S.l., Koutoubia, (2010). Un vol. au format in-8 étroit (228 x 138 mm) de 189 pp., broché, sous couverture à rabats rempliés.
L'ouvrage s'agrémente de planches photographiques hors-texte. ''Cinquante ans après la mort d'Albert Camus, que reste-t-il de son oeuvre ? Par l'itinéraire qu'il nous propose entre l'Algérie d'hier et celle d'aujourd'hui, sur les lieux-mêmes où Camus se confronta à la condition humaine et aux drames de l'histoire, Stéphane Babey montre la force et la pertinence d'une pensée trop longtemps vouée à la vindicte et à l'incompréhension. D'Annaba où le destin de Camus rencontre celui de saint Augustin à Alger la blanche en passant par Oran la pestiférée, ce livre est un voyage au coeur de la passion algérienne qui anima Camus jusque dans l'exil. Sur les pas d'Albert Camus par le texte et par l'image.'' Excellente condition.
BARBEY d'AUREVILLY (Jules-Amédée) - CAMUS (Jacques, lithographies originales de).
Reference : 29597
(1951)
S.l., Les Cent Bibliophiles, 1951 (1952 au colophon). Un vol. au format in-4 (338 x 258 mm) de vi - 188 pp., en feuilles, sous chemise titrée à rabats rempliés et étui-chemise de plein cartonnage, dos lisse, titre imprimé en noir.
Tirage unique à 130 exemplaires numérotés seulement ; sur Arches. Exemplaire imprimé nominativement pour Eugène Carré. Il s'agrémente - ici en premier tirage - de nombreuses lithographies originales in et hors-texte par Jacques Camus. ''Jacques Camus s'efforce ici de recomposer un Cotentin traditionnel où abondent coiffes normandes et paysans en blouse, sur fond de paysages évanescents''. (in Centorame). ''Dans une atmosphère de campagne barbare où interviennent des pâtres jeteurs de sorts et des vieilles femmes hantées par le souvenir de leurs débauches, Jeanne Le Hardouey, une aristocrate claudélienne mésalliée d'âme et de corps à un acquéreur de biens nationaux, est «ensorcelée» par un prêtre, l'abbé de La Croix-Jugan qui a tenté de se suicider par désespoir de la cause perdue et dont le visage monstrueux porte la trace des tortures que lui ont fait subir les Bleus. «J'ai tâché, disait Barbey, de faire du Shakespeare dans un fossé du Contentin.» Centorame, Les Illustrateurs de l'oeuvre de Barbey, p. 54 - Bénézit II, Dictionnaire des peintres, p. 490 - Monod I, Manuel de l'amateur de livres illustrés modernes, 961. Etui-chemise présentant un éclat légèrement altéré. Plats de la couverture papier légèrement brunis. Du reste, très belle condition.
1783 Paris, chez l’auteur - B. Morin - Belin, 1783.
1 volume in-8 (19 x 12 cm), demi basane fauve (reliure postérieure), dos à nerfs orné, pièce de titre en basane rouge, gardes renouvelées, ex-libris aux armes de Richard d’Oyly Carte, 126-[6] pages (complet). Rares rousseurs. État très correct. ÉDITION ORIGINALE. Nicolas Le Camus de Mézières (1721-1789) est un architecte et théoricien de l'architecture français, célèbre pour son aménagement de la halle aux blés sur l'emplacement de l'ancien hôtel de Soissons (1763) et de l'hôtel de Beauvau (1768) à Paris. Il rédige ici un court traité architectural sur le château de Chantilly, et particulièrement son approvisionnement en eau et son fonctionnement. Agréable exemplaire.
Paris, Gallimard, 1982. Petit in-8°. 325 p. Reliure plein cuir, demi-jaquette, rhodoïd.
"Bibliothèque de la Pléiade, vingt et unième Album de la Pléiade." - Demi-jaquette légèrement jaunie.
1962, nrf Gallimard, in-12 reliure éditeur cuir marron de 2082 pages, jaquette, rhodoïd, étui cartonné, 161ème volume de la collection de la Bibliothèque de la Pléiade, préface par Jean Grenier, textes établis et annotés par Roger Quilliot | Etat : Très bon état général, complet (jaquette, rhodoïd, étui cartonné) jaquette proprement découpée pour laisser apparaître le dos, petits accrocs sur l'étui cartonné
nrf Gallimard
CAMUS (Albert) - EDY-LEGRAND (pseud. d'Edouard-Léon-Louis WARCHAWSKY, ill. de).
Reference : 31046
(1962)
Paris, Imprimerie nationale / André Sauret, (1962). 2 vol. au format in-4 (293 x 227 mm) de 226 et 197 pp., brochés, sous couvertures lithographiées à rabats rempliés.
Edition en partie originale s'ouvrant d'une introduction inédite d"'Albert Camus. Ensemble complet de ses deux volumes. Un des exemplaires du tirage numéroté. L'ouvrage recèle - ici en premier tirage - 43 illustrations à pleine-page par Edy-Legrand. ''Peintre de figures et de larges compositions, cet artiste est aussi renommé pour ses importantes décorations de paquebots français et de grands magasins parisiens. Il a largement contribué à la renaissance de l'illustration. [...]'' (in Bénézit). Le thème principal du roman est la séparation , développé au centre d'une histoire, qui se veut réaliste, aussi bien dans son décor, ses péripéties, la description clinique de la maladie que la variété des personnages qui la composent. Elle narre comment la peste se déclare non dans une cité imaginaire, mais à Oran, et comment cette ville sera alors coupée du monde et livrée à son malheur. Cependant, quelques hommes sauront, par leur révolte, opposer au mal la seule attitude possible. La Peste a été le fruit d'une lente maturation : des notes éparses, des lectures, des idées qui germent et, un jour, le romancier sait qu'il tient un sujet et se met au travail. Cela a peut-être commencé par la lecture de la célèbre conférence d'Antonin Artaud Le Théâtre et la Peste, prononcée en 1933 à la Sorbonne, et publiée en 1934 dans La Nouvelle Revue Française (reprise dans le Théâtre et son double). Pendant les années 1941 et 1942, une grande épidémie de typhus fait des ravages en Algérie et, par un hasard étrange, fournit à l'auteur un modèle bien réel. Les victimes sont nombreuses dans les villages et dans les quartiers musulmans. Des zones entières sont interdites, frappés de quarantaine, comme Oran dans le roman. ''Je veux exprimer au moyen de la peste l'étouffement dont nous avons souffert et l'atmosphère de menace et d'exil dans laquelle nous avons vécu. Je veux du même coup étendre cette interprétation à la notion d'existence en général''. (In Carnets). La peste, c'est-à-dire la terreur de la souffrance et de la mort, l'enfermement, l'exil, même s'il s'agit de l'exil chez soi, la séparation, tel est le lot des hommes. Ils peuvent s'y abandonner, s'avouer vaincus, y voir la main d'un dieu châtiant on ne sait quel péché, ou bien retrouver leur dignité et leur liberté par la révolte, et la solidarité...'' Monod I, Manuel de l'amateur de livres illustrés modernes, 2164 - Bénézit IV, Dictionnaire des peintres, p. 112 - Osterwalder II, Dictionnaire des illustrateurs, p. 1.006. Coupe affectant l'un des rhodoïds. De très rares feuillets sont pourvus de quelques rousseurs marginales. Du reste, très belle condition.
1962, nrf Gallimard, in-12 reliure éditeur cuir marron de 2082 pages, jaquette, rhodoïd, étui cartonné, 161ème volume de la collection de la Bibliothèque de la Pléiade, préface par Jean Grenier, textes établis et annotés par Roger Quilliot | Etat : Très bon état général, complet (jaquette, rhodoïd, étui cartonné) jaquette proprement découpée pour laisser apparaître le dos, petits accrocs sur l'étui cartonné (Ref.: ref96896)
nrf Gallimard
A Paris, Ballard, De l'Imprimerie de Prault, Durand, 1766-1769. 3 parties en 4 vol.grand in-8, veau blond., dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge et olive, armes frappées en pied (reliure de l'époque).
Exemplaire complet des 91 planches. Principal ouvrage de Charles Étienne Louis Camus (1699-1768), mathématicien et astronome français. En 1736, il participa avec Maupertuis, Clairaut et Le Monnier à l'expédition de Laponie pour déterminer la figure de la terre.Très bon exemplaires aux armes non identifiées (Olivier-Hermal-Roton, planche 889) ; quelques infimes défauts.
CAMUS (Maris-Thérèse) - CARPENTIER (Elisabeth) - AMELOT (Jean-François).
Reference : 32456
(2009)
S.l., Picard, (2009). Un fort vol. au format pt in-4 (289 x 227 mm) de 519 pp. Reliure d'édition de pleine percaline safran, sous jaquette illustrée par la photographie.
L'ouvrage s'agrémente d'une très abondante iconographie. ''Regards croisés d'un photographe, d'une historienne, d'une historienne de l'art, sur la sculpture romane conservée dans les églises du Poitou. Cette aire artistique, relativement stable de la fin du XIe siècle jusqu'au milieu du siècle suivant, englobe les actuels départements de la Vienne, des Deux-Sèvres et de la Vendée. Elle correspond, grosso modo, à l'ancien diocèse de Poitiers. Le livre n'est pas une simple promenade dans le Poitou roman. Considérant que l'image en trois dimensions constitue, au même titre que l'écrit ou les données de l'archéologie, une source capitale pour la connaissance du passé, les auteurs tentent non seulement de décrypter le message proposé aux chrétiens du XIIe siècle et, au-delà, de toute génération, mais aussi d'aller à la rencontre des hommes et des femmes de ce temps, de découvrir leurs modes de vie et de pensée, avec leurs règles, leurs usages, leur spiritualité, leurs aspirations profondes, leurs angoisses, leur imaginaire... La construction religieuse a été très active, des sculpteurs ont travaillé en de multiples chantiers, véritables centres de création ; les hommes, les modèles ont circulé. Il s'est développé une vie artistique intense dans le champ de l'aire artistique concernée qui, loin de vivre repliée sur elle-même, a rayonné au-delà de ses limites tout en étant largement ouverte aux innovations extérieures. Toutes les conditions étaient réunies pour que naissent de véritables chefs-d'oeuvre, comme autant de points forts de l'art occidental. Après le milieu du XIIe siècle, des courants de fond orienteront résolument le Poitou vers les pays de la Loire et l'Ile-de-France. Il résulte de cette enquête une manne d'informations et d'interrogations nouvelles sur un monde en rapide mutation.'' Très belle condition ; sinon que le dos de la jaquette présente quelques marques d'usage.
S.l., Gallimard / ''Bibliothèque de la Pléiade'', (1967). Un fort vol. au format in-12 (188 x 113 mm) de xxxvii - 2.090 pp. Reliure d'édition de plein skyvertex havane, dos lisse orné d'un jeu de filets dorés, pièce de titre émeraude, titre doré, sous jaquette et rhodoïd.
- Discrètes altérations superficielles affectant les marges de la jaquette. Claires rousseurs sur les tranches. Du reste, très belle condition.
Paris, Gallimard 1985. Petit in-8°. XXXVII, 2088 p. Reliure plein cuir d'édition, jaquette, rhodoïd et étui.
"Bibliothèque de la Pléiade. Vol. 161."
(Alger), Charlot, 1950. 8°. 80 p. Broché, couverture rempliée.
Edition originale. - Un des 280 exemplaires numérotés sur vélin pur fil des papeteries de Lana (après 15 expl. sur chine et 50 expl. sur Hollande).
Paris, Marcel Lubineau 1959. 4°. 117 p. en feuilles, illustré de 18 eaux fortes de Jacques Houplain. Broché, couverture rempliée sous chemise et étui
Monod 2162. - Un des 356 ex. num. sur Rives (après 19 et 50 ex.avec suites). - Bel exemplaire.
1958, nrf Gallimard, in-8 reliure éditeur beige avec décors dorés, d'après la maquette de Paul Bonnet, au sommaire : L'envers et l'endroit - Noces - L'étranger - La peste - L'été - La chute - L'exil et le royaume - Caligula - Le malentendu - L'état de siège - Les Justes - avec 32 aquarelles par C. Caillard, Edy Legrand, R. Tamayo... Exemplaire n°10315 | Etat : bon état, défraîchi, mors fendus, accroc coiffe supérieure (Ref.: J13572)
nrf Gallimard
A Paris, chez N. [Nicolas] Pépingué, 1665. Un vol. au format pt in-12 (138 x 78 mm) de 5 ff. n.fol., 352 pp. et 4 ff. de Table n.fol. Reliure de l'époque de plein veau moucheté havane, filet vertical à froid porté sur les plats, dos à nerfs orné de filets gras à froid, roulette dorée sur les nerfs, caissons d'encadrement dorés, larges fleurons dorés, titre doré, large palette dorée en queue.
Edition originale de la présente traduction. L'exemplaire - sous agréable reliure du temps - recèle trois jolies planches gravées signées F. Ricoeur dans la plaque. Il s'agrémente par ailleurs de jolis bandeaux et lettrines. Principalement composé d'aphorismes et de maximes prônant humilité, résignation et abnégation, cet ouvrage est celui qui a connu le plus grand nombre d'impressions, après la Bible. «Depuis longtemps je soutenais ma vie spirituelle avec la pure farine contenue dans l'Imitation. Ce petit livre ne me quittait jamais, en été dans ma poche, en hiver dans mon manchon. J'en connaissais par cœur presque tous les chapitres.» (Sainte-Thérèse de Lisieux). «L'Imitation de Jésus Christ est à la mystique de l'Église ce que la Somme théologique de saint Thomas d'Aquin est à la scolastique: le chef-d'œuvre contenant le plus pur esprit de la doctrine dans son expression achevée» (Monseigneur Puyol). De Backer, Essai bibliographique sur le livre De Imitatione Christi, 735 (pour une édition au format in-8). Angles et coiffe de tête élimée. Page de titre présentant un éclat légèrement altéré. Quelques rousseurs, tâches ou cernes claires dans le corps d'ouvrage. Petit manque angulaire affectant deux feuillets. Dernier feuillet de la Table présentant des manques marginaux (avec très légère perte de texte). Du reste, bonne condition. Rare.
Paris, Gallimard, collection Le manteau d'Arlequin, 1959. In-12 broché de 298-[6] pages.
Édition originale. Un des 100 sur pur fil Lafuma-Navarre (101). Bel exemplaire non coupé. HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTS UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.
CAMUS (Albert, présentation de) - [CLAIRIN (Pierre-Eugène, ill. de)].
Reference : 25720
(1946)
Paris, Editions Rombaldi / Coll. ''Maîtres de l'estampe française contemporaine'', (1946). Un vol. au format in-folio (383 x 285 mm) non paginé, en feuilles, sous couvertures à rabats rempliés et chemise titrée à l'oser rouge au premier plat ainsi qu'au dos.
Edition originale. Tirage unique à 100 exemplaires seulement (tous sur Lana) et justifiés à la mine de plomb au colophon. Ensemble complet de ces 10 estampes en noir et couleurs (eaux-fortes, lithographies et pointes-sèches) tirées par Mourlot. Chacune est justifiée à la mine de plomb par l'artiste ; lequel a contresigné au crayon 7 de ces planches. L'iconographie est complétée deux gravures originales sur cuivre dans le texte. ''En 1913, Clairin étudie à l'atelier Cormon à Paris, avant de rejoindre en 1919 l'Académie Ranson avec Paul Sérusier qu'il suit à Pont-Aven où il fait alors la connaissance de Vuillard et Maurice Denis [...]''. (in Bénézit). ''En 1919, Clairin travaille à l'Académie Ranson où il rencontre Sérusier qui le présente à Maurice Denis et Vuillard. Ce dernier, surtout, lui donnera des conseils pour la lithographie. Daragnès lui enseignera la gravure sur bois et imprimera ses planches''. (in Bailly-Herzberg, citant la présente contribution de l'artiste). ''Clairin a accepté que le monde et la réalité lui proposent des limites. Il s'est contenté, apparemment, de choisir ses lumières et ses ombres, d'enfermer dans le trait de la gravure la fine et insaisissable lumière de l'Ile-de-France, ou de fixer par les deux ou trois valeurs de l'estampe les ciels périssables de la Bretagne. Cette discrétion me paraît sans prix. Si l'on crie dans cet art, c'est à peine, et la sourde résonance qui court entre ces lignes simplifiées m'apporte plus d'échos profonds que toutes les trompette de la couleur. La vraie force ne se convulse pas, elle affirme tranquillement. Ce qui passe maintenant au travers de ces pages, c'est le souffle égal d'une beauté reconquise sur le désordre du monde. Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France, p. 70 - Bénézit III, Dictionnaire des peintres, p. 47. Plats de la chemise présentant un éclat légèrement altéré. Petit défaut en tête du dos. Du reste, très belle condition. Rare.
S.l., Gallimard / Bibliothèque de la Pléiade, (1987). Un vol. in-12 (178 x 107 mm) de clxix - 1.432 pp. Plein skyvertex caramel de l'éditeur, dos lisse orné d'un jeu de filets dorés, pièce de titre émeraude, titre doré, sous rhodoïd, jaquette et coffret imprimé.
- Très belle condition.
Paris, Gallimard, 1950. In-8 couronne, cartonnage d'éditeur d'après la maquette de Mario Prassinos.
Édition originale. Un des 1050 sur alfama (828). En très belle condition. Huret 101. HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTS UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.
Paris, Gallimard, 1953. In-12 de 186-[2] pages, demi-maroquin bordeaux à coins, dos à 5 nerfs avec titre doré, filets dorés sur les plats, tête dorée, gardes décorées (or), couvertures et dos conservés. Belle condition. Reliure signée M. Cornu.
Edition originale de ces chroniques, au tirage limité à 1165 exemplaires, celui-ci un des 250 numérotés en arabe sur alfa mousse Navarre (195). HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTS UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.
1971, ed nrf Gallimard, 100ème volume de la coll'Soleil', in-8 broché de 254 pages. | Etat : Très bon état. (Ref.: ref11968)
nrf Gallimard
Paris, Gallimard, 1954. Uncut in the original printed wrappers. Excellent copy.
First edition, Service de presse-copy, i.e. review-copy (""S.P"" to bottom of title-page and to verso of back wrapper), with an excellent presentation-inscription, of Camus' magnificent and highly influential collection of essays entitled ""Summer"". The copy is inscribed to Camus' close friend and ally in numerous respects, Jean Paulhan: ""a Jean Paulhan/ en affectueuse pensée/ Albert Camus"" on half-title. The famous French writer, literary critic and publisher Jean Paulhan (1884-1964) shared many things with Camus, with whom he grew very close. Not only did he participate actively in the publication of Camus' first books by Gallimard, was one of the first to see the true value of Camus' ""The Stranger"", he was also a confidante of Camus, who considered Paulhan one of the main reasons that he became a proper author. In a letter to Paulhan dated September 17, 1952, at the moment of break with Sartre, Camus writes: ""Ever since I (thanks to you) became what is called an author, I have not ceased to be astonished by my brethren. Sometimes, it is true, in the sense of admiration. Today it is in another sense."" (Depuis que je suis devenu (en peu grâce à vous) ce qu'on apelle écrivain, je n'ai pas cessé d'être étonné par mes confrères. Parfois dans le sens de l'admiration, il est vrai. Aujourd'hui c'est dans un autre sens.).Paulhan was an early and active member of the French Resistance, director of the literary magazine Nouvelle Revue Française (NRF) (from 1925 to 1940 and again from 1946 to 1968) and a great translator of Malagasy poetry, which attracted the interest of the likes of Guillaume Apollinaire and Paul Éluard. He also wrote numerous works of literary criticism, ""The Flowers of Tarbes, or Terror in Literature"" (1941) probably being the most famous, and he wrote several autobiographical short stories. After the war, Paulhan he founded ""Cahiers de la Pléiade"", and in 1953 he re-launched NRF.Interestingly, especially in connection with Camus' famous essays in ""L'été"", which are devoted entirely to his beloved Algiers, Paulhan was loudly against independence for Algeria. He caused great controversy by opposing independence and supporting the French military during the Algerian War. This not only caused public problems for him, it also cost him on the personal front, as for instance Maurice Blanchot denounced him. The essays in ""L'été"" are devoted to Algiers and represent a very personal side of Camus, who provides a marvelous poetic and humorous picture of the provincial simplicities of Oran and Algiers. For many Camus-devotees, ""L'Été"" constitutes one of the most beloved works, as it gives the feel of a certain intimacy with the author that few of his other works does. ""In ""Return to Tipasa"", perhaps the most confessional essay in ""Summer"", which dates from a long trip to Algeria in December 1952, Camus issues his now famous testimony of survival - ""In the depths of winter, I finally learned that within me lay an invincible summer"" (Hawes: Camus, A Romance, 2009, pp. 181-82).
Premier livre de Camus. Envoi signé de la rue de Tanger Alger, Éditions Edmond Charlot, coll. «Méditerranéennes», (10 mai) 1937 1 vol. (205 x 156) de 66 p. et 1 f.n.ch. Broché. Édition originale. Tirage limité à 385 exemplaires. Un des 325 exemplaires sur Hélio (n° 261). Envoi signé : « à Christian Thenier, avec la sympathie d'Albert Camus». Montée en tête, la rare carte de visite « hommage de l'éditeur» d'Edmond Charlot.
OEuvre de la première heure, L'Envers et l'endroit est un recueil formé de cinq essais : L'Ironie, Entre oui et non, La Mort dans l'âme, Amour de vivre et L'Envers et l'endroit. Il est dédié à Jean Grenier, l'ancien professeur de philosophie d'Albert Camus au lycée d'Alger. « La valeur de témoignage de ce petit livre est, pour moi, considérable. Je dis bien pour moi, car c'est devant moi qu'il témoigne, c'est de moi qu'il exige une fidélité dont je suis le seul à connaître la profondeur des difficultés » : un aveu confié par Camus, vingt ans plus tard, pour la préface de la réédition du texte aux éditions Gallimard. C'est dire toute l'importance de ce premier livre publié sous son nom propre - après l'essai « collectif » de Révolte dans les Asturies, la pièce rédigée et montée en 1936, déjà imprimée par les soins d'Edmond Charlot. Ce dernier est alors un éditeur en devenir, qui souhaite réaliser pour ses ouvrages de la collection « Méditerranéennes» des tirages sur beaux papiers. Les textes publiés de la collection sont ornés de portraits ou d'illustrations, mais les deux publications de Camus parues chez cet éditeur avant la guerre, L'Envers et l'Endroit puis Noces en 1939, en sont dépourvues, ne laissant apparaître que le texte dans sa seule sobriété. Ce n'est pas un hasard. L'Envers et l'Endroit est proposé en souscription à 350 exemplaires sur Alfa et 30 exemplaires sur vélin ; au final, le tirage sera composé de 30 exemplaires sur pur fil (dont cinq sur papier vert), de 325 exemplaires sur alfa Hélio et de 30 exemplaires de presse, imprimés S.P., sur bouffant. On ne connaît qu'une poignée d'exemplaires avec envoi - seuls trois sont identifés. Notre exemplaire a été offert, sans doute dès sa parution, en mai 1937, à un «voisin» de Camus, Christan Thenier : son commerce était situé au 9, rue de Tanger, à quelques centaines de mètres de la librairie d'Edmond Charlot, rue de Charras, et entre le domicile de Camus, rue de Lyon, et celui de l'oncle Acault, rue Michelet : un parcours et des rues que Camus ne cesse d'emprûnter au quotidien et une provenance tout à fait intéressante et particulièrement adéquate pour le fils du quartier de Belcourt, capable de ressusciter les soirs d'été d'Alger, quand tous les voisins se mettaient au balcon, partageant entre eux « une solitude dans la pauvreté qui rend son prix à toute chose ».«Edité à Alger, peu diffusé pendant la « drôle de guerre », l'Envers et l'Endroit tarde à bénéficier, après la Libération, du succès de L'Etrangeret du Mythe de Sisyphe. Camus finit donc, en 1958, par en accepter la réédition. Elle est pour lui l'occasion de reconsidérer, dans une préface substantielle, le temps déjà accompli de sa carrière. S'il juge sévèrement, quant à la forme, des essais écrits à l'âge où « l'on sait à peine écrire », il y salue chaleureusement « la source unique que chaque artiste garde au fond de lui ». Il dégage mieux, à présent, la leçon des « voix des quartiers pauvres », « à mi-chemin de la misère et du soleil », alors qu'il a découvert, à Paris, « la double humiliation de la misère et de la laideur »». Cet exemplaire a longtemps fait partie de la collection du libraire Louis et de sa fille Marie-Madeleine Tschann (Paris, Alde, mai 2013, n° 208). Il a également figuré à l'exposition De Tipasa à Lourmarin (2013, n° 10, reproduit au catalogue). Bon exemplaire, malgré une couverture restaurée et quelques piqûres anciennes aux feuillets liminaires.
Exemplaire René Char avec envoi : la plus longue des dédicaces faites Paris, Gallimard, (17 juin) 1957. 1 vol. (110 x 170 mm) de 203 p. et [2] f. Broché. Édition originale de l'adaptation d'Albert Camus. Un des exemplaires numérotés sur alfa. Envoi signé : «En ce temps-là, cher René, beaucoup d'hommes savaient que l'amitié et l'honneur étaient les deux noms d'une même fidélité ; aujourd'hui, dans l'abaissement où nous sommes, ceux qui comme vous le savent encore, comment nous en passerions-nous ? A. C. 1957».
Cette dédicace, au coeur de l'année du Nobel, résume évidemment l'amitié, mais surtout l'alliance d'éthique et d'esthétique qui gouverne la période : Camus dramaturge, metteur en scène et traducteur, ancre son travail dans une fidélité d'amitié, d'histoire et de théâtre. Dès ses débuts algérois, Camus rêve de plein air, d'une scène populaire où la parole « marche vers sa fin » ; l'Espagne l'accompagne très tôt (de Révolte dans les Asturies à La Célestine montée avec l'Équipe), avant qu'une première collaboration décisive n'ait lieu en 1953 : Marcel Herrand lui commande l'adaptation de Calderón, La Dévotion à la croix, coup d'envoi d'un cycle hispanique qui culminera avec Lope de Vega en 1957 et ce Chevalier d'Olmedo. À Angers, Camus est la figure centrale de la 6e édition du Festival (21-30 juin 1957) : il y remanie et met en scène Caligula pour la première fois et dirige sa propre adaptation du Chevalier d'Olmedo. La « première » demeure, de manière légendaire, datée au 21 juin mais un orage d'une violence rare arrache décors et inonde plateau et gradins au moment d'allumer les remparts : la représentation est annulée, si bien que le festival s'ouvrira in fine le 22 par Caligula, et la vraie première d'Olmedo a lieu le 23 juin (puis les 26 et 29). Sans en « oublier le côté populaire », écrit-il en marge de ses brouillons sur la pièce. Car Olmedo vient nourrir le projet d'une tragédie moderne où « un seul sentiment marche sans arrêt vers sa fin », et préfigure le répertoire que Camus, à la fin de 1959, cerne pour la direction de théâtre qu'on s'apprête à lui confier : Lope (encore), Calderón, Tirso de Molina... Robert Kemp, dans sa critique de la pièce donnée dans Le Monde, saluera le rythme, la fraîcheur et l'innocence du texte de Lope servis par « la plume solide, aiguë » de Camus - la même qui vient d'écrire, sur la peine de mort, des pages fortes et saisissantes, qui ne convaincront pas les mainteneurs de la guillotine, mais exalteront les abolitionnistes. Rien d'anecdotique : Camus note que le dernier mot de la pièce - teatro - signifie aussi échafaud ; les tréteaux sont un gibet. « Il vaudrait mieux que l'exécution fût publique. Le comédien qui est en chaque homme pourrait alors venir au secours de l'animal épouvanté et l'aider à faire figure, même à ses propres yeux », écrit-il dans Réflexions sur la guillotine, dont la rédaction est strictement contemporaine. Ainsi, la fin de l'adaptation d'Angers n'est pas sans rappeler un motif qui parcourt l'oeuvre entière de Camus, du dernier voeu de Meursault, au pied de l'échafaud dans L'Étranger, jusqu'au rêve d'exécution publique dont parle Clamence à la fin de La Chute, publiée l'année précédente. Magnifique provenance. Cet envoi est l'une des 43 connus à René Char, l'ami, le frère : cette dédicace est, de loin, la plus longue des 43 référencées.
Paris, Gallimard, 1954. Uncut in the original printed wrappers. A very nice copy housed in a beautiful brown half morocco box with gilt lettering to spine and gilt super ex-libris to front board.
First edition, Service de presse-copy, i.e. review-copy (""S.P"" to bottom of title-page and to verso of back wrapper), of Camus' magnificent and highly influential collection of essays entitled ""Summer"", inscribed to the famous critic of literature and drama, the writer Guy Dumur (1921-1991): ""à Guy Dumur/ l'une des/ [ÉTÉ]s [ÉTÉ being printed an L' crossed out in front, with s added in Camus' hand]/ son vieil et fidele ami/ Albert Camus"" on half-title.The younger Guy Dumur was a close friend of Camus, who hired him to work on ""Combat"" with him. It is reported that he had a great talent for discovering new talent. Since childhood, he was extremely passionate about the theatre and came to work with all the great dramatic figures in Paris at the time. He is also famous for a number of well respected novels. The essays in ""L'été"" are devoted to Algiers and represent a very personal side of Camus, who provides a marvelous poetic and humorous picture of the provincial simplicities of Oran and Algiers. For many Camus-devotees, ""L'Été"" constitutes one of the most beloved works, as it gives the feel of a certain intimacy with the author that few of his other works does. ""In ""Return to Tipasa"", perhaps the most confessional essay in ""Summer"", which dates from a long trip to Algeria in December 1952, Camus issues his now famous testimony of survival - ""In the depths of winter, I finally learned that within me lay an invincible summer"" (Hawes: Camus, A Romance, 2009, pp. 181-82).