Précieux exemplaire A. Claudin, Jules Claretie et P. Villeboeuf cité et décrit par Carteret. Paris, au Bureau du Conservateur littéraire, 1819-20. 3 volumes in-8 de : I/ (1) f., 404 pp., 2 portraits hors-texte dont un à double page ont été ajoutés au début du volume ; II/ (2) ff., 404 pp. mal ch. 504 ; III/ 416 pp. Relié en demi-maroquin vert à grain long à coins, dos lisses ornés d’un motif romantique doré en long, filets dorés sur les plats. V. Champs. 197 x 125 mm.
Edition originale « extrêmement rare » (Clouzot, Guide du Bibliophile Français, p. 142) contenant notamment l’édition originale de Bug-Jargal. En 1819, par le conseil de Chateaubriand, qui avait deviné le talent littéraire des trois frères Hugo et qui s’intéressait à leur avenir, Abel fonda, de concert avec Eugène et Victor, Le Conservateur littéraire. Cette revue devait être, dans sa pensée, le complément indispensable du Conservateur politique, auquel la collaboration de Chateaubriand avait donné tant de vogue et tant d’éclat. Les trois frères qui vivaient dans une touchante harmonie, et qui n’avaient pas d’autre rivalité que l’amour des lettres, étaient à peu près les seuls rédacteurs du Conservateur littéraire, dans lequel chacun d’eux reparaissait continuellement sous différents pseudonymes et sous des initiales différentes. Chacun d’eux était tour à tour critique, poète, romancier, moraliste, pour varier la rédaction des livraisons hebdomadaires, qui produisaient toujours beaucoup d’effet dans le petit monde des écrivains, sans amener les abonnés à l’aide desquels le recueil aurait pu continuer. Enfin après dix-huit mois de persévérance et d’effort, il fallut renoncer à une publication qui ne faisait pas ses frais. « Il n’a paru de cette Revue que trente livraisons formant trois volumes in-8, Paris, A. Boucher, 1819-20. On lit dans une note du ‘Catalogue de livres provenant de la bibliothèque de M. de N***’ (1856) ‘Victor Hugo écrivait sous son nom et sous diverses initiales pseudonymes la plupart des articles de critique littéraire qu’il n’a pas recueillis dans ses Mélanges. On y trouve aussi la première édition de Bug-Jargal et des pièces de vers qui manquent encore à ses œuvres complètes. Victor Hugo signe tantôt V., tantôt H., tantôt V. d’Auverney, tantôt M., et quelquefois il ne signe pas du tout. Son frère Abel signe A. ; son frère Eugène, E. Parmi les rédacteurs, on reconnaît Theodore Pavie, Ader, J. Sainte-Marie, etc. Il faut signaler la fameuse épître Les Vous et les Tu, signée Aristide ; la Lettre de Publicola Petissot, les traductions de Virgile, de Lucain et d’Ossian, qu’on voudrait voir ajoutées aux œuvres de Victor Hugo’. » Cette revue, dit Charles Asselineau, dans sa Bibliographie romantique, 2ème édition, p. 265, « a été fondée par Eugène et Victor Hugo et rédigée, pour la plus grande partie, par celui-ci. Alfred de Vigny collabora à cette revue. » Cette édition originale est infiniment rare. Vicaire dans le Manuel de l’Amateur imprimé en 1895, ne cite qu’un seul exemplaire, incomplet, adjugé cependant 810 F Or à la Vente Noilly de 1886, enchère considérable pour l’époque. « Paul Lacroix avait acheté son exemplaire du Conservateur littéraire 80 fr. à une vente de la salle Silvestre ; cet ex. avec une nouvelle reliure en maroquin myrte jans. tr. dor. (Marius Michel) a été adjugé 810 fr., Noilly » Il était incomplet de la table du tome Ier. Carteret, dans Le Trésor du bibliophile imprimé en 1924, ne cite que deux exemplaires complets dont le nôtre « Claretie, 1918 , 3 vol. in-8, demi-maroquin de Champs vendu 3 055 F en 1918 » et un second exemplaire, dédicacé à Juliette Drouet, adjugé 46 000 F il y a 50 ans, en 1972, enchère alors considérable ; proche du prix obtenu cette même année 1972 par le superbe exemplaire des Œuvres de Louise Labé imprimées à Lyon en 1556 revêtu d’une reliure doublée aux écussons pour Charles Nodier (références : Bibliothèque R. Esmerian. Première partie, 6 juin 1972. Paris, n°82). Un tel exemplaire se négocierait aujourd’hui 300 000 €. Superbe exemplaire cité par Carteret dans lequel on a relié en tête deux portraits de Victor Hugo : l’un à la manière noire par Célestin Nanteuil, daté 1832, l’autre lithographié sur double page par V. Ratier, provenant des bibliothèques A. Claudin, célèbre bibliographe, enrichi de deux billets autographes qui lui furent adressés en juin 1900 par le romancier Paul Meurice (1818-1905), ami intime de Victor Hugo. Paul Meurice emprunte ces volumes à Claudin - son propre exemplaire étant prêté pour « l’exposition centenale du livre » - puis le complimente sur son « précieux exemplaire… avec sa reliure dans le goût du temps et les deux portraits… il est parfait » ; Jules Claretie (vendu 3 055 F en 1918) et P. Villeboeuf, éminent bibliophile du siècle dernier avec ex-libris.
Rare édition originale « tirée à 500 exemplaires seulement » (Clouzot, 145). Paris, Eugène Renduel, 1832. In-8 de (2) ff. de faux-titre et titre, xiii pp. dont un frontispice, (1) f. (second faux-titre), 387 pp., (2) ff. de table. Qq. rares piqûres. Relié en demi-maroquin vert, dos lisse orné de fleurons dorés et mosaïqués de maroquin rouge, pièce de titre de maroquin rouge, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 203 x 127 mm.
Rare édition originale « tirée à 500 exemplaires seulement » (Clouzot, 145). Carteret, I, 403; Vicaire, IV, 272. « Rare sans mention d’édition » souligne Clouzot. « Il a été tiré quelques très rares exemplaires en grand papier dont on ignore le nombre … Ouvrage capital parmi les poésies de Victor Hugo, très rare, en bel état. » (Carteret). « Recueil de poèmes de Victor Hugo qui précède ‘les Chants du crépuscule’ et ‘les Rayons et les Ombres’. Le caractère de ce recueil semble défini par l’auteur lui-même dans sa préface : ‘Des feuilles tombées, des feuilles mortes, comme toutes feuilles d’automne. Ce n’est point là de la poésie de tumulte et de bruit ; ce sont des vers secrets et paisibles, des vers comme tout le monde en fait ou en rêve, des vers de la famille, du foyer domestique, de la vie privée ; des vers de l’intérieur de l’âme. C’est un regard mélancolique et résigné, jeté çà et là sur ce qui est, surtout sur ce qui a été. C’est l’écho de ces pensées, souvent inexprimables, qu’éveillent confusément dans notre esprit les mille objets de la création qui souffrent ou qui languissent autour de nous : une fleur qui s’en va, une étoile qui tombe, un soleil qui se couche, une église sans toit, une rue pleine d’herbe [...]’. Jamais Victor Hugo n’a été plus heureux dans l’expression, plus tendre et plus vrai que lorsqu’il parle de son enfance. Les grâces, les jeux des enfants, les regrets, les affections familiales, n’ont jamais été chantés par ce poète avec autant de pathétique [...] Ces vers sont de 1830 ; Victor Hugo avait donc 28 ans quand il les écrivait. Fallait-il qu’il eut déjà plongé au fond de toute chose pour en rapporter avant le temps ces fruits amers ! Aussi cette âme d’une trempe extraordinaire ne pouvait-elle se contenter, malgré les confidences de la préface, d’une poésie au caractère purement intimiste. [....] En un mot, ses extraordinaires talents de peintre, son besoin de grandiose, de l’épique ne peuvent se donner libre cours que s’il fait assumer aux moindres souvenirs et circonstances de sa vie, un caractère héroïque, une signification exemplaire [...] C’est ainsi qu’à la voix moelleuse et tendre de Lamartine répond cette voix ardente et rauque : le légitimiste de 1820 s’apprête à devenir le chantre des grandes convulsions historiques, le poète de la tragédie des peuples. Aussi ce ‘paisible’ recueil s’achève-t-il sur une vision apocalyptique de l’Europe qui frémit encore sous la tyrannie et s’apprête à la révolte. Sainte-Beuve jugeait ainsi ‘les Feuilles d’automne’ ‘Exquis pour les gens du métier, original et essentiel entre les autres productions de l’auteur, le recueil des ‘Feuilles d’automne’ est aussi en parfaite harmonie avec ce siècle de rénovation confuse’. Le style, le rythme, y ont pris toute leur perfection. Le poète s’est surpassé en aisance et en naturel. Parmi les poèmes devenus célèbres il faut citer ‘Prière pour tous’, qui renferme des pages d’une rare beauté [...] » (Dictionnaire des Œuvres, III, pp. 89-90). Très bel exemplaire cette originale recherchée conservé dans son élégante reliure de l’époque. Ex-libris Dousse est l’amitié.
Précieux exemplaire grand de marges conservé dans son demi-maroquin vert de l’époque. Paris, Eugène Renduel, 1833. In-8 de (3) ff. y compris le frontispice gravé, IV pp., 214 pp. Relié en demi-maroquin vert à coins de l'époque, filet doré encadrant les plats avec fleurons d'angles, dos lisse orné de fleurons et doubles filets dorés, couronne dorée dans le caisson inférieur, tranches jaunes sur témoins. Reliure de l'époque. 211 x 129 mm.
Edition originale «rare et recherchée» de cette œuvre dramatique en prose par le premier poète du théâtre français (Carteret). Carteret, I, 406; Clouzot, 146; Vicaire, Manuel de l'amateur, IV, 280; Morgand et Fatout, Bulletin de la Librairie Morgand et Fatout, 3963; Solleine, Bibliothèque dramatique, II, 2735, Escoffier, Le Mouvement romantique, 993. L’édition originale fut imprimée à 2000 exemplaires, divisés en quatre tranches. Le présent exemplaire appartient à la première tranche. «Tiré à 2000 exemplaires.» Clouzot, 146. Lors de sa première représentation, le 6 novembre 1833, la pièce est un échec. Juliette Drouet, éreintée par les critiques, décide alors d'abandonner le théâtre. L’édition est ornée d’un beau frontispice gravé à l'eau-forte par Célestin Nanteuil tiré sur Chine et contrecollé. «A Londres (1553), la reine Marie Tudor, tout occupée de son favori, l’aventurier Fabiano Fabiani, encourt la colère des nobles et l’hostilité du légat impérial, Simon Renard, qui représente le prince d’Espagne, futur époux de la reine. Mais Fabiani la trahit parce qu’il aime Jane, jeune orpheline élevée par un brave ciseleur nommé Gilbert qui, l’ayant adoptée, s’apprête à l’épouser. Le favori apprend en secret que Jane est la fille et l’héritière du feu Lord Talbot, assassiné, qui donna tous ses biens à la souveraine. Il révèle alors à Gilbert qu’il est l’amant de la jeune fille. Dès cet instant, ce dernier ne rêve plus que vengeance: il offre sa vie à Simon Renard, à la condition qu’il promette de le venger. Le généreux Gilbert va trouver la reine, déjà au courant de la trahison de Fabiani. Il lui révèle l’origine de Jane et demande que la jeune fille, rétablie dans ses droits, puisse épouser Fabiani. Marie, au contraire, fait arrêter Gilbert et Fabiani comme ayant attenté à sa vie, puis elle se repent et remet sans cesse la date de l’exécution du favori qu’elle aime toujours. Quant à Gilbert, il attend son heure en silence, en songeant que Jane aime l’autre. Pour Fabiani, l’instant du supplice approche. La reine, alors, charge Jane de le faire évader. Mais cette dernière est transformée: à présent c’est de l’ouvrier qu’elle s’éprend, et elle le fait évader à la place du favori perfide dont le peuple, excité par Simon Renard, réclame la mort. Tandis que Fabiani est conduit au supplice, la reine, encore une fois, s’efforce de la sauver: que l’on rejoigne Gilbert en fuite, et qu’il en soit, en cachette, substitué à l’autre pendant la nuit. Mais Simon Renard qui a flairé la supercherie, décide de sauver l’Angleterre: c’est le favori qui tombe. L’intérêt essentiel de la pièce devait être fait dans ce contraste qui, dans l’âme de l’héroïne, oppose les aspirations de la reine et les sentiments de la femme; mais la note humaine y est étouffée par l’épaisse intrigue du mélodrame. La dernière journée (intitulée «Lequel des deux?») doit son pathétique profond à l’incertitude qui règne: on ne sait lequel tombera, du favori ou de l’ouvrier. Aussi, plus encore que les offenses à la vérité historique, la prose toute tendue vers l’antithèse, et les sentiments d’un sublime intense qui inspirent Gilbert, font de ce drame un des exemples les plus outrés du théâtre hugolien.» Dictionnaire des Œuvres, IV, p. 400. Dans sa préface, l’auteur cite Shakespeare, Corneille, Molière et Beaumarchais comme autant de maîtres à penser. Il rêve là son drame idéal : «Le but du poète dramatique doit toujours être d’atteindre tout à la fois le grand et le vrai, le grand dans le vrai, le vrai dans le grand. […]. La vérité contient la moralité, le grand contient le beau. […]. Le drame comme nous le comprenons, c’est le cœur humain, la tête humaine, la passion humaine, la volonté humaine. […]. Ce drame aurait pour lui une telle notoriété de loyauté, d’élévation, d’utilité et de bonne conscience qu’on ne l’accuserait jamais de chercher l’effet et le fracas, là où il n’aurait cherché qu’une moralité et une leçon. […]. Le théâtre civilise, explique l’histoire, conseille le cœur humain.» Victor Hugo (1802-1885) a trente ans lorsqu’il écrit Marie Tudor, une des rares pièces qu’il a composées en prose. Durant cette décennie, il se consacrera presque exclusivement au théâtre: Hernani, Le Roi s’amuse, Lucrèce Borgia, … Représentée pour la première fois le 6 novembre 1833, au Théâtre de la Porte Saint-Martin, Marie Tudor est jouée par Mlle Georges, actrice favorite de Napoléon Ier, et Jane par Juliette Drouet pour qui Victor Hugo avait écrit le rôle. Si celle-ci n’apparut qu’une seule fois sur scène sous les traits de Jane, l’auteur et elle deviendront amants quelques semaines après la première, inséparables pendant près de 50 ans. Précieux exemplaire grand de marges conservé dans son demi-maroquin vert de l’époque.
Exemplaire très pur, conserve dans son demi-chagrin vert de l’époque, de cette originale littéraire rare et recherchée. Paris, Delloye, Libraire, 1840. In-8 de (2) ff., xiii pp., (1) f., 389 pp. Relié en demi-chagrin vert de l’époque, dos à nerfs orné de filets dorés, caissons avec encadrements de 4 filets dorés, tranches jaspées. 210 x 133 mm.
Édition originale de cet « ouvrage rare et recherché » tiré à 1500 exemplaires. (Carteret). Escoffier, 1392; Clouzot p. 147; Catalogue Rothschild, 876; Bulletin Morgand et Fatout, 11204; Carteret, I, p. 412. Il n’y eut pas de tirage sur grand papier. «Les Rayons et les Ombres dépassent en grandeur et en harmonie les plus beaux chants des ‘Feuilles d’automne’. Il y a dans tout ce recueil une élévation de pensées, une douceur de sentiment, une supériorité de bienveillance, un calme majestueux […]. Dans les Rayons et les Ombres, tout est modèle, tout est beau. Il faut lire les vers qui terminent le volume et qui sont adressés à mademoiselle Louise Bertin». (Emile de Girardin, Œuvres complètes, p. 17). «Dans la pensée de l’auteur, ce volume reste lié aux trois recueils de poèmes qu’il avait publiés depuis 1830 (‘les Feuilles d’automne’, ‘les Chants du crépuscule’, ‘les Voix intérieures’) et dans lesquels se trouvent confondues les plus extraordinaires qualités d’expression et les tours les plus déclamatoires […]. Victor Hugo se dégage assez de lui-même pour atteindre à des accents bouleversants, à une grâce fière et magnifique: parmi les chefs-d’œuvre de cette veine, il faut citer ‘Les 7 août 1829’, ‘Rencontre’, ‘Oceano Nox’, ‘Caeruleum mare’, ‘Guitare’ (qui témoigne d’une surprenante virtuosité), et la ‘Tristesse d’Olympio’, poème limpide et solennel. Tous ces poèmes ont leur place dans les anthologies, et à juste titre: la plénitude du génie de Victor Hugo, alors à sa maturité, s’y manifeste, avant qu’il atteigne au lyrisme grandiose et demeuré des ‘Contemplations’». (Dictionnaire des Œuvres, V, p. 655). «Dans ‘Les Rayons et les Ombres’, le cœur du poète se montre au premier plan […]. Parmi les rayons, le plus chaudement coloré c’est le délicieux souvenir d’enfance intitulé ‘ce qui se passait aux Feuillantines en 1831’. Là le poète raconte avec une sensibilité ravissante une petite scène de famille dont il est le héros […]. Voilà les plus brillants rayons parmi ceux qui éclairent le front du poète. Non seulement on admire de pareils vers, mais on se sent meilleurs après les avoir lus: c’est le plus beau triomphe qu’un écrivain puisse se proposer. Quant aux Ombres, nous citerons comme une espèce d’andante poétique, les ‘Tristesses d’Olympio’, intimes épanchements d’une âme de feu. C’est l’auteur qui raconte les souvenirs de sa bouillante et mystérieuse jeunesse. Ce morceau est plein d’une mélancolie douce et majestueuse. Le ‘Fiat voluntas’ est déchirant; il donne un frisson glacial». (L’Université catholique, recueil religieux, philosophique, scientifique, littéraire, 1840, pp. 297-300). Exemplaire très pur, conserve dans son demi-chagrin vert de l’époque, de cette originale littéraire rare et recherchée. Seules deux bibliothèques publiques françaises possèdent cette édition originale.
Précieux exemplaire finement relié par Mercier avec les rares couvertures gris clair imprimées conservées. Paris, chez Persan, 1823. 4 tomes en 4 volumes in-12 de : I/ viii pp., 316 ; II et III/ (2) ff. et 237 pp. ; IV/ (2) ff., 347 pp. Ex libris manuscrit répété sur les titres. Reliés en demi maroquin bleu nuit à grain long à coins, filets dorés délimitant les zones de maroquin, dos lisses finement ornés en long de fers rocaille et filets dorés, non rognés, couvertures grises imprimées et dos conservées. Reliure signée de Mercier. 180 x 108 mm.
Rare édition originale du premier roman de Victor Hugo. Vicaire, IV, 236. « Un article bienveillant de Charles Nodier dans ‘La Quotidienne’, au sujet de ‘Han d’Islande’, fut le début des rapports avec Hugo et de l’étroite amitié qui s’ensuivit. » (Carteret) « Les couvertures encadrées ont été imprimées sur papiers différents, gris clair et rouge rosé ; elles sont sans nom d’imprimeur. Il en existe de muettes avec étiquettes imprimées ; ce sont celles qu’on rencontre le plus souvent. Ouvrage très rare, surtout avec les couvertures imprimées, et fort estimé. » (Carteret, I, 390). « L’action se déroule dans un royaume imaginaire d’Islande, au XVIIe siècle. Un bandit sanguinaire, Han d’Islande, terrorise la population. On entoure sa vie de sombres légendes [...] On assiste à la sombre tragédie de Han, être bestial, qui vit seul avec un ours et ne s’abreuve que de sang humain [...] Ce roman nous révèle déjà la manière de Hugo : ses contrastes violents où l’on décèle le combat perpétuel du bien et du mal. Le personnage de Han atteint à une hallucinante puissance lyrique et fait de ce livre un des documents les plus significatifs du premier romantisme ». (Dictionnaire des Œuvres, III, 347). Précieux exemplaire finement relié par Mercier avec les rares couvertures gris clair imprimées conservées. Provenance : P. Villeboeuf avec ex libris.
Magnifique exemplaire conservé dans son élégante reliure de l’époque. Paris, Eugène Renduel, 1831. In-8 de xv pp., 191 pp., (5) pp., demi-cuir de Russie fauve à coins, dos à faux nerfs orné, tranches mouchetées. Reliure de l'époque. 196 x 127 mm.
Edition originale. Bel exemplaire en reliure du temps, de la bibliothèque de tsarskoïe selo, résidence des tsars, près de Saint-Pétersbourg (cachet). «Edition originale importante et rare en belle condition» (Carteret, I, 403). On joint un manuscrit autographe de Victor Hugo (2 pages in-4) modifiant un passage de la scène deuxième de l'Acte V. Le poète a noté en marge ; "m'envoyer épreuve." Cette correction n'a pas été retenue dans les éditions ultérieures. Marion Delorme est un drame en cinq actes, en vers, représenté sur le théâtre de la Porte Saint-Martin le 11 août 1831. La pièce, terminée dès 1829, avait pour titre Un duel sous Richelieu. La censure, qui voulut voir dans le personnage du roi Louis XIII une allusion au souverain régnant, Charles X, interdit la représentation. Marion Delorme était une des plus belles et des plus intelligentes courtisanes qui défrayèrent la chronique du XVIIe siècle ; Hugo s'inspira du personnage, en le transposant dans le domaine de la poésie romantique. Dans le drame, Marion, devenue Marie, mène une existence solitaire, purifiée par l'amour respectueux et chaste de Didier, un mystérieux gentilhomme toujours de noir vêtu, mélancolique et cependant confiant en la pureté de Marion. Son amour chevaleresque le conduit à croiser le fer avec le marquis Gaspard de Saverny, ancien amant de Marion, qui a eu, en la reconnaissant, l'indélicatesse de s'en souvenir. Le duel est interrompu par l'arrivée des gardes du Cardinal, qui arrêtent Didier, tandis que le marquis leur échappe en se faisant passer pour mort. Richelieu, ennemi juré des mousquetaires du roi, bretteurs invétérés, avait ordonné la peine de mort pour quiconque serait surpris les armes à la main ; le sort de Didier est donc fixé. Marion l'aide à s'enfuir, et les deux amants se mêlent à une compagnie de comédiens ambulants. Laffemas, espion du Cardinal, reconnaît Marion et remonte aisément de là à Didier et au marquis de Saverny, qui assistait en toute tranquillité d'âme à son propre enterrement. Toute supplique au roi est vaine ; le bouffon L'Angely parvient cependant à arracher la grâce, mais le Cardinal obtient l'annulation de la mesure. Le sacrifice de Marion, qui s'abandonne au sinistre Laffemas, est lui-même inutile. Les deux jeunes gens doivent mourir et tout est prêt pour l'exécution. Quelques instants avant de mourir, Didier, qui avait maudit Marion de l'avoir trompé, est soudain touché par le désespoir de la femme ; il lui crie alors son pardon et son amour dans un mot qui la réhabilite : « Épouse ! » Le drame est dominé par la figure de Richelieu ; dans une des premières scènes, nous assistons même à une controverse littéraire sur les mérites du Cid (représenté en 1636, année au cours de laquelle l'action est censée se dérouler). Écrit six mois après Cromwell, ce drame est un des plus achevés et des plus caractéristiques du théâtre romantique ; il n'y manque aucun, ou presque, des motifs considérés comme indispensables au genre : passions impétueuses, conflits de sentiments, héros mystérieux, déguisements. On y trouve surtout, portée à la scène, une des idées les plus chères au cœur de la jeune école romantique, la réhabilitation et le rachat de la courtisane à travers l'épreuve d'un pur amour. Magnifique exemplaire conservé dans son élégante reliure de l’époque vendu 18 000 FF (≈ 3 000 €) il y a 46 ans (1978).
L’un des rarissimes exemplaires sur papier vert d’eau. Paris, Pagnerre, 1862. 10 volumes grand in-8 de : I/ (4) ff., 357 pp. (mal numérotées 355), (1) f.bl., 2 illustrations hors texte ; II/ (2) ff., 382 pp., (1) f.bl., 2 illustrations hors texte ; III/ (2) ff., 358 pp., (1) f.bl., 2 illustrations hors texte ; IV/ (2) ff., 318 pp., (1) f.bl., 2 illustrations hors texte ; V/ (2) ff., 320 pp., 1 illustration hors texte ; VI/ (2) ff., 297 pp., (1) f.bl., 2 illustrations hors texte ; VII/ (2) ff., 432 pp., 2 illustrations hors texte ; VIII/ (2) ff., 399 pp., 3 illustrations hors texte ; IX/ (2) ff., 400 pp., 2 illustrations hors texte ; X/ (2) ff., 311 pp., 2 illustrations hors texte, (2) ff. d’album. Suite des 20 gravures sur acier par Outhwaite d’après Castelli et De Neuville, publiée par Lacroix et Verboecken en 1869. Couvertures illustrées de la suite reliées en fin du tome X. Demi-maroquin rouge à coins, filets dorés aux coins et aux mors, dos à nerfs ornés de filets dorés, caissons ornés d’une grecque, têtes dorées, nombreux témoins. Reliure de l’époque signée de Champs. 238 x 150 mm.
Édition originale française de ce grand roman de Hugo, vaste réquisitoire social, publié lors de l’exil de l’auteur à Guernesey. Exemplaire de première émission, sans mention d’édition. Clouzot, Guide du bibliophile, 150 ; Talvart, IX, p.40 ; Carteret, I, 421. « Ouvrage capital et universellement estimé. Un des plus colossaux succès de librairie, c’est un des livres qui s’est le plus vendu ; il se vend et se vendra encore longtemps ». (Carteret). L’un des rarissimes exemplaires sur papier vert d’eau du chef-d’œuvre romanesque de Victor Hugo. Les bibliographes indiquent qu’il a été tiré « quelques exemplaires » sur papier de Hollande et sur papier vert d’eau « qui sont fort rares ». Carteret cite trois exemplaires sur Hollande mais aucun sur papier vert d’eau. Vicaire quant à lui ne cite qu’un exemplaire sur papier vert d’eau, celui de Jules Janin. Les exemplaires du tirage sur papier de couleur ne furent distribués que plus tard. Suite à la liquidation de l’éditeur Lacroix, de 25 qu’ils étaient, moins d’une dizaine ont survécu et il n’a pas été fait de couverture. Entreprise en 1845, dans un sentiment d’indignation et de pitié, cette épopée généreuse du peuple, fruit d’une longue élaboration ne serait achevée qu’en 1861, durant l’exil de Guernesey. Les Misérables s’inscrivaient à contre-courant des choix esthétiques du temps : tendance à « l’impassibilité » et « école de l’Art pour l’Art ». Hugo fixe d’ailleurs clairement la mission de son livre dans la Préface : « Tant qu’il existera, par le fait des lois et des mœurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers... tant qu’il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles ». « Les Misérables » s’imposèrent aussitôt malgré les premières réticences de la critique et le succès populaire fut immense. Nombreux furent les bibliographes, comme Talvart, à voir en l’édition Pagnerre la véritable originale. Il est à présent établi que l’édition belge précéda de quelques jours l’édition française. Ce roman fut le plus grand succès d'édition du XIXe siècle. Exceptionnel exemplaire dans une condition de fraicheur irréprochable, à toutes marges avec de nombreux témoins, très élégamment relié à l’époque par Champs. L’exemplaire est enrichi de la suite des 20 gravures sur acier par Outhwaite d’après Castelli et De Neuville, publiée par Lacroix et Verboecken en 1869, avec les couvertures illustrées de l’album.
1890 Paris, Conquet, 1890 ; in-4 de [2] ff., vii-223 pp., [2] ff., maroquin rouge janséniste, dos à nerfs, coupes filetées or, dentelle intérieure, entièrement non rogné, couverture (reliure de l'époque).
Édition ornée d'un portrait de Victor Hugo d'après Devéria et de 15 compositions par Michelena gravées à l'eau-forte par Boisson : un bandeau, une figure hors-texte et un cul-de-lampe pour chaque acte. Tirage à 500 exemplaires numérotés, celui-ci un des 80 sur Japon ou papier vélin (ici sur papier vélin) avec une suite des illustrations avant la lettre. Très bon exemplaire, très grand de marges, en plein maroquin rouge de l'époque. Coins inférieurs enfoncés, quelques piqûres ici et là. Carteret, Illustrés, IV, p. 208 : « Belle édition recherchée avec les états ».
Précieux exemplaire conservé dans son élégante reliure de l’époque en demi-veau bleu. Paris, Charles Gosselin, 1831. 2 volumes in-8 de : I/ (4) ff. pour le faux titre, le titre et la préface, 404 pp. ; II/ (2) ff., 536 pp. pour le tome 2. Les deux titres sont ornés de vignettes de Tony Johannot gravées sur bois par Porret. Relié en demi-veau bleu, dos lisses. Reliure de l’époque. 205 x 126 mm.
Edition originale du célèbre et premier grand roman de Victor Hugo. Carteret, I, pp. 400-402 ; Escoffier 870 ; Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIXe siècle, IV, 256-257. Exemplaire de la seconde tranche, avec le nom de l’auteur figurant sur le titre et la mention fictive « Seconde édition » au-dessous du titre. « Depuis que l’exemplaire de Gosselin est passé en vente publique (Vente Leroy, 26-27 mars 1931, n° 328), il n’y a plus de discussion possible sur le fait que la mention d’une deuxième ou troisième édition n’enlève rien au caractère d’édition originale d’un livre. L’exemplaire Gosselin-Leroy portait en effet sur une quatrième édition de Notre-Dame de Paris, 1831, la note autographe suivante : “Édition originale tirée à 1100 exemplaires qui ont été, suivant l’usage de la librairie à cette époque, divisés en quatre éditions. [Signé]. Charles Gosselin, éditeur”. » Escoffier, Le Mouvement romantique, 870. Michaux conclut de même dans le Bulletin du bibliophile, 1931 : « les exemplaires ainsi faussement désignés de seconde, voire de 3e édition appartiennent authentiquement à l’édition originale ». « Cette édition originale, en bel état, est la plus rare de toutes les œuvres de l’auteur ; elle a eu un retentissement mondial, et c’est une des plus difficiles à se procurer de la période romantique » (Carteret). Précieux exemplaire conservé dans son élégante reliure de l’époque en demi-veau bleu.
Édition originale de cet ouvrage « peu commun et très recherché » (Clouzot, 144). Paris, Mame et Delaunay-Vallée, 1830. In-8 de : I/ (2) ff., vii pp., (1) p. de personnages, 154 pp., 12 pp. Demi-maroquin rouge à grain long à coins, dos lisse orné en long, non rogné, couvertures beige imprimées conservées. Reliuré signée de Mercier succ. de Cuzin. 225 x 139 mm.
Édition originale de cet ouvrage « peu commun et très recherché » (Clouzot, 144). Carteret, I, 399 ; Vicaire, IV, 251-252. Exemplaire du premier tirage avec la page 80 chiffrée 78 et les 12 pages de catalogue d’éditeur. « C’est, avec ‘Ruy Blas’, une des meilleures pièces de l’auteur au répertoire de la Comédie-Française. » (Carteret). « Hernani est fondé tout entier sur la fatalité de la passion et sur le respect des lois chevaleresques. Ce drame, nettement inspiré par la tradition romantique, celle du “Cid” de Corneille et celle des “Brigands” de Schiller, possède une indéniable force poétique susceptible de ravir et de transporter le lecteur. La magie du verbe fait accepter les situations les plus extraordinaires. La passion amoureuse trouve, dans les célèbres dialogues entre doña Sol et Hernani, des accents impérissables. C’est parce que “Marion Delorme” avait été interdite, en 829, que le poète dut la remplacer, à la Comédie-Française, par cet ouvrage qu’il écrivit en un mois. Lors de la première représentation se déchaîna l’attaque des jeunes romantiques, conduits par Théophile Gautier, contre le public bourgeois encore attaché aux formes traditionnelles. La légendaire soirée a été racontée par Théophile Gautier lui-même dans son “Histoire du Romantisme”. De violentes polémiques suivirent ce tumulte, demeuré célèbre sous le nom de “bataille d’Hernani”, première grande bataille du nouveau théâtre romantique. » Bel exemplaire à toutes marges (hauteur : 225 mm) provenant de la bibliothèque Meeûs, avec ex libris gravé, finement relié par Mercier, avec les couvertures conservées. Ex libris Aimé Laurent.
Exemplaire Stirling, avec l'épreuve n° 1 du plus petit portrait gravé d'Hugo Bruxelles, Henri Samuel et Cie, éditeurs, [(novembre)] 1853. 1 vol. (95 x 145 mm) de 407 p. Maroquin vert-empire, plats ornés à la Du Seuil avec double filet d'en cadrement et motifs floraux aux angles, plaque d'acier gravé de forme octogonale incrustée au centre du premier plat, dos à nerfs orné de caissons d'encadrement, filets dorés et à froid, fleurons dorés, titre doré, date en pied et mention « édition princeps», tête dorée, filet sur les coupes, large dentelle intérieure, contrelats et gardes de soie à motifs empire (reliure fin XIXe). Véritable et première édition originale des Châtiments. Elle fut tirée à 2 000 exemplaires, dont un grand nombre fut détruit. Précieux exemplaire ayant appartenu à Julien Stirling, grand hugolien et hugolâtre de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Il comporte l'épreuve n° 1 du plus petit portrait gravé de Victor Hugo, particulièrement adapté au format des Châtiments, ainsi que son cuivre original, monté sur le premier plat de la reliure.
À la suite du coup d'État du 2 décembre 1851 qui voit l'arrivée au pouvoir de Louis-Napoléon Bonaparte, Victor Hugo doit s'exiler. Après avoir interrompu Histoire d'un crime qu'il ne fera paraître qu'en 1877 et au moment où il commence à rédiger son pamphlet Napoléon-le-petit, Hugo a déjà en tête son pendant satirique, qu'il songe à appeler Les Vengeresses, puis Le Chant du Vengeur, avant de chosir le seul mot de Châtiments, un «titre menaçant et simple, c'est-à-dire beau», écrit-il à son éditeur Hetzel. Le recueil connaît une double édition à Bruxelles en novembre 1853, une version officielle, auto-censurée par des lignes de points, que Hugo nomme «l'Eunuque». C'est la véritable originale du texte. Important exemplaire, avec le cuivre original et l'un des huit épreuves tirées du portrait. Il est l'oeuvre du Strasbourgeois Julien Stirling, attaché par la suite au Service historique de la ville de Paris. Il voua une passion pour Victor Hugo et une chronique toute entière lui sera consacrée en 1903 (in Le Carnet, «Un Hugolâtre [Julien Stirling]», p. 413 et suiv.). Avant l'achat de la collection par Paul Meurice pour la création du musée, Louis Koch, neveu et héritier de Juliette Drouet, avait dispersé quelques éléments de Hauteville House, dont plusieurs furent cédés à Julien Striling (provenant en particlier de la salle à manger). Stirling fit graver ce qui constitue le plus petit des portraits de Victor Hugo, dont il ne fit tiré que huit épreuves. L'une d'elle (n° 4), figure dans l'exemplaire Noilly puis Claretie de La Voix de Guernesey (Vente Claretie, n° 713), relié par Allô, ce qui permet de cerner la date de la fabrication de ce portrait du vivant de Victor Hugo (vente Noilly en 1886, Allô étant décédé en 1890). Le présent exemplaire est le sien, dans lequel il fit monter, sur le premier plat, le cuivre original de ce portrait, en conservant l'épreuve n° 1, montée en tête avant la couverture. Nous n'avons pu localiser aucune des autres épreuves de ce portrait, hormis celui de l'exemplaire Noilly-Claretie. Cette édition de Bruxelles constitue bien l'édition originale, pour ne pas dire princeps, des Châtiments. «Un grand nombre de vers y sont remplacés par des lignes de points ; mais contrairement à ce qu'ont écrit plusieurs bibliographes, je tiens de M. Paul Meurice que Victor Hugo, sans y prêter son concours, n'a jamais désavoué cette édition» (Vicaire). De la bibliothèque Julien Stirling (ex-libris). Clouzot p. 148 ; Michaux, Essais bibliographiques concernant les oeuvres de Victor Hugo, parues pendant l'exil, p. 22-23). Vicaire, IV, col. 312 ; Carteret, I, p. 415.
Paris, Société de publications périodiques, 1883. Grand in-4, en feuilles sous chemise de percaline grise, titre doré au dos et au premier plat, reproduction de la signature de Victor Hugo en noir au premier plat, ses initiales au dos.
Illustré de 27 planches hors-texte, fac-similé du manuscrit de Victor Hugo et de compositions de J.-P- Laurens, Henri Meyer, Emile Bayard, Lavastre, John Sargent, A. Marie, Rubé et Chaperon et Olivier Merson. Chacune des planches est protégée par une serpente avec légende imprimée (sauf les pl. 3, 6, 11, 13, 17, 21, 23, 25 à 27). Luxueuse édition publiée pour le cinquantenaire de la création de la pièce. Tiré à 201 exemplaires, le nôtre est un des 50 sur Japon imprimé pour le petit-fils de Victor Hugo, Georges Hugo. C'est lui, fils de Charles Hugo et orphelin de père à 3 ans, qui sera élevé par son grand-père. De cette expérience, Victor Hugo écrira d'ailleurs le livre L'art d'être grand-père. Il a ensuite appartenu au fils de Georges: François Hugo (1899-1982) qui fut orfèvre. C'est donc ce dernier qui fit l'envoi autographe, au faux-titre "à Alix Le [illisible] notre ange gardien François Victor Hugo". On y trouve, outre le texte du drame, la préface de 1832, le discours de Victor Hugo devant le Tribunal de commerce en 1832, le procès de la pièce et des notes et variantes. Chemise fatiguée. Vicaire, IV, 276. HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTs UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.
Paris, Lemerre, 1876 ; in-12. 2 ff.-403 pp.-2 ff. Demi-maroquin brun à coins, dos à nerfs, titre doré, filets dorés sur les mors et les coins, tête dorée. Deux coins frottés, dos décoloré et légères usures. Joint un petit billet autographe de Victor Hugo : "Victor Hugo qui reviendra dans 1/2 heure", retenu par deux petits bouts de papier collant.
En dehors des manuscrits, lettres, carnets, journaux ou dessins... Hugo a laissé une quantité importante de "petits papiers", ses "copeaux" comme il les appelait : notes, pense-bête, parfois comportant un simple vers, quelques mots. Ces reliquats sont néanmoins des témoignages de la vie de l'écrivain. On le saisit ici à un moment où il vient de s'éclipser, laissant seulement un billet pour annoncer son retour dans une demi-heure. On s'attend à la voir réapparaître !L'ouvrage porte en tête du faux-titre l'ex-libris manuscrit à l'encre violette de Pierre-Paul David d'Angers, petit fils du célèbre sculpteur Pierre-Jean David d'Angers. Son portrait jeune homme a été gravé sur une médaille par Victor PETER en 1881 ; en 1893 il fit paraître chez Olendorff un recueil de poésies intitulé "Balades en prose". Son père, Robert David, était lui aussi sculpteur et médaillier. Pierre-Paul était également le petit-fils, par sa mère, du peintre Paul Huet ; il mourut prématurément en 1899 (PORT, Dictionnaire historiques, géographique et biographique de Maine & Loire, 1978, t 2. Information communiquée par Mme Girard du service de documentation des Musées d'Angers). Une amitié profonde avait uni le poète au sculpteur qui partageaient des idéaux communs et connurent tous les deux l'exil. David d'Angers modela une médaille à l'effigie d'Hugo en 1828 et sculpta deux bustes du poète en 1837 et 1842. Ce petit document de la main de Victor Hugo, glissé dans le livre d'un jeune poète, est-il un cadeau du grand père à son petit fils ?
[Nicétas Periaux Ponthieu ; Baudry ; Levavasseur] - NICOLAS, Adolphe ; BARTHELEMY ; HUGO, Victor ; DELAVIGNE, Casimir ; LE COUPEUR, Victor-Eugène
Reference : 35574
(1830)
1 vol. in-8 reliure demi-basane marron, Chants du Siècle (par Adolphe Nicolas), Ponthieu et Cie Paris, Ponthieu, Michelsen et Ce, Leipzig, 1828, 2 ff. 194 pp. et 1 f. blanc / 1830. Satire Politique (par Barthélémy), A.-J. Dénain, Paris, 1830, 59 pp. / Discours en l'Honneur de Pierre Corneille (par Casimir Delavigne), F. Baudry, Rouen, 1829, 13 pp. et 1 f. n. ch. / L'Aumône (par Victor Hugo), Imprimé chez Nicétas Periaux, Rouen, Février 1830, 13 pp. et 1 f. blanc / Elégies (par Victor-Eugène Le Coupeur), Chez Levavasseur, Paris, Mars 1830, 2 ff., 31 pp. / Le Bal de l'Aumône (par Victor-Eugène Le Coupeur), Imprimé chez Nicétas Periaux, Rouen, Mars 1830, 9 pp
Très intéressant et rare recueil de plaquettes romantiques proposant notamment le très rare exemplaire de l'édition originale de "l'Aumône" de Victor Hugo (publié à Rouen au bénéfice de l'association de bienfaisance de la commune de Canteleu). Toutes les autres pièces ici présentes sont également en édition originale, ainsi de "1830, Satire Politique" ou des deux rares titres publiés par Victor-Eugène Le Coupeur, à l'instar du Hugo, chez l'imprimeur rouennais Nicétas Périaux. Quant au discours de Delavigne, il a été composé à l'occasion de la Souscription ouverte par la Société libre d'Emulation de Rouen pour éléver un monument à la gloire de Corneille. Etat très satisfaisant (rel. frottée avec fentes en mors, qq. rouss.) Escoffier, 809 (Hugo) ; Nauroy, 13 (Hugo) ; Carteret, I, 400 ; Vicaire, VI, 69 (Nicolas) ; Nauroy, 110 (Barthélémy)
Paris, édition Hetzel-Quantin Sélection Abraxas-libris Relié 1926 "MAGNIFIQUES EDITION ILLUSTREE des Oeuvres de Victor Hugo Deuxième impression de l'édition collective et définitive, d'après les manuscrits originaux, dite « Ne varietur » (Ne varietur : édition sans possibilité de changement, donc dans ce cas définitive). Réimpression en 1926 de l'édition publiée entre 1880 et 1885 (du vivant de Hugo), où l'on a ajouté les gravures de François Flameng (ainsi que d'autres gravures notamment dans ""les misérables"" et ""Notre Dame de Paris""), absentes du premier tirage car vendues comme suite en chemise et très rarement reliées dans cette première édition. 48 volumes in-8° (Octavo) (chaque volume comporte plus ou moins 500 pages) (24 * 16 cm) relié en demi-chagrin bleu nuit à coins, têtes dorées ; 250-350 pp par volume ; 50 kg. Couvertures entièrement conservées. I. Poésie (16 volumes) II. Philosophie (2 volumes) III. Histoire (3 volumes) IV. Voyage : Le Rhin (2 volumes) V. Drame (5 volumes) VI. Romans (14 volumes) VII. Actes et paroles (4 volumes) VIII. Victor Hugo raconté (2 volumes). Le premier volume publié fut le tome 1 de ""Poésie"" il contient notamment un avertissement des éditeurs dans lequel ils ont recopiés une lettre que leur adresse Victor Hugo, il y dit "" Mes chers éditeurs, c'est aujourd'hui mon jour de naissance, vous souhaitez que se soit le jour de naissance de votre édition, où doit tenir mon oeuvre tout entière ; je vous remercie et je vous obéis. Voici, pour vous aider dans votre utile travail, tous mes manuscrits ; faites en l'usage que vous voudrez... Paris, 1880."" Elle est suivi d'une petite préface de Victor Hugo. On note dans ce volume que les éditeurs on pris le soin d'y inclure les préfaces des différentes éditions des différentes oeuvres et cela dans tous les volumes que cela soit pour les romans, les poésies et les autres ouvrages. L'ensemble comporte quelques portraits de Victor Hugo, des gravures illustrant les oeuvres. La premiére page de titre nous indique que l'ouvrage est illustré de gravures à l'eau-forte d'après les dessins de François Flameng, ce qui est le cas de toute la série. La série est bien complète des cent magnifiques dessins de Flameng magnifiquement gravés. Notre exemplaire comporte en plus de celles-ci 50 autres gravures. Exemplaire attentivement collationné ; de rares rousseurs dans certains volumes, papier légèrement jauni, très bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande."
(Collectif) Raymond Escholier - G. Brito - Bertrant Guégan - Louis Jouvet - Heilbrun - P. Noriey - Sergent - G. Rhum - Charles Peignot - Jean Hugo - Victor Hugo -
Reference : AMG04
(1935)
Arts et métiers graphiques, dir. Charles Peignot, juin 1935. In-4 broché, couverture illustrée tirée sur les presses lithographiques de Mourlot frères, 81 p. Bien complet des 6 hors texte : "Hommage à Victor Hugo (Gil Blas, 1885), Portrait de Victor Hugo par Charles Hugo (litho. Mourlot), Hugo et la musique, Arbre généalogique de la famille Hugo par Jean Hugo (litho. Mourlot), Quelques pages d'un livre de Auguste Vacquerie, Hugo sur son lit de mort, par Nadar. Accroc à la coiffe supérieure, quelques frottements aux angles, oales rousseurs sur les contreplats, intérieur bon. On joint le carton d'invitation pour l'exposition Victor Hugo qui s'est tenue à la bibliothèque nationale, pour le cinquantenaire de la mort de Victor Hugo.
Lettre suivie France métropolitaine; 6,80 euros
"J.Hetzel - A.Quantin. 1881. In-8. Broché. Etat d'usage, Livré sans Couverture, Dos abîmé, Quelques rousseurs. 335 pages - dédicace de Victor Hugo sur la page de faux titre ""A Léon Richer, Victor Hugo"" (photo disponible) - plats du livre désolidarisés - dos fendu avec des manque, ouvrage désolidarisé - coiffes abîmées - quelques rousseurs sur les pages ne gênant pas la lecture.. . . . Classification Dewey : 97.2-Dédicace, envoi"
"dédicace de Victor Hugo sur la page de faux titre ""A Léon Richer, Victor Hugo"" - Léon Richer : né le 19 mars 1824 à l'Aigle et mort le 15 juin 1911 à Paris, est un journaliste libre-penseur et féministe français. Hubertine Auclert le considérait comme le père du féminisme et Simone de Beauvoir comme son véritable fondateur. Victor Hugo : est un poète, dramaturge, écrivain, romancier et dessinateur romantique français, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il est considéré comme l'un des plus importants écrivains de la langue française. Classification Dewey : 97.2-Dédicace, envoi"
Toulouse, M.J. Dalles, 1818. 1819. 1820. 1821. 1 vol. in-8. Demi-veau brun moderne, dos lisse, filet doré et médaillon encadrant le titre, tête dorée. 12pp, XVIpp, 77pp ; Titre, LXXIIpp, 93pp, [4]pp ; 10pp, XXXIXpp, 53pp, [3]pp ; Faux-titre, titre, 8pp, LXXVIpp, 74PP, [2]pp.
les débuts poétiques de Victor HugoPrécieuse réunion des quatre premières années auxquelles le jeune Victor Hugo a participé. Il s’agit des éditions originales des premiers poèmes de Victor Hugo.L’Académie de Toulouse, l’une des plus anciennes sociétés littéraires d’Europe, organisait un concours de poésie et décernait des prix. Victor Hugo, alors âgé de 18 ans, soumet quatre poèmes en 1818 puis trois en 1819. Trois autres suivront en 1820, un en 1821 et un en 1822. Après une amarante d’or pour son ode Les Vierges de Verdun lors de sa première participation, Victor Hugo, en course, sans le savoir, avec Lamartine, obtient un lys d’or, la plus haute distinction, pour Le Rétablissement de la statue de Henri IV. La suprême récompense du Lys d’or n’avait été décernée qu’une seule fois avant lui, en 1776. Depuis, elle n’a jamais été à nouveau distribuée. Sont publiés également Les Derniers bardes, poëme, en 1819, Moïse sur le Nil, Ode, qui a obtenu une amarante réservée, Le jeune banni - Raymond à Emma, Héroïde, en 1820, et Quiberon, Ode, en 1821.Il est nommé Maître ès Jeux floraux, aux côtés desquarante académiciens que comptait la prestigieuseinstitution, fondée en 1323. Victor Hugo parvint ainsi à convaincre son père du sérieux de sa vocation littéraire contrariée par des études de droit entreprises sans enthousiasme.Escoffier, Le Mouvement romantique, n° 278 : « Cerecueil est très rare ».Exemplaire grand de marges.Mouillures touchant la moitié de la page, des pagesXXVII à LXIV de l’année 1821. Taches aux troisderniers feuillets.
Paris, (Firmin Didot pour) Auguste Boulland, 1824, pt. in-8vo, Tome 1) XXXII + 371 p., une pet. tache d'encre, 2 ff. déliées / T. 2) 2 ff. + 355 p. / T. 3) 2 ff. + 355 p. / T.4) 2 ff. + 392 p., qqs lég. rousseurs, reliures en plein veau marbré, pièces de titre et de tomaison vertes aux dos, tranches marbrées. Bel exemplaire.
Bibl. Nat. de France (BN Opale Plus) donne la description de deux exemplaires différents, sous la même date; le premier correspond à notre exemplaire. Notre exemplaire ne comporte pas non plus le portrait annoncé dans les titres des volumes 3 et 4:- Notice n° : FRBNF31605503: Voltaire: Choix moral de lettres de Voltaire, précédé d'une Notice sur la vie et les ouvrages de cet écrivain célèbre, par M. Victor-M. Hugo... [Texte imprimé]. Paris, A. Boulland, 1824, 4 vol. in-12. (Bengesco 2104.). Les titres des 2 derniers t. portent : “Choix moral... précédé d'une Notice sur la vie et les ouvrages de cet écrivain célèbre et orné de son portrait". La "Notice", en tête du t. 1er est signée "Victor-M. Hugo": la "Préface de l'éditeur" qui la précède est également de V. Hugo, des fragments en ont été reproduits en effet, ainsi que la "Notice", dans "Littérature et philosophie mêlées". Une partie de ce texte, intitulée "Sur Voltaire, fragment", a paru en décembre 1823, dans le n 6 de "La Muse française", éditée par Amédée Tardieu, successeur de Boulland, avec une note annonçant la publication, chez Boulland et Cie, d'une collection de choix de lettres avec notices et portraits, destinée à la jeunesse ; choix et notices étaient confiés à V. Hugo qui, d'après "Victor Hugo raconté"..., aurait abandonné l'entreprise aussitôt après la rédaction de la "Notice" sur Voltaire. - Exemplaire ... ne comportant pas le portrait annoncé".- Notice n° : FRBNF31605504: Voltaire: Choix moral de lettres de Voltaire, précédé d'une Notice sur la vie et les ouvrages de cet écrivain célèbre et orné de son portrait... [Texte imprimé]. Paris, A. Boulland, 1824, in-12, portrait gr. par A. Tardieu, d'après La Tour. (Bengesco 2104.). Édition en 4 vol., le 4e vol. mq. ainsi que les couv. originales. - La "Notice" ... est ici anonyme. Bengesco 2104. Image disp.
Phone number : 41 (0)26 3223808
Paris, Librairie du Victor Hugo illustré 1851 1 in -8 demi chagrin 693 [p.p] Édition de Combat – La Librairie du Victor Hugo IllustréeL'ARME LITTÉRAIRE QUI A FAIT TREMBLER UN EMPIRERéunis en un seul volume massif, voici les deux brûlots les plus célèbres de Victor Hugo. Écrits dans l'urgence et la passion de l'exil, Histoire d'un Crime et Napoléon le Petit ne sont pas de simples récits : ce sont des actes de résistance. Posséder ce volume, c’est détenir le témoignage brut du duel entre le "Plus Grand Écrivain Français" et Napoléon III.Pourquoi cet exemplaire est indispensable à votre collection :Le Prestige de la "Librairie du Victor Hugo Illustrée" : Cette édition est recherchée pour son iconographie puissante. Les gravures, nerveuses et dramatiques, viennent souligner la violence du coup d'État et la force de l'indignation hugolienne.Le "double brûlot" : La réunion de ces deux textes en un seul tome crée un effet de masse critique. C'est l'intégrale de la pensée républicaine de Hugo, un objet de collection qui symbolise à lui seul le combat pour la liberté.Impact visuel immédiat : Le format de la Librairie Illustrée permet une mise en page aérée où le texte semble porté par le souffle de l'image. Un plaisir de lecture et de contemplation constant.Ancrage historique : Ce livre est une archive vivante. En tournant ces pages, vous retrouvez l'ambiance électrique du Paris de 1851 et l'amertume du poète proscrit.
« La réunion de ces deux titres dans l'édition illustrée est particulièrement pertinente. La force des images donne au pamphlet une dimension cinématographique avant l'heure. C'est le cadeau idéal pour un amoureux d'histoire ou de politique française. » correct Disponibilité sous réserve de vente en boutique, prix valable, frais de port en plus, La Poste ou Mondial Relay
Premier roman publié de Victor Hugo. Exemplaire Pourtalès Paris, Chez Persan, 1823. 4 vol. (95 x 165 mm) de VIII-316, 237, 237 et 347 p. Bradel papier caillouté, pièce de titre ornée, dos orné en tête et en pied (reliure XIXe). Édition originale.
Premier roman publié de Victor Hugo, Han d’Islande paraît le 8 février 1823, anonymement, en quatre volumes in-12, chez Persan, libraire improvisé et marquis ruiné auquel le jeune écrivain avait cédé son manuscrit pour mille francs. L’ouvrage s’inscrit dans un moment décisif de la vie de Hugo : après de longues fiançailles avec Adèle Foucher, son mariage est célébré le 12 octobre 1822, rendu possible par la pension que lui accorde Louis XVIII. C’est dans ce contexte mêlé d’inquiétudes matérielles, d’ambition littéraire et de bonheur enfin conquis que Hugo remanie ce texte commencé dès 1820. La part autobiographique n’est pas à chercher ici dans l’anecdote, mais dans une certaine intensité sentimentale : ce roman de passions extrêmes, de violence, de fidélité et d’obstacles, porte nettement la marque de cet épisod de jeunesse. La publication fut très tôt remarquée. Le Réveil, dès le 23 janvier 1823, annonçait l’arrivée prochaine d’un roman d’inspiration nordique, en le rapprochant de Walter Scott ; puis Le Constitutionnel, le 15 février, levait à demi le voile en attribuant le livre à Victor Hugo, déjà connu pour ses Odes. L’édition est signalée dans la Bibliographie de France du 8 février 1823. Hugo n’en fut pourtant pas satisfait : l’impression, fautive, était chargée de coquilles, au point qu’il souhaitera en donner dix ans plus tard une version corrigée chez Renduel, en mai 1833. Charles Nodier consacra au livre un article bienveillant dans La Quotidienne, texte fameux qui marqua le début de ses relations avec Hugo et d’une amitié appelée à compter. Mélodrame de jeunesse, volontiers excessif, Han d’Islande n’en demeura pas moins cher à son auteur, qui y reviendra par la mémoire et par l’imaginaire ; plusieurs de ses scènes ou de ses effets annoncent déjà, à distance, l’univers de Notre-Dame de Paris. Agréable exemplaire en cartonnage de l'époque : les exemplaires de qualité de cette première édition en reliure d'époque sont fort rares. De la bibliothèque Frédéric de Pourtalès (ex-libris). Vicaire, IV, 236 ; Carteret, I, 390, « Ouvrage très rare et fort estimé. »
4 volumes in-8° , reliure en demi-chagrin brun , vers 1850, dos à nerfs plats cernés de filets à froid , filets maigres dorés en tête et pied et soulignant les 2 caissons où auteur et titres sont dorés.Reliure un peu frottée aux coiffes et coins et papier de certains plats, mais en bon état général. Piqûres à plusieurs textes dont "Odes et Ballades", éparses aux" Contemplations", piqûres aux deux premiers et trois derniers feuillets des " Orientales", sinon rares; papier jauni pour les " Chants du Crépuscule", avec manque en bordure de 3 feuillets, dont un angulaire sans aucune perte de texte; quelques piqûres aux " Voix intérieures".
Ensemble composé comme suit : 1er Volume, titre au dos " Odes", renferme : Odes et Ballades . Paris, Houssiaux, 1857; ( 4), XLVI, (II), 339pp. et 1 frontispice et 3 gravures hors texte. Suivi de : Les Contemplations. Tome I. Autrefois .1830 - 1843. Deuxième édition. Paris, Michel Lévy, Hetzel, Pagnerre, 1856; ( 4), 223pp. 2ème Volume , titre au dos " Les Contemplations ", renferme : les Contemplations. Tome II. Aujourd'hui. 1843 - 1856. Deuxième édition. Paris, Michel Lévy, Hetzel, Pagnerre, 1856 ;( 4), pp. 225 - 408pp. Pour les Contemplations, mention de Deuxième édition, mais parues la même année et chez les mêmes éditeurs que l' Edition origionale.3ème Volume, titre au dos " Les Orientales - Les Feuilles d' Automne", renferme : Oeuvres Complètes de Victor Hugo. Poésie III. Les Orientales. Paris, E. Michaud éditeur, 1844; XVIII, 368pp. et Oeuvres Complètes de Victor Hugo. Poésie IV. Les Feuilles d'automne. Douzième édition. Paris, Delloye, 1841; (4), XII, 316pp.4ème Volume , titre au dos les " Chants du Crépuscule - Les Voix intérieures " , renferme : Oeuvres Complètes de Victor Hugo. Poésie V Chants du crépuscule . Paris,Renduel Delloye, 1839; 336pp. et Oeuvres Complètes de Victor Hugo. Poésie VI. Les Voix intérieures. Paris, Renduel, 1837; XIV, 320pp. Edition originale pour le dernier titre : Les Voix Intérieures. ( Reu-CO1)
Paris, Eugène Hugues 1851 in-8 demi chagrin et toile AU CŒUR DE LA PENSÉE HUGOLIENNE : LE TESTAMENT INTELLECTUELCe volume XVII est sans doute le plus fascinant pour qui veut comprendre l'homme derrière l'œuvre. Il réunit des textes rares et fondamentaux, allant de la biographie intime (Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie) aux sommets de la critique littéraire avec son vibrant hommage à William Shakespeare.Pourquoi ce volume est la clé de votre collection :L’Intimité Dévoilée : Avec Victor Hugo raconté..., vous accédez aux souvenirs les plus personnels de l'auteur, une source inépuisable pour comprendre la genèse de ses chefs-d'œuvre.Le manifeste du Génie : Dans William Shakespeare, Hugo ne parle pas seulement du dramaturge anglais ; il livre sa propre vision de l'art, du beau et de la mission du poète. C'est l'un des textes théoriques les plus puissants du XIXe siècle.Profondeur philosophique : Le recueil Post-scriptum de ma vie, publié après sa mort, offre des méditations poignantes sur l'âme, Dieu et l'éternité. C'est le Hugo philosophe dans toute sa maturité.L’hommage à Paris : Ce tome contient également ses écrits sur la capitale, le cœur battant de son œuvre, illustré avec la majesté propre à l'édition Hugues.
toile de la reliure tâchée par l'humidité, intérieur très frais Disponibilité sous réserve de vente en boutique, prix valable, frais de port en plus, La Poste ou Mondial Relay
Paris, Librairie internationale, 1866, , 3 vol. in-8. I : VIII-328 pp.; II : [3]-327 pp.; III : [3]-279 pp, demi-maroquin rouge, dos à nerfs, titre et tomaison dorés au dos, tête dorée, couverture conservée, Édition originale du roman de Victor Hugo, parue simultanément à Paris et Bruxelles selon la volonté de leur auteur, alors en exil à Guernesey. Si l'idée d'écrire un tel roman point dans l'esprit de Victor Hugo dès mars 1859, quelques mois avant la parution de la Légende des siècles (première série), sa rédaction ne débute que bien plus tard en 1864, pour être terminé l'année suivante. Le 2 janvier 1866, il écrit à Auguste Vacquerie : "J'ai la conscience de n'avoir rien fait qui dépasse ce livre ". Cette fesque sur fond marin est très attendue, avant même sa publication. En effet, deux propriétaires de journaux de l'époque, Hippolyte de Villemessant et Moïse Polydore Millaud demandent à Hugo de publier ce roman en feuilleton dans leurs journaux respectifs : L'Événement et Le Soleil. Millaud offre la somme de 500 000 francs à l'auteur, qui refuse. Il décide de contourner le poète pour s'adresser à son éditeur, Lacroix qui, lui accepte, et la diffusion du feuilleton des Travailleurs de la mer débute dans Le Soleil à partir du 17 avril 1866. Après avoir également essuyé un refus de la part d'Hugo, Villemessant riposte en offrant le livre en volumes aux acheteurs de L'Événement et aussi à ceux de la revue Le Soleil. Une bataille qui aura été fort profitable pour Hugo et son roman. Étiquette L. H. Vicaire, IV, 336; Ellisson, Les Modernités de Victor Hugo, Paris, Presses de la Sorbonne, 2004, p. 49-51. Taches et petites rousseurs, petits accrocs marginaux à la couverture, du faux-titre et du titre du tome III et quelques feuillets des autres tomes. Couverture rigide
Bon 3 vol. in-8. I : VIII-328