à Londres, sne, 1750.
Édition originale in-8 reliée (180x120mm), pleine basane à dos lisse ornée de caissons dorés, roulette sur les coupes, tranches marbrées. (x),57pp,59pp. Lettre adressée à la Société Royale de Londres dans laquelle on prouve, par une évidence incontestable, tirée de la raison et de la pratique, qu'une femme peut concevoir & accoucher sans avoir de commerce avec aucun homme. Le texte -Lucina sine Concubitu- est signé John Abraham, pseudonyme probable de John Hill, parfois attribué au révérend père Coventry et traduit de l'anglais par Jean-Pierre Moet et Mercier de Compiègne. Sa réponse -Le Plaisir sans peine- a été traduit par de Combes. John Hill (1716-1775) obtint son titre de médecin en 1750 à Édimbourg et s'installa comme apothicaire à Londres, près de Covent Garden. Homme de théâtre puis homme de lettres il traduisit de Théophraste, Sur les Pierres précieuses et rédigea la Dissertation sur les Sociétés Royales dirigée contre ses bienfaiteurs -Martin Folkes et Baker-. Il prit le nom de sir John Hill après la parution de sa remarquable édition en 26 volumes in-folio du Système de Botanique. Son Lucina sine Concubitu pourrait bien se révéler une satire contre la Société royale de Londres qui lui refusa sa candidature et contre la théorie de Buffon sur la génération spontanée. Le texte qui suit de Richard Roe, Concubitus sine Lucina ou Le Plaisir sans peine, publié la même année -1750- est une parodie de la première partie. Exemplaire en excellente condition.
Sans lieu [Londres]. Sans nom d'éditeur. 1750. 116 x 178 mm. Reliure cartonnage, dos de basane. X + 57 pages. E.O. française. Reliure légèrement usagée. Mouillures pâles à quelques pages, sans gravité. Bon exemplaire.
1ère édition française, à la même date que l'E.O. anglaise. Très rare à cette date (plus fréquent à la date de 1752, augmenté de "Concubitus sine Lucina"). Gay-Lemmonyer, II, 917.
A Londres, chez J. Wilcox, 1752, 2 textes reliés en 1 volume in-12 de 160x90 mm environ, 39-38 pages, demi reliure en veau taupe, dos à nerfs portant titres dorés, gardes marbrées, tranches rouges. Frottements sur le cuir, sinon bon état.
En 1750, la British Royal Society a reçu un curieux rapport intitulé Lucina Sine Concubita , qui signifie «Grossesse sans rapports sexuels».La lettre a été signée par Abraham Johnson, mais c'était un pseudonyme de Sir John Hill. Son intention était apparemment de calomnier la théorie du «spermiste», selon laquelle les spermatozoïdes étaient en fait de petits hommes (homunculi) qui, placés à l'intérieur des femmes, devenaient des enfants. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Paris, Frédéric Henry, 1865, in-12, XXXVI-165-[2] pp, Demi-basane verte, dos à faux nerf orné de petits fleurons, Réédition de cet ouvrage plein d'humour du XVIIIe s, qui moque la théorie de la génération spontanée en se présentant sous la pompe d'un titre latin, Lucina sine concubitu, soit "Accouchement sans coït". Cette édition, publiée avec une introduction et des notes de J. Assézat, constitue le premier numéro d'une collection de "Singularités physiologiques", qui n'en a eu que deux. John Hill (1714) fut d'abord acteur, puis apothicaire, avant de devenir un auteur prolifique, signant près d'une centaine d'ouvrages variés : romans, pamphlets politiques ou encore traités de botanique. En 1750, après avoir échoué à intégrer la Royal Society de Londres, il lance une campagne virulente contre cette institution. En janvier, il commence par adresser à ses membres ce traité sous la forme d'une lettre signée Abraham Johnson ? Lucina sine concubitu. A letter humbly address'd to the Royal Society ? saisissant le prétexte de leur intérêt pour les recherches sur la nature. Dans cet écrit, il se moque des débats de l'époque, notamment ceux portant sur le mariage et la morale sexuelle, ainsi que sur les théories scientifiques comme le préformationnisme ou la parthénogenèse. Johnson serait ainsi l'inventeur d'une "machine cylindro-catoptrico-rotundo-cancavo-convexe"* destinée à recueillir des animalcules dans l'atmosphère; le médecin fictif les aurait ainsi administrés à une femme de chambre qui serait tombée enceinte et aurait mis au monde un enfant. Johnson en déduit que le rapport sexuel devient superflu dans la procréation, rendant le mariage inutile, voire nuisible, et enfin qu'il serait souhaitable d'interdire toute copulation pendant un an, afin de préserver des maladies vénériennes et lever le soupçon d'adultère (Fraser). Bon exemplaire. Pages un peu jaunies. Fraser, Kevin J. "John Hill and the Royal Society in the Eighteenth Century." Notes and Records of the Royal Society of London 48, no. 1 (1994): 43-67]. Vicaire VII, 559. * P. 50 de la présente édition. Couverture rigide
Bon XXXVI-165-[2] pp.