Benoît-Joseph Marsollier (pièces 1, 3 & 4) ; Pierre-Germain Parisau ; Jacques-Marie DesChamps ; Jacques-Benoît Demautort ; Jean-Baptiste Radet ; Augustin de Piis
Reference : 007095
Benoît-Joseph Marsollier (pièces 1, 3 & 4) ; Pierre-Germain Parisau ; Jacques-Marie DesChamps ; Jacques-Benoît Demautort ; Jean-Baptiste Radet ; Augustin de Piis ; Recueil de comédies contenant, dans l'ordre des auteurs : 1. La pauvre Femme, comédie ; 2. La Soirée d'Eté ; 3. Asgill ou le prisonnier de guerre, drame lyrique ; 4. Le connoisseur, comédie ; 5. Piron avec ses amis ou les mours du temps passé, comédie ; 6. Arlequin-Joseph, comédie parade ; 7. Favart aux Champs-Elysées ; 8. Les deux Panthéons ou l'Inauguration du Théâtre du Vaudeville. Un volume in-8. Paris, Baria, an III-1795. 47p. Paris, Brunet, 1782. [2]-41-[2]p. Paris, Brunet, 1793. 51p. Paris, Brunet, 1793. 79p. Paris, Maret, 1793. 44p. Paris, théâtre du Vaudeville, an II [1793]. 44p. Paris, Brunet, 1793. 41p. Paris, théâtre du Vaudeville, 1792. [4]-108p. Editions originales. A noter que Madame Dugazon était l'actrice principale de la pièce de Marsollier. Asgill était joué sur une musique de Dalayrac. Parisau écrivait des pièces et jouait aussi au théâtre du Boulevard. Deschamps fut secrétaire des commandements de Joséphine de Beauharnais. Arlequin-Joseph contient des partitions de chants placées à plusieurs endroits de la pièce. La dernière pièce fut jouée à l'ouverture du Vaudeville, le 17 janvier 1792 et son auteur, Piis, était un des deux directeurs. Notons aussi une curiosité : la dernière pièce avait un feuillet donc le texte prenait plus de place en largeur (p.69/70). Le texte, comme probablement la totalité des exemplaires qui ont été reliés, a dont été rogné et ce feuillet a perdu des mors. Le relieur a en revanche été attentif, récupéré le texte et fait une réparation au feuillet qui a maintenant une partie dépliante. Reliure demi-basane noire, dos lisse, filets dorés, pièce de titre maroquin. Une pièce avec quelques feuillets mouillés (vraisemblablement avant la reliure). Mors affaiblis en pied, petits défauts Intéressant ensemble.
Joseph Bonaparte (1768-1844), frère de Napoléon, roi de Naples, roi d'Espagne.
Reference : 021966
Joseph Bonaparte (1768-1844), frère de Napoléon, roi de Naples, roi d'Espagne. L.A.S. « Jérôme Napoléon Bonaparte » écrite un enfant, Londres, 1er novembre 1832, 1p in-8. A l'avocat Vernay-Girardet, écrite par un enfant . « Monsieur, J'ai lu avec intérêt la consultation que vous m'avez adressée, je vous prie d'agréer comme témoignage de ma reconnaissance les vases antiques que je vous adresse. Ne doutez pas, Monsieur, de la véritable estime avec laquelle j'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre affectionné Joseph Napoléon Bonaparte ». Vernay-Girardet fait partie de ceux qui, au début des années 30, ont essayé d'abroger la loi interdisant aux Bonaparte de paraître en France. Malheureusement nous ne savons pas quel enfant a écrit cette lettre pour Joseph. Curiosité. [443]
[Joseph Bédier], Le Roman de Tristan et Iseut renouvelé par Joseph Bédier. Paris, Piazza, [1941]. In-8, 197p. Belle édition illustrée par Robert Engels qui connut de très nombreuses éditions. La première édition de ces illustrations, déjà par l'éditeur Piazza, date de 1900 et il semble y avoir eu des rééditions jusqu'en 1944, en plus de traductions allemande et anglaise reprenant ces illustrations. Plein maroquin marron glacé, dos lisse, titre à la chinoise, plats ornés de motifs gaufrés (une épée à l'avant, un bouclier portant d'un coeur à l'arrière), tête dorée, encadrement de cuir sur les contreplats, première couverture conservée. Dos légèrement insolé. Bel exemplaire
Joseph Tissier (1857-1948), évêque de Châlons-sur-Marne. L.A.S., Châlons, 3 mars 1937, 1p in-4. « Mon général, Voici venir le 9 mars : jour de notre assemblée générale de [?] que vous avez bien voulu accepter de présider. En vous en remerciant de tout coeur, je me réjouis de vous rencontrer et de vous entendre. Notre oeuvre là-bas est achevée. Reste à l'entretenir et les frais annuels sont assez considérables. Votre bienveillante sympathie nous attirera des souscriptions. Veuillez agréer, mon Général, avec tous mes fidèles souvenirs, mes très dévoués hommages. + Joseph Marie Evêque de Châlons ». [444-2]
Joseph Bédier (1864-1938), écrivain, philologue, membre de l'Académie française.
Reference : 021086
Joseph Bédier (1864-1938), écrivain, philologue, membre de l'Académie française. C.A., 21 mai 1920, 3 lignes. A l'écrivain Maurice Donnay (1859-1945). Joseph Bédier « serait reconnaissant à M. Maurice Donnay s'il voulait bien lui fixer un rendez-vous ». Ce rendez-vous était dans le but d'obtenir sa voir pour l'Académie française. Bédier y sera élu le 3 juin 1920. [516]
Joseph Gayda (1856-1897), poète, félibre, hydropathe, hirsute, mort de la tuberculose.
Reference : 020982
Joseph Gayda (1856-1897), poète, félibre, hydropathe, hirsute, mort de la tuberculose. L.A.S., sd [avant 1882], 1p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Cher Monsieur, Votre si cordial article sur La Bar. est le meilleur de tous et je vous en ai une infinie gratitude. Soyez assuré que ma plus grande joie, dans le succès de notre Bar. est de la savoir applaudie par vous. De tout mon coeur, merci. Joseph Gayda ». Le ton de cette lettre montre le début de leur amitié. En 1882, Laurent remplacera Monsieur. [510]
Joseph-Barthélemy de Ricard (1787-1867), officier napoléonien, général sous Louis-Philippe, aide-de-camp de Jérôme Napoléon.
Reference : 020666
Joseph-Barthélemy de Ricard (1787-1867), officier napoléonien, général sous Louis-Philippe, aide-de-camp de Jérôme Napoléon. L.S., Palais-Royal, 26 juin 1855, 1p in-4. A l'homme polique Alphonse Joseph Constant Bourelle de Sivry (1799-1862). Recommandation pour une dame qui se retrouverait sans ressource à la mort de son mari. Cette dame est la fille du bibliothécaire de la princesse Borghèse. [501]
[Joseph-Siffrein Bertrandet, libraire à Paris et Avignon] Cristol.
Reference : 016710
[Joseph-Siffrein Bertrandet, libraire à Paris et Avignon] Cristol. L.A.S., Avignon, 9 novembre 1806, 1p 1/2 in-4. Extraordinaire lettre de dénonciation au libraire François Buisson (1753-1814) à Paris. L'auteur, Cristol y dénonce longuement Bertrandet (1771?-18..), ancien libraire à Paris, qui a mis sous presse « Le voyage d'Anténor en Grèce » dont Buisson est l'éditeur. Il a essayé, sans succès, « de faire entrer dans cette entreprise les anciens libraires » d'Avignon. Il lui indique ce qu'il faut faire pour contrer Bertrandet, tout en précisant exactement le lieu de son « magasin de librairie, place de l'horloge » et celui de son imprimerie « petite place St Didier, maison où loge le sieur Tramier, aubergiste, Isle 128, n°16, rue Saint Marc ». « Et c'est là où vous devez faire diriger les visites ». Il précise que la boutique lui est louée par un « honorable homme » qui est toutefois adjoint du maire. On trouve un Barthélémy (Bartolomei) Cristol (Christol), cavalier de maréchaussée, dont la fille Marie épouse à Avignon en 1779 Jean-Joseph Hill, autre cavalier de la maréchaussée. On peut supposer que ce Cristol a un lien avec ces personnages, peut-être un autre membre de la maréchaussée. On trouve la trace de Bertraudet dans une autre affaire de contrefaçon, qu'il gagna car le libraire plaignant n'avait pas fait le nécessaire pour protéger son travail. Très intéressant courrier. [386]
Joseph Fiévée (1767-1839), écrivain, journaliste, agent secret. L.A.S., Paris, 3 février 1818, 2p in-4. A la comtesse de Colbert-Montboissier (1777-1837), amie de Chateaubriand qui évoque son séjour au château de Montboissier dans les mémoires d'outre-tombe. Après une recommandation qu'il a faite, il indique : « Me voici condamné ; les détails sont curieux ; la délibération a duré trois heures ; et, sans M. Leschassier de Méry, un de mes juges, honnête royaliste qui a gagné la croix de St Louis à Quiberon, il n'y avait pas de jugement, les voix étant égales. J'ai eu 4 contre 5. Mais M. Leschassier de Méry a trouvé qu'en partant pour la campagne, il ne compromettrait pas son honneur ; il est parti, grand bien lui fasse ! ». Il ne pense toutefois pas aller en prison mais ce sera le cas, il y passera trois mois. Il s'était en effet battu pour la liberté de la presse, comme Chateaubriand d'ailleurs. Le reste de la lettre est assez amical, il souhaite aller en Touraine et visiter aussi les Colbert à Montboissier. Il serait avec sa femme, sa belle-soeur et les domestiques. Cette lettre fut donnée par la comtesse à Joseph d'Estourmel (1783-1852) en 1822 comme l'indique ce dernier par une note au dos. [367]
[Russie] François-Timoléon de Choisy dit l'abbé de Choisy ou Joseph-Gaspard Lambert de Guérin,
Reference : 013359
[Russie] François-Timoléon de Choisy dit l'abbé de Choisy ou Joseph-Gaspard Lambert de Guérin, Le prince Kouchimen, histoire tartare et Dom Alvar del Sol, histoire napolitaine. Paris, Jacques Estienne, 1710. In-12, [4]-150-[2]p. Edition originale de cet ouvrage attribué à l'abbé de Choisy par Barbier et Quérard mais que certains attribuent à l'ancien ingénieur au service de la Russie, Joseph-Gaspard Lambert de Guérin. Il avait quitté la Russie sans l'autorisation du tsar Pierre 1er en 1706, fut arrêté en Prusse en 1711, accusé de désertion, mais réussit à s'enfuit en Italie. L'ouvrage aura 4 éditions au XVIIIe siècle et son titre évoluera et deviendra Histoire de l'origine du prince Menzikow en 1728. Le premier texte est une critique d'Alexandre Danilovitch Menchikov (1673-1729), proche du tsar Pierre Ier, à l'ambition démesurée. Le nom du personnage est évidemment un anagramme de Menchikov, du verlan avant l'heure ! Le tsar devient le Grand Cam, monarque de la Grande Tartarie. C'est le premier livre à s'intéresser à ce personnage, capable de corruption pour arriver à ses fins, devenu richissime et puissant. Le second texte est une petite nouvelle romançant la rencontre entre Anna Caraffa (1607-1644), princesse de la maison napolitaine Carafa, et Ramiro Núñez de Guzmán (ca.1600-1668), grand d'Espagne, 2e duc de Medina de las Torrès. Ils apparaissent ici sous des noms quasi transparents, Anna devenant Diana et Ramiro devenant Philippes Ramires. Le duc s'est alors présenté à Naples sous le pseudonyme de Dom Alvar del Sol. Plein veau, dos à nerfs orné, pièce de titre maroquin, tranches rouges. Accroc à la coiffe supérieur, épidermures, deux coins un peu usés, petit travail de vers principalement marginale en pied de pages (sans empêcher la lecture). L'ouvrage, présent dans de nombreux catalogues anciens de ventes, est devenu rare.
Joseph Bard (1803-1861), archéologue, écrivain, inspecteur des monuments historiques.
Reference : 010469
Joseph Bard (1803-1861), archéologue, écrivain, inspecteur des monuments historiques. L.A.S., Lyon, 24 juin 1847 (?), 1p in-4. Vraisemblablement à Augustin Canron (18.-1888). Il lui envoie des ouvrages souscrits par des avignonnais et lui demande de les faire parvenir à la personne concernée (nom illisible). Signée « Le chev. Joseph Bard ». En 1847, Bard publie « Derniers mélanges de littérature et d'archéologie sacrée » et il est donc assez logique que Canron, très impliqué dans le catholicisme avignonnais, soit le destinataire de ce courrier. [321]
Joseph-Alfred Foulon (1823-1893), évêque de Nancy, archevêque de Besançon puis Lyon, cardinal.
Reference : 008336
Joseph-Alfred Foulon (1823-1893), évêque de Nancy, archevêque de Besançon puis Lyon, cardinal. L.A.S., Paris, Nancy, 13 avril 1882, 1p in-8. En-tête de l'évêché de Nancy et Toul. A l'abbé Sébastien Millault (1809-1896), curé de Saint-Roch à Paris. Il le remercie pour sa lettre, suite à sa nomination comme archevêque de Besançon le 31 mars. Il demande des prières « à la veille des grandes responsabilités qui l'attendent ! ». Notons que l'en-tête est celui de son ancienne fonction et qu'il signe déjà « Joseph arch. de Besançon ». [271]
Eugène Le Roy, Jacquou le Croquant. Paris, Mornay, 1925. In-8, 436p. Edition illustrée par Louis-Joseph Soulas, tirée à 1000 exemplaires, un des 904 sur rives. L'ouvrage, y compris la couverture est illustré de bois. Cet ouvrage, publié en feuilleton en 1899, est le grand succès de Le Roy. Ce fut le plus édité et il fut adapté à deux reprises à la télévision. Seule une autre ouvre de Le Roy sera adaptée, L'Ennemi de la Mort. Reliure signée Devauchelle, demi-maroquin havane à coins, dos à nerfs, tête dorée, couvertures et dos conservés. Nerfs frottés, 2 coins frottés. Bon exemplaire.
Réunion très rare de l’ensemble des gravures des vues et ports de France, de Joseph Vernet, dans leur superbe tirage d’origine. Paris, J. P. Le Bas, [1760-1778]. In-plano oblong de (2) ff., 16 planches, reliure du temps à dos de veau fauve marbré orné de faux nerfs et de motifs dorés, cartouche de maroquin rouge avec dentelle en encadrement et titre dorés au centre des plats, non rogné. Reliure de l’époque. 800 x 550 mm.
[video width="996" height="1920" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/07/VERNET-bis.mp4"][/video] Superbe suite des 16 vues des ports d’après Joseph Vernet finement gravées par Charles-Nicolas Cochin et Jacques-Philippe Le Bas. L’exemplaire comporte les deux planches supplémentaires - la dernière (Le Havre) d’après Cochin - terminées à l’eau-forte par P. Martini. Joseph Vernet n’a pas peint de tableau représentant le port et la ville du Havre. La planche n°16, jointe à la série des gravures reproduisant les peintures de Joseph Vernet, a été dessinée par C. N. Cochin et gravée par J. Ph. Le Bas. Vernet reçut du marquis de Marigny, directeur général des bâtiments du roi et frère de la marquise de Pompadour, une commande de Louis XV pour la représentation des principaux ports de France, tâche à laquelle il s’attela en 1753. Après avoir peint Marseille et le golfe de Bandol, il partit pour Toulon, puis Antibes et Sète. De Bordeaux, où il reçut un accueil très brillant, il redescendit à Bayonne puis remonta vers La Rochelle et Rochefort. Installé à Paris en 1763, il se rendit à Dieppe, dernier port qu’il représenta. Nicolas Ozanne accompagna Joseph Vernet pendant une partie de son voyage. La commande royale concernait vingt ports, mais Vernet n’en peignit que neuf, plus la baie de Bandol, de 1753 à 1765, donnant lieu à quinze tableaux. La guerre de Sept Ans et les difficultés financières qui en découlaient suspendirent ses travaux. Liste des seize planches: Planche N°1. Le port neuf ou l’Arsenal de Toulon, vu de l’angle du parc de l’artillerie - peinture de 1755 - gravure de 1760. Planche N°2. L’intérieur du port de Marseille, vu du Pavillon de l’horloge du Parc - peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°3. La Madrague ou la Pêche du Thon, vue du golfe de Bandol - peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°4. L’entrée du Port de Marseille, vue de la Montagne appelée Tête de More - Peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°5. Le Port vieux de Toulon, vu du côté des Magasins aux Vivres - peinture de 1756 - gravure de 1762. Planche N°6. La Ville et la Rade de Toulon vues à mi-côte de la montagne qui est derrière - peinture 1755 - gravure 1762. Planche n°7. Le Port d’Antibes en Provence, vu du côté de la Terre - peinture de 1756 - gravure de 1762. Planche N°8. Le Port de Cette en Languedoc, vu du côté de la mer, derrière la jettée isolée - peinture 1756-57 - gravure 1762. Planche N°9. Vue de la Ville et du Port de Bordeaux, prise du Côté des Salinières - peinture 1757-59 - gravure 1764. Planche N°10. Vue de la Ville et du Port de Bordeaux, prise du Château Trompette - peinture 1757-59 - gravure 1764. Planche N°11. Vue de la Ville et du Port de Bayonne, prise à mi-côte sur le Glacis de la Citadelle - Peinture de 1759-61 - gravure de 1764. Planche N°12. Vue de la Ville et du Port de Bayonne, prise de l’allée de Bouflers, près de la Porte de Mousserole - peinture de 1759-61 - gravure de 1764. Planche N°13. Le Port de Rochefort vu du Magasin des Colonies - peinture de 1761-62 - gravure de 1767. Planche N°14. Le Port de La Rochelle, vu de la petite Rive - peinture de 1761-62 - gravure de 1767. Planche N°15. Vue du Port de Dieppe - peinture 1763-65 - gravure de 1778. Planche N°16. Le Port et la Ville du Havre, vus du pied de la Tour de François premier, 1776. Les ordres du roi étaient clairs: «vos tableaux doivent réunir deux mérites, celui de la beauté pittoresque et celui de la ressemblance, autant que son intention: voir les ports du royaume représentés au naturel dans vos tableaux». A Toulon: le quai aux vivres est une véritable exposition de ce que l’on pouvait trouver à bord en matière de sacs, de jarres, de corbeilles, de paniers, de bouteilles et de futailles. Le vin, la viande salée, les fromages dont on voit des meules que l’on roule, les légumes secs, les épices, le bétail sur pied sont embarqués sur l’allège à quai qui chargera les munitions à bord d’un vaisseau en partance. A Marseille: sur le quai du vieil arsenal, au fond du port, s’active une foule animée et colorée de femmes et d’hommes du peuple auxquels se mêlent gentilshommes, femmes de qualité et religieux. Des levantiers, Turcs ou Barbaresques enturbannés arpentent aussi les quais. L’entrée du port est animée de multiples embarcations, canots, allèges, bateaux pêcheurs, tartanes. A Bordeaux, sur le quai des Salinières, nous voyons des jésuites, d’élégantes jeunes femmes en robes à panier, mais aussi des boulangers et un garçon vacher; un précieux tilbury lancé à vive allure contrastant avec un attelage de bœufs traînant un lourd charroi de tonneaux. Sur le fleuve, des bateaux de commerce viennent charger le vin contenu dans les tonneaux alignés sur le quai. A Rochefort, nous voici sur le quai aux vivres: les tonneaux de vin de Bordeaux, les chaudrons, les marmites sont destinés à l’approvisionnement des vaisseaux, de même que les bestiaux qui paissent dans la prairie. Les paquets de toiles à voiles et les gros écheveaux de chanvre vont alimenter les ateliers de l’arsenal dont la magnifique corderie qui s’étend sur la droite. A La Rochelle, au milieu des ballots, des panières, des fûts, des bois, des ancres, des femmes et des hommes travaillent, se reposent ou discutent, en un mot vivent sous nos yeux une attitude, un geste, un regard nous les rendent plus proches que de longs discours sur la société du XVIIIe siècle. Alors que bien souvent Vernet prend de grandes libertés face aux demandes très précises du roi pour le choix des sites ou du point de vue d’où il les dépeint, il répond pleinement à ses vœux en décrivant partout des scènes de la vie quotidienne: devant nos yeux vit tout un peuple au naturel. Témoignage pittoresque de la vie portuaire en France au temps de la marine à voile et de la douceur de vivre sous le règne de Louis XV le bien-aimé. Réunion très rare de l’ensemble des gravures des vues et ports de France, de Joseph Vernet, dans leur superbe tirage d’origine. Avec Joseph Vernet et sa descendance directe s'affirme une dernière fois la continuité de cette école d'Avignon qui, depuis le XIVe siècle, n'a cessé de se manifester par des artistes de talents et de caractères forts différents mais unis par d'indiscutables affinités. On peut faire remonter l'origine de cette école à l'époque où Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, devenu pape sous le nom de Clément V, transporta la cour pontificale à Avignon. Dans cette «petite ville paisible, dont le charme ne pouvait leur échapper, les papes firent éclore un puissant foyer artistique, dont l'éclat devait se prolonger jusqu'au XIXe siècle. À Avignon, qui garde intacts tant de vestiges de son destin exceptionnel, le jeune Joseph Vernet pouvait à chaque pas rencontrer des monuments susceptibles de lui donner un avant-goût de la ville unique qui devait plus tard le révéler à lui-même. Face au Palais des Papes s'élève cet Hôtel de la Monnaie, construit par un cardinal Borghèse, légat du Pape, et qui porte sur sa façade le dragon et l'aigle, armes de la famille, enfin la colline des Dons, où la vue est si belle sur le Rhône et sur Villeneuve est une réduction de ces jardins du Pincio, qui forment avec la Villa Médicis l'un des plus beaux lieux de Rome et du monde. Cet appel de l'Italie, Joseph Vernet le ressentit de bonne heure, et son père, Antoine Vernet, fut assez heureux pour intéresser aux dons brillants du jeune peintre plusieurs nobles personnages de la ville, en particulier le marquis de Caumont et le comte de Quinson, qui lui ouvrirent leur bourse et lui permirent de partir pour Rome, qui offrait à cette époque aux artistes des ressources incomparables. Mais au cours de ce voyage pour rejoindre la Ville éternelle, dont la première étape le conduisit à Marseille, Joseph Vernet devait faire une rencontre capitale : celle de la mer ; en effet des hauteurs qui dominent la ville elle lui apparut pour la première fois dans toute sa beauté ; ce fut le coup de foudre, et lorsque quelques jours plus tard, après une tempête spectaculaire, Vernet arrive à Civita-Vecchia, son destin est fixé : il deviendra le peintre de la mer qui, désormais, sera présente dans presque toutes ses œuvres. La vie que mène à Rome le jeune artiste est des plus agréables ; il y a été fort bien accueilli et s'y est fait rapidement une clientèle avide de tempêtes et de naufrages. Les livres de raison de Vernet nous donnent sur ses travaux des renseignements précis : en 1743 il est reçu membre de l'Académie de Saint Luc, honneur assez rare pour un étranger, la mer l'attire de plus en plus, c'est avec joie qu'il se rend en pèlerinage à Naples, où le maître qu'il admire tant, Salvator Rosa, trouva la source principale de son inspiration. Cependant à Rome la popularité de Vernet croît de jour en jour ; sa clientèle devient européenne. En Italie, Joseph a trouvé la fortune, la gloire et l'amour ; aussi n'est-il pas pressé de quitter un pays qui l'a si bien reçu. Pourtant, sollicité par ses protecteurs français, il se décide à rentrer définitivement dans son pays, mais il retourne en Italie à plusieurs reprises et ce n'est qu'en 1753 qu'il se fixe en France pour toujours. Grâce au haut patronage de M. de Marigny, directeur suprême des Beaux-Arts et frère de Mme de Pompadour, qui avait à ce moment toute la faveur de Louis XV, Vernet obtint du roi une commande où il devait donner toute la mesure de son talent : Les Ports de France. La mer qui l'inspira si souvent dans ses œuvres antérieures va lui fournir encore un thème important, mais elle ne sera cette fois que le complément de ses compositions ; pour un moment il va cesser de peindre des tempêtes, des orages et des coups de vent. Ces ports de France seront des paysages où la vérité et la fantaisie se mêlent agréablement, témoin ce Port de Marseille lumineux et doré comme un Claude Gellée, qui nous montre au premier plan un groupe réuni pour un goûter en plein air, un autre pour un bal ; les robes et les ombrelles des femmes animent ce paysage aux lignes si nobles et lui donnent un air de fête familiale. Même procédé dans la Vue de la Ville et de la Rade de Toulon, où nous voyons à mi‑hauteur des collines qui dominent la rade, s'activer sur une terrasse monumentale, des cavaliers, des chasseurs, des joueurs de boules et des dames en grande toilette. Cette volonté d'humanisation du paysage se retrouve dans presque toutes les œuvres de J. Vernet, même dans celles où elle pourrait paraître artificielle; dans les tempêtes, les naufrages, les orages, nous verrons toujours l'homme opposer à la force aveugle des éléments son courage, son ingéniosité ou son désespoir. Cette introduction du drame humain au milieu des aspects pittoresques d'une nature hostile, c'est là la véritable originalité de Joseph Vernet. «C'est un grand magicien, que ce Vernet, écrit Diderot, on croirait qu'il commence par créer un pays et qu'il a des hommes, des femmes, des enfants en réserve, dont il peuple sa toile comme on peuple une colonie, puis il leur fait le ciel, le temps, la saison, le bonheur, le malheur qu'il lui plaît ». La production de J. Vernet est considérable et ses contemporains raffolèrent de lui. Dans cette œuvre consacrée presque exclusivement à la mer, aux tempêtes, et aux orages, on peut distinguer au moins deux périodes, une période romaine profondément marquée par les peintres napolitains, Salvator Rosa et Solimena, qu'il admirait sans réserve ; il leur doit ce sentiment dramatique de la nature et cette largeur de facture qu'il manifesta dès ses premières œuvres. À son retour en France, son art s'humanise et s'enrichit de détails savoureux qui, loin d'en altérer le caractère, lui confèrent une grande part de son charme. Certes, J. Vernet a entendu le message de Poussin et de Claude Gellée, mais au sublime de l'un et au mystère de l'autre, il a substitué un pathétique humain et familier, et s'il n'atteint pas leur grandeur, il garde avec son siècle un contact plus étroit et une audience plus large en lui tenant un langage plus accessible. Après les fêtes galantes de Watteau et les Bergeries de Boucher, la nature telle que la conçoit Vernet et si apprêtée qu'elle nous paraisse, est une nature vraie et non un décor d'opéra. Si Vernet eut une influence manifeste sur le goût de son temps, il est plus difficile de percevoir son passage dans la peinture moderne. Pourtant bien des œuvres qui nous ravissent toujours portent sa marque indiscutable ; comment ne pas penser à lui devant les Ruines et les Cascades d'Hubert Robert et plus près de nous, comment oublier le Ponte Rotlo en admirant les Corot d'Italie ? Heureusement la postérité si sévère envers les gloires récentes en apparence les plus solides et qu'elle précipite si volontiers en enfer ou en purgatoire, révise tôt ou tard ses jugements les plus définitifs ; et tandis que les grandes batailles d'Horace Vernet ne font plus recette, la gloire du grand peintre des Ports de France, si aimable et si française nous apparaît toujours aussi pure et aussi justifiée.» J. Dupuy. Très bel exemplaire à grandes marges relié en demi-veau fauve.
Port-Saïd et Saint-Denis de la Réunion, 21 février 1883 - 26 novembre 1884 29 pièces in-8, en feuilles.
Ensemble de correspondances adressées à ses parents (Joseph Bartet, gendarme maritime et Marie-Catherine Bernard) ou ses beaux-parents (les Audouin) - il est difficile à la simple lecture de faire le départ - par l'officier d'infanterie de marine le capitaine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893) à l'occasion d'une affectation à la Réunion, où il était accompagné de sa seconde épouse Blanche-Aline Audouin, auteur de nombreuses lettres également, ainsi que des enfants de son premier mariage, et d'une fille née du second : en effet, il était depuis le 11 juillet 1882 inspecteur adjoint des services administratifs et financiers de la Marine et des colonies, et c'est à ce titre qu'il servit dans l'île de 1883 à 1885.Ce petit dossier semble avoir été préparé pour un projet d'impression par le fils de l'auteur, médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), si l'on se réfère à un passage d'un cahier, rédigé en juin 1946 et trouvé dans les archives de ce dernier: "Je suis allé au 11 de la rue de Sèvres, voir une maison d'édition : La Revue ou Les Oeuvres françaises (elle porte les deux titres) pour lui proposer la publication d'un ouvrage en prose et en vers, 'Souvenirs de Bourbon'. La première partie est composée d'après les extraits de correspondances de mes parents pendant les vingt-quatre mois que nous avons passés à La Réunion de mars 1883 à mars 1885". En dépit de sa collaboration régulière au périodique de la marine Cols bleus, le brave homme se vit répondre qu'on le recontacterait, ce qui, en langage d'éditeur de tous les temps, signifie : Cause toujours .. Le jeune Albéric (que ses parents appellent couramment Alfred, d'un de ses prénoms), alors âge de douze-treize ans, était du voyage et complète souvent les lettres de son père par une souscription du genre "Je vous embrasse, cher grand-père et chère grand-mère, ainsi que mon oncle, ma tante, Lucie et Emma". On trouve aussi des passages signés maladroitement de Marie, la jeune soeur d'Albéric. Le rythme de cette correspondance est assez régulier, et comprend généralement une longue lettre par mois. La matière en est entièrement d'ordre privé, avec une part considérable consacrée aux trois enfants (deux du premier lit, une fille du second), mais intéresse néanmoins pour la découverte de la Réunion par un couple de métropolitains de moyenne bourgeoisie.1. Du 21 février 1883 : lettre d'étape à Port-Saïd, faisant le point sur la traversée de la Méditerranée depuis le détroit de Messine.2. Du 26 février 1883 : expédiée depuis la rade d'Aden, compte-rendu d'une brève descente à terre à Suez.3. Du 24 mars 1883 : très longue missive de 20 pages, relatant l'arrivée dans l'île le 7 mars et tous les détails d'une installation compliquée par le prix demandé des maisons disponibles à la location ; trois domestiques indiens sont quand même employés par les époux Bartet.4. Du 20 avril 1883 (de Blanche) : nouvelles des enfants et des premières habitudes prises par la famille dans sa nouvelle résidence.5. Du 23 avril 1883 : missive de 8 pages, exprimant les premières impressions sur la colonie ("Vous n'avez pas idée de la richesse du pays et de l'apathie des habitants. Hors de Saint-Denis, les habitants meurent de faim à peu près").6. Du 13 mai 1883 : longue missive de 16 pages, rédigée par les deux époux, donnant des informations sur les connaissances que se fait le couple, sur les bals, etc.7. Du 19 juin 1883 : de nouveau, longue missive de 16 pages, encore rédigée à quatre mains, dans laquelle a été inséré un dialogue en créole.8. Du 14 juillet 1883 : lettre de 12 pages, dans laquelle Joseph explique avoir donné congé à tous les domestiques pour qu'ils puissent profiter des festivités du 14 juillet, qui durent ici deux jours. 9. Du 10 août 1883 : lettre de 8 pages seulement, de Blanche, tournant essentiellement autour de ses récents ennuis de santé.10. Du 14 août 1883 : lettre de 8 pages de Joseph, avec d'intéressants détails sur la pénurie de viande dans l'île, consécutive aux opérations de la première campagne de Madagascar, commencée en mai 1883 par le blocus des côtes de la Grande Île.11. Du 5 septembre 1883 : lettre de 8 pages, écrite par Blanche, presque toujours seule à Saint-Denis, puisque Joseph est en tournée d'inspection comptable pour un mois ("Il lui faut visiter toutes les localités de l'île, et ce n'est pas peu dire. Dans les endroits proches de Saint-Denis, il part le matin et revient le soir, mais faire cela pendant 31 jours en travaillant encore une partie de la nuit, c'est bien pénible").12. Du 11 septembre 1883 : brève missive de 4 pages de Joseph, comportant une intéressante liste de prix des principales denrées (beaucoup plus chères qu'en métropole, comme encore de nos jours).13. Du 8 octobre 1883 : 4 pages écrites par Joseph, et tournant autour d'un accident survenu à son père. Après l'arrondissement de Saint-Denis, il va aborder le contrôle de l'arrondissement sous-le-vent (ouest de l'île), ce qui ne lui permettra pas de rentrer tous les soirs.14. Du 8 octobre 1883 : 8 pages de Blanche, portant également sur l'accident de son beau-père. 15. Du 4 novembre 1883 : 4 pp. de Blanche, portant sur des nouvelles du quotidien.16. Du 4 décembre 1883 : 8 pp. de Blanche, signalant une excellente notation annuelle de Joseph par l'inspecteur général Châtelain.17. Du 31 décembre 1883 : 4 pp. de Blanche, informant que Joseph assure l'intérim de Châtelain, nommé à Pondichéry.18. Du 28 janvier 1884 : 4 pp. de Blanche, sur les cadeaux envoyés de France.19. Du 19 février 1884 : 4 pp. des deux époux, sur les changements dans les dates de départ des paquebots.20. Du 12 avril 1884 : 8 pp. de Blanche, portant surtout sur le retour en métropole, très attendu.21. Du 14 avril 1884 : 4 pp. de Joseph, sur un envoi de timbres de collection de la Réunion.22. Du 8 mai 1884 : 8 pp. de Blanche, portant essentiellement sur des questions de budget domestique.23. Du 8 juin 1884 : 4 pp. de Blanche, adressées sa soeur Ernestine, envisage le mariage de ses nièces.24. Du 8 juin 1884 : 8 pp. de Blanche, adressées à ses beaux-parents, donnant des anecdotes sur les enfants.25. Du 7 juillet 1884 : 4 pp. de Blanche, idem.26. Du 3 août 1884 : 4 pp. de Blanche, avec des allusions à l'épidémie de choléra sévissant à Marseille.27. Du 3 septembre 1884 : 4 pp. des deux époux.28. Du 30 septembre 1884 : 6 pp. de Blanche.29. Du 26 novembre 1884 : 4 pp. de Joseph, souhaitant déjà la nouvelle année (en anticipation d'une arrivée du courrier le 20 décembre). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Avignon Seguin Aîné 1852
In-12 (189 x 120 mm), xlv - (1) pp. - (1) ff., 437 pp., demi-cartonnage bleu à la bradel, coins, non rogné (reliure d'époque). Edition originale de ce recueil de poésies en provençal, contenant 10 poèmes de Frédéric Mistral, 16 de Joseph Roumanille, ainsi que de Joseph-Jacques-Léon d'Astros, Théodore Aubanel, Gustave Bénédit, François-Henri-Joseph Blaze (Castil-Blaze), Augustin Boudin, Marius Bourrelly, Barthélémy Chalvet, Antoine-Blaise Crousillat, Paul Giéra (Glaup), Anselme Mathieu, etc. Orné d'un portrait dédicace de Roumanille, et enrichi d'un feuillet de vocabulaire provençal manuscrit du même. Contient un Glossaire franco-provençal. Célèbre recueil, qui fut l'une des premières manifestations du Félibrige, fondé en 1854 par sept poètes provençaux dont Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, etc. (quelques défauts sur les coupes et les coins, quelques petites mouillures claires, rousseurs). // 12o (189 x 120 mm), xlv - (1) pp. - (1) ff., 437 pp., bradel blue quarter-cloth, uncut (contemporary binding). First edition of this poetry collection in Provençal dialect, containing 10 poems by Frédéric Mistral, 16 by Joseph Roumanille, and also by Joseph-Jacques-Léon d'Astros, Théodore Aubanel, Gustave Bénédit, François-Henri-Joseph Blaze (Castil-Blaze), Augustin Boudin, Marius Bourrelly, Barthélémy Chalvet, Antoine-Blaise Crousillat, Paul Giéra (Glaup), Anselme Mathieu, etc. Illustrated with a portrait of Roumanille with dedication, enriched with an handwritten leaf of Provençal vocabulary by him. Contains a "Glossaire", french-Provençal. Famous poetry collection, one of the first expression of the Félibrige, founded in 1854 by seven Provençal poets including Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, etc. (some defects on corners and turns-in, some little light water-stains, spots).
Lot de 10 L.A.S. montées ensemble sur onglet par le destinataire Gustave Lévy, dont 7 Lettres autographes signée de François Deloncle et de 3 longues lettres autographes signées de Joseph Deloncle, adressées à et réunies par Gustave Lévy dont : 1 L.A.S. de Joseph Deloncle datée de Mayotte, 2 juillet 1889 : "A Diego Suarez je n'ai pas trouvé traces de passage de votre protégé" [ ... ] "Enfin notre campagne décline et il n'est que temps. J'en reviendrai complètement dégoutté de mon métir, ayant désappris le peu que m'avait donné mon service dans les ports et surtout mes relations avec M. Meslant. Au dégoût vient s'ajouter encore le découragement. Notre corps est mort, et il faudrait un rude coup pour le relever, l'avancement y est presque nul, aucunes compensations n'est offerte aux ennuis et aux difficultés d'un métier des plus mesquins" [ ... ] "Allons, j'entame mon antienne et vous allez me dire "Voilà Joseph qui me la refait à la Jérémie" [ ... ] Nous allons et venons tout le temps : juif errant de la côte malgache, le B. B. est partout, bien chez les Mahafales dans la baie Saint Augustin au Sud de Madagascar, aujourd'hui dans les Comores, hier arrêtant par sa formidable apparence les sauvages guerriers de sa Majesté Tompoumane de la baie St Augustin, aujourd'hui bombardant la Grande Comore où le féroce Ashimou avait élevé l'étendard de la révolte [ ... ] "Nous revenons des Comores où un sultan s'était déclaré indépendant ; il avait refusé de reconnaître l'autorité des princes que nous avions nommé, et les autres Comores menaçaient de se révolter en face de notre faiblesse. Enfin on a autorisé le concours de la force en présence des échecs diplomatiques et nous sommes allés protéger son Altesse Saïd Ali à coups de canons, victoire, triomphe, rentrée pittoresque dans la capitale. Le Saïd ali au milieu d'une multitude de gens de race arabe qui nous acclament, lancent des fantasias avec des cris à rendre sourd tout un décor d'opéra comique [ ... ] Puis nomination dans l'ordre peu connu - mais très estimé - de l'Etoile des Comores. Votre serviteur est chevalier et nous avons tous eu un sabre pris sur l'ennemi. En avant la musique !!! Tout cela aide à passer le temps et ici il faut le tuer deux fois. [ ... ] Et puis nous avions Papinaud, le tonnelier député, gouverneur Papenaud, qui a force de faire des tonneaux est devenu un foudre de guerre tout à fait réjouissant. Il voulait tout brrrûler, couper toutes es têtes, et envoyer des personnes en Calédonie, "un pays peuplé de sauvages, qui mangent les blancs, mon bon, et les prréfèrrent aux noirs encore, eh ! oui !" Quel beau Tartarin ! Brave homme, finaud comme un paysan, prometteur comme un Roumestan, et incapable de faire du mal à une mouche [ ... ] "Il est énergique, et au lieu de retenir notre commandant ce qui eut été dans l'ordre des choses, c'était lui qu'il fallait retenir" [ ... ] "je crois qu'on en ferait difficilement un ambassadeur mais comme gouverneur de Mayotte, il est très bien" [ ... ] / 1 LAS de Joseph Deloncle datée d'Obock, le 7 novembre 1891 : [ ... ]Pour moi, je continue à être content de mon sort ; ma femme et les bébés votn bien et j'ai pu faire quelque chose pendant mon intérim. On m'a un peu traité d'emballé, mais j'ai la conscience d'avoir noué avec les abyssins des rapports utiles et peu me chaut que cela ennuie l'Italie" [... ] "Mon chef M. Lagarde est un homme charmant, bien élevé, auquel je suis sincèrement dévoué, il ne me lâchera pas et je lui crois le bras long. Puis j'ai l'inspection dans deux ans" [ ... ] / 1 LAS de Joseph Deloncle datée d'Obock, le 17 mai 1892
Remarquable ensemble de lettres des frères Deloncle adressées à leur ami Gustave Lévy, dont 2 remarquables lettres de Joseph (qui fut un temps gouverneur intérimaire à Obock), dans lequel il évoque ses pérégrinations à Madagascar, ses "succès militaires" lors des événements de la Grande Comore en 1889, ses contacts avec les Abyssins lors de son séjour à Obock.
[DONGES - SAVENAY - LAVAU - MONTOIR - ASSERAC] LOPRIAC René de (Chevalier Seigneur Marquis d'Assérac, de Coëtmadeuc, Vicomte de Donges) - JULLIOT NOTAIRE A DONGES - PIERRE DE SAINT-AUBIN, SIEUR DE LA CHAUSSEE, SENECHAL DE LA VICOMTE DE DONGES ET BARONNIE EN SAVENAY DEMEURANT EN SA MAISON NOBLE DE LA CHAUSSEE, PAROISSE DE LAVAU - JOSEPH BELLIOTTE DE LA VILLE-ALLAIN, AVOCAT A LA COUR , PROCUREUR FISCAL DE LA VICOMTE DE DONGES DEMEURANT AU BOURG DE MONTOIR
Reference : 28700
(1713)
DONGES 1713/1714 un double feuillet (document authentique) manuscrit à l'encre brune sur papier ligné et filigrané, format : 19 centimètres de large x 25 centimètres de haut, cachet fiscal à l'encre noire : "p;p; Bretagne un sol -4 den.", CESSION DE L'OFFICE DE SENECHAL DE DONGES FAIT PAR PIERRE DE SAINT-AUBIN, SIEUR DE LA CHAUSSEE, SENECHAL DE LA VICOMTE DE DONGES ET BARONNIE EN SAVENAY DEMEURANT EN SA MAISON NOBLE DE LA CHAUSSEE, PAROISSE DE LAVAU A JOSEPH BELLIOTTE DE LA VILLE-ALLAIN, AVOCAT A LA COUR , PROCUREUR FISCAL DE LA VICOMTÉ DE DONGES DEMEURANT AU BOURG DE MONTOIR, DONGES , LE 23 AVRIL 1713 (signature manuscrite en bas de 2ème page par JULLIOT Notaire a donges) SUIVI D'UN CONTRAT FAIT AU GRAND PARLOIR DES DITES DAMES RELIGIEUSES DU PRIEURE DE SAINTE ELISABETH DE SAVENAY POUR LE REMPLACER AUPRES D'ELLE PAR JOSEPH BELLIOTTE DE LA VILLE-ALLAIN, SAVENAY, LE 8 NOVEMBRE 1713 (signature au centre de la 3ème page : Pierre de Saint-Aubin) + SUIVI D'UN CONTRAT AVEC LA SUPERIEURE DU COUVENT DE LA SAINTE TRINITE DE SAVENAY POUR LE REMPLACER AUPRES D'ELLE PAR JOSEPH BELLIOTTE DE LA VILLE-ALLAIN, SAVENAY, LE 14 NOVEMBRE 1714 (signatures de la superieure et des 15 soeurs dont 3 anciennes supérieures),
Les sénéchaux sont des officiers locaux de l'administration royale. Ils sont nommés, gagés et peuvent être révoqués par le Roi qui leur confèrent des attributions administratives, judiciaires et financières.le 28 février 1679. L'acquéreur d'Assérac fut René de Lopriac, baron de Coëtmadeuc, qui rendit hommage au roi le 21 juin 1680 et lui fournit aveu l'année suivante , cession d'office de sénéchal de donges le 23 avril 1713, cédé par Pierre de Saint-Aubin à Mr Belliotte de la Ville-allain et approuvé par le Marquis de LOPRIAC, seigneur d'Assérac ............ .rare document original d'époque ... en bon état(good condition).-
Coutances, Au logis du pou qui grimpe, 12,5x16cm, broché sous couverture rempliée, Bon état pour l'ensemble de cette fragile publication. PRINTEMPS 1920 : Boniment, 7 Le Colporteur de Mirages, poésie, Félix ROUSSEL, 10 Calendrier pour l'année 1920, 12 La Chanson des Mois, poésie, André ROMANE, 12 Pronostics, 14 Les Semaines du Printemps, Jardinage — Cuisine — Cave,16 Des Eclipses — Les Etoiles, Henry DUBUS, 30 Fra Angelico, Joseph QUESNEL, 36 Aphorismes, Rémy de GOURMONT, 40 Quatre-Temps, poésie, Paul HAREL, 42 L'Ane au Pré, Henri BACHELIN, 43 Le Premier Printemps de la Paix, poésie, Léon CHANCEREL, 46 Tabart et sa Plante, Marcel LEBARBIER, 49 Cinq Actes en vers, poésie, Georges LAISNEY, 63 Hulu, NOLA FREYNES, 67 En Guerre, Eveil du Printemps — Ecrit cinq ans plus tard, Henri DUTHEIL, 70 Le Rossignol est revenu, poésie, Maxime LÉRY, 81 Notre Printemps, Adolphe WILLETTE, 83 Histoire vraie du Chalutier Printemps, René DE LARGUILLY, 85 L'Idylle de M. Gustave, Robert REY, 88 Chroniques de la Saison, K. F. H., 103 des Livres, des Revues, Léon CHANCEREL, Marcel BOUYER, Marcel LEBARBIER, Joseph QUESNEL. Une Maison à la Campagne — Variations sur la Mode, André CARMIN, 116 MUSIQUE Ariette Printanière, Charles GALBRUN, 38 Rondel de Charles d'Orléans, ROLAND SAINT-AULAIRE, 99 IMAGES de CARLÈGLE (Hors-texte) Ludovic Rodo — JOANNY-DURAND — Joseph QUESNEL — Henry CHAPRONT — Georges LAISNEY — René JOUENNE — René LE CONTE — René GABRIEL. Têtes de Chapitres, Lettrines et Culs de lampe de Jean THÉZELOUP. AUTOMNE 1920 : Elles sont mortes... poésie, Robert DESNOS, 5 Calendrier pour l'année 1920, 6 Automne rêche, poésie, Joseph DELTEIL, 6 Pronostics, 8 Les Semaines de l'Automne, Jardinage — Cuisine — Cave, 10 Les Maladies du pommier, 24 Eclipses, 26 Le Soleil, Henry DUBUS, 27 Automne, poésie, Ernest RAYNAUD, 29 Oggi Trippa, G. AUBAULT DE LA HAULTE CHAMBRE, 31 Louis XVII, poésie, Pierre BENOIT, 39 De la Chasse, SULPICE DE LA RÉAUTIERE, 40 Le Bolet Noir, poésie, Fernand MAZADE, 48 Conseils du bon Champignoniste, Agénor CAMPINOLIN , 49 Un Automne en Alsace après la reconquête, poésie, Henri DUTHEIL, 52 Notre-Dame et le Paysan, Henri-François DE MALHERBE, 55 L'inutile départ, poésie, Yves BLANC, 68 Calendrier des Pêches, René DE LARGUILLY, 70 Apothicairerie, Joseph-Louis D'AVRY, 80 Sur une carte à jouer, 86 Liqueurs dites de ménage... L'Ancien Mousse du Bateau-Ivre, 88 Petit Traité de Savoir-Dire, RUFFIN, 92 Le Salon d'Automne, Robert SIGL, 100 La Mode et l'Ameublement, André CARMIN , 107 Au Jardin du Papier Noirci, L'HOMME A LA BÊCHE, 111 IMAGES de Adolphe WILLETTE (Hors-texte) — Gérard COCHET — Pierre LE CONTE — René JOUENNE — Amand LEPAUMIER — Joseph QUESNEL. Têtes de Chapitres, Lettrines et culs de lampe de Jean THÉZELOUP. Couverture de Joseph QUESNEL. HIVER 1920-1921 : Boniment, 4 Table pour l'année 1920, 9 Prédictions pour 1921, 1 Les Semaines de l'Hiver, Jardinage — Cuisine — Cave, 16 Maladies des Boissons Fermentées MAURICE DE STEMPOWSKI, 30 Poésies de Philippe CHABANEIX, 38 Astrologie, Henry DUBUS, 34 Aubade, poésie, André ROMANE, 39 L'Hiver, Pierre MAC-ORLAN, 36 La Messe du 21 Janvier, 40 Pensées de NOLA FREYNES, 45 Conte pour Noël, Léon CHANCEREL, 47 Poème de Marcel MILLET, 53 Hiver, CHRISTIAN, 56 Zigoui, Jean DE GOURMONT, 59 Branle de la Chandeleur, George AURIOL, 65 Contes de Province, Jane RAMEL, 73 Jules BARBEY D'AUREVILLY, 77 Petit Traité de Savoir-Dire, 89 Saison d'Hiver, Paul PITCH et Edm. BARIN , 98 La Mode et l'Ameublement, 102 Au Jardin du Papier-Noirci, 105 IMAGES de Suzanne DE GOURMONT (Hors-texte) — Pierre FALKÉ — René JOUENNE — Pierre LE CONTE — Joseph QUESNEL — Jeanne RAMEL (Jane Cals). PRINTEMPS 1921 : Boniment, 7 Jardins, poésie, d'André DAVID, 9 Astrologie, 11 Les Semaines du Printemps, 12 Recettes de cuisine, 26 La Science de Gueule, Sulpice de la RÉAUTIÈRE, 29 Broutilles de Printemps, FLORIMOND, 35 Danse, poésie, d'André SPIRE, 43 Le Bâton, Henri BACHELlN, 45 Poésie, de Robert DESNOS, 52 Petit Traité de Savoir-Dire, RUFFIN, 53 Sonnet, Yves BLANC, 66 Le Printemps au Presbytère, abbé SOURY, 67 Primevères, poésie, d'Emile MASSON, 74 Calendrier des Pêches, René de LARGUILLY,76 L'Aventure Printanière, Madeleine et Marcel MILLET, 89 Poésie, Albert HENNEQUIN, 96 Entretien sur les Ruches J.-L. d'AVRY, 97 Petite chronique de la Mode et de l'Ameublement, Sigismond CHROME, 103 Au Jardin du Papier Noirci, l'Homme à la Bêche, 113 IMAGES de Mme M. MARTINIE — ANDRIEUX — Pierre LE CONTE — Joseph QUESNEL — JEAN THÉZELOUP — Couverture de Pierre LE CONTE.
NB. Les commandes et questions sont traitées dans les 24h, les expéditions reprendront le 7 septembre. Tous les ouvrages de notre catalogue peuvent être consultés et retirés sous quelques jours à Saint-Gilles ou Paris, 5e arr. Merci de nous contacter.
Montpellier Les Presses du Languedoc / Imago 1990 in 8 (24x15,5) 1 volume broché, couverture illustrée, 249 pages [2], avec de nombreuses photographies en noir et blanc, dont photographies tirées du documentaire de J.-P. Berroux "Vive Joseph Delteil ou la Grande journée". Joseph Delteil en quelques dates; Premiers tournages avec Joseph Delteil; Pour mieux connaitre Delteil, descendons dans sa cave; Enfance de Joseph Delteil; Interlude; Du rituel des repas chez les Delteil; Du charme de nos familles d'antan; Caroline et Joseph ou deux coeurs d'amour épris; Une amitié oecuménique: Joseph Delteil - Henry Miller; En tête à tête avec Joseph Delteil. Bibliographie. Etat de neuf
Neuf Broché
Paris, Bernhard Grasset 1937. 8°. 254 S. Originalbroschur mit Deckelbild.
Erste französische Ausgabe. - Nr. 6/61 Exemplaren auf Velin pur fil (weitere 45 numerierte Exemplare wurden auf Alfa Navarre gedruckt). Joseph Roths "französischer" Roman über die 100 Tage der Rückkehr Napoleons an die Macht. "Le roman: C'est triste, je ne voudrais pas livrer le secret, mai je vous le dis à vous: les 100 jours. Il m'intéresse, ce pauvre Napoléon - il s'agit pour moi de la transoformer un Dieu redevenant un homme - seule phase de sa vie, ou il est 'homme' et malheureux. C'est la seul fois dans l'histoire où on voit qu'un 'incroyant' devient visiblement petit, tout petit. Et c'est ça qui m'attire. Je voudrais faire un 'humble' d'un 'grand'. C'est visiblement la punition de dieu, la première fois dans l'histoire moderne. Napoleon abaissé: voilà le symbole d'une âme humaine absolument terrestre qui s'abaisse et qui s'élève à même temps." (Brief von Joseph Roth an Blanche Gidon, Nizza 17.11 1934) - Joseph Roths verstand sich als Europäer und fühlte nach seiner Flucht aus dem deutschen Sprachraum das sprachliche und kulturelle Defizit des Monolingualen. In einem Brief an Blanche Gidon beklagt er sich über seine mangelden Französischkenntnisse: "Oh, si je pouvais écrire en français! Maintenant presqu' à quarant ans, je commence à comprendre qu'écrire qu'en une langue seulement c'est comme avoir un seul bras. Ayant deux patries je devrais pouvoir maitriser deux langues paternelles." (Brief vom 9.6. 1934 in der Orthographie Roths). - Blanche Netter-Gidon (1883-1974) war eine der engsten Vertrauten und die wichtigste Übersetzerin von Roths Schriften während des Exils in Paris. Sie stammte aus einer jüdischen Familie aus dem Elsass und wuchs in Rouen auf. 1911 heiratete sie den Mediziner Ferdinand Gidon. Sie war als Lehrerin an verschiedenen Gymnasien in Paris tätig und begann für den Verlag Payot E.T.H. Hoffmann und Heinrich Heine zu übersetzen. Über Maryla Reifenberg, der Frau des FAZ Journalisten Benno Reifenberg, lernte sie 1933 Joseph Roth kennen. Sie übersetzte den Roman "Radetzkymarsch". Obwohl Roth sich über die Qualität der Übersetzung beklagte, blieb sie bis zu seinem Tode die wichtigste Beraterin in Paris. Der grösste Teil des Nachlasses wurde von ihr nach dem Tode Roths am 27. Mai 1939 aus dessen letzter Wohnung in der Rue Tournon 18 gerettet. - Seite 22/23 mit schwachem Fleck wahrscheinlich durch die Einlage eines säuerhaltigen Papiers. Unbeschnittenes Exemplar. - Première édition française. - No. 6 des 16 exemplaires sur Velin pur fil (45 autres exemplaires numérotés furent imprimés sur Alfa Navarre). Le roman français de Joseph Roth sur les 100 jours qu'il fallut à Napoléon pour reconquérir le pouvoir. "Le roman: C'est triste, je ne voudrais pas livrer le secret, mai je vous le dis à vous: les 100 jours. Il m'intéresse, ce pauvre Napoléon - il s'agit pour moi de la transoformer un Dieu redevenant un homme - seule phase de sa vie, ou il est 'homme' et malheureux. C'est la seul fois dans l'histoire où on voit qu'un 'incroyant' devient visiblement petit, tout petit. Et c'est ça qui m'attire. Je voudrais faire un 'humble' d'un 'grand'. C'est visiblement la punition de dieu, la première fois dans l'histoire moderne. Napoleon abaissé: voilà le symbole d'une âme humaine absolument terrestre qui s'abaisse et qui s'élève à même temps." (Lettre de Joseph Roth à Blanche Gidon, Nice 17.11.1934). Joseph Roth se voyait comme un européen, mais ressentait en tant que germanophone son déficite culturel et linguistique. Dans une lettre à Blanche Gidon il se plaint de son manque de connaissance de la langue française. "Oh, si je pouvais écrire en français! Maintenant presqu' à quarant ans, je commence à comprendre qu'écrire qu'en une langue seulement c'est comme avoir un seul bras. Ayant deux patries je devrais pouvoir maitriser deux langues paternelles."(lettre du 9.6.1934 dans la manière d'écrire de Roth). - Blanche Netter-Gidon (1883-1974) était l'une des plus proches confidentes de Roth, ainsi que sa plus importante traductrice durant son exil à Paris. Elle était issue d'une famille juive alsacienne, elle grandit à Rouen, en 1911 elle épousa le médecin Ferdinand Gidon. Elle enseigna dans différent lycée parisiens et commença à traduire E.T.H. Hoffmann et Heinrich Heine pour l'éditeur Payot. Joseph Roth en lui fut présenté en 1933 par Maryla Reifenberg la femme du journaliste à la FAZ ( Frankfurter Allgemeine Zeitung) Benno Reifenberg. Elle traduisit le roman « Radetzkymarsch ». Même si Roth se plaignit de la qualité de sa traduction, elle resta, jusqu'à sa mort, sa plus importante conseillère à Paris. La plus grande partie de son héritage laissé à son dernier domicile au 18 rue Tournon, fut sauvé par Blanche Gidon après le décès de Roth le 27 mai 1939. - Pages 22/23 avec une légère tache provenant probalbement d'un papier intercallé avec un ph acide. - Exemplaire non coupé.
LA FAYETTE (Gilbert du Motier de), POIREY (Joseph-Léonard), BAILLY (Jean Sylvain), BOULA (Guillaume-Sylvain).
Reference : 4503
(1791)
Hotel de ville de Paris, 1er et 6 septembre 1791. 1791 1 feuille in-folio manuscrite à l'encre brune recto-verso (382 X 246 mm.) signée Henry, La Fayette, Bailly, Poirey et Dejoly, cachet en bas à droite (traces de plis avec cassures ancienement restaurées, taches ou traces d'adésif ). Chemise de papier ancien.
Brevet de lieutenant de la Garde Nationale Parisienne portant les signatures de Bailly, premier maire de Paris, de La Fayette, commandent fondateur de la garde et de Joseph-Léonard POIREY, son ancien compagnon darmes de la Guerre dAmérique, alors secrétaire général des Gardes nationales, document raturé postérieurement. Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette (1757-1834), auréolé par son héroïsme à défendre les libertés pendant la guerre dindépendance américaine, est en 1789 le fondateur de la Garde nationale à Paris le 15 juillet 1789. Il en demeure le général jusquà sa démission le 8 octobre 1791 suite aux troubles révolutionnaires survenus les mois précédents. Joseph-Léonard Poirey (1748- , qui fut son secrétaire militaire pendant la Révolution américaine, participe à aux batailles à Petersburg, Jamestown et Yorktown. Rentré en France avec Lafayette, il sert comme capitaine secrétaire général de la Garde nationale française fin 1789 et ensuite secrétaire général des troupes parisiennes. En 1790, le Sénat des États-Unis confirme la nomination de Poirey par le président George Washington au grade de brevet de capitaine et, l'année suivante, il est admis dans la Society of the Cincinnati. George Washington écrit au sénat le 30 mai 1790 : « M. de Poirey served in the American Army for several of the last years of the late war, as Secretary to Major General the Marquis de la Fayette, and might probably at that time have obtained the Commission of Captain from Congress upon application to that Body. At present he is an officer in the French National Guards, and solicits a Brevet Commission from the United States of America. I am authorised to add, that, while the compliance will involve no expense on our part, it will be particularly grateful to that friend of America, the Marquis de la Fayette. Et La Fayette écrira le 20 avril 1801. « I do but justice to Captain [Joseph-Léonard] Poirey when being called upon as a witness of his services in the American Revolution... » Jean Sylvain Bailly (1736-1793), mathématicien, astronome, académicien, écrivain est désigné maire de Paris le 15 juillet 1789 par acclamation. C'est à ce titre qu'il remet la cocarde tricolore au roi, lors de la visite que celui-ci rend à l'hôtel de ville, le 17 juillet. Le 17 juillet 1791, la Garde nationale, sous ses ordres, tire sur les pétitionnaires qui se tiennent sur le Champ-de-Mars. Sa popularité tombe au plus bas et le 12 novembre, il démissionne. Le présent brevet établis au nom du lieutenant Guillaume-Sylvain Boula étant rédigé au début du mois de septembre 1791, il porte les signatures de Bailly et de La Fayette alors en fonction. Sy ajoute celle du greffier (Dejoly). Cependant, celle du général a été postérieurement barrée ainsi que les mots imprimés « Par Monsieur le Maire » et « Général ». Rare et beau document. 1 sheet in-folio handwritten in brown ink on both sides (382 X 246 mm.) signed Henry, La Fayette, Bailly, Poirey and Dejoly, stamped at the bottom right corner (traces of folds with old restored breaks, stains or traces of adesif ). Old paper folder. Patent of lieutenant of the Parisian National Guard bearing the signatures of Bailly, first mayor of Paris, of La Fayette, founding commander of the guard and of Joseph-Léonard POIREY, his former comrade-in-arms of the American War, then secretary general of the National Guard, document erased later. Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette (1757-1834), honored by his heroism in defending liberties during the American war of independence, was the founder of the National Guard in Paris on July 15, 1789. He remained its general until his resignation on October 8, 1791, following the revolutionary unrest of the previous months. Joseph-Léonard Poirey (1748- , who was his military secretary during the American Revolution, participated in the battles at Petersburg, Jamestown and Yorktown. Returning to France with Lafayette, he served as captain general secretary of the French National Guard at the end of 1789 and then general secretary of the Parisian troops. In 1790, the U.S. Senate confirmed President George Washington's appointment of Poirey to the rank of captain and the following year he was admitted to the Society of the Cincinnati. George Washington wrote to the Senate on May 30, 1790: "M. de Poirey served in the American Army for several of the last years of the late war, as Secretary to Major General the Marquis de la Fayette, and might probably at that time have obtained the Commission of Captain from Congress upon application to that Body. At present he is an officer in the French National Guards, and solicits a Brevet Commission from the United States of America. I am authorized to add, that, while the compliance will involve no expense on our part, it will be particularly grateful to that friend of America, the Marquis de la Fayette. And La Fayette will write on April 20, 1801. "I do but justice to Captain [Joseph-Léonard] Poirey when being called upon as a witness of his services in the American Revolution..." Jean Sylvain Bailly (1736-1793), mathematician, astronomer, academician, writer was appointed mayor of Paris on July 15, 1789 by acclamation. It was in this capacity that he gave the tricolor cockade to the king during the latter's visit to the town hall on July 17. On July 17, 1791, the National Guard, under his orders, shot at the petitioners who were standing on the Champ-de-Mars. His popularity fell to a low point and on November 12, he resigned. The present patent established in the name of lieutenant Guillaume-Sylvain Boula being written at the beginning of September 1791, it bears the signatures of Bailly and La Fayette then in office. The clerk's signature (Dejoly) is added to it. However, that of the general was later crossed out as well as the printed words "Par Monsieur le Maire" and "Général". Rare and beautiful document.
Londres, Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1785. In-8 de 22 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. Deuxième promenade de Critès au sallon. Londres, Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1785. 39 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. Troisième promenade de Critès au sallon. Londres, Paris, Hardouin et Gattey, chez les Marchands de nouveautés, 1785. 60 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. L'âne promeneur, ou Critès promené par son âne ; Chef-d'oeuvre pour servir d'Apologie au goût, aux mœurs, à l'esprit, et aux découvertes du siècle. Première édition revue, corrigée, et précédée d'une préface à la mosaïque, dans le plus nouveau goût. Pampelune, chez Démocrite, imprimeur-libraire de son Allégresse Sereinissime Falot Momus, au Grelot de la Folie, et Paris, chez l'auteur, Mde. veuve Duchesne, Hardouin et Gatey, Voland, Royez, Versailles, chez l'auteur et aux quatre coins du monde, 1786. (2)-302-(2) pp. [GORSAS (Antoine-Joseph)]. La Plume du coq de Micille, ou aventures de Critès au Sallon, Pour servir de suite aux Promenades de 1785. Premiere journée. Londres, Paris, Hardouin & Gattey, 1787. 46 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. La Plume du coq de Micylle, ou aventures de Critès au Sallon , Pour servir de suite aux Promenades de 1785. Seconde journée. Londres, Paris, Hardouin & Gattey, 1787. 39 pp.6 pièces reliées en 1 vol. in-8, basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert (reliure de l'époque).
Recueil très rare de l'ensemble des pièces en édition originale consacrées au Salon de 1785 sous le pseudonyme de Critès par Antoine-Joseph Gorsas (1751-1793) dont l’Âne promeneur illustré du portrait de l'auteur dans le texte (page 277) : « L’Âne promeneur, ou Critès promené par son âne d’Antoine-Joseph Gorsas, imprimé semi clandestinement en 1786, flétrit sans retenue par l’entremise de l’insolent Critès et de son âne ratiocineur, les mœurs, les lubies et « l’ingoût » de ce « siècle des singularités », réservant à Beaumarchais un traitement particulièrement ravageur. Un joyau de fronde littéraire publié trois ans avant le grand chambardement de 1789 qui fera de son auteur un journaliste reconnu puis une des premières victimes de la Terreur » (Philippe Hoyau). Les trois Promenades de Critès publiées un an auparavant (1785) furent suivies deux ans plus tard par la Plume du coq de Micille « superbe compte rendu publié en 1787, salué pour son originalité [dans lequel] Critès qui avoue d'emblée son naturel « curieux, bavard, indiscret et médisant » se rend au Salon muni d'une plume qui lui donne le pouvoir d'apparaître ou de disparaître à sa guise. En note, Gorsas reconnaît sa dette à l'égard de Lucien et du dialogue qu'il « fait faire entre Micille et ce coq », « un badinage vif et léger, sous lequel l'auteur déguise la morale la plus pure, et donne les leçons les plus sérieuses » [Ferran Florence. Mettre les rieurs de son côté : un enjeu des salons de peinture dans la seconde moitié du siècle. In: Dix-huitième Siècle, n°32, 2000. pp. 181-196].Antoine-Joseph Gorsas (1751-1793) imprimeur-libraire, était l'auteur de nombreux pamhlets avant la Révolution dont celui dirigé contre Loménie de Brienne en 1788 le conduisit à la prison de Bicêtre. En 1789, il fonda le Courrier de Paris devenu Courrier des (83) départemens (1790-1793) et rédigea plusieurs périodiques dont Le Courrier de Versailles à Paris et de Paris à Versailles. Député à la Convention proche des Girondins, son imprimerie fut saccagée le 9 mars 1793. Condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire, il fut exécuté à Paris le 7 octobre suivant. Monogramme en clé de sol (G?) sur le titre de la Deuxième promenade et correction manuscrite en marge de la page 13. Discrètes restaurations. Très bon exemplaire.Quérard III, 411 ; Sgard, Journalistes, n°350 ; McWilliam, A Bibliography of Salon criticism in Paris from the «Ancien Régime» to the Restoration, 1699-1827, (1991), n°399-440 ; Collection Deloynes, 333-334-335, 382-383.
PFISTER R., SRTRZYGOWSKI Joseph, CASTAGNÉ Joseph, TROISKY V, BUHOT Jean
Reference : 50113
Editions G. Van Oest, Paris, Bruxelles, 1929.
Un volume in-4° (23 x29 cm), couverture souple éditeur de couleur crème. 72 pages et 4 articles. R. PFISTER: Gobelins sassanides du Musée de Lyon ( 5 planches). Joseph SRTRZYGOWSKI: Eléments proprement asiatiques dans l’art (4 planches). Joseph CASTAGNÉ: L’Orientalisme et l’archéologie au Turkestan russe (3 planches), V. TROISKY: Expédition scientifiques soviétiques. Fouilles dans Asie centrale. Exemplaire complet de ses planches dont 2 en couleurs. Quelques très discrets signes d’âge mais TRES BON ETAT.
Londres, Paris Barrois - Desenne 0 fort in-8 Reliure d'époque
5 textes reliés en un volume: [MIGNONNEAU]. Considérations intéressantes sur les affaires présentes. Londres, Paris, Chez Barrois, 1788. Seconde édition augmentée. 207 pp. --- [CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim)]. Exhortation a la Concorde envoyée aux Etats-Généraux sous le nom du Roi. S.l., s.n., 1789. 78 pp. --- CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim). Vues générales sur la constitution françoise ou exposé des droits de l'Homme dans l'ordre naturel, social & monarchique. Paris, Desenne, 1789. 165 pp. --- CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim). Harangue de la nation à tous les citoyens sur la nécessité des contributions patriotiques. Paris, Desenne, 1789. 74 pp. --- [CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim)]. Correspondance entre M. C*** et le comte de Mirabeau, sur le rapport de M. Necker, et sur l'arrêt du conseil du 29 décembres, qui continue pour six mois, force de monnoie au papier de la caisse-d'escompte. S.l., s.n., 1789. 60 pp. >> Relié à l'époque: plein vélin tenité vert, pièce de titre avec lettre or au dos, tranches rouges. Très bon 0