La Pensée universelle, 1975, in-12, 160 pp, broché, couv. lég. salie, bon état. Edition originale. On joint une coupure de presse (L’Union, 16 juillet 1975) sur le livre (avec une photo de l'auteur)
Les souvenirs d'un gamin châlonnais durant l'occupation. Adolescent au lycée de Châlons de 1940 à 1945, Bernard Hennique, ancien journaliste à « L’Union », a pris des notes durant l’occupation de Châlons et notamment pendant sa scolarité au lycée, où l’encre gelait dans les encriers. Que le lecteur ne cherche pas dans ce livre un cours d’histoire. Il n’y trouvera que souvenirs, émotions, joies ou pleurs d’un jeune garçon face à la guerre, avec la qualité d’écriture du journaliste chroniqueur. — Un récit sur la Deuxième Guerre mondiale peut sembler être la répétition de faits connus de tous. Celui-ci est exceptionnel : il retrace non seulement les émotions d'un jeune garçon face à la drôle de guerre, mais chacun de ses regards est remis dans son contexte historique, géographique et sentimental. C'est la qualité d'écriture du journaliste chroniqueur que l'on retrouve ici. Au fur et à mesure de son exode ou de son retour vers la maison familiale, l'auteur décrit avec précision les lieux, les maisons, les ruines qu'il découvre. Le lecteur peut ainsi aisément imaginer les dégats de la guerre, ses horreurs, les trahisons et l'immense injustice qu'elle représente. L'auteur a pris des notes sur ses cahiers d'écolier pendant toute cette période. Une écriture réfléchie après les faits n'aurait pas permis une telle fraîcheur et une telle spontanéité. « Toutes ces notes prises à chaud, remises au propre dans un style direct constituent un modeste témoignage de ce que fut l'existence de milliers de gosses de son âge, confrontés aux privations de tous ordres, aux occupants, aux hivers rigoureux. » Que le lecteur ne recherche pas un cours d'histoire au travers de ces lignes. Il n'y trouvera que souvenirs, émotions, joies ou pleurs. Il imaginera aussi les écoliers rentrant sagement, un matin d'hiver dans leur salle de classe glacée, ouvrant leur cahier sur ordre du maître, et s'apprêtant à écrire, découvrant déconcertés que leurs encriers étaient gelés.