Réunion très rare de l’ensemble des gravures des vues et ports de France, de Joseph Vernet, dans leur superbe tirage d’origine. Paris, J. P. Le Bas, [1760-1778]. In-plano oblong de (2) ff., 16 planches, reliure du temps à dos de veau fauve marbré orné de faux nerfs et de motifs dorés, cartouche de maroquin rouge avec dentelle en encadrement et titre dorés au centre des plats, non rogné. Reliure de l’époque. 800 x 550 mm.
[video width="996" height="1920" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/07/VERNET-bis.mp4"][/video] Superbe suite des 16 vues des ports d’après Joseph Vernet finement gravées par Charles-Nicolas Cochin et Jacques-Philippe Le Bas. L’exemplaire comporte les deux planches supplémentaires - la dernière (Le Havre) d’après Cochin - terminées à l’eau-forte par P. Martini. Joseph Vernet n’a pas peint de tableau représentant le port et la ville du Havre. La planche n°16, jointe à la série des gravures reproduisant les peintures de Joseph Vernet, a été dessinée par C. N. Cochin et gravée par J. Ph. Le Bas. Vernet reçut du marquis de Marigny, directeur général des bâtiments du roi et frère de la marquise de Pompadour, une commande de Louis XV pour la représentation des principaux ports de France, tâche à laquelle il s’attela en 1753. Après avoir peint Marseille et le golfe de Bandol, il partit pour Toulon, puis Antibes et Sète. De Bordeaux, où il reçut un accueil très brillant, il redescendit à Bayonne puis remonta vers La Rochelle et Rochefort. Installé à Paris en 1763, il se rendit à Dieppe, dernier port qu’il représenta. Nicolas Ozanne accompagna Joseph Vernet pendant une partie de son voyage. La commande royale concernait vingt ports, mais Vernet n’en peignit que neuf, plus la baie de Bandol, de 1753 à 1765, donnant lieu à quinze tableaux. La guerre de Sept Ans et les difficultés financières qui en découlaient suspendirent ses travaux. Liste des seize planches: Planche N°1. Le port neuf ou l’Arsenal de Toulon, vu de l’angle du parc de l’artillerie - peinture de 1755 - gravure de 1760. Planche N°2. L’intérieur du port de Marseille, vu du Pavillon de l’horloge du Parc - peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°3. La Madrague ou la Pêche du Thon, vue du golfe de Bandol - peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°4. L’entrée du Port de Marseille, vue de la Montagne appelée Tête de More - Peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°5. Le Port vieux de Toulon, vu du côté des Magasins aux Vivres - peinture de 1756 - gravure de 1762. Planche N°6. La Ville et la Rade de Toulon vues à mi-côte de la montagne qui est derrière - peinture 1755 - gravure 1762. Planche n°7. Le Port d’Antibes en Provence, vu du côté de la Terre - peinture de 1756 - gravure de 1762. Planche N°8. Le Port de Cette en Languedoc, vu du côté de la mer, derrière la jettée isolée - peinture 1756-57 - gravure 1762. Planche N°9. Vue de la Ville et du Port de Bordeaux, prise du Côté des Salinières - peinture 1757-59 - gravure 1764. Planche N°10. Vue de la Ville et du Port de Bordeaux, prise du Château Trompette - peinture 1757-59 - gravure 1764. Planche N°11. Vue de la Ville et du Port de Bayonne, prise à mi-côte sur le Glacis de la Citadelle - Peinture de 1759-61 - gravure de 1764. Planche N°12. Vue de la Ville et du Port de Bayonne, prise de l’allée de Bouflers, près de la Porte de Mousserole - peinture de 1759-61 - gravure de 1764. Planche N°13. Le Port de Rochefort vu du Magasin des Colonies - peinture de 1761-62 - gravure de 1767. Planche N°14. Le Port de La Rochelle, vu de la petite Rive - peinture de 1761-62 - gravure de 1767. Planche N°15. Vue du Port de Dieppe - peinture 1763-65 - gravure de 1778. Planche N°16. Le Port et la Ville du Havre, vus du pied de la Tour de François premier, 1776. Les ordres du roi étaient clairs: «vos tableaux doivent réunir deux mérites, celui de la beauté pittoresque et celui de la ressemblance, autant que son intention: voir les ports du royaume représentés au naturel dans vos tableaux». A Toulon: le quai aux vivres est une véritable exposition de ce que l’on pouvait trouver à bord en matière de sacs, de jarres, de corbeilles, de paniers, de bouteilles et de futailles. Le vin, la viande salée, les fromages dont on voit des meules que l’on roule, les légumes secs, les épices, le bétail sur pied sont embarqués sur l’allège à quai qui chargera les munitions à bord d’un vaisseau en partance. A Marseille: sur le quai du vieil arsenal, au fond du port, s’active une foule animée et colorée de femmes et d’hommes du peuple auxquels se mêlent gentilshommes, femmes de qualité et religieux. Des levantiers, Turcs ou Barbaresques enturbannés arpentent aussi les quais. L’entrée du port est animée de multiples embarcations, canots, allèges, bateaux pêcheurs, tartanes. A Bordeaux, sur le quai des Salinières, nous voyons des jésuites, d’élégantes jeunes femmes en robes à panier, mais aussi des boulangers et un garçon vacher; un précieux tilbury lancé à vive allure contrastant avec un attelage de bœufs traînant un lourd charroi de tonneaux. Sur le fleuve, des bateaux de commerce viennent charger le vin contenu dans les tonneaux alignés sur le quai. A Rochefort, nous voici sur le quai aux vivres: les tonneaux de vin de Bordeaux, les chaudrons, les marmites sont destinés à l’approvisionnement des vaisseaux, de même que les bestiaux qui paissent dans la prairie. Les paquets de toiles à voiles et les gros écheveaux de chanvre vont alimenter les ateliers de l’arsenal dont la magnifique corderie qui s’étend sur la droite. A La Rochelle, au milieu des ballots, des panières, des fûts, des bois, des ancres, des femmes et des hommes travaillent, se reposent ou discutent, en un mot vivent sous nos yeux une attitude, un geste, un regard nous les rendent plus proches que de longs discours sur la société du XVIIIe siècle. Alors que bien souvent Vernet prend de grandes libertés face aux demandes très précises du roi pour le choix des sites ou du point de vue d’où il les dépeint, il répond pleinement à ses vœux en décrivant partout des scènes de la vie quotidienne: devant nos yeux vit tout un peuple au naturel. Témoignage pittoresque de la vie portuaire en France au temps de la marine à voile et de la douceur de vivre sous le règne de Louis XV le bien-aimé. Réunion très rare de l’ensemble des gravures des vues et ports de France, de Joseph Vernet, dans leur superbe tirage d’origine. Avec Joseph Vernet et sa descendance directe s'affirme une dernière fois la continuité de cette école d'Avignon qui, depuis le XIVe siècle, n'a cessé de se manifester par des artistes de talents et de caractères forts différents mais unis par d'indiscutables affinités. On peut faire remonter l'origine de cette école à l'époque où Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, devenu pape sous le nom de Clément V, transporta la cour pontificale à Avignon. Dans cette «petite ville paisible, dont le charme ne pouvait leur échapper, les papes firent éclore un puissant foyer artistique, dont l'éclat devait se prolonger jusqu'au XIXe siècle. À Avignon, qui garde intacts tant de vestiges de son destin exceptionnel, le jeune Joseph Vernet pouvait à chaque pas rencontrer des monuments susceptibles de lui donner un avant-goût de la ville unique qui devait plus tard le révéler à lui-même. Face au Palais des Papes s'élève cet Hôtel de la Monnaie, construit par un cardinal Borghèse, légat du Pape, et qui porte sur sa façade le dragon et l'aigle, armes de la famille, enfin la colline des Dons, où la vue est si belle sur le Rhône et sur Villeneuve est une réduction de ces jardins du Pincio, qui forment avec la Villa Médicis l'un des plus beaux lieux de Rome et du monde. Cet appel de l'Italie, Joseph Vernet le ressentit de bonne heure, et son père, Antoine Vernet, fut assez heureux pour intéresser aux dons brillants du jeune peintre plusieurs nobles personnages de la ville, en particulier le marquis de Caumont et le comte de Quinson, qui lui ouvrirent leur bourse et lui permirent de partir pour Rome, qui offrait à cette époque aux artistes des ressources incomparables. Mais au cours de ce voyage pour rejoindre la Ville éternelle, dont la première étape le conduisit à Marseille, Joseph Vernet devait faire une rencontre capitale : celle de la mer ; en effet des hauteurs qui dominent la ville elle lui apparut pour la première fois dans toute sa beauté ; ce fut le coup de foudre, et lorsque quelques jours plus tard, après une tempête spectaculaire, Vernet arrive à Civita-Vecchia, son destin est fixé : il deviendra le peintre de la mer qui, désormais, sera présente dans presque toutes ses œuvres. La vie que mène à Rome le jeune artiste est des plus agréables ; il y a été fort bien accueilli et s'y est fait rapidement une clientèle avide de tempêtes et de naufrages. Les livres de raison de Vernet nous donnent sur ses travaux des renseignements précis : en 1743 il est reçu membre de l'Académie de Saint Luc, honneur assez rare pour un étranger, la mer l'attire de plus en plus, c'est avec joie qu'il se rend en pèlerinage à Naples, où le maître qu'il admire tant, Salvator Rosa, trouva la source principale de son inspiration. Cependant à Rome la popularité de Vernet croît de jour en jour ; sa clientèle devient européenne. En Italie, Joseph a trouvé la fortune, la gloire et l'amour ; aussi n'est-il pas pressé de quitter un pays qui l'a si bien reçu. Pourtant, sollicité par ses protecteurs français, il se décide à rentrer définitivement dans son pays, mais il retourne en Italie à plusieurs reprises et ce n'est qu'en 1753 qu'il se fixe en France pour toujours. Grâce au haut patronage de M. de Marigny, directeur suprême des Beaux-Arts et frère de Mme de Pompadour, qui avait à ce moment toute la faveur de Louis XV, Vernet obtint du roi une commande où il devait donner toute la mesure de son talent : Les Ports de France. La mer qui l'inspira si souvent dans ses œuvres antérieures va lui fournir encore un thème important, mais elle ne sera cette fois que le complément de ses compositions ; pour un moment il va cesser de peindre des tempêtes, des orages et des coups de vent. Ces ports de France seront des paysages où la vérité et la fantaisie se mêlent agréablement, témoin ce Port de Marseille lumineux et doré comme un Claude Gellée, qui nous montre au premier plan un groupe réuni pour un goûter en plein air, un autre pour un bal ; les robes et les ombrelles des femmes animent ce paysage aux lignes si nobles et lui donnent un air de fête familiale. Même procédé dans la Vue de la Ville et de la Rade de Toulon, où nous voyons à mi‑hauteur des collines qui dominent la rade, s'activer sur une terrasse monumentale, des cavaliers, des chasseurs, des joueurs de boules et des dames en grande toilette. Cette volonté d'humanisation du paysage se retrouve dans presque toutes les œuvres de J. Vernet, même dans celles où elle pourrait paraître artificielle; dans les tempêtes, les naufrages, les orages, nous verrons toujours l'homme opposer à la force aveugle des éléments son courage, son ingéniosité ou son désespoir. Cette introduction du drame humain au milieu des aspects pittoresques d'une nature hostile, c'est là la véritable originalité de Joseph Vernet. «C'est un grand magicien, que ce Vernet, écrit Diderot, on croirait qu'il commence par créer un pays et qu'il a des hommes, des femmes, des enfants en réserve, dont il peuple sa toile comme on peuple une colonie, puis il leur fait le ciel, le temps, la saison, le bonheur, le malheur qu'il lui plaît ». La production de J. Vernet est considérable et ses contemporains raffolèrent de lui. Dans cette œuvre consacrée presque exclusivement à la mer, aux tempêtes, et aux orages, on peut distinguer au moins deux périodes, une période romaine profondément marquée par les peintres napolitains, Salvator Rosa et Solimena, qu'il admirait sans réserve ; il leur doit ce sentiment dramatique de la nature et cette largeur de facture qu'il manifesta dès ses premières œuvres. À son retour en France, son art s'humanise et s'enrichit de détails savoureux qui, loin d'en altérer le caractère, lui confèrent une grande part de son charme. Certes, J. Vernet a entendu le message de Poussin et de Claude Gellée, mais au sublime de l'un et au mystère de l'autre, il a substitué un pathétique humain et familier, et s'il n'atteint pas leur grandeur, il garde avec son siècle un contact plus étroit et une audience plus large en lui tenant un langage plus accessible. Après les fêtes galantes de Watteau et les Bergeries de Boucher, la nature telle que la conçoit Vernet et si apprêtée qu'elle nous paraisse, est une nature vraie et non un décor d'opéra. Si Vernet eut une influence manifeste sur le goût de son temps, il est plus difficile de percevoir son passage dans la peinture moderne. Pourtant bien des œuvres qui nous ravissent toujours portent sa marque indiscutable ; comment ne pas penser à lui devant les Ruines et les Cascades d'Hubert Robert et plus près de nous, comment oublier le Ponte Rotlo en admirant les Corot d'Italie ? Heureusement la postérité si sévère envers les gloires récentes en apparence les plus solides et qu'elle précipite si volontiers en enfer ou en purgatoire, révise tôt ou tard ses jugements les plus définitifs ; et tandis que les grandes batailles d'Horace Vernet ne font plus recette, la gloire du grand peintre des Ports de France, si aimable et si française nous apparaît toujours aussi pure et aussi justifiée.» J. Dupuy. Très bel exemplaire à grandes marges relié en demi-veau fauve.
Lot de 10 L.A.S. montées ensemble sur onglet par le destinataire Gustave Lévy, dont 7 Lettres autographes signée de François Deloncle et de 3 longues lettres autographes signées de Joseph Deloncle, adressées à et réunies par Gustave Lévy dont : 1 L.A.S. de Joseph Deloncle datée de Mayotte, 2 juillet 1889 : "A Diego Suarez je n'ai pas trouvé traces de passage de votre protégé" [ ... ] "Enfin notre campagne décline et il n'est que temps. J'en reviendrai complètement dégoutté de mon métir, ayant désappris le peu que m'avait donné mon service dans les ports et surtout mes relations avec M. Meslant. Au dégoût vient s'ajouter encore le découragement. Notre corps est mort, et il faudrait un rude coup pour le relever, l'avancement y est presque nul, aucunes compensations n'est offerte aux ennuis et aux difficultés d'un métier des plus mesquins" [ ... ] "Allons, j'entame mon antienne et vous allez me dire "Voilà Joseph qui me la refait à la Jérémie" [ ... ] Nous allons et venons tout le temps : juif errant de la côte malgache, le B. B. est partout, bien chez les Mahafales dans la baie Saint Augustin au Sud de Madagascar, aujourd'hui dans les Comores, hier arrêtant par sa formidable apparence les sauvages guerriers de sa Majesté Tompoumane de la baie St Augustin, aujourd'hui bombardant la Grande Comore où le féroce Ashimou avait élevé l'étendard de la révolte [ ... ] "Nous revenons des Comores où un sultan s'était déclaré indépendant ; il avait refusé de reconnaître l'autorité des princes que nous avions nommé, et les autres Comores menaçaient de se révolter en face de notre faiblesse. Enfin on a autorisé le concours de la force en présence des échecs diplomatiques et nous sommes allés protéger son Altesse Saïd Ali à coups de canons, victoire, triomphe, rentrée pittoresque dans la capitale. Le Saïd ali au milieu d'une multitude de gens de race arabe qui nous acclament, lancent des fantasias avec des cris à rendre sourd tout un décor d'opéra comique [ ... ] Puis nomination dans l'ordre peu connu - mais très estimé - de l'Etoile des Comores. Votre serviteur est chevalier et nous avons tous eu un sabre pris sur l'ennemi. En avant la musique !!! Tout cela aide à passer le temps et ici il faut le tuer deux fois. [ ... ] Et puis nous avions Papinaud, le tonnelier député, gouverneur Papenaud, qui a force de faire des tonneaux est devenu un foudre de guerre tout à fait réjouissant. Il voulait tout brrrûler, couper toutes es têtes, et envoyer des personnes en Calédonie, "un pays peuplé de sauvages, qui mangent les blancs, mon bon, et les prréfèrrent aux noirs encore, eh ! oui !" Quel beau Tartarin ! Brave homme, finaud comme un paysan, prometteur comme un Roumestan, et incapable de faire du mal à une mouche [ ... ] "Il est énergique, et au lieu de retenir notre commandant ce qui eut été dans l'ordre des choses, c'était lui qu'il fallait retenir" [ ... ] "je crois qu'on en ferait difficilement un ambassadeur mais comme gouverneur de Mayotte, il est très bien" [ ... ] / 1 LAS de Joseph Deloncle datée d'Obock, le 7 novembre 1891 : [ ... ]Pour moi, je continue à être content de mon sort ; ma femme et les bébés votn bien et j'ai pu faire quelque chose pendant mon intérim. On m'a un peu traité d'emballé, mais j'ai la conscience d'avoir noué avec les abyssins des rapports utiles et peu me chaut que cela ennuie l'Italie" [... ] "Mon chef M. Lagarde est un homme charmant, bien élevé, auquel je suis sincèrement dévoué, il ne me lâchera pas et je lui crois le bras long. Puis j'ai l'inspection dans deux ans" [ ... ] / 1 LAS de Joseph Deloncle datée d'Obock, le 17 mai 1892
Remarquable ensemble de lettres des frères Deloncle adressées à leur ami Gustave Lévy, dont 2 remarquables lettres de Joseph (qui fut un temps gouverneur intérimaire à Obock), dans lequel il évoque ses pérégrinations à Madagascar, ses "succès militaires" lors des événements de la Grande Comore en 1889, ses contacts avec les Abyssins lors de son séjour à Obock.
[Chez Pleyel, Auteur et Editeur] - HAYDN, Joseph ; (LOBRY)
Reference : 69076
(1803)
Gravés par Lobry, 5 vol. in-12 cartonage bradel vert postérieur, collection "Bibliothèque Musicale", Chez Pleyel, Auteur et Editeur, Rue Neuve des Petits Champs n° 1286 ou n° 728, Chez Richault, (tome 7), Paris, s.d. [ 1803, vers 1810-1815 pour Richault pour le tome 7 ], Vol. I : portrait en frontispice, 2 ff., 126 pp., 3 ff., 124 pp. (Opus 76, Quatuors 1, 2, 3, 4, 5, 6); Vol. II : 2 ff., 130 pp., 2 ff., 116 pp. (Opus 20, Quatuors 1, 2, 3, 5, 4 et 6) ; Vol. III : 2 ff., 132 pp., 2 ff., 126 pp. (Opus 50, Quatuors 5, 2, 3, 6, 4, 1); Vol. IV : 1 f., 111 pp., 2 ff., 105 pp. (Opus 33, Quatuors 1, 2, 3, 4, 5, 6); Vol. V : 2 ff., 128 pp., 2 ff., 139 pp. (Opus 71, Quatuors 1, 2, 3 et Opus 74, Quatuor 1, 2, 3)
Très rare ensemble bien complet réunissant, en 10 tomes reliés en 5 volumes, 30 quatuors de Joseph Haydn (1732-1809). De la bibliothèque du musicologue Claude Chauvel, qui a précisé au crayon les noms des pièces ; dans cette édition, les pages de titre n'indiquaient pas la tomaison, destinées à être rajoutée au crayon par l'acheteur. En 1801, Ignace Joseph Pleyel avait déjà publié la célèbre « Collection complète des quatuors d’Haydn », composée de quelque 80 quatuors. Pleyel fut le premier éditeur à publier des partitions miniatures avec sa collection « Bibliothèque Musicale », commençant par quatre symphonies de son ancien professeur Joseph Haydn en 1802, suivies de ces 10 tomes de partitions des quatuors de Haydn, puis par la musique de chambre de Beethoven, Hummel et Onslow. Le tome 7 mentionne comme éditeur Richault (qui s'établira comme éditeur en 1810) et ne contient pas le feuillet de faux-titre mentionnant la collection "Bibliothèque Musicale" ; la gravure du titre est identique, à l'exception du nom de l'éditeur, de la mention du prix et de la tomaison. Bon ensemble (un cahier faible avec petite mouill. marginale en début du tome 7, très bon état par ailleurs). A very rare collection of 30 quartets by Joseph Haydn (1732-1809) in 10 volumes bound in 5. From the library of musicologist Claude Chauvel, who added the names of the pieces in pencil. In 1801, Pleyel had issued the landmark "Collection complette des quatuors d’Haydn", consisting of some 80 quartets. Pleyel was the first publisher to issue miniature scores (the series "Bibliotheque Musicale"), starting with four symphonies of his former teacher Joseph Haydn in 1802, then with scores of the Haydn quartets and chamber music of Beethoven, Hummel and Onslow. "Complete sets of this edition are very rare. They are generally reorganised as the first attempt at a pocket score. The Quartets here are Op.20, 33, 50, 71, 74 & 76" (Blackwell's Cat. 734 [ 1971 ], n°254)
1 vol. in-4 reliure de l'époque demi-chagrin à coins noir, dos à 4 nerfs plats dorés, s.d., 1845, 3 ff., 460 pp. et 1 f. n. ch. Rappel du titre : [ Manuscrit : ] Essais Poétiques, offerts en hommage à Leurs Altesses Royales Messeigneurs les Ducs de Nemours et d'Aumale, dignes fils de Sa Majesté Louis-Philippe 1er, Roi des Français ; à l'occasion de leur honorable séjour à Bordeaux en 1845 : Par un humble citoyen de cette ville [ Contient notamment :] Joseph en Egypte, de Bitaubé, mis en vers presque littéralement, par Joseph Emile Astaix Ogier [ Suivi de : ] Poésies diverses. Fragment de l'Essai sur l'Homme de Pope [ Suivi de : ] Couplet sur ce dicton : Il faut prendre l'argent pour ce qu'il vaut et les hommes pour ce qu'ils sont [ ... ] Chanson sur le Choix d'une épouse [ ... ] La Liberté ou la parfaite indifférence. Traduction de Métastase [ ... ] Sonnet acrostiche sur le pont de Bordeaux [ ... ] Acrostiche à Melle Rachel Félix, Tragédienne distinguée, A la dernière représentation de son passage à Bordeaux en 1841 [ ... ] Acrostiche. Hommage de vénération sur la tombe de Monseigneur Daviau du Bois de Sanzay Archevêque de Bordeaux [ ... ] Envoi du 18 Janvier 1844 à mon frère aîné, Receveur principal à Lyon, père de Jules Astaix, ex-condisciple de son Alt. Royale Monsg. le duc de Nemours, au Collège Royal de Henry IV [ ... ] Couplet à M. Gabriel-Pierre Astaix, mon père, Ancien Maire et juge de paix à Manzat, et notaire à Clermont-Ferrand, le jour de sa fête [ ... ] Couplet sur le séjour à Bordeaux de LL. AA. RR. Messeigneurs les ducs de Nemours et d'Aumale, et de Madame la Duchesse de Nemours, en 1845
Né le 9 décembre 1791 à Manzat (Puy-de-Dôme), Joseph Astaix, auteur de cet impressionnant manuscrit, était caissier des échanges de la banque de Bordeaux, (succursale bordelaise de la Banque de France). Il obtint en 1850, par décret présidentiel, d'ajouter à son nom celui d'Ogier, et de se faire appeler Astaix-Ogier. On notera que dans son acrostiche consacré au Pont de Pierre, les initiales des vers forment les mots "Deschamps Fecit", en l'honneur de son ingénieur. Beau et curieux manuscrit bordelais en bon état (coins un peu frottés, ex-libris en garde).
[Uniquement en Vente aux Bureaux de l'Archevêché d'Auch] - RACINE, Jean ; (BONNET, Abbé Joseph) ; [ LE NOBLE, Eustache ]
Reference : 54391
(1911)
2 vol. grand in-8 reliures demi-chagrin bordeaux, dos à 5 nerfs, tête dorée, Uniquement en Vente aux Bureaux de l'Archevêché d'Auch, 1911 et 1912, xvi-317 pp. ; xxxii-285 pp.Rappel du titre complet : Poèmes Sacrés. Oeuvres inconnues de J. Racine découvertes à la Bibliothèque Impériale de Saint-Pétersbourg par l'Abbé Joseph Bonnet [ Avec : ] Psaumes de David. Oeuvres inconnues de J. Racine découvertes à la Bibliothèque Impériale de Saint-Pétersbourg par l'Abbé Joseph Bonnet [ Edition originale ]
Nous réunissons les deux ouvrages peu communs, restituant les deux textes attribués par l'abbé Joseph Bonnet à Jean Racine. Le travail de l'abbé gersois n'emportèrent pas l'assentiment de la critique, qui préféra attribuer les textes à l'écrivain Eustache Le Noble (1643-1711) comme les indications des manuscrits tendaient à le montrer. L'abbé Bonnet affirme dans une des préfaces avoir découvert à Saint-Pétersbourg bien d'autres manuscrits de Racine. Bon état (rel. lég. frottées)
Avignon Seguin Aîné 1852
In-12 (189 x 120 mm), xlv - (1) pp. - (1) ff., 437 pp., demi-cartonnage bleu à la bradel, coins, non rogné (reliure d'époque). Edition originale de ce recueil de poésies en provençal, contenant 10 poèmes de Frédéric Mistral, 16 de Joseph Roumanille, ainsi que de Joseph-Jacques-Léon d'Astros, Théodore Aubanel, Gustave Bénédit, François-Henri-Joseph Blaze (Castil-Blaze), Augustin Boudin, Marius Bourrelly, Barthélémy Chalvet, Antoine-Blaise Crousillat, Paul Giéra (Glaup), Anselme Mathieu, etc. Orné d'un portrait dédicace de Roumanille, et enrichi d'un feuillet de vocabulaire provençal manuscrit du même. Contient un Glossaire franco-provençal. Célèbre recueil, qui fut l'une des premières manifestations du Félibrige, fondé en 1854 par sept poètes provençaux dont Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, etc. (quelques défauts sur les coupes et les coins, quelques petites mouillures claires, rousseurs). // 12o (189 x 120 mm), xlv - (1) pp. - (1) ff., 437 pp., bradel blue quarter-cloth, uncut (contemporary binding). First edition of this poetry collection in Provençal dialect, containing 10 poems by Frédéric Mistral, 16 by Joseph Roumanille, and also by Joseph-Jacques-Léon d'Astros, Théodore Aubanel, Gustave Bénédit, François-Henri-Joseph Blaze (Castil-Blaze), Augustin Boudin, Marius Bourrelly, Barthélémy Chalvet, Antoine-Blaise Crousillat, Paul Giéra (Glaup), Anselme Mathieu, etc. Illustrated with a portrait of Roumanille with dedication, enriched with an handwritten leaf of Provençal vocabulary by him. Contains a "Glossaire", french-Provençal. Famous poetry collection, one of the first expression of the Félibrige, founded in 1854 by seven Provençal poets including Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, etc. (some defects on corners and turns-in, some little light water-stains, spots).
[A. René et Cie] - UN SLAVE ; [ TANSKY, Joseph ; TANSKI, Joseph ]
Reference : 66239
(1845)
Avec un plan figuratif de la Chambre et les Portraits des principaux orateurs, 1 vol. in-8 reliure demi-veau fauve, dos à 5 nerfs, A. René et Cie, Paris, 1845, 387 pp. avec 8 portraits hors texte et un plan dépliant
Envoi de Joseph Tansky "A Monsieur Jules Janin offert par l'Auteur". Joseph Victor Tanski (1806-1888) est officier polonais lors de l'insurrection de Novembre 1829. Après la défaite polonaise, il part en France où il rédige des mémoires sur l'armée russe à l'intention du Maréchal Soult. Il sera naturalisé français en 1845, et servira comme chef du service des Renseignement militaire à l'Armée d'Orient, durant la guerre de Crimée. Bon état (dos un peu frotté, belle fraîcheur intérieure).
[Verlag von J. C. B. Mohr (Paul Siebeck)] - SCHUMPETER, Joseph
Reference : 52651
(1919)
Sonderabdruck aus "Archiv für Sozialwissenschaft und Socialpolitik" Band 46 Heft 1 und 2, 1 brochure in-8, Verlag von J. C. B. Mohr (Paul Siebeck), Tübingen, 1919, 76 pp.
Edition originale. Exceptionnel exemplaire du tiré-à-part, enrichi d'un envoi autographe non signé de Joseph Schumpeter au Dr.Bousquet, Amitiés de l'Auteur". Etat moyen (couverture abîmée et débrochée, annotations de Georges-Henri Bousquet).Dans cette étude, Schumpeter pose une définition liminaire, en refusant de considérer comme impérialisme la disposition agressive d'un Etat en vue de la poursuite d'intérêts concrets, mais en entendant par là la disposition, sans objet précis, d'un Etat à l'expansion violente sans qu'aucune limite puisse être assignée à cette expansion (Cf Perroux, La Pensée économique de Joseph Schumpeter, 23). Il y étudie un certain nombre de cas historiques historiques concrets, puis dans un dernier et fort long paragraphe, il traite de la question "Capitalisme et Impérialisme". Le dédicataire, qui devient plus tard professeur d'Université à Alger et Bordeaux, Georges-Henri Bousquet (1900-1978), était juriste de formation initiale (docteur en droit en 1923 avec une thèse sur "L'évolution sociale en Hollande 1914-1922"). Mais il reste surtout connu comme un économiste proche de Pareto (son maître en sociologie) et de Schumpeter, ainsi que comme un islamisant de l'école de Goldziher et Snouck-Hugronje. On peut signaler que le Professeur Bousquet est l'un des rares économistes français contemporains à être plusieurs fois cité dans la monumentale Histoire de l’Analyse Economique écrite par Joseph Schumpeter à la fin de sa vie. Les deux hommes se connaissaient personnellement depuis une première rencontre à Vienne en septembre 1923. A cette époque, G.-H. Bousquet fut présenté à Joseph Schumpeter, à Vienne, par Paul Lazarsfeld. Comme Bousquet le raconte lui-même : "A ce moment, Schumpeter avait 40 ans. Il était alors totalement ignoré en France, mais connu aux Etats-Unis où il avait été invité à professer quelque temps, et en Angleterre, où il avait eu également l'occasion de se faire entendre". Les deux hommes, qui deviendront amis, se rencontreront beaucoup plus longuement en 1933-1934 à Harvard, où Schumpeter sera devenu professeur. Georges Bousquet y effectuera en effet un long séjour de recherche, financé par la fondation Rockfeller. Toute sa carrière, Georges Bousquet sera fasciné par l'oeuvre de Schumpeter, qu'il fera notamment découvrir, tant par ses articles que par les discussions, à l'économiste François Perroux.
L'Espion Dévalisé ou Correspondance Secrète et Originale entre l'Empereur Joseph II et le Général d'Alton, depuis décembre 1787 jusqu'à présent. Correspondance Secrète et Originale de l'Empereur Joseph II avec le Général d'Alton ; 1 vol. in-8 br. sous couv. d'attente, sans nom, A Louvain, 1790, 71 pp.
Etat très satisfaisant (mouill. en premiers et derniers feuillets, bon état par ailleurs). Peu courant.Le général Richard d'Alton était un irlandais engagé à l'âge de 18 ans dans l'armée autrichienne. En poste aux Pays-Bas autrichiens, il eut à affronter le soulevement des belges à partir de 1789.
Précieux exemplaire de ce rare recueil de poésies provençales, conservé dans son élégante reliure de l’époque en demi-chagrin bleu nuit. En Avignoun, Enco de J. Roumanille, Libraire, 1857. In-12 de ix pp., (3) pp., 144 pp. Relié en demi-chagrin bleu nuit, dos à nerfs orné de filets dorés, pièce de titre de maroquin vert, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 172 x 106 mm.
Édition originale de ce recueil de poésies en provençal publié peu après la création du félibrige en 1854. C.-P. Julian et P. Fontan, Anthologie du Félibrige provençal, p. 12. Campano mountado (La Cloche montée, 1857) est un poème héroï-comique composé de sept chants « à la manière » du Lutrin à savoir: Sabòly, Lou Journau, Lou Diable, Moussu lou Curat, Vitòri, L’aigo-signado, La man que dardaio. « La Cloche montée est l'histoire très-plaisante, et très-poétique par moments, d'un certain sonneur de l'église Saint-Didier d'Avignon, brave homme passionné pour ses cloches et qui passe sa vie à recueillir de l'argent, sou par sou, de porte en porte, afin d'enrichir de notes nouvelles le carillon de son église. On devine ce qu'un tel cadre offrait d'occasions piquantes au peintre des mœurs avignonnaises. Cette fois M. Roumanille a lâché la bride à sa fantaisie comique ; soyez sûrs pourtant que les pensées élevées paraissent toujours à propos au milieu des plus vives bouffonneries. C'est là, je le sais bien, une peinture toute locale; le héros du poème vit encore, et chacun peut le rencontrer dans la rue : qu'importe? Cette joyeuse folie de M. Roumanille ne dépare pas l'aimable gravité de ses œuvres. » (Saint-René Taillandier. La Renaissance de la vie provençale, p. 251). Joseph Roumanille, né à Saint-Rémy-de-Provence en 1818 et mort à Avignon en 1891, est un poète français écrivant en provençal. « Il était l’ainé de sept enfants dans une famille de paysans aisés, milieu catholique où l’on conservait pieusement les traditions du terroir et l’usage de la langue provençale. Le jeune Joseph fit ses études au Collège du Tarascon, et fut ensuite maître d’études à Nyons, dans la Drôme, puis à Avignon où il eut parmi ses élèves Frédéric Mistral et Anselme Mathieu. Attiré de bonne heure par la langue de sa province, il publia un premier recueil de vers en provençal : ‘Les Pâquerettes’, en 1847. Après la Révolution de 1848 il collabora au journal légitimiste d’Avignon ‘La Commune’, dans lequel il publia des pamphlets dialogués où se manifeste un talent remarquable de prosateur et de polémiste ; la plupart de ces écrits ont été réunis dans ‘Lis Oubreto’ (1860). De plus, Roumanille sollicita la collaboration des jeunes poètes provençaux de l’époque, dont il accueillit et analysa les productions dans les colonnes de son feuilleton ; il réunit le tout en volume en 1852 sous le titre de ‘Les Provençales’ (Li Prouvençalo’). Dès lors, Roumanille fait figure de chef d’école : il établit, d’accord avec Mistral, les principes de l’orthographe nouvelle du provençal, qu’il énonce dans la préface de ‘La Part de Dieu’ (1852), et il participe à la fondation du Félibrige le 21 mai 1854 à Font-Ségugne, près d’Avignon, aux côtés de Mistral, Aubanel, A. Mathieu, Giera, Brunet et Tavan. Il était l’aîné des sept ; il avait préparé le mouvement par son œuvre et son action personnelle ; aussi mérite-t-il d’être surnommé le ‘Père du Félibrige’. » (Dictionnaire des auteurs, IV, 143). En 1855, Joseph Roumanille devient libraire-éditeur, en Avignon. Sa librairie, rue Saint-Agricol, devient un outil de la cause félibréenne. De nombreux autres ouvrages sortiront de cette maison d'édition devenue le foyer de la renaissance provençale, tels que « Mirèio » de Mistral et « Armana Prouvençau ». Précieux exemplaire de ce rare recueil de poésies provençales, conservé dans son élégante reliure de l’époque en demi-chagrin bleu nuit.
[Yverdon] - BUCHOZ, Pierre Joseph ; [ BUC'HOZ, Pierre-Joseph ]
Reference : 61485
(1770)
Par M. Pierre Joseph Buchoz, Docteur agrégé au Collège Royal des Médecins de Nanci, & à la Faculté de Médecine de Pont-à-Mousson, Membre de plusieurs Académies, 1 vol. petit in-8 (16,5 x 10,5 cm) reliure de l'époque plein veau marbré, dos lisse orné, triple filet doré d'encadrement en plats, toutes tranches dorées, s.n. [ Imprimerie de Fortuné-Barthélémy de Félice ], Yverdon, 1770, 1 f. blanc, VIII-447 pp.
Agréable exemplaire en plein veau d'époque de ce recueil de recettes d'herboristerie médicale établi par le grand compilateur que fut Pierre-Joseph Buc'hoz (1731-1809). On y trouvera tout le détail pour les décoctions, cataplasmes, bouillons, injections, etc... à base de plantes. On notera qu'il s'agit d'un petit format in-8 (comme le confirme la collation, et comme il est indiqué dans le "Catalogue des ouvrages composés par le Cit. Buc'hoz" publié par De Bure en 1797). Bon état (petits frott. en reliure et petits accrocs en mors, bon exemplaire par ailleurs).
[La France à Table] - SAINSOT, Gaston ; Collectif ; Marie Mauron, Emile henriot, Jean-Noël Escudier, Joseph Peyré, Pierre Benoît, Joseph de Pesquidoux, André Berry, Jean Secret, Colette
Reference : 55560
(1957)
1 vol. fort in-8 reliure de l'époque demi-toile grège, Couvertures conservées, Volume "Provence Sud-ouest" : 64. 1957. Provence ; 71. Mars 1958. Béarn et Bigorre ; 72. Avril 1958. Les Pays Basques ; 73. Juin 1958. Armagnac ; 74. Octobre 1958. Landes ; 76. Janvier 1958. Bordelais ; 77. Mars 1959. Périgord
Bel exemplaire relié (très lég. rouss. en dos, très bel état par ailleurs) réunissant 7 numéros de la belle série gastronomique "La France à Table", illustrée par de célèbres photographes et rédigés par les meilleurs gastronomes et écrivains : Marie Mauron, Emile henriot, Jean-Noël Escudier, Joseph Peyré, Pierre Benoît, Joseph de Pesquidoux, André Berry, Jean Secret, Colette, etc.
[Librairie Adrien Le Clerc et CieSagnier et Bray, etc.] - CORAIL, R.P. Alphonse ; R.P. Crozes ; R.P. Van den Brulen ; Mgr de Rovérié de Cabrières ; R.P. Farjou ; Monseigneur Gastaldi Archevêque de Turin ; R.P. Caussette ; Abbé Félix Laprie ; Mgr. Landriot ; Mgr l'Evêque de Poitiers ; R.P. Adolphe Perraud ; S. G. Mgr. Gaspard Mermillod ; R.P. Alexis-Louis de Saint-Joseph ; R.P. Henri VADON
Reference : 37096
(1871)
1 vol. in-8 reliure demi-basane bleure, dos à 4 nerfs orné (fleruons), contient : Discours prononcé à N.-D.-des-Victoires le jour du couronnement de l'Image de la Sainte Vierge (9 juillet 1853) par le R.P. Alphonse Corail, Sagnier et Bray, Paris, 1853, 45 pp. et 1 f. [ Suivi de : ] Panégyriques des Bienheureux Martyr dominicains et Jésuites Pierre Sanz et ses Compagnons OP, Adolphe d'Acquaviva et ses Compagnons, S.J. prononcés dans l'Eglise Métropolitaine de Toulouse les 9, 10 et 11 avril 1894 par le R.P. Crozes, le R.P. Van den Brule et S.G. Mgr de Rovérié de Cabrières Evêque de Montpellier, Imprimerie Viallele et Cie, Toulouse, 64 pp. [ Suivi de : ] Christophe Colomb. Discours prononcé en l'Eglise Métropolitaine de Toulouse le 16 octobre 1892 par le R.P. Farjou, Imprimerie et Librairie A. Loubens, Toulouse, 1892, 52 pp. [ Suivi de : ] Le Bienheureux Pierre Sanz et ses Compagnons, Martyrs de l'Ordre de Saint Dominique. Panégyrique prononcé dans l'Eglise primatiale Saint-André de Bordeaux le 15 Novembre 1893, par le R.P. Farjou, Imprimerie R. Coussau & F. Coustalat, Bordeaux, 1894, 29 pp. et 1 f. [ Suivi de : ] Saint Thomas d'Aquin. La Science et la Sainteté. Panégyrique de Saint Thomas d'Aquin de l'ordre de Saint Dominique prononcé par Monseigneur Gastaldi Archevêque de Turin. Traduit de l'Italien par l'Abbé Didier, Librairie Internationale Catholique et Scientifique, Chv. L. Romano, Turin, 1883, 26 pp. et 2 f. [ Suivi de : ] Discours prononcé par le R.P. Caussette le 3e jour du triduum des fêtes de la béatification du B. Pierre Lefèvre (3 février 1874), Imp. Hébrail, Durand, Delpuech, Toulouse, 29 pp. [ Suivi de : ] Discours prononcé aux Fêtes publiques de La Trappe de N.-D. du Désert le jour de Saint Bernard (1874) par le R.P. Caussette. Saint Bernard & son oeuvre, Edouard Privat, Toulouse, 1874, 41 pp. [ Suivi de : ] Panégyrique de l'Abbé Louis Beaulieu missionnaire en Corée martyrisé le 8 mars 1866 prononcé dans l'Eglise de Langon le 2 mai 1867, par l'Abbé Félix Laprie, Typographie Ve Justin Dupuy et Comp., Bordeaux, 1867, 47 pp. [ Suivi de : ] Eloge funèbre de Charles-Théodore Baudry, Evêque de Périgueux et de Sarlat, prononcé à Périgueux le 16 juin 1863 par Mgr. Landriot. Seconde édition, Victor Palmé, Paris, Bounet, Périgueux, Deslandes, La Rochelle, 1863, 58 pp. et 1 f. [ Suivi de : ] Oraison funèbre de Monseigneur J.-B.-A. George-Massonnais Evêque de Périgueux prononcée par Mgr l'Evêque de Poitiers, Vor Palmé, Paris, H. Oudin, Poitiers, 1861, 32 pp. [ Suivi de : ] Oraison funèbre de Monseigneur Darboy Archevêque de Paris, fusillé à La Roquette par ordre de la Commune le 24 mai 1871. Prononcé dans l'Eglise métropolitaine de Notre-Dame le mardi 18 juillet 1871 par le R.P. Adolphe Perraud, Librairie Adrien Le Clère et Cie, Paris, 1871, portrait en frontispice et 80 pp. [ Suivi de : ] Oraison funèbre de Monseigneur de La Bouillerie prononcée par S. G. Mgr. Gaspard Mermillod le 11 septembre 1882 dans l'Eglise primatiale de Bordeaux, Revue catholique de Bordeaux, 553-598 pp. [ Suivi de : ] Eloge funèbre historique du T.R.P. Dominique de St-Joseph Général des Carmes-Déchaussés et Restaurateur de son ordre en France, de nos jours, prononcé dans l'Eglise du Noviciat du Broussey le 11 août 1870 par le R.P. Alexis-Louis de Saint-Joseph, L. Pomiès, Carcassonne, 1870, 50 pp. [ Suivi de : ] Oraison funèbre de Notre Tr-s-Saint-Père le Pape Pie IX par le R.P. Henri Vadon. Deuxième édition, Lecoffre Fils et Cie, Paris, Lyon, 1878, 58 pp.
Bon état (anciens cachets d'institution religieuse, petite étiquette de cote au plat sup.) pour ce recueil de discours et d'oraison funèbre (toutes, hormis 2, en édition originale), dont la très rare édition originale de l'oraison funèbre de Mgr. Darboy.
Coutances, Au logis du pou qui grimpe, 12,5x16cm, broché sous couverture rempliée, Bon état pour l'ensemble de cette fragile publication.
PRINTEMPS 1920 : Boniment, 7 Le Colporteur de Mirages, poésie, Félix ROUSSEL, 10 Calendrier pour l'année 1920, 12 La Chanson des Mois, poésie, André ROMANE, 12 Pronostics, 14 Les Semaines du Printemps, Jardinage — Cuisine — Cave,16 Des Eclipses — Les Etoiles, Henry DUBUS, 30 Fra Angelico, Joseph QUESNEL, 36 Aphorismes, Rémy de GOURMONT, 40 Quatre-Temps, poésie, Paul HAREL, 42 L'Ane au Pré, Henri BACHELIN, 43 Le Premier Printemps de la Paix, poésie, Léon CHANCEREL, 46 Tabart et sa Plante, Marcel LEBARBIER, 49 Cinq Actes en vers, poésie, Georges LAISNEY, 63 Hulu, NOLA FREYNES, 67 En Guerre, Eveil du Printemps — Ecrit cinq ans plus tard, Henri DUTHEIL, 70 Le Rossignol est revenu, poésie, Maxime LÉRY, 81 Notre Printemps, Adolphe WILLETTE, 83 Histoire vraie du Chalutier Printemps, René DE LARGUILLY, 85 L'Idylle de M. Gustave, Robert REY, 88 Chroniques de la Saison, K. F. H., 103 des Livres, des Revues, Léon CHANCEREL, Marcel BOUYER, Marcel LEBARBIER, Joseph QUESNEL. Une Maison à la Campagne — Variations sur la Mode, André CARMIN, 116 MUSIQUE Ariette Printanière, Charles GALBRUN, 38 Rondel de Charles d'Orléans, ROLAND SAINT-AULAIRE, 99 IMAGES de CARLÈGLE (Hors-texte) Ludovic Rodo — JOANNY-DURAND — Joseph QUESNEL — Henry CHAPRONT — Georges LAISNEY — René JOUENNE — René LE CONTE — René GABRIEL. Têtes de Chapitres, Lettrines et Culs de lampe de Jean THÉZELOUP.AUTOMNE 1920 : Elles sont mortes... poésie, Robert DESNOS, 5 Calendrier pour l'année 1920, 6 Automne rêche, poésie, Joseph DELTEIL, 6 Pronostics, 8 Les Semaines de l'Automne, Jardinage — Cuisine — Cave, 10 Les Maladies du pommier, 24 Eclipses, 26 Le Soleil, Henry DUBUS, 27 Automne, poésie, Ernest RAYNAUD, 29 Oggi Trippa, G. AUBAULT DE LA HAULTE CHAMBRE, 31 Louis XVII, poésie, Pierre BENOIT, 39 De la Chasse, SULPICE DE LA RÉAUTIERE, 40 Le Bolet Noir, poésie, Fernand MAZADE, 48 Conseils du bon Champignoniste, Agénor CAMPINOLIN , 49 Un Automne en Alsace après la reconquête, poésie, Henri DUTHEIL, 52 Notre-Dame et le Paysan, Henri-François DE MALHERBE, 55 L'inutile départ, poésie, Yves BLANC, 68 Calendrier des Pêches, René DE LARGUILLY, 70 Apothicairerie, Joseph-Louis D'AVRY, 80 Sur une carte à jouer, 86 Liqueurs dites de ménage... L'Ancien Mousse du Bateau-Ivre, 88 Petit Traité de Savoir-Dire, RUFFIN, 92 Le Salon d'Automne, Robert SIGL, 100 La Mode et l'Ameublement, André CARMIN , 107 Au Jardin du Papier Noirci, L'HOMME A LA BÊCHE, 111 IMAGES de Adolphe WILLETTE (Hors-texte) — Gérard COCHET — Pierre LE CONTE — René JOUENNE — Amand LEPAUMIER — Joseph QUESNEL. Têtes de Chapitres, Lettrines et culs de lampe de Jean THÉZELOUP. Couverture de Joseph QUESNEL.HIVER 1920-1921 : Boniment, 4 Table pour l'année 1920, 9 Prédictions pour 1921, 1 Les Semaines de l'Hiver, Jardinage — Cuisine — Cave, 16 Maladies des Boissons Fermentées MAURICE DE STEMPOWSKI, 30 Poésies de Philippe CHABANEIX, 38 Astrologie, Henry DUBUS, 34 Aubade, poésie, André ROMANE, 39 L'Hiver, Pierre MAC-ORLAN, 36 La Messe du 21 Janvier, 40 Pensées de NOLA FREYNES, 45 Conte pour Noël, Léon CHANCEREL, 47 Poème de Marcel MILLET, 53 Hiver, CHRISTIAN, 56 Zigoui, Jean DE GOURMONT, 59 Branle de la Chandeleur, George AURIOL, 65 Contes de Province, Jane RAMEL, 73 Jules BARBEY D'AUREVILLY, 77 Petit Traité de Savoir-Dire, 89 Saison d'Hiver, Paul PITCH et Edm. BARIN , 98 La Mode et l'Ameublement, 102 Au Jardin du Papier-Noirci, 105 IMAGES de Suzanne DE GOURMONT (Hors-texte) — Pierre FALKÉ — René JOUENNE — Pierre LE CONTE — Joseph QUESNEL — Jeanne RAMEL (Jane Cals).PRINTEMPS 1921 : Boniment, 7 Jardins, poésie, d'André DAVID, 9 Astrologie, 11 Les Semaines du Printemps, 12 Recettes de cuisine, 26 La Science de Gueule, Sulpice de la RÉAUTIÈRE, 29 Broutilles de Printemps, FLORIMOND, 35 Danse, poésie, d'André SPIRE, 43 Le Bâton, Henri BACHELlN, 45 Poésie, de Robert DESNOS, 52 Petit Traité de Savoir-Dire, RUFFIN, 53 Sonnet, Yves BLANC, 66 Le Printemps au Presbytère, abbé SOURY, 67 Primevères, poésie, d'Emile MASSON, 74 Calendrier des Pêches, René de LARGUILLY,76 L'Aventure Printanière, Madeleine et Marcel MILLET, 89 Poésie, Albert HENNEQUIN, 96 Entretien sur les Ruches J.-L. d'AVRY, 97 Petite chronique de la Mode et de l'Ameublement, Sigismond CHROME, 103 Au Jardin du Papier Noirci, l'Homme à la Bêche, 113 IMAGES de Mme M. MARTINIE — ANDRIEUX — Pierre LE CONTE — Joseph QUESNEL — JEAN THÉZELOUP — Couverture de Pierre LE CONTE.
Montpellier Les Presses du Languedoc / Imago 1990 in 8 (24x15,5) 1 volume broché, couverture illustrée, 249 pages [2], avec de nombreuses photographies en noir et blanc, dont photographies tirées du documentaire de J.-P. Berroux "Vive Joseph Delteil ou la Grande journée". Joseph Delteil en quelques dates; Premiers tournages avec Joseph Delteil; Pour mieux connaitre Delteil, descendons dans sa cave; Enfance de Joseph Delteil; Interlude; Du rituel des repas chez les Delteil; Du charme de nos familles d'antan; Caroline et Joseph ou deux coeurs d'amour épris; Une amitié oecuménique: Joseph Delteil - Henry Miller; En tête à tête avec Joseph Delteil. Bibliographie. Etat de neuf
Neuf Broché
Paris, Bernhard Grasset 1937. 8°. 254 S. Originalbroschur mit Deckelbild.
Erste französische Ausgabe. - Nr. 6/61 Exemplaren auf Velin pur fil (weitere 45 numerierte Exemplare wurden auf Alfa Navarre gedruckt). Joseph Roths "französischer" Roman über die 100 Tage der Rückkehr Napoleons an die Macht. "Le roman: C'est triste, je ne voudrais pas livrer le secret, mai je vous le dis à vous: les 100 jours. Il m'intéresse, ce pauvre Napoléon - il s'agit pour moi de la transoformer un Dieu redevenant un homme - seule phase de sa vie, ou il est 'homme' et malheureux. C'est la seul fois dans l'histoire où on voit qu'un 'incroyant' devient visiblement petit, tout petit. Et c'est ça qui m'attire. Je voudrais faire un 'humble' d'un 'grand'. C'est visiblement la punition de dieu, la première fois dans l'histoire moderne. Napoleon abaissé: voilà le symbole d'une âme humaine absolument terrestre qui s'abaisse et qui s'élève à même temps." (Brief von Joseph Roth an Blanche Gidon, Nizza 17.11 1934) - Joseph Roths verstand sich als Europäer und fühlte nach seiner Flucht aus dem deutschen Sprachraum das sprachliche und kulturelle Defizit des Monolingualen. In einem Brief an Blanche Gidon beklagt er sich über seine mangelden Französischkenntnisse: "Oh, si je pouvais écrire en français! Maintenant presqu' à quarant ans, je commence à comprendre qu'écrire qu'en une langue seulement c'est comme avoir un seul bras. Ayant deux patries je devrais pouvoir maitriser deux langues paternelles." (Brief vom 9.6. 1934 in der Orthographie Roths). - Blanche Netter-Gidon (1883-1974) war eine der engsten Vertrauten und die wichtigste Übersetzerin von Roths Schriften während des Exils in Paris. Sie stammte aus einer jüdischen Familie aus dem Elsass und wuchs in Rouen auf. 1911 heiratete sie den Mediziner Ferdinand Gidon. Sie war als Lehrerin an verschiedenen Gymnasien in Paris tätig und begann für den Verlag Payot E.T.H. Hoffmann und Heinrich Heine zu übersetzen. Über Maryla Reifenberg, der Frau des FAZ Journalisten Benno Reifenberg, lernte sie 1933 Joseph Roth kennen. Sie übersetzte den Roman "Radetzkymarsch". Obwohl Roth sich über die Qualität der Übersetzung beklagte, blieb sie bis zu seinem Tode die wichtigste Beraterin in Paris. Der grösste Teil des Nachlasses wurde von ihr nach dem Tode Roths am 27. Mai 1939 aus dessen letzter Wohnung in der Rue Tournon 18 gerettet. - Seite 22/23 mit schwachem Fleck wahrscheinlich durch die Einlage eines säuerhaltigen Papiers. Unbeschnittenes Exemplar. - Première édition française. - No. 6 des 16 exemplaires sur Velin pur fil (45 autres exemplaires numérotés furent imprimés sur Alfa Navarre). Le roman français de Joseph Roth sur les 100 jours qu'il fallut à Napoléon pour reconquérir le pouvoir. "Le roman: C'est triste, je ne voudrais pas livrer le secret, mai je vous le dis à vous: les 100 jours. Il m'intéresse, ce pauvre Napoléon - il s'agit pour moi de la transoformer un Dieu redevenant un homme - seule phase de sa vie, ou il est 'homme' et malheureux. C'est la seul fois dans l'histoire où on voit qu'un 'incroyant' devient visiblement petit, tout petit. Et c'est ça qui m'attire. Je voudrais faire un 'humble' d'un 'grand'. C'est visiblement la punition de dieu, la première fois dans l'histoire moderne. Napoleon abaissé: voilà le symbole d'une âme humaine absolument terrestre qui s'abaisse et qui s'élève à même temps." (Lettre de Joseph Roth à Blanche Gidon, Nice 17.11.1934). Joseph Roth se voyait comme un européen, mais ressentait en tant que germanophone son déficite culturel et linguistique. Dans une lettre à Blanche Gidon il se plaint de son manque de connaissance de la langue française. "Oh, si je pouvais écrire en français! Maintenant presqu' à quarant ans, je commence à comprendre qu'écrire qu'en une langue seulement c'est comme avoir un seul bras. Ayant deux patries je devrais pouvoir maitriser deux langues paternelles."(lettre du 9.6.1934 dans la manière d'écrire de Roth). - Blanche Netter-Gidon (1883-1974) était l'une des plus proches confidentes de Roth, ainsi que sa plus importante traductrice durant son exil à Paris. Elle était issue d'une famille juive alsacienne, elle grandit à Rouen, en 1911 elle épousa le médecin Ferdinand Gidon. Elle enseigna dans différent lycée parisiens et commença à traduire E.T.H. Hoffmann et Heinrich Heine pour l'éditeur Payot. Joseph Roth en lui fut présenté en 1933 par Maryla Reifenberg la femme du journaliste à la FAZ ( Frankfurter Allgemeine Zeitung) Benno Reifenberg. Elle traduisit le roman « Radetzkymarsch ». Même si Roth se plaignit de la qualité de sa traduction, elle resta, jusqu'à sa mort, sa plus importante conseillère à Paris. La plus grande partie de son héritage laissé à son dernier domicile au 18 rue Tournon, fut sauvé par Blanche Gidon après le décès de Roth le 27 mai 1939. - Pages 22/23 avec une légère tache provenant probalbement d'un papier intercallé avec un ph acide. - Exemplaire non coupé.
LA FAYETTE (Gilbert du Motier de), POIREY (Joseph-Léonard), BAILLY (Jean Sylvain), BOULA (Guillaume-Sylvain).
Reference : 4503
(1791)
Hotel de ville de Paris, 1er et 6 septembre 1791. 1791 1 feuille in-folio manuscrite à l'encre brune recto-verso (382 X 246 mm.) signée Henry, La Fayette, Bailly, Poirey et Dejoly, cachet en bas à droite (traces de plis avec cassures ancienement restaurées, taches ou traces d'adésif ). Chemise de papier ancien.
Brevet de lieutenant de la Garde Nationale Parisienne portant les signatures de Bailly, premier maire de Paris, de La Fayette, commandent fondateur de la garde et de Joseph-Léonard POIREY, son ancien compagnon darmes de la Guerre dAmérique, alors secrétaire général des Gardes nationales, document raturé postérieurement. Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette (1757-1834), auréolé par son héroïsme à défendre les libertés pendant la guerre dindépendance américaine, est en 1789 le fondateur de la Garde nationale à Paris le 15 juillet 1789. Il en demeure le général jusquà sa démission le 8 octobre 1791 suite aux troubles révolutionnaires survenus les mois précédents. Joseph-Léonard Poirey (1748- , qui fut son secrétaire militaire pendant la Révolution américaine, participe à aux batailles à Petersburg, Jamestown et Yorktown. Rentré en France avec Lafayette, il sert comme capitaine secrétaire général de la Garde nationale française fin 1789 et ensuite secrétaire général des troupes parisiennes. En 1790, le Sénat des États-Unis confirme la nomination de Poirey par le président George Washington au grade de brevet de capitaine et, l'année suivante, il est admis dans la Society of the Cincinnati. George Washington écrit au sénat le 30 mai 1790 : « M. de Poirey served in the American Army for several of the last years of the late war, as Secretary to Major General the Marquis de la Fayette, and might probably at that time have obtained the Commission of Captain from Congress upon application to that Body. At present he is an officer in the French National Guards, and solicits a Brevet Commission from the United States of America. I am authorised to add, that, while the compliance will involve no expense on our part, it will be particularly grateful to that friend of America, the Marquis de la Fayette. Et La Fayette écrira le 20 avril 1801. « I do but justice to Captain [Joseph-Léonard] Poirey when being called upon as a witness of his services in the American Revolution... » Jean Sylvain Bailly (1736-1793), mathématicien, astronome, académicien, écrivain est désigné maire de Paris le 15 juillet 1789 par acclamation. C'est à ce titre qu'il remet la cocarde tricolore au roi, lors de la visite que celui-ci rend à l'hôtel de ville, le 17 juillet. Le 17 juillet 1791, la Garde nationale, sous ses ordres, tire sur les pétitionnaires qui se tiennent sur le Champ-de-Mars. Sa popularité tombe au plus bas et le 12 novembre, il démissionne. Le présent brevet établis au nom du lieutenant Guillaume-Sylvain Boula étant rédigé au début du mois de septembre 1791, il porte les signatures de Bailly et de La Fayette alors en fonction. Sy ajoute celle du greffier (Dejoly). Cependant, celle du général a été postérieurement barrée ainsi que les mots imprimés « Par Monsieur le Maire » et « Général ». Rare et beau document. 1 sheet in-folio handwritten in brown ink on both sides (382 X 246 mm.) signed Henry, La Fayette, Bailly, Poirey and Dejoly, stamped at the bottom right corner (traces of folds with old restored breaks, stains or traces of adesif ). Old paper folder. Patent of lieutenant of the Parisian National Guard bearing the signatures of Bailly, first mayor of Paris, of La Fayette, founding commander of the guard and of Joseph-Léonard POIREY, his former comrade-in-arms of the American War, then secretary general of the National Guard, document erased later. Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette (1757-1834), honored by his heroism in defending liberties during the American war of independence, was the founder of the National Guard in Paris on July 15, 1789. He remained its general until his resignation on October 8, 1791, following the revolutionary unrest of the previous months. Joseph-Léonard Poirey (1748- , who was his military secretary during the American Revolution, participated in the battles at Petersburg, Jamestown and Yorktown. Returning to France with Lafayette, he served as captain general secretary of the French National Guard at the end of 1789 and then general secretary of the Parisian troops. In 1790, the U.S. Senate confirmed President George Washington's appointment of Poirey to the rank of captain and the following year he was admitted to the Society of the Cincinnati. George Washington wrote to the Senate on May 30, 1790: "M. de Poirey served in the American Army for several of the last years of the late war, as Secretary to Major General the Marquis de la Fayette, and might probably at that time have obtained the Commission of Captain from Congress upon application to that Body. At present he is an officer in the French National Guards, and solicits a Brevet Commission from the United States of America. I am authorized to add, that, while the compliance will involve no expense on our part, it will be particularly grateful to that friend of America, the Marquis de la Fayette. And La Fayette will write on April 20, 1801. "I do but justice to Captain [Joseph-Léonard] Poirey when being called upon as a witness of his services in the American Revolution..." Jean Sylvain Bailly (1736-1793), mathematician, astronomer, academician, writer was appointed mayor of Paris on July 15, 1789 by acclamation. It was in this capacity that he gave the tricolor cockade to the king during the latter's visit to the town hall on July 17. On July 17, 1791, the National Guard, under his orders, shot at the petitioners who were standing on the Champ-de-Mars. His popularity fell to a low point and on November 12, he resigned. The present patent established in the name of lieutenant Guillaume-Sylvain Boula being written at the beginning of September 1791, it bears the signatures of Bailly and La Fayette then in office. The clerk's signature (Dejoly) is added to it. However, that of the general was later crossed out as well as the printed words "Par Monsieur le Maire" and "Général". Rare and beautiful document.
Phone number : 06 81 35 73 35
Londres, Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1785. In-8 de 22 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. Deuxième promenade de Critès au sallon. Londres, Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1785. 39 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. Troisième promenade de Critès au sallon. Londres, Paris, Hardouin et Gattey, chez les Marchands de nouveautés, 1785. 60 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. L'âne promeneur, ou Critès promené par son âne ; Chef-d'oeuvre pour servir d'Apologie au goût, aux mœurs, à l'esprit, et aux découvertes du siècle. Première édition revue, corrigée, et précédée d'une préface à la mosaïque, dans le plus nouveau goût. Pampelune, chez Démocrite, imprimeur-libraire de son Allégresse Sereinissime Falot Momus, au Grelot de la Folie, et Paris, chez l'auteur, Mde. veuve Duchesne, Hardouin et Gatey, Voland, Royez, Versailles, chez l'auteur et aux quatre coins du monde, 1786. (2)-302-(2) pp. [GORSAS (Antoine-Joseph)]. La Plume du coq de Micille, ou aventures de Critès au Sallon, Pour servir de suite aux Promenades de 1785. Premiere journée. Londres, Paris, Hardouin & Gattey, 1787. 46 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. La Plume du coq de Micylle, ou aventures de Critès au Sallon , Pour servir de suite aux Promenades de 1785. Seconde journée. Londres, Paris, Hardouin & Gattey, 1787. 39 pp.6 pièces reliées en 1 vol. in-8, basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert (reliure de l'époque).
Recueil très rare de l'ensemble des pièces en édition originale consacrées au Salon de 1785 sous le pseudonyme de Critès par Antoine-Joseph Gorsas (1751-1793) dont l’Âne promeneur illustré du portrait de l'auteur dans le texte (page 277) : « L’Âne promeneur, ou Critès promené par son âne d’Antoine-Joseph Gorsas, imprimé semi clandestinement en 1786, flétrit sans retenue par l’entremise de l’insolent Critès et de son âne ratiocineur, les mœurs, les lubies et « l’ingoût » de ce « siècle des singularités », réservant à Beaumarchais un traitement particulièrement ravageur. Un joyau de fronde littéraire publié trois ans avant le grand chambardement de 1789 qui fera de son auteur un journaliste reconnu puis une des premières victimes de la Terreur » (Philippe Hoyau). Les trois Promenades de Critès publiées un an auparavant (1785) furent suivies deux ans plus tard par la Plume du coq de Micille « superbe compte rendu publié en 1787, salué pour son originalité [dans lequel] Critès qui avoue d'emblée son naturel « curieux, bavard, indiscret et médisant » se rend au Salon muni d'une plume qui lui donne le pouvoir d'apparaître ou de disparaître à sa guise. En note, Gorsas reconnaît sa dette à l'égard de Lucien et du dialogue qu'il « fait faire entre Micille et ce coq », « un badinage vif et léger, sous lequel l'auteur déguise la morale la plus pure, et donne les leçons les plus sérieuses » [Ferran Florence. Mettre les rieurs de son côté : un enjeu des salons de peinture dans la seconde moitié du siècle. In: Dix-huitième Siècle, n°32, 2000. pp. 181-196].Antoine-Joseph Gorsas (1751-1793) imprimeur-libraire, était l'auteur de nombreux pamhlets avant la Révolution dont celui dirigé contre Loménie de Brienne en 1788 le conduisit à la prison de Bicêtre. En 1789, il fonda le Courrier de Paris devenu Courrier des (83) départemens (1790-1793) et rédigea plusieurs périodiques dont Le Courrier de Versailles à Paris et de Paris à Versailles. Député à la Convention proche des Girondins, son imprimerie fut saccagée le 9 mars 1793. Condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire, il fut exécuté à Paris le 7 octobre suivant. Monogramme en clé de sol (G?) sur le titre de la Deuxième promenade et correction manuscrite en marge de la page 13. Discrètes restaurations. Très bon exemplaire.Quérard III, 411 ; Sgard, Journalistes, n°350 ; McWilliam, A Bibliography of Salon criticism in Paris from the «Ancien Régime» to the Restoration, 1699-1827, (1991), n°399-440 ; Collection Deloynes, 333-334-335, 382-383.
PFISTER R., SRTRZYGOWSKI Joseph, CASTAGNÉ Joseph, TROISKY V, BUHOT Jean
Reference : 50113
Editions G. Van Oest, Paris, Bruxelles, 1929.
Un volume in-4° (23 x29 cm), couverture souple éditeur de couleur crème. 72 pages et 4 articles. R. PFISTER: Gobelins sassanides du Musée de Lyon ( 5 planches). Joseph SRTRZYGOWSKI: Eléments proprement asiatiques dans l’art (4 planches). Joseph CASTAGNÉ: L’Orientalisme et l’archéologie au Turkestan russe (3 planches), V. TROISKY: Expédition scientifiques soviétiques. Fouilles dans Asie centrale. Exemplaire complet de ses planches dont 2 en couleurs. Quelques très discrets signes d’âge mais TRES BON ETAT.
Londres, Paris Barrois - Desenne 0 fort in-8 Reliure d'époque
5 textes reliés en un volume: [MIGNONNEAU]. Considérations intéressantes sur les affaires présentes. Londres, Paris, Chez Barrois, 1788. Seconde édition augmentée. 207 pp. --- [CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim)]. Exhortation a la Concorde envoyée aux Etats-Généraux sous le nom du Roi. S.l., s.n., 1789. 78 pp. --- CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim). Vues générales sur la constitution françoise ou exposé des droits de l'Homme dans l'ordre naturel, social & monarchique. Paris, Desenne, 1789. 165 pp. --- CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim). Harangue de la nation à tous les citoyens sur la nécessité des contributions patriotiques. Paris, Desenne, 1789. 74 pp. --- [CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim)]. Correspondance entre M. C*** et le comte de Mirabeau, sur le rapport de M. Necker, et sur l'arrêt du conseil du 29 décembres, qui continue pour six mois, force de monnoie au papier de la caisse-d'escompte. S.l., s.n., 1789. 60 pp. >> Relié à l'époque: plein vélin tenité vert, pièce de titre avec lettre or au dos, tranches rouges. Très bon 0
Paris, imprimé par Grangé par ordre supérieur, 1771. In-4 de VIII-152-50-(2) pp., errata, tableau typographique replié, cartonnage ancien, pièce de titre manuscrite au dos. La seconde partie Pièces justificatives (titre et pagination séparée) est placée à la fin du volume.
Édition originale du célèbre mémoire contre les imprimeurs de l’Encyclopédie et diffuseurs de livres Le Breton et Briasson, rédigé en deux parties par Luneau de Boisjermain dont la description détaillée des faits et la réunion des pièces justificatives : arrêts, privilèges dont celui pour l’impression de l’Encyclopédie, etc. ; un tableau donne les détails du calcul des sommes reçus en trop par les libraires Briasson, Le Breton, David et Durand. Pierre-Joseph-François Luneau de Boisjermain (1732-1801) instituteur et auteur de manuels scolaires, voulut en 1768 donner une édition de Racine ornée de figures et la vendre lui-même, pratique formellement interdite par le code de la librairie de 1723 qui défendait tout individu en dehors de la corporation de « faire le commerce de livres ». Accusé d’activité commerciale illicite par la corporation des libraires, Luneau de Boisjermain décida d’attaquer les syndicats de librairies pour une mauvaise gestion de la souscription à la célèbre Encyclopédie, dont Le Breton était le dernier libraire associé encore en vie : « Luneau et quelques adhérents qu'il réussit à entraîner à sa suite, prétendaient, en leur qualité d'anciens souscripteurs, non seulement recevoir gratuitement neuf volumes, mais encore se faire rembourser cent soixante-quatorze livres huit sols, qui, selon eux, avaient été exigées indûment. Si chaque confrère de Luneau avait émis une prétention semblable, les libraires auraient été tenus de rembourser 1,948,052 livres. » (Tourneux). Diderot, qui avait connu Le Breton et souffert de leur collaboration, commit l’imprudence d’écrire à Boisjermain, qui réutilisa et déforma ses propos à deux reprises, poussant l’écrivain à rédiger à son tour un factum. L'affaire s'éternisa jusqu'en 1778, date à laquelle Luneau et ses partisans furent déboutés et condamnés aux dépens. Toutefois, c’est grâce au retentissement de cette affaire que le 30 août 1777 furent promulguées des arrêts accordant aux auteurs de vendre leurs propres ouvrages. [Suivi de :] 1. LUNEAU DE BOISJERMAIN (Pierre-Joseph-François). Mémoire et consultation pour M. Luneau de Boisjermain contre le sieur Briasson, libraire, syndic des libraires & imprimeurs… et le sieur Le Breton… associé avec le sieur Briasson pour l’impression de l’Encyclopédie. Paris, imprimerie de Louis Cellot, 1770. In-4 de 14 pp. Édition originale.2. LUNEAU DE BOISJERMAIN (Pierre-Joseph-François). Lettre de M. Luneau de Boisjermain à M. Diderot et réponses [de M. Luneau] à la lettre adressée aux sieurs Briasson et Lebreton par Diderot. Paris, P.-G. Simon, 1771. 32 pp. Signé : Cournault. 1er décembre 1771. Édition originale. Réponse très détaillée à la lettre de Diderot publiée en août 1771, imprimé en deux colonnes avec le texte de Diderot en face. 3. LUNEAU DE BOISJERMAIN (Pierre-Joseph-François). Réponse de M. Luneau de Boisjermain au mémoire des libraires associés à l'Encyclopédie, distribué au mois d'août 1771. Paris, P.-G. Simon, 1771. 84 pp. Édition originale avec le mémoire en regard.4. À Nosseigneurs de parlement. Paris, P.-G. Simon, 1772. 8 pp. Édition originale. Requête d'intervention des sieurs N. Leguay et consorts, prenant fait et cause pour le sieur Luneau de Boisjermain contre les libraires associés à l'Encyclopédie. Signé Desroches.5. LUNEAU DE BOISJERMAIN (Pierre-Joseph-François). Réponse signifiée de M. Luneau de Boisjermain au précis des libraires associés à l'impression de l'Encyclopédie, distribué le 15 juin 1772. Paris, P.-G. Simon, 1772. 20 pp. Édition originale. 6. Précis sur délibéré prononcé le 22 juin 1772, entre Pierre-Joseph-François Luneau de Boisjermain, et les sieurs Le Breton et Briasson et les héritiers des feus sieurs David et Durand, libraires associés à l'impression de l'Encyclopédie. Paris P.-G. Simon, 1772. 16 pp. Édition originale. Signé Cournault.Provenance : Jean-Charles Ledesme, baron de Saint-Élix (1721-1802), chevalier Saint-Louis, avec son ex-libris gravé augmenté à l'encre du temps « Johannes Carolus Ledesma bibliothèque de St Elix » (contreplat). Cartonnage défraîchi.Précieux recueil consacré à l'affaire de l'Encyclopédie qui marqua le début du droit de l’auteur à distribuer ses propres ouvrages.
[Aux Dépens des Editions Littéraires et Artistiques et de la Librairie "Le Triptyque"] - HEMARD, Joseph
Reference : 69169
(1944)
Un des 145 exemplaires souscrits sur papier pur fil contenant un dessin original et une épreuve du coloris original (n° 119), 1 vol. in-8 en feuillets sous chemise, chemise cartonnée et étui, Aux Dépens des Editions Littéraires et Artistiques et de la Librairie "Le Triptyque", Paris, 1944, 330 pp. et 8 pp. (rectificatif joint)
Rare exemplaire du tirage de tête contenant un dessin original signé de Joseph Hémard et une épreuve du coloris original. Les superbes illustrations de Joseph Hémard ont été coloriées au pochoir par le coloriste E. Charpentier. Etat très satisfaisant (petits frott. avec très petite fente à un mors à la chemise papier, chemise et étuis cartonnés fort. frottés, qq. rouss., bon exemplaire par ailleurs).
[De l'Imprimerie de Crapelet, Chez Treuttel et Würtz,] - ANONYME ; [ BARROIS, Joseph ]
Reference : 66551
(1830)
1 vol. in-4 reliure de l'époque demi-maroquin bleu, dos à 4 nerfs plats orné, De l'Imprimerie de Crapelet, Chez Treuttel et Würtz, Paris, Strasbourg et Londres, 1830, XL-346 pp. avec 3 planches hors texte
Jolie reliure pour cet exemplaire enrichi d'un billet autographe signé de Joseph Barrois, "à Monsieur Quendon, faible tribut de ma reconnaissance". Il s'agi de la première publication de Joseph Barrois, publiée à ses frais. Tirée en édition très limitée (sans doute une cinquantaine), son prix très élevé pur l'époque (27 francs, quand un livre moyen en coûtait 4), était justifié par la somptueuse illustration et l'utilisation de lettres noires... C'était le premier ouvrage conséquent traitant des bibliothèques royales aux XIVe et XVe siècles, le meilleur récit d'une bibliothèque avant l'avènement des caractères mobiles » (cf. H. Collingham, « Joseph Barrois, portrait of a bibliophile », The Book Collector, 1984, p. 436). Il est devenu célèbre de manière posthume lorsque Léopold Delisle révéla en 1866 que Barrois avait volé un grand nombre de manuscrits et les avait revendu à Lord Ashburnham, à l'instar de Guglielmo Libri. Etat satisfaisant (plats frottés mouchetés, deux coins frottés, planches brunies, bon exemplaire par ailleurs).