Genève, chez Jullien, 1857. In-8 broché de XLVIII-523 pages, couverture imprimée.
Oeuvres historiques et littéraires de Léonard Baulacre. Publication de la Société d'histoire et d'archéologie de Genève. Tome I seul, sur 2. Plis et petites déchirures à la couverture (une avec petit manque), rares rousseurs.
Eleutheropoli [Leyde]; [et] Gorinchemi, Extra plateam obscuram, sine privilegio auctoris, absque ubi & quando [et] ex officinâ Cornelii Lever, 1678 [et] 1680. In-12 de [10]-146-[4] et [4]-56-[4]-13-[3] pages, plein maroquin noir du temps, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, triple filet doré encadrant les plats, tranches dorées.
Éditions originales. Beverland, dans son "Peccatum originale" avance des idées plus qu’audacieuses sur la nature du péché originel, réduit par l’auteur à la concupiscence sexuelle d’Adam et Ève et de leurs descendants." Dans le développement de son système, il fait passer en revue les termes les plus obscènes qui avaient été mis en usage par les auteurs les plus libres, lorsqu'ils ont parlé de la conjonction du mâle et de la femelle. C’est le livre plus curieux de tous ceux qu'il a fait parce que c'est celui qui est écrit avec le plus de licence." Peignot. On l'a fait suivre dans cet exemplaire, de l'édition originale – « plus rare encore », selon Debure et Peignot – de sa réfutation par Leonard van Rijssen, où il y attaque Beverland jusque dans ses retranchements, mais il n'y épargne pas les expressions injurieuses. Les deux ouvrages seront condamnés par Rome et brûlés. Beverland fut emprisonné à Leyde, mais il s'évada pour l'Angleterre "où il employa tout son argent à acheter des peintures obscènes" Peignot. Une note manuscrite précise qu'il provient de la bibliothèque de Gédéon Berbier du Metz de Rosnay, rédacteur des statuts de la manufacture des Gobelins, garde du mobilier royal et président de la cour des comptes. D'une extrêmement fine écriture, les citations en grec ont été traduites en latin. Clément, Bibliothèque curieuse, III, 272; Caillet, I, n°1124; Brunet, I, 837; Gay-Lemonnyer, I, 819; Debure, n° 852-856; Peignot, Dict. des livres condamnés au feu, I, 33; Jammes, Le bûcher bibliographique, 407.
Lausanne, éditions Demoures, Télévision suisse romande, 2002. In-12 broché, carré de 95-[1]pages couverture illustrée.
Belles iconographies en noir et blanc. Jolie publication basée sur l'entretien diffusé le 29 septembre 2000 sur la RTS. A l'état de neuf.
Genève, Jean-Léonard Pellet, 1783. In-8 broché de VIII-160 pages, premiers et derniers feuillets avec rousseurs et empoussiérés, non rogné, sous couverture de papier bleu.
Précédé de l'ordonnance du 30 décembre 1783, qui met ce code en vigueur.
Genève, chez Jullien frères, 1857. 2 volumes in-8 de XLVIII-523 et [4]-479 pages, demi-basane verte, dos lisses ornés de filets, roulettes, titre et tomaison dorés.
Illustré d'un portrait de Baulacre par Hébert en frontispice. Publication de la Société d'histoire et d'archéologie de Genève. Reliures un peu frottées, rousseurs.
FERLINGHETTI Lawrence; HIRSCHMAN Jack; KING Linda; WINANS A.D.; LOBO PORTUGES Paul; MYQUEST Evan; MANNING Adrian; VERDICCHIO Pasquale; COHEN Leonard; DAHI Soheyl; WHITELEY Catherine; PRATT David A.; RICHARDS Paul; STOLIS Alex; KLATT Singer Julia; MENEBROKER Ann; CALHOUN Harry; DOUBIAGO Sharon; MENEFEE Sarah; VOISARD Chris; EMAMI Roya:
Reference : 7672
(2013)
San Fransisco, Sore Dove Press, 2013. 21 poèmes en feuilles de 14 x 11 cm pliés en 2, intégrés dans un boite pleine percaline grise de 16,5 x 20 cm, titre argenté au premier plat et au contreplat, ruban de satin rouge pour extraire les poèmes de leur nid. En parfait état.
A deux exceptions près (Leonard Cohen et Sharon Doubiago), tous les poèmes comportent une signature autographe de leur auteur. Pas de justificatif de tirage dans la boîte, mais certains poèmes sont justifiés par les auteurs au numéro de 7 / 20.
A Dijon et se trouve à Paris, Chez L. N. Frantin / Chez Jombert fils aîné, 1783. Petit in-8 de [4]-XIV-[2]-538-X (table) pages, plein veau blond, dos à 5 nerfs orné de filets dorés, étiquette de titre bordeaux. Reliure frottée, avec quelques épidermures et manque minime à la coiffe supérieure. Quelques passages soulignés au crayon, inscription au faux-titre.
Tableaux in-texte et 2 planches dépliantes en fin de volume. Benjamin Robins était un scientifique anglais, mathématicien newtonien et ingénieur militaire. Quant à Leonhard (mal orthographié à la page de titre) Euler, c'était un mathématicien et physicien suisse, dont nous avons tous entendu parler durant les cours de maths... Traduit de l'anglais et commenté par Euler (de l'anglais, "New Principles in Gunnery"), il est encore traduit ici, en première édition française.
Edition originale du «Recueil de testes dessinées par Léonard de Vinci» appartenant au tirage avec la gravure 60 rehaussée de lavis conservé dans sa reliure de l’époque non restaurée. Références: Louvre, 2003, Léonard de Vinci, dessins et manuscrits, n° 74. Paris, 1730. Léonard de Vinci. Caylus, comte de. Recueil de Testes de caractère & de charges dessinées par Léonard de Vinci Florentin & gravées par M. le C. de C. Paris, chez Mariette, 1730. In-4. Titre gravé d'après Augustin Carrache et rehaussé de lavis sépia, et 32 planches présentant une à deux têtes de caractère gravées à l'eau-forte par Caylus d'après Léonard de Vinci et Lodovico Cigoli, soit 60 têtes en tout, tirées en bistre, la dernière rehaussée de Lavis sépia. Suivi de 22 pp. et 1 feuillet. Plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs fleuronné, pièce de titre bordeaux, roulette sur les coupes, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 287 x 216 mm. Edition originale de l'Album Caylus, comprenant 60 têtes d'expression (57 en médaillons circulaires et 3 dans des encadrements carrés ou rectangulaires) signées « C[aylus]». Chaque figure est numérotée, hormis la dernière qui porte en légende « di mano di Lodovico Cigoli ». Le comte a gravé ces figures d'après le recueil de dessins de Pierre-Jean Mariette, sauf mention contraire : la pièce 55 est tirée du cabinet du roi et les figures 56 à 59 sont issues du cabinet de Crozat. Les planches sont suivies de la Lettre sur Léonard de Vinci, peintre florentin, à monsieur le C. de C., due à Mariette, puis de deux pages du Catalogue des pièces qui ont esté gravées d'après les Tableaux, ou Desseins de Léonard de Vinci. En 1730, à Paris,«Aux Colonnes d’Hercule», paraît leRecueil de Testes de caractere et de Charges dessinées Par Leonard deVinci Florentin et gravées par M.le C. deC., soit le comte Anne-Claude deCaylus. La publication rassemble des gravures reproduisant des visages grotesques alors attribués à Léonard deVinci. Ces images sont suivies d’uneLettre sur Leonard deVinci, peintre florentin, a monsieur le C.deC., un texte d’une vingtaine de pages que Pierre-Jean Mariette signe des mots «votre très-humble et très obéissant Serviteur M***». À cette introduction est annexé un bref mais précieuxCatalogue des pieces qui ont esté gravées d’après les Tableaux, ou Dessins de Leonard deVinci. Dans cet écrit, Mariette entend décrire la «manière» de Léonard, considérations que le lecteur pourra mettre à l’épreuve, quelques pages plus loin, en examinant les images produites par Caylus. Pour ce faire, l’expert convoque des catégories désormais récurrentes dans la littérature dite artistique. La question de l’imitation de la nature et celle de la représentation des passions humaines sont ainsi passées au crible de la critique. Une démarche analogue entend définir le catalogue des (rares) estampes qui reproduisent les compositions de Léonard: Mariette s’attache à distinguer ce qui relève de la «manière» du maître florentin de celle-qu’il juge souvent peu habile-des graveurs qui ont tenté la traduction des inventions du maître. Ici, passant de la théorie à l’exercice pratique, l’expert s’appuie toutefois peu sur les catégories qu’il avait sollicitées auparavant: il insiste plutôt sur des considérations techniques, comme les lieux de conservation des œuvres interprétées, et avance quelques propos seulement sur la façon avec laquelle sont traités les passages entre la lumière et les ombres. Les «Teste de caractère et de charges» sont ainsi commentés par Mariette: Les phisionomies singulieres étant ce qui contribuë le plus à caracteriser les passions, Leonard n’étoit pas moins attentif à en faire une exacte recherche. Lorsqu’il en découvroit quelqu’une de son goût, qu’il voïoit quelque tête bisarre, il la saisissoit avec avidité ; il auroit suivi son objet tout un jour, plutôt que de le manquer. En les imitant, il entroit jusques dans le détail des moindres parties ; il en faisoit des Portraits auxquels il donnoit un air frappant de ressemblance. Quelquefois il les chargeoit dans les parties dont le ridicule étoit plus sensible, moins par jeu, que pour se les imprimer dans la mémoire avec des caracteres inalterables. Les Caraches et depuis eux plusieurs autres Peintres ne se sont gueres exercez à faire des charges que par simple badinage. Leonard, dont les vües étoient beaucoup plus nobles, avoit pour objet l’etude des passions. Ainsi, pour Mariette, bon lecteur de Vasari, qui, déjà, interprétait les « teste bizzarre » sous cet angle, Léonard reproduit des visages en « chargeant » certains traits, non par jeu (ou par moquerie) mais pour les imprimer dans sa mémoire. Le Recueil - que Mariette et Caylus destinaient à leurs « amis » - comprend soixante « têtes bisarres », toutes gravées à l’eau-forte par le comte de Caylus (à l’exception du n° 54 exécutée par Charles-Antoine Coypel). Les visages, d’hommes et de femmes, présentés sur un fond neutre légèrement ombragé, sont orientés pour les uns vers la droite, pour les autres vers la gauche. Ils sont présentés individuellement, et non par paires, comme dans d’autres traductions gravées de ces sujets, par exemple dans celles de Hans Liefrinck (vers 1550-1560) ou de Wenceslaus Hollar (vers 1645). Pour la plupart, les visages du comte de Caylus sont intégrés dans un médaillon. Ils ne sont accompagnés d’aucun commentaire, seul un chiffre et l’initiale C, de Caylus, ponctuent le cadre circulaire. La transcription tend à capturer au mieux le « ductus » du maître ; l’ambition est de suivre le trait de l’artiste afin de mieux faire connaître son art à travers l’estampe. D’ailleurs, les modèles du comte de Caylus sont connus : le graveur traduit un album de dessins à la plume, encre brune et lavis gris (en respectant leurs dimensions), aujourd’hui conservé au Louvre (inv. RF28725 à RF28785). C’est le père de Mariette qui avait acquis ce volume auprès d’un marchand parisien, après 1719. On le sait par Mariette lui-même, qui l’écrit dans ses remarques introductives : « Voilà en quoi consiste le Recueil de Têtes qui vient de passer dans le Cabinet de mon père ». On le sait aussi par une annotation que laisse Antoni Rutgers (1695-1778), amateur et marchand d’art à Amsterdam, sur l’un des exemplaires de la publication de Caylus et Mariette aujourd’hui conservé à Leyde (University Libraries, Special Collections, Art History 21219 B 14 KUNSTG RB : I B1429). Selon Rutgers, les dessins acquis par Mariette père avaient appartenu à Thomas Howard, comte d’Arundel, puis à Sir Peter Lely, peintre de la cour anglaise, puis encore à Van Bergesteyn et à Siewert Van der Schelling, collectionneurs hollandais. Mis en vente à Amsterdam en 1719, ils avaient été achetés par le marchand parisien Salomon Gautier pour la somme de 370 florins (soit 740 livres), puis par Mariette père pour 1 000 livres. Dans sa Lettre sur Leonard de Vinci, Pierre-Jean Mariette avait d’ailleurs lui aussi supposé que les dessins achetés par son père étaient passés par la prestigieuse collection du comte d’Arundel (renforçant de ce fait leur prestige). Son raisonnement n’est pas sans rappeler la démarche mise en œuvre par les chercheurs lorsqu’ils étudient aujourd’hui encore les visi mostruosi de Léonard : Le Recueil de Desseins de Têtes dont je viens de parler peut avoir appartenu à cet illustre Curieux [Arundel]. Je fonde ma conjecture sur ce que plusieurs de ces Têtes ont été gravées ci-devant par Venceslas Hollar. Vous n’ignorez pas que cet Artiste étoit au service du Comte d’Arundel, et que le riche Cabinet de ce Seigneur lui a fourni la plus grande partie des Desseins de grands Maîtres qu’il a gravez. Il semble s’être attaché par préférence à ceux de Leonard ; sans doute pour se faire honneur à la faveur d’un si grand nom. En effet le nombre des Planches qu’il a gravées d’après ce Peintre, monte à près de cent, qui composent plusieurs suites. Ces Planches sont executées comme tout ce qu’a fait Hollar, avec une propreté infinie ; l’on y pourroit seulement desirer plus de goût, et que la manière de l’Auteur y fut un peu moins déguisée. Cependant parce que ces Estampes viennent d’après Leonard, elles sont encore aujourd’hui fort recherchées des Curieux. Quoi qu’il en soit, à la mort de Pierre-Jean Mariette, en 1775, les dessins qui avaient servi de modèles à Caylus perdent leur statut d’originaux : enregistré à la vente Mariette sous le n° 787, l’album est acheté pour 240 livres seulement. On sait désormais que cet album rassemble des copies de dessins de Léonard, aujourd’hui conservés dans la collection Devonshire à Chatsworth, feuilles qui ont sans doute en effet appartenu au comte d’Arundel. Comme l’ont déjà souligné Pascal Griener, Cecilia Hurley et Valérie Kobi, il y a quelque chose de paradoxal - voire de cocasse - à cet épilogue : pour Mariette et Caylus, la contemplation attentive de modèles du passé et la reproduction fidèle d’œuvres reconnues comme originales permettent une familiarité avec l’art des maîtres anciens, intimité qui autorise des considérations pertinentes, le fameux « discours fondé en jugement ». Or, c’est à partir de copies, peutêtre d’ailleurs réalisées par un artiste du Nord (les dessins de l’Album Mariette sont aujourd’hui attribués à Constantijn Huygens le Jeune), que les deux experts ont construit leur discours sur le travail de Léonard !» Références: Louvre 2003, Léonard de Vinci, dessins et manuscrits, n°74; Cohen 623. Précieux exemplaire en reliure de l’époque non restaurée appartenant au tirage avec la gravure 60 au lavis.
Editions Adam Biro , Art / Aventures Malicorne sur Sarthe, 72, Pays de la Loire, France 1990 Book condition, Etat : Bon relié, cartonnage éditeur blanc, illustré d'un extrait des croquis de Léonard de Vinci représentant un cheval In-4 1 vol. - 78 pages
très nombreuses reproductions en couleurs tirés des carnets de Léonard de Vinci, ainsi que quelques tableaux en couleurs 1ere édition, 1990 "Contents, Chapitres : Avertissement - Léonard et les animaux - Une commande princière - Le colosse d'argile - De l'argile au bronze - Le cheval abandonné - Annexes : Les statues équestres à la Renaissance - La vie de Léonard de Vinci, 1452-1519 - Suivez le guide - Points de vue - Pour en savoir plus - Table des illustrations - Serge Bramly, né le 31 janvier 19491 à Tunis, est un romancier, scénariste, critique dart français, spécialiste de photographie. - Le Cheval de Léonard (en italien : Il Cavallo di Leonardo ou Gran Cavallo) est un monument commandé à Léonard de Vinci par Ludovic Sforza, duc de Milan. Il réussit à terminer uniquement un modèle en argile ; en s'inspirant de ce projet, deux reproductions ont été créées à partir des années 1970. - En 1482, Ludovic Sforza, le duc de Milan, propose à Léonard de Vinci de construire la plus grande statue équestre du monde : un monument à la gloire de son père François Sforza, duc de 1452 à 1466 et fondateur de la maison Sforza. Léonard sait que la qualité du cheval est très importante pour souligner le personnage et étudie tous les détails anatomiques de l'animal, en réalisant des projets préparatoires et en utilisant comme modèles quelques chevaux déjà célèbres pour leur beauté. Les projets reproduisaient les plus belles parties anatomiques de chaque cheval. Dans ses notes; il va jusqu'à noter les noms des chevaux qu'il croque et on trouve des remarques du type : « Morel Fiorentino est gros et a un beau cou... », ou bien « Ronzone est blanc, il a des belles cuisses et se trouve à Porte Comasina ». L'intention de Léonard est de sélectionner les meilleures « parties » de divers chevaux et d'en faire un montage pour obtenir le cheval idéal, afin d'honorer François Sforza. Léonard, avec ce monument, veut réaliser une uvre qui ferait oublier toutes les statues équestres précédentes, en particulier celles de Verrocchio et de Donatello, dédiées respectivement à Bartolomeo Colleoni et à Gattamelata. Léonard s'intéresse plus au cheval qu'au cavalier ; son cheval doit être le plus grand de tous, dépassant les 7 m de hauteur posé sur les membres postérieurs dans une position cabrée, un défi alors jamais tenté. Pour cela, Léonard remplit des feuilles et des feuilles de croquis d'anatomie, passant beaucoup de temps à projeter et calculer cette uvre gigantesque. Pour sa fusion, il prévoit 100 tonnes de bronze. (source : Wikipedia)" cartonnage à peine jauni sans gravité, sinon bel exemplaire, frais et propre
Paris, Librairie Tross, 1870. In-12 de LXXXIV-492-[4] pages, plein veau blond, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, triple filet à froid encadrant les plats, roulettes dorées sur les coupes.
London, T. White and co., 1823. In-8 de XXXIII-560 pages, plein veau brun, dos à 5 petits nerfs orné de filets, roulettes, pastilles, encadrements, date et titre dorés, étiquette de titre noire, triple filet doré encadrant les plats, roulette et fleurs de lys à froid sur les plats, roulette dorée sur les coupes et intérieure. Reliure frottée avec petites épidermures, premier mors fendu sur la moitié de la hauteur, premier plat détaché.
Illustré de 9 planches hors-texte et de quelques figures in-texte (il semble manquer une carte).
Paris, Mme Ve Courcier; Bachelier, 1812. 2 Volumes in-8 broché de LVIII- 530-[2]; [4] 598-[2] pages, couvertures de papier rose (insolé), étiquettes de titre aux dos. Ex-libris Comitis Revedin.
Illustré de 9 planches dépliantes. Cet ouvrage fut rédigé par Euler pour la princesse d'Anhalt-Dessau.
A Lyon, par Jean Molin, 1659. In-16 de [8]-535-[9] pages, basane du temps recouverte d'un joli papier marbré, étiquette de titre manuscrite au dos. Travail ancien, propre à cette bibliothèque.
"Cet écrit, qui est la présentation en français de la philosophie scolastique, est une sorte de dictionnaire recueillant les commentaires des mots essentiels qui relèvent de chaque partie de la philosophie scolastique, c’est-à-dire la logique, la morale, la physique, la métaphysique et la théologie." Keisuke Misono, in Courrier, n° 26, éd. Centre international Blaise Pascal. L'auteur fut grand adversaire de Port-Royal. L'ouvrage connut un certain succès, et le texte en fut augmenté , "C'est ce qui m'a obligé de grossir et enfler ce bouquet, d'un grand nombre de fleurs […]" L'auteur dans l'avis au lecteur.
Genève, Alex. Jullien, 1971. In-8 broché de XI-211 pages, couverture imprimée sous jaquette illustrée.
Tome 44 des Mémoires et documents publiés par la Société d'Histoire et d'Archéologie. Petite découpe au coin supérieur du premier plat, petite déchirure sans perte à la jaquette qui comporte aussi quelques traces de plis.
Paris, H. Nicolle [et] Treuttel et Würz, 1809 - 1818. 16 volumes in-8, plein veau raciné brun, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièces de titre et tomaison vertes. Les reliures des cinq derniers volumes comportent quelques menues différences. Agréable exemplaire bien relié.
Première édition parisienne et intrégrale. Quatre volumes furent publiés à Zurich entre 1807 et 1808. L'auteur, membre du groupe de Coppet, outre son oeuvre d'historien fut un économiste qui, en précurseur, évoqua une nécessaire redistribution des richesses dans son ouvrage "Nouveaux principes d'économies politiques".
Paris, Lib. de Brissot-Thivars, 1829. 1 vol. in-8 de 446 pages, demi-basane brune, dos lisse orné. Dos frotté, léger accroc en haut du dos, coiffe sup. manquante, tranches marbrées. Page de titre lègèrement déboitée, pliée et tachée, avec un tampon. Rares rousseurs.
New York, Horizon Press, [1980]. In-8 de 208 pages, pleine toile noire d'éditeur, titre argenté au dos, jaquette illustrée en deux tons, très légèrement poussiéreuse.
Illustré de 37 photographies in-texte en noir. L'auteur fut pianiste, producteur et compositeur anglais de jazz mais aussi et surtout journaliste et critique musical. Le texte ici est en version originale, donc en anglais.
Berne, Société typographique, 1775. 3 volumes in-8 de VIII-309; VIII-315; X-351 pages, demi-maroquin beige à coins, dos lisses ornés de filets et fleurons dorés, pièces de titre et tomaison en maroquin rouge, tranches rouges.
Illustré de 19 planches rempliées hors-texte. "Ces lettres rédigées à Berlin entre 1760 et 1762 et publiées à St. Pétersbourg de 1768 à 1772 constituent un brillant exemple de vulgarisation scientifique destiné à un lectorat non spécialisé. Écrites par le grand mathématicien bâlois Euler (1707-1783), elles ont immédiatement rencontré un véritable succès populaire dès leur première publication. Rédigées dans un français limpide, elles ont été traduites dans de nombreuses langues. Euler aborde ici tous les sujets en dehors des mathématiques proprement dites, comme l'astronomie, la mécanique, l'optique, la musique, la philosophie et la logique, domaine auquel il a personnellement contribué de manière significative. " PPUR. Il s'agit des cours qu'il avait donnés à la princesse d'Anhalt-Dessau, nièce de Frédéric le Grand. Coins frottés, petites manque de papier à un plat, un mors à peine fendu.
A Lyon, chez les frères Périsse, 1763. In-12 de [2]-206; 106 pages, demi-veau brun à coins, dos lisse orné de filets, roulettes et titre dorés, étiquette de titre caramel, tranches jaunes. Quelques rousseurs, nom de possesseur calligraphié à la page de titre.
Vignettes de titres, bandeaux et culs-de-lampe. Eloge de Maurice Comte de Saxe - Eloge de Henri-François Daguesseau - Eloge de René Duguay-Trouin - Jumonville - Ode à Monsieur Moreau de Sechelles - Epitre au peuple - Ode sur le temps - Les devoirs de la société.
Genève, J. J. Paschoud, 1801. In-8 de XIV-327 pages, demi-veau beige, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre rouge et de bibliothèque verte. Bel exemplaire, à toutes marges.
Illustré d'une planche dépliante à la fin. Edition originale. Le Tableau de l'agriculture toscane est le premier ouvrage publié par Sismondi à son retour d'Italie en 1801 et contient en germe les principes de la pensée de l'économiste-historien genevois. A côté de considérations purement agronomiques, plusieurs observations économiques: sur la population, sur le mariage, sur les avantages comparés des grandes et des petites exploitations, sur la condition des cultivateurs, généralement peu opulents; et, enfin sur l'agriculture: ce n'est pas elle qui a enrichi l'Italie, mais la liberté et le commerce, alors que le despotisme l'a ruinée et dépeuplée. De la bibliothèque du Château d'Hauteville (ex-libris). I.N.E.D. 4222.
LA FAYETTE (Gilbert du Motier de), POIREY (Joseph-Léonard), BAILLY (Jean Sylvain), BOULA (Guillaume-Sylvain).
Reference : 4503
(1791)
Hotel de ville de Paris, 1er et 6 septembre 1791. 1791 1 feuille in-folio manuscrite à l'encre brune recto-verso (382 X 246 mm.) signée Henry, La Fayette, Bailly, Poirey et Dejoly, cachet en bas à droite (traces de plis avec cassures ancienement restaurées, taches ou traces d'adésif ). Chemise de papier ancien.
Brevet de lieutenant de la Garde Nationale Parisienne portant les signatures de Bailly, premier maire de Paris, de La Fayette, commandent fondateur de la garde et de Joseph-Léonard POIREY, son ancien compagnon darmes de la Guerre dAmérique, alors secrétaire général des Gardes nationales, document raturé postérieurement. Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette (1757-1834), auréolé par son héroïsme à défendre les libertés pendant la guerre dindépendance américaine, est en 1789 le fondateur de la Garde nationale à Paris le 15 juillet 1789. Il en demeure le général jusquà sa démission le 8 octobre 1791 suite aux troubles révolutionnaires survenus les mois précédents. Joseph-Léonard Poirey (1748- , qui fut son secrétaire militaire pendant la Révolution américaine, participe à aux batailles à Petersburg, Jamestown et Yorktown. Rentré en France avec Lafayette, il sert comme capitaine secrétaire général de la Garde nationale française fin 1789 et ensuite secrétaire général des troupes parisiennes. En 1790, le Sénat des États-Unis confirme la nomination de Poirey par le président George Washington au grade de brevet de capitaine et, l'année suivante, il est admis dans la Society of the Cincinnati. George Washington écrit au sénat le 30 mai 1790 : « M. de Poirey served in the American Army for several of the last years of the late war, as Secretary to Major General the Marquis de la Fayette, and might probably at that time have obtained the Commission of Captain from Congress upon application to that Body. At present he is an officer in the French National Guards, and solicits a Brevet Commission from the United States of America. I am authorised to add, that, while the compliance will involve no expense on our part, it will be particularly grateful to that friend of America, the Marquis de la Fayette. Et La Fayette écrira le 20 avril 1801. « I do but justice to Captain [Joseph-Léonard] Poirey when being called upon as a witness of his services in the American Revolution... » Jean Sylvain Bailly (1736-1793), mathématicien, astronome, académicien, écrivain est désigné maire de Paris le 15 juillet 1789 par acclamation. C'est à ce titre qu'il remet la cocarde tricolore au roi, lors de la visite que celui-ci rend à l'hôtel de ville, le 17 juillet. Le 17 juillet 1791, la Garde nationale, sous ses ordres, tire sur les pétitionnaires qui se tiennent sur le Champ-de-Mars. Sa popularité tombe au plus bas et le 12 novembre, il démissionne. Le présent brevet établis au nom du lieutenant Guillaume-Sylvain Boula étant rédigé au début du mois de septembre 1791, il porte les signatures de Bailly et de La Fayette alors en fonction. Sy ajoute celle du greffier (Dejoly). Cependant, celle du général a été postérieurement barrée ainsi que les mots imprimés « Par Monsieur le Maire » et « Général ». Rare et beau document. 1 sheet in-folio handwritten in brown ink on both sides (382 X 246 mm.) signed Henry, La Fayette, Bailly, Poirey and Dejoly, stamped at the bottom right corner (traces of folds with old restored breaks, stains or traces of adesif ). Old paper folder. Patent of lieutenant of the Parisian National Guard bearing the signatures of Bailly, first mayor of Paris, of La Fayette, founding commander of the guard and of Joseph-Léonard POIREY, his former comrade-in-arms of the American War, then secretary general of the National Guard, document erased later. Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette (1757-1834), honored by his heroism in defending liberties during the American war of independence, was the founder of the National Guard in Paris on July 15, 1789. He remained its general until his resignation on October 8, 1791, following the revolutionary unrest of the previous months. Joseph-Léonard Poirey (1748- , who was his military secretary during the American Revolution, participated in the battles at Petersburg, Jamestown and Yorktown. Returning to France with Lafayette, he served as captain general secretary of the French National Guard at the end of 1789 and then general secretary of the Parisian troops. In 1790, the U.S. Senate confirmed President George Washington's appointment of Poirey to the rank of captain and the following year he was admitted to the Society of the Cincinnati. George Washington wrote to the Senate on May 30, 1790: "M. de Poirey served in the American Army for several of the last years of the late war, as Secretary to Major General the Marquis de la Fayette, and might probably at that time have obtained the Commission of Captain from Congress upon application to that Body. At present he is an officer in the French National Guards, and solicits a Brevet Commission from the United States of America. I am authorized to add, that, while the compliance will involve no expense on our part, it will be particularly grateful to that friend of America, the Marquis de la Fayette. And La Fayette will write on April 20, 1801. "I do but justice to Captain [Joseph-Léonard] Poirey when being called upon as a witness of his services in the American Revolution..." Jean Sylvain Bailly (1736-1793), mathematician, astronomer, academician, writer was appointed mayor of Paris on July 15, 1789 by acclamation. It was in this capacity that he gave the tricolor cockade to the king during the latter's visit to the town hall on July 17. On July 17, 1791, the National Guard, under his orders, shot at the petitioners who were standing on the Champ-de-Mars. His popularity fell to a low point and on November 12, he resigned. The present patent established in the name of lieutenant Guillaume-Sylvain Boula being written at the beginning of September 1791, it bears the signatures of Bailly and La Fayette then in office. The clerk's signature (Dejoly) is added to it. However, that of the general was later crossed out as well as the printed words "Par Monsieur le Maire" and "Général". Rare and beautiful document.
Phone number : 06 81 35 73 35
Edward B. Marks 1932
Bon état Format Américain Piano,Ukulélé
1838 Paris, Alphonse Levavasseur et Cie, Bourmancé, 1838, 4 tomes en 4 volumes in-8 de XIX-(1)-355 pp. ; (4)-378 pp. ; (4)-339 pp. ; (4)-348 pp., reliure de l'époque de pleine percaline bleue, dos ornés de filets dorés soulignés de filets à froid, encadrements de double-filets à froid sur les plats, très bel exemplaire d'une grande fraîcheur.
Rare édition originale publiée chez Levavasseur et Cie, augmentée des tomes III et IVqui parurent la même année chez Bourmancé. Léonard-Alexis Autié dit Léonard (1750?-1820), fut le coiffeur favori de la reine Marie-Antoinette dès 1780, mais également le fondateur du Théâtre de Monsieur en 1789. Léonard fut le coiffeur attitré de la reine jusqu'en 1787, à cette date son jeune frère Jean-François pris sa suite, et c'est ce dernier qui aurait suivi la reine lors de la fuite de Varennes. Léonard fut un coiffeur excentrique qui sut imposer des coiffures originales d'une hauteur vertigineuse, dont la reine et les dames fortunées de la cour raffolaient. La coiffure à la "Belle Poule" demeure un bel exemple de cette mode extravagante.
Cianchi (Mario) sur Léonard de Vinci - Carlo Pedretti (Introduction)
Reference : 74117
(1984)
Editeur Becocci Malicorne sur Sarthe, 72, Pays de la Loire, France 1984 Book condition, Etat : Bon broché, sous couverture imprimée éditeur marron, illustrée d'une épure de machine de Léonard de Vinci (structure géométrique) grand In-8 1 vol. - 96 pages
très nombreuses reproductions des manuscrits de Léonard de Vinci avec des dessins en couleurs, quelques photographies en noir et blanc de reconstitutions de machines 1ere traduction en français Contents, Chapitres : Carlo Pedretti : Préface - Alessandro Vezzossi : Engrenages de cosmogonie - Marco Cianchi : Léonard de Vinci et les machines - Machines de guerre - Machines hydrauliques - Machines volantes - La mécanique de Léonard tres legere courbure sans gravité au coin supérieur droit du volume, sinon bon état, intérieur frais et propre
L’une des plus précieuses et des plus rares suites de l’école de Fontainebleau, gravée sur cuivre. Paris, s.n. [Jean de Mauregard], 1563. Petit in-folio de (4) feuillets oblongs repliés : titre, épître dédicatoire au roi Charles IX signée Jehan de Mauregard, et 4 pages de texte en langue latine de Jacques Gohory, suivies de 25 planches gravées (sur 26, la n°19 est manquante) en noir sur double page, montées sur onglets. Qq. taches marginales, inscriptions manuscrites biffées en marge inf. de 4 planches. Les planches ne sont pas légendées contrairement à celles des tirages ultérieurs. Plein veau brun granité, filet à froid autour des plats, dos à nerfs richement orné, pièces de titre en maroquin rouge et citron, coupes décorées, tranches rouges, charnières, coiffe supérieure et coins restaurés. Reliure vers 1720. 228 x 162 mm.
Première édition du tirage en latin, beaucoup plus rare que le tirage français. Un seul autre exemplaire du tirage latin répertorié sur le marché, l’exemplaire Wittock, revêtu d’une intéressante reliure Renaissance, avec 7 planches manquantes remplacées au XXe siècle par des planches d’un tirage ultérieur et deux planches avec légendes du tirage postérieur, adjugé GBP 89250 par Christie’s London le 7 juin 2004, il y a 17 ans. Précieux et remarquable premier tirage avant légende et numérotation de la majorité des planches ; l’exemplaire, proche du n°519 du Harvard College, ayant comme celui-ci 8 planches de second tirage avec numérotation mais avant les légendes : 13-18 ; 21 et 26. « Title-page without ornamentation. The volume consists of four preliminary leaves and twenty-six engraved plates of the story of Jason and Medea, approximately 63/16 x 9". The first is unsigned, the others are signed with the monogram "RB" of René Boyvin, and the last is signed in addition to the monogram, « Leonardus thiri. inuē. Renatus. .F » « In his dedication to Charles IX in French issue. Jean de Mauregard writes, "I’en ay faict desseigner & pour-traire curieusement les figures par Leonard Tyri de Belges peintre excellent (comme l'œuvre descouure) & apres faict tailler en cuiure par René Boyuin natif d'Angers : ny espargnant ne les frais ne la sollicitude, en esperance de vous en faire present qui pourroit estre agreable : fust pour la lecture du livre ou par-auenture pour patron de quelque tapisserie à orner vn jour les sales de vos magnifiques palais . . . ou pour une peinture exquise à enrichir quelque galerie" (recto of 2nd prelim. leaf). Leonard Thiry worked at Fontainebleau under Rosso and Primaticcio from 1536 to about 1542 (The Jason plates were attributed to both these masters when issued by later publishers.) Each scene measures about 3 3/8 x 5", while the remainder of the copperplate comprises an elaborate border displaying a fantastic assortment of figures, putti, grotesques, birds, animals, and cartouches containing small scenes. It is this wealth of invention in the borders, sometimes eclipsing the scenes themselves, that makes this a major work in the Fontainebleau tradition. For a study of the Jason series, and the extent to which Mauregard's plan of providing an artist's model book was realized, see J.-J. Marquet de Vasselot, "La conquête de la toison d'or et les émailleurs limousins du XVIe siècle," La revue de l'art ancien et moderne, vol. 34 (July-December 1913), p. [241], 253, [333}-345, reproductions. See also, Levron, Boyvin, p. 29-[34], P. 66-67, nos. 16-41, full series reprod. plates XIX-XLIV. Boyvin is one of the most influential figures in the early history of engraving in France. Robert Dumesnil (vol. 8, p. 36-44, n° 36-44) describes the copperplates in three states: first unnumbered, second with small numbers added at the top of the plate, and third - a much later impression - with the numbers removed. This copy contains a mixed set, the majority in the first state, but plates 13-18, 21 & 26 in the second, with the numbers. The fine, dark impression in this copy are particularly effective for the night scenes of n° 14, 18, and 23. The preliminary leaves are printed in roman and italic letter with three excellent grotesque initials. Mauregard’s dedication is dated July 3rd and the privilege, July 14th of 1563. (Harvard, French Sixteenth, n°519). L’une des plus précieuses et des plus rares suites de l’école de Fontainebleau, gravée sur cuivre par René Boyvin sur les dessins de Léonard Thiry, l’un des premiers peintres appelés à Fontainebleau par le roi François Ier collaborateur de Rosso et de Primatice dans la décoration du palais. Harvard, French 16th century books, II, n°519 ; Peter Ward Jackson, Some mainstreams and tributaries in European ornaments from 1500 to 1750, 1967, p. 10-13 ; Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, p. 199 ; Brunet, II, 1648. L’ouvrage tire son origine d’une commande de Jean de Mauregard qui, pour la distraction de Charles IX, avait demandé à Gohory cette narration mythologique de la conquête de la Toison d’or. Mauregard, dans sa dédicace, prend en compte la dimension de « répertoire décoratif » de l’illustration et en fait présent au roi. En 26 tableaux de grand format (230 x 160 mm) Léonard Thiry excelle à traduire les épisodes multiples de la légende de Jason, insérés dans de magnifiques bordures très élaborées dont la richesse et la verve imaginative placent l’œuvre dans la grande tradition de l’école de Fontainebleau. « Ces estampes devaient servir de patron pour les grandes tapisseries royales ». J. Gohory. « A la suite des guerres d’Italie, François Ier se donne tout entier au projet de faire fleurir l’industrie, le commerce et les lettres. Les fêtes données par le roi plus élégantes que somptueuses offrent les plus brillantes images de la chevalerie. Sa curiosité presque universelle le poussait à acheter des tableaux précieux et à les proposer en modèle aux artistes français. Il visitait dans leurs ateliers le Primatice, Léonard de Vinci, et excitait l’émulation des artistes français. Il entreprit ainsi le Louvre et fit bâtir les châteaux de Fontainebleau, de Chambord et de Madrid en s’entourant des plus grands peintres et sculpteurs de l’époque. » Le peintre Léonardo Thiry fut ainsi appelé par François Ier à exercer ses talents à Fontainebleau où il travailla à partir de 1535 en collaboration étroite avec Rosso et Primatice. Il participa ainsi à la décoration de la galerie François Ier puis de 1537 à 1550 à la Porte Dorée. La dépense consentie, le recrutement des artistes, l’effort d’invention, la perfection des ornements et l’originalité du résultat ont fait de la galerie François Ier à Fontainebleau une péripétie essentielle de l’histoire de l’art français. Le répertoire décoratif à la base de guirlandes de putti, de chutes de fruits est une synthèse étourdissante du décor italien adapté au goût français, le traitement et la gaieté du maniérisme italien acclimaté en France en font une création inédite définissant pour la France, l’école de Fontainebleau et la Haute Renaissance ». André Chastel, L’Art français, II, 163-164. Précieux exemplaire du superbe tirage latin, rarissime, d’un contraste exceptionnel, conservé dans sa reliure en veau décoré vers 1720, provenant de la collection A. Brölemann.