Paris, Cardin Besongne, 1647. 2 parties en 1 vol. in-folio, veau fauve, dos à nerfs orné de petits fleurons dorés encadrés d'un double filet doré, encadrement d'un double filet doré sur les plats, tranches jaspées de rouge. Reliure de l'époque restaurée. Frontispice hors-texte gravé en taille-douce, (2) ff., 95 pp. (recte 99] et 34 blasons gravés en taille-douce dans le texte ; (6) ff., 502 pp. [recte 496], 132 pp., et 88 blasons gravés en taille-douce dans le texte. Galerie de ver dans la marge de gouttière du premier ouvrage, mouillure pâle angulaire en fin de volume.
Edition originale de ces deux ouvrages dont le second est un développement du premier. "Malgré les critiques dont il a été l'objet, on trouve dans cet ouvrage [Les Eloges des Présidents] des documents non négligeables" (Saffroy). Le second ouvrage de François Blanchard seul, se trouve fréquemment réuni au premier. Il "contient, pour chacun des personnages traités, une notice substantielle et précise" (Saffroy). François Blanchard originaire du Bourbonnais était avocat au parlement de Paris. J.-B. L'Hermite de Solier, originaire d'une vieille famille de la Marche était le frère du poète Tristan L'Hermite. Curieux d'esprit et d'une érudition brouillonne, on lui reproche souvent ses inexactitudes en matière de généalogie. "Cet ouvrage est assez rare quand il est complet, c'est-à-dire quand la partie qui regarde les maîtres des Requêtes se trouve comprise dans le volume" (Lelong). De Bure, 5451, 5452; Lelong, 32892, 32928; Guigard, 2024, 2025 ; Saffroy, 25098, 25099; Quirielle, 37.
P., Gabriel Quinet, 1661 ; petit in-12. Frontispice gravé-122pp.-1f. (privilège). Chagrin bleu sombre, dos à nerfs, titre et date dorés. Plats armoriés. Tranches dorées sur marbrures, filets dorés sur les coupes, dentelle intérieure, (rel. Duru, 1846). Tâches brunes en tête des 2 premiers feuillets et en pied des pages 1 à 4. Légers frottements à la coiffe supp. et à 1 coin.
Bel exemplaire armorié : de gueules, à trois fasces échiquetées d'argent et d'azur, encadré de deux hermines rampantes sur fond de manteau d'hermine surmonté d'une couronne ducale. Sans doute la Maison bretonne de Cambout, duc de Coislin depuis 1665. Barbier (I, 590) attribue ce texte à L'Hermite de Soliers qui signe aussi l'épître. Ce généalogiste et historien était originaire d'Augne en Haute-Vienne, où se situait le château de Soliers. On lui reprocha des fantaisies vénales dans ses publications généalogiques.