[Paris] Imprimerie de la veuve d'Houry, & Debure 1789 in-4 en feuilles, cousu
Titre, 35 pp.Saffroy I, 5461. Après une introduction sur les fondations et les revenus de l'Ordre, le mémoire cherche à prouver que ses bénéfices ne doivent pas être confondus avec les bénéfices ecclésiastiques, mais déclare qu'il se soumet d'avance entièrement à tout ce que les États généraux décideront.Issu d'une ancienne famille provençale, Henri-François de Guiran de La Brillanne (1727-1790) avait été reçu chevalier de Malte en 1743 ; il fut ensuite bailli de la Capelle en 1759, bailli et grand croix de Malte, ambassadeur de la Religion à Rome en 1787-1789 puis à Paris."Le débat (…) s'engage en septembre 1789, et il faut à tout prix faire admettre que les biens de l'Ordre sont ceux d'une puissance étrangère. Le bailli de La Brillanne a quitté Rome pour devenir ambassadeur à Paris. Il arrive déjà très malade, il mourra peu après son arrivée, mais il s'efforce encore de défendre l'Ordre. Il fait écrire et publier un Mémoire sur l'Ordre de Malte où il rappelle les services rendus par l'Ordre à la France" (Engel, "Histoire de l'Ordre de Malte", p. 291 et 356)