Paris, Editions Cercle d'Art, (1954). Un vol. au format pt in-4 carré (263 x 218 mm) de 140 pp. Reliure de l'époque de demi-percaline ébène à coins, dos lisse, titre doré.
Edition originale revêtue d'une agréable reliure. L'ouvrage s'agrémente d'une abondante iconographie. Adversaire de l’injustice, compatissant envers les déshérités - qui alors ne manquaient pas à Montmartre - Steinlen se plût à décrire des scènes de la rue, des usines, de la mine, mettant en scène les malheureux de toute espèce, mendiants, ouvriers dans la misère, gamins dépenaillés et prostituées. Mais ces personnages semblent plus souvent écrasés par leur triste condition que révoltés. Par ailleurs il fut aussi le spécialiste des chats qu’il décrivit sans se lasser, dans toute leur fantaisie, joueurs, endormis ou en colère. Ne dédaignant cependant pas non plus la représentation de nus féminins. Les dessins et pastel furent son moyen d’expression préféré, comme ceux qui reflètent la vie quotidienne de la rue et ses petits métiers. Le réalisme de ses dessins semble avoir inspiré certaines œuvres ultérieures de Jean Peské Ce sont surtout ses affiches qui, comme celle de la tournée du Chat noir, sont à l’origine de sa popularité, ainsi que la sculpture, qu’il utilisa pour la représentation de ses chats, comme son «Chat angora assis». Discrète plissure angulaire affectant les deux derniers feuillets. Du reste, très belle condition.