Hector France (1837-1908-, écrivain, journaliste. L.A.S., 19 juillet 1890, 3p in-8. Au peintre Marius Perret (1851-1900). « Cher Monsieur, Excusez-moi si je n'ai pas répondu plus tôt à votre aimable lettre mais je voulais dans un compte-rendu de l'exposition de Londres parler de vos deux belles toiles. Je n'ai pu hélas ! faire de compte-rendu. Le Gil-Blas qui n'a pas palpé de menaces du comité de l'exposition n'a rien voulu insérer sous prétexte que c'était une affaire d'entreprise privée et que dans ce cas, il ne faisait pas de réclame à des gens qui ne payaient pas. Vous avez par ce seul fait un aperçu de la vénalité de la presse. C'est ignoble, mais c'est ainsi. L'intérêt de nos nationaux est sacrifié à celui de la caisse de nos pontifes de journaux. Quand j'aurai le plaisir de vous voir, je vous parlerai in extenso de cette exposition française. Je suis allé dernièrement chez Mahé[?], c'est dire que nous avons causé de vous, je l'avais chargé de m'excuser en attendant que je le fis moi-même. Au revoir, cher Monsieur, agréez je vous prie mes cordiales salutations. Votre tout dévoué. Hector France ». [185]