Académie royale de Belgique, Classe des Beaux-Arts, 1993. 25 x 16 cm, 238 pp. Broché sous jaquette illustrée. Avec 21 figures en noir et blanc in texte. Bel exemplaire. Issu d'un mémoire dirigé par Philippe Roberts-Jones, cette étude constitue le premier ouvrage jamais consacré à cet auteur de décorations murales d'esprit symboliste, dont l'oeuvre de chevalet demeure presque inconnu. L'ouvrage de Guy Vanbelligen apporte de nouvelles considérations sur les liens entre peinture et architecture ainsi que sur les rapports entre artistes et pouvoirs publics. Un essai catalographique enrichit cette monographie. Redécouverte dans les années soixante-dix, à la suite des expositions inaugurales sur le Symbolisme en Europe (1976) et Fernand Khnopff (1979), l'oeuvre d'Albert Ciamberlani (1864-1956) demeura néanmoins marginale, sans doute en raison de sa spécialisation qui délaissait le tableau au profit de la composition monumentale et du mur.En son temps, cet artiste était pourtant "aussi célèbre et apprécié que ceux qui sont aujourd'hui considérés comme les grands noms du symbolisme et de l'idéalisme belges." Avec ces derniers, il prit part aux débats importants, fut membre fondateurs de groupes novateurs, avant d'atteindre une "consécration qui se manifeste par des commandes publiques, par son accession au professorat dans un Institut supérieur des Beaux-Arts, par sa participation aux expositions officielles d'art belge à l'étranger ou encore par son entrée à l'Académie royale de Belgique."