Amsterdam chez les wetsteins & Smith 1733, 2 volumes in-12. VIII-242+(1)-320 pages.Basane époque usagée, mors fandus, manques aux coiffes et coins usés. (CXXI)-(600 gr.).
Marie Huber Notice de Yves Krumenacker, 2007 Marie Huber est née le 4 mars 1695 à Genève, de Jean-Jacques Huber, négociant-banquier, et d’Anne-Catherine Calandrini. Son grand-père, Benedict Calandrini, est un pasteur genevois très influent, représentant de l’orthodoxie calviniste. La famille Huber s’installe à Lyon en 1711, ville où Marie habite jusqu’à sa mort, sans beaucoup la quitter. Comme partout en France, le protestantisme y est interdit, mais la famille est en lien avec d’anciens camisards et des huguenots, qui organisent des assemblées clandestines, ainsi qu’avec des piétistes radicaux suisses. En 1715-1716, Marie Huber, «sur l’inspiration de l’Esprit», se rend à Genève fulminer contre les moeurs des habitants et admonester les pasteurs. Son échec lui fait prendre peu à peu ses distances envers les phénomènes extraordinaires, même si elle n’abandonne pas ses sympathies piétistes. Restée célibataire, elle peut mener l’existence d’une fille de riches négociants. On la dit adonnée aux bonnes oeuvres et à la lecture de la Bible. Bien que n’ayant vraisemblablement pas fait de véritables études, elle se met à écrire. Des manuscrits, peut-être des conversations pieuses mises par écrit, sont lus par ses amis et édités. Un »Écrit sur le Jeu et les Plaisirs » (1722, aujourd’hui perdu), encore imprégné d’esprit piétiste, condamne toute récréation. Il a été traduit en allemand en 1736. Marie Huber entend faire oeuvre d’apologétique et combattre le déisme, avec des arguments rationnels. En 1731 sont publiés »Le Monde fou préféré au monde sage », qui attaque ceux qui ne songent qu’aux apparences et n’écoutent pas leur conscience, et »Les Sentiments différents de quelques théologiens sur l’état des âmes séparées des corps ». Cet ouvrage, plusieurs fois réédité sous différents titres (dont »Le Système des théologiens anciens et modernes »), traduit en allemand et en anglais, s’en prend au dogme calviniste de l’éternité des peines et préfère une purification inspirée de l’apocatastase (le rétablissement de toutes choses en leur pureté originelle) d’Origène. Il suscite une importante controverse, ce qui n’empêche pas Marie Huber de continuer sa réflexion. Elle propose une ample synthèse du christianisme pour, dit-elle, répliquer aux incrédules et aux esprits forts: ce sont les »Lettres sur la religion essentielle à l’homme »(1738, nombreuses rééditions, traductions allemandes et anglaises), qui peuvent apparaître, en réalité, comme représentatives du déisme. En partant des attributs de Dieu, ce livre expose une religion naturelle dont les lois ont été gravées par Dieu dans la conscience et que la religion révélée ne fait que rappeler aux hommes. Cette religion révélée s’avère ici très différente de celle des théologiens, envers qui Marie Huber est très critique. Elle publie encore, l’année de sa mort, une »Réduction du Spectateur anglais », qui reprend un certain nombre d’articles du célèbre journal de Steele et Addison (13 juin 1753). Tous ses livres sont parus sans nom d’auteur et ont généralement été considérés comme provenant d’un piétiste ou d’un déiste. Ils ont été attaqués par les théologiens protestants aussi bien que catholiques. L’influence de Marie Huber est difficile à préciser, mais elle n’est certainement pas négligeable. On sait que Jean-Jacques Rousseau a lu les »Lettres sur la religion essentielle » et que celles-ci constituent une des sources du »Vicaire savoyard ». La controverse, vive au XVIIIe siècle, sur l’éternité des peines, doit sans doute beaucoup à Marie Huber. Enfin, ses livres de 1731 ont été traduits aux États-Unis (en 1806 et 1817) et ont été lus dans les milieux unitariens. Marie Huber est en revanche presque oubliée aujourd’hui, n’ayant guère intéressé que des théologiens (qui en ont fait une aïeule du protestantisme libéral) et des historiens de la pensée philosophique.
Amsterdam, Wetsteins et Smith, 1733. 2 tomes en 1 vol. in-12 de VIII-242 pp., (2)-320 pp., vélin rigide, dos lisse, titre au dos (reliure de l'époque).
Deuxième édition augmentée de l'ouvrage paru en 1731 de la théologienne protestante et philosophe Marie Huber (Genève, 1695 - Lyon, 1753) dont l'oeuvre se situe à la rencontre du protestantisme genevois, du piétisme et des courants religieux qui annoncent certains aspects des Lumières. Composé de vingt-quatre dialogues ou « promenades » entre trois amis - Criton le philosophe, Philon l'avocat et Eraste le négociant - l'ouvrage constitue une vive critique de la société des apparences, de la vanité, de l'amour-propre et de l'hypocrisie religieuse. Sous une forme conversationnelle particulièrement originale, Marie Huber oppose la prétendue sagesse du « monde » à la véritable sagesse, fondée sur la conscience, la raison, la bonne foi et la vertu. Au cœur de l'ouvrage se trouve la notion de conscience individuelle. Sans renoncer au christianisme, Marie Huber refuse de confondre la foi avec les conventions sociales ou avec l'adhésion aveugle à une autorité extérieure. L'ouvrage participe ainsi au renouvellement de la pensée religieuse protestante au début du XVIIIe siècle et annonce les réflexions plus ouvertement théologiques de l'auteur sur la religion, la conscience et la tolérance. Ce livre, ainsi que ses autres traités comme le Système des anciens et des modernes (1731) a profondément marqué la philosophie du XVIIIe siècle, notamment Jean-Jacques Rousseau pour la rédaction de sa célèbre Profession de foi du Vicaire savoyard dans l'Émile.Bel exemplaire. Cachet ex-libris « J.K. Skranki » (?) répété, attribution manuscrite à l'encre brune à « Mlle Hubert » au titre imprimé en rouge et noir, nombreux passages soulignés au crayon.Gustave Metzger Marie Huber (1695-1753), sa vie, ses oeuvres, sa théologie, Genève, Rivera et Dubois, 1887, p. 37 ; Yves Krumenacker, Marie Huber, l’éternité des peines et le péché originel in Le péché originel XVIe-XXe siècles, édité par Bernard Hours, LARHRA, 2022.
Genève, Editions Labor et Fides 2016, 225x145mm, 317pages, broché. Bel exemplaire.
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Amsterdam, Wetsteins & Smith, 1733. In-12 de XII-310 pages, demi-veau brun à coins, dos lisse ornés de filets dorés, pièce de titre brune, supra-libros Polier Vernand en queue.
Deuxième édition de cet cet ouvrage fut mis à l'index le 15 avril 1749. L'auteur était une théologienne genevoise; elle est la fille de Catherine Calendrini. Caillet ne cite que l'édition de Londres en 1757; pas dans Dorbon. Barbier affirme n'avoir jamais rencontré la première édition (1731). Manque le feuillet de faux-titre. Bel exemplaire en provenance de la bibliothèque de Jean-Henri Polier (de Vernand), Lieutenant baillival de Lausanne, il siégea aux Conseils des Soixantes et des Deux-Cents. Il fut président de la Société économiques de Lausanne.
BEAUCHESNE. 1967. In-16. Broché. Bon état, Couv. légèrement passée, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 182 pages. Couverture rempliée.. . . . Classification Dewey : 200-RELIGION
Lettre-préface de Jean Guitton de l'académie française. Classification Dewey : 200-RELIGION
SAINT PAUL. 1980. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 160 pages. Tampon sur la page de faux titre.. . . . Classification Dewey : 231-Dieu et miracles
Préface d'André Frossard. Classification Dewey : 231-Dieu et miracles
Docteurs Erwin & Marie-Claire Wiest (propriétaire) ; Ernest Huber (artiste), Ex-libris.
Reference : 008800
Docteurs Erwin & Marie-Claire Wiest (propriétaire) ; Ernest Huber (artiste), Ex-libris. Ex-libris (102*76mm), signé au crayon. [287-1]
Erwin & Marie-Claire Wiest, médecins (propriétaire) ; Ernest Huber (artiste), Ex-libris.
Reference : 008700
Erwin & Marie-Claire Wiest, médecins (propriétaire) ; Ernest Huber (artiste), Ex-libris. Ex-libris (41*29mm), signé au crayon. [286-1]
Un ouvrage de 170 pages, format 155 x 235 mm, broché couverture couleurs, publié en 1991, Le Sarment / Fayard, collection "Des Chrétiens", bon état
Phone number : 04 74 33 45 19