous transmets le premier versement de cette année. C'est à jeudi ou à vendredi qu'en est l'échéance. Et je ne dois pas être en retard. Reste à voir quelle sera l'influence de nos tiraillements sur le subside. Je m'abstiens de toute prévision. Si je pouvais causer avec vous de tout cela à la bonne heure - mais sur le papier )- bah ! Nous nous associons pour vous exprimer nos meilleurs voeux et sentiments ainsi, bien entendu, qu'aux vôtres. Richard Congreve ». Cette lettre répond à une lettre du 12 juin dont nous avons le brouillon (secrétaire) signé : « Mon cher Monsieur Congreve, Je vous remercie de votre bonne lettre. Au fonds, puisque vous reconnaissez quant aux choses religieux, que l'ingérence du prêtre dans la société telle que la conçoit le positivisme, doit être moindre, vu la précision de notre doctrine, que dans la société catholique, nous avons encore un point commun essentiel ; quoique, relativement au culte où vous êtes plus compétent que moi, cependant, il y ait entre nous, dissidence quant au degré intermédiaire que vous avez introduit. Tout ce que j'ai à ajouter ici c'est qu'Auguste Comte n'a jamais rien pratiqué de pareil, c'est que ses pratiques religieuses publiques n'empruntèrent jamais rien au catholicisme, ni à aucun autre rite, ni à aucune autre liturgie, et que les prédications de M. Laffitte sont rigoureusement conformes à celles de notre maître pour le fonds et la forme. Je crois, du reste, que ce qu'Auguste Comte prisait le plus dans le catholicisme, ce qu'il entendait en incorporer au Positivisme, ce n'était ni le dogme, ni même le culte, mais la base morale et surtout l'organisation politique, la division des deux pouvoirs et l'unité hiérarchique du pouvoir spirituel. Cela dépendait de ce qu'il se plaçait toujours et avant tout au point de vue social. Je ne pense donc pas que M. Laffitte et ceux qui le suivent soient hors de l'orthodoxie, même quant au culte. Et comme d'autre part vous reconnaissez que la scission ne porte pas sur le dogme, il s'en suit qu'elle n'a, en réalité, que des motifs personnels. C'est là, en effet, ce qui m'a toujours paru être le noeud de la question. La majorité des Positivistes l'a compris ainsi, et la scission, à ce qu'il me semble, s'est faite sur des noms propres, le votre et celui de Monsieur Laffitte, et non sur les questions politiques, philosophiques, ou religieuses. [Partie barrée par Robinet] Ceci posé, et je suis certain que vous l'acceptez comme moi, il me reste à exprimer, si délicate que soit la chose, le regret que j'éprouve des procédés qui ont été employés pour consommer la séparation. Au lieu d'aggraver des mécontentements, au lieu d'imaginer un partage de la direction, un coadjutariat, qui s'est aussitôt transformé en sommation faites à Mr [Laffite] [Fin de la partie barrée, il manque probablement une petite partie] C'est là, en effet que m'a finalement paru être le noeud de la question. La majorité des Positivistes semble l'avoir compris ainsi, et la scission s'est
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018961
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Guildford, 15 Moïse 90 [15 janvier 1877 sic! 1878], 1p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Mon cher Monsieur Robinet, Je vous rends la lettre de Leroux que j'ai communiquées aux MMrs. Lushigton qui en avaient reçu une pareille, ainsi que moi. c'est bien de sa part. Et je fais des voeux pour qu'il soit bien casé à Bruxelles - en attendant ce qui ne saurait être ajourné indéfiniement sa rentrée en France. je suis chez les Geddes. Monsieur est en train de vous écrire. Tous les deux ils me chargent de vous remercier de votre bonne lettre. Madame Geddes va mieux mais sa santé est toujours assez faible. La perte est grande de ce roi d'Italie. Bien à vous. Richard Congreve ». Godfrey Lushington (1832-1907) était un haut fonctionnaire anglais. Emily Geddes (1840-1929) et son mari James Geddes (1841-1880) sont la belle-soeur et le beau-frère de Congreve. Le roi d'Italie est Victor-Emmanuel II, mort le 9 janvier 1878. Leroux est probablement Ernest Leroux (1845-1917) qui publia des ouvrages positivistes dont les Lettres d'Auguste Comte à John Stuart Mill (1877). Les lettres entre positivistes sont rares. [444]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018963
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, 12 Homère 90 [9 février 1878], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Mon cher Monsieur Robinet, Quant au subside, je vous remercie des détails que vous me fournissez - surtout de la liste complète des souscripteurs. Quant aux dépenses, ne vous donnez pas la peine de me les envoyer sauf en gros. Je vous rends en vous remerciant les petites[?] qui peuvent vous être utiles. J'ai pleine confiance en votre gestion et je n'ai jamais demandé, que je sache, au delà de ce qui était nécessaire pour rendre éclairé la situation pécuniaire vis à vis de nos contribuables. l'omission de l'anonyme ne change que le nombre de souscripteurs. Les additions laissent le chiffre à 49. Où les dames sont complètement positivistes, j'estime qu'il est bon de les enregistrer afin de constater le véritable nombre des adhérents convaincus. Si le mari seul souscrit - ou ne m'envoie que son nom seul, je n'ai rien à y dire - mais quand il met le nom de sa femme. Je tiens à ce que cela soit constaté. Rien de plus important, comme vous l'avez toujours senti, que l'adhésion des femmes, et il est utile de le reconnaître partout où une telle reconnaissance n'a rien qui implique des concessions illégitimes. Qu'en pensez-vous ? C'était pour indiquer cette idée que j'ai associé madame Congreve à ma souscription. Merci de vos explications à l'égard de la circulaire. J'ai fait ce que vous me demandez auprès de madame Geddes. Merci aussi de l'envoi du journal contenant le discours de M. Finance. Je l'en félicite malgré certaines erreurs typographiques - et de la réception qu'il a eue. Est-il satisfait du résultat du congrès [fin illisible]. Je ne puis adhérer à votre manière de voir pour M. Hutton. Pour moi, il n'a pas changé puisqu'il y a deux ans ou trois qu'il m'a écrit, dans le même sens de sa récente lettre, [mot illisible] s'applique à la question générale. Je n'ai pas d'indication quant à la revue. Quand je dis tord, je ne dis pas que vous vouliez ou que vous cherchiez le résultat que j'indique. Je n'ai émis aucun soupçon, je n'ai fait aucune accusation de vouloir la chose, j'ai constaté seulement ce qui, pour moi, est un fait, que l'action de vous et d'autres positivistes parisiens en comparaison avec celle de certains de nos confrères ici, à une tendance dans la direction indiquée. Comme je le disais à M. [nom illisible] : "Je ne dis pas, je ne crois pas que c'est voulu, ou même aperçu, mais il n'en est pas moins vrai". M. Pradeau m'assure que je ne me suis pas trompé en employant le verbe tendre en ce sens. En ce qui regarde la correspondance [mot illisible], vous me permettrez de ne pas répondre à votre première question. Je m'abstiens dans l'intérêt de la paix. Mais pour la seconde, je réponds que je n'ai pas fait la même demande. Je n'entre pas dans la question du fond du débat. Je m'en tiens à celle de la forme de votre réponse, qui n'a semblé interdire tout espoir de conciliation. Mais si j'ai été indiscret, permettez moi de retirer une observation qui n'avait pour but que d'amener votre attention sur la lettre en question, et de vous prier de me pardonner mon indiscrétion. Je ne voudrais faire aucune démarche qui fût de nature à empirer l'état actuel - à moins qu'elle ne fût pour moi d'une nécessité absolue. Nous somme en pleine dissolution. Comment arriver à la reconstruction. Du reste c'était inévitable, vu la différence de direction imprimée aux deux noyaux, chose assez notoire. En dehors des personnalité, voilà où je reviens. Veuillez agréer tous mes respects pour vous et toute votre famille. Richard Congreve ». Emily Geddes (1840-1929) est la belle-soeur de Congreve. Isidore Finance (1848-1918) était un ouvrier peintre, militant syndicaliste. Henry Dix Hutton (1824-1907) est un
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018964
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, 19 César 90 [11 mai 1878], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher Monsieur Robinet, Distinguons. Pour les sacrements, je me sers d'autres formes. Je fais précéder l'administration du rite par une explication. Et après cela, j'en viens à la partie sacramentelle proprement dite, aux engagements, c'est-à-dire puis par les intéressés et à une consécration formelle. Dernièrement, j'ai ajouté une prière de [mot illisible]. Mais il ne s'agit pas de sacrements actuellement mais d'un expression très simple de notre attitude religieuse et qui puisse servir à mener les coeurs avant le discours. Si vous vous rappelez que notre livre de prédilection doit être l'imitation, vous verrez, je crois, à quel point nous nous rattachons au catholicisme. Que nous ayons à réparer ses ravages - ou plutôt les ravages de sa doctrine. Rien de plus certain. Mais son culte - son organisation - nous avons à les éluder et y penser largement et sans hésitation. Je crois que l'habitude sérieuse de lire et méditer du livre d'A Kempis nous mettrait tous sur le bonne voie. Et rappelez-vous la synthèse dans la Bibliothèque. Les grands docteurs catholiques, anciens et modernes, se distinguent par leur nombre. Ma formule reste toujours : le Catholiscisme Humain ou le Catholiscisme plus les Sciences. Et voilà des années que je prêche cela et vous vous en étonnez - voyez donc à quel degré, faute de [mot illisible] notre mouvement, vous en êtes éloigné. Salut et fraternité. Richard Congreve ». Les lettres entre positivistes sont rares. [445]
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878.
Reference : 018965
[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 28 Archimède 90 [22 avril 1878], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher Monsieur Robinet, Enfin je vous renvoie la circulaire - plus la traduction de Mrs [nom illisible]. Plus un petit mot de la traductrice. Je vous remercie aussi de la courte note que vous aviez jointe à cette traduction. Pour moi, il est constant, que si on avait fait appel chez vous depuis longtemps aux émotions, on serait actuellement beaucoup plus avancé. Vos observations ont été très bienveillantes. Eussent-elles été défavorables, j'aurais été toujours prêt à les accueillir. Il faut, autant que possible, voir tous les côtés de votre situation. M. Gouge s'est présenté samedi et revient déjeuner avec nous aujourd'hui. C'est une nouvelle connaissance positiviste et, selon toute apparence, un très digne homme. M. Merlieux, 94 Quai des Eaux Vives à Genève est exposé à mourir de faim. Voilà la simple vérité. Je lui cherche tout le secours possible. J'ai pensé que peut-être il aura des amis en France. Richard Congreve. J'écris à la hâte comme vous le voyez. Cette affaire Merlieux me préoccupe beaucoup ». Auguste Gouge (1849-1937) est un ingénieur, fabricant de bronzes. Les lettres entre positivistes sont rares. [445]