Paris, imprimerie de Madame Huzard, janvier 1821, in-folio, [1] feuillet de titre, [2] pages de texte et 12 planches sur cuivre, avec autant de feuillets explicatifs, Oblong, maroquin olive du Levant, dos lisse et fleuronné, dentelle en encadrement des plats, roulette intérieure et sur les coupes, tranches dorées, Première livraison, en édition originale, de cet atlas d'ingénierie agricole. Il a été publié, en tout, 26 planches, "inventé(es), dessiné(es) et gravé(es)" par Guillaume. Guillaume, dont la charrue "à la Guillaume" fut couronnée par la Société Centrale d'Agriculture du département de la Seine, développa de nombreuses machines et instruments agricoles. Il les présente, en texte et en image, dans la présente publication : charrue à la guillaume, charrue dite Tourne-oreille, charrue sans roue dite araire, charrue à deux raies, charrue à quatre raies binette, hoüe à cheval, extirpateur, herse triangulaire, scarificateur, hache paille, moulin à bras, coupe-racines, et surtout en fin de volume le plan d'une batterie propre à battre toutes sortes de grains. Exemplaire aux armes de Maximilien Ier, roi de Bavière, (fuselé en bande d'azur et d'argent, chargé en coeur d'un écusson de gueules, à une épée d'argent garnie d'or passée en sautoir avec un sceptre d'or, le tout surmonté d'une couronne royale du même). Au moins deux exemplaires des Instrumens de Guillaume semblent avoir été reliés de même et porter des armes de princes, soit celui du château de Chantilly, frappé du fer du duc de Bourbon, et l'exemplaire cité dans l'OHR (pl. 2552, fer n° 6), aux armes de Louis-Antoine d'Artois, duc d'Angoulême : il s'agit vraisemblablement d'exemplaires de présentation. Lacune centrale à un feuillet, avec perte de texte, tache d'encre en marge de la dernière planche, sans atteinte à la gravure, rousseurs et mouillures claires. Quérard III, 533 (ne connaît que la première livraison). Couverture rigide
Bon [1] feuillet de titre, [2]
GUILLAUME DE TYR; PARIS, Alexis Paulin (éditeur scientifique)
Reference : 97348
(1879)
Paris, Firmin Didot, 1879-1880, in-4, 2 vol. : XXVII-559 pp, 4 plans et cartes (dont 1 carte à double pp. en coul.); 527 pp, 1 carte à double page en coul, Demi-chagrin rouge à coins de l'éditeur, dos à faux nerfs ornés de croix de Jérusalem, gardes noires tapissées des mêmes croix et de médailles centrales à l'effigie de Baudouin IV, têtes dorées [Smeers], L'Historia rerum in partibus transmarinis gestarum, restée inachevée à la mort l'archevêque de Tyr Guillaume (entre 1184 et 1186), est une source de première main pour l'histoire de la Première Croisade. Le médiéviste Paulin Paris (1800-1881) présente ici le texte français du XIIIe siècle, revu et annoté. Bel exemplaire. Légers frottements. Couverture rigide
Bon 2 vol. : XXVII-559 pp., 4
Paris, Librairie de la société typographique, 1808, in-8, XVI-429-[1] pp, Demi-basane fauve de l'époque, dos lisse et fleuronné, pièce de titre et de tomaison rouge, Cinquième année du Spectateur français au XIXe siècle, ou Variété morales, politiques et littéraires, recueillies des meilleurs périodiques. Elle comporte, aux pages 310-319, un commentaire en faveur du créationnisme, signé "G. A. de L.", en réaction aux articles "Nature", "Lenticulaires (ou numismale)" et "Bélemnites" du Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle. L'auteur y relève un "système d'une prétendue transition graduée des êtres" et reproche aux rédacteurs de ces notices de ne pas avoir fait pris en compte "les dissertations, dans lesquelles M. Deluc a prouvé [que ces fossiles] sont originaires de la mer" (p. 310). "En un mot, chaque substance, chaque espèce d'être est soi. L'observation exacte l'atteste; et cette observation est conforme à l'histoire révélée de la création, qui nous apprend que Dieu créa les plantes et les animaux chacun dans son espèce, et donna à chaque espèce la faculté de se reproduire" (p. 319) : cette phrase, le géologue suisse Guillaume-Antoine Deluc l'avait précédemment publiée, mot pour mot, dans un article signé de son nom paru dans le Mercure de France en avril 1807; c'est donc bien lui qui apparaît ici sous les initiales G. A. de L. et qui cite ses propres travaux. Guillaume-Antoine Deluc (1729-1812) était le frère du géologue et collectionneur de fossiles Jean-André Deluc, qu'il accompagna dans ses expéditions dans le Jura. On lui doit l'identification de plus de cent espèces de coquillages fossiles. Vers la fin de sa vie, il publia de nombreux articles, notamment dans le Journal de physique et la Bibliothèque britannique. "Très calviniste, il tenait à concilier la géologie avec le récit de la Genèse, engageant des polémiques dont ses éditeurs ont fini par se lasser" (Dictionnaire historique de la Suisse [En ligne]). Étiquette ex-libris Estardieu sur le contreplat. Bon exemplaire. Couverture rigide
Bon XVI-429-[1] pp.
Paris, J.-B. Baillière, 1832, in-8, 31 pp, Broché, couverture imprimée, Le présent opuscule a ainsi été publié par Alexandre Paillard (1803-1835) et Edmond Marx (1797-1865). Les deux disciples y démontrent l'opinion médicale de Dupuytren relative à l'avancée de l'épidémie de choléra-morbus : il la décrit dans la lettre qu'il adresse au banquier J. de Rothschild le 27 septembre 1831 et qu'il commente ensuite dans sa leçon clinique du 11 février 1832. Des traitements préservatifs et curatifs sont proposés à la fin. Guillaume Dupuytren (1777-1835) fut sûrement l'un des plus grands chirurgiens du XIXe siècle, mais son caractère difficile et sa volonté d'être toujours et partout le premier lui valurent de nombreuses difficultés et une foule d'ennemis. Tout en faisant rayonner le renom de la chirurgie française, il fut le fondateur de la clinique en France. Pourtant, ses écrits sont rares : les textes que nous avons de lui ont été rédigés par ses élèves, d'après ses leçons, et revus par lui. Cachet ex-libris de Jules Falret (1824-1902), fils du célèbre aliéniste Jean-Pierre Falret; Jules Falret fut de même un très bon médecin, réputé. Il dirigea, à la suite de son père l'asile de Vanves. Tel que paru. Auréole marginale claire. Couverture rigide
Bon 31 pp.
Paris, Germer Baillière, 1832-1834, in-8, 4 vol. : XII-611 pp.; [4]-623 pp.; [4]-622 pp.; [4]-705 pp, Demi-veau olive de l'époque, dos lisses ornés de fleurons romantiques dorés et à froid, pièces de titre et de tomaisons noires, tranches marbrées, Première édition, rare. Ces textes, compilés par Buet et Brierre de Boismont, restent une référence (Heirs of Hippocrates). Cet ouvrage illustre parfaitement l'étendue des intérêts et du talent de Dupuytren. En quatre volumes, il traite de sujets variés : fentes labiales, brûlures, contractures des mains et des pieds, fractures, tumeurs, affections gynécologiques, infections, anévrismes, et la résection de la mandibule, qu'il fut le premier à pratiquer. Le premier tome décrit notamment la contracture éponyme. Il comporte également leçons sur les brûlures, avec leur classification en six degrés, établie par Dupuytren (p. 424). Guillaume Dupuytren (1777-1835) fut sûrement l'un des plus grands chirurgiens du XIXe siècle, mais son caractère difficile et sa volonté d'être toujours et partout le premier lui valurent de nombreuses difficultés et une foule d'ennemis. Tout en faisant rayonner le renom de la chirurgie française, il fut le fondateur de la clinique en France. Pourtant, ses écrits sont rares : les textes que nous avons de lui ont été rédigés par ses élèves, d'après ses leçons, et revus par lui. Bon exemplaire, malgré une légère usure des coiffes et des coins. Bel état intérieur. Dos insolés. Garrison-Morton 2247, 5590. Heirs of Hippocrates, 1324. Couverture rigide
Bon 4 vol. : XII-611 pp.; [4]-623
Lyon, André Molin, 1721, in-12, [22]-366-[2]-76 pp, Veau havane de l'époque, dos à nerfs et fleuronné, pièce de titre rouge, Réédition de ces textes relatifs aux précautions à prendre dans le cas d'une épidémie de peste; il a été opportunément publié au moment de l'épidémie de Marseille. Les trois premières parties avaient été publiées par François Ranchin (1565-1641), chancelier de la faculté de médecine de Montpellier. Le Privile?ge place? a? la fin de la 3e partie, est donné "a? Maître Franc?ois Ranchin", en daté du 26 janvier 1640. L'auteur occupait les fonctions de premier consul et viguier de la ville lors de la peste de 1629-1630 : il est renommé pour avoir jugulé l'épidémie par l'intervention de ses soins. La quatrième partie, en pagination séparée, a une page de titre propre : L'ordre public pour la ville de Lyon, pendant la maladie contagieuse. Lyon, Jean Molin, Andre? Molin, 1720. Elle est signée G. Chevalier, à la fin de la dédicace, pour le médecin Guillaume Chevalier (?1670). Il s'agit de la réédition, rafraîchie, d'un titre publié en 1644 : l'ouvrage établit le bilan des mesures prises à Lyon au cours de l'épidémie de 1628. Ouvrage peu courant. Déchirure, sans perte, sur la page de titre. Coiffes et charnières frottées. Couverture rigide
Bon [22]-366-[2]-76 pp.
Paris, Mme Huzard, 1834, in-8, [4]-319 pp, Demi-chagrin havane postérieur, Première édition. Deux planches dépliantes lithographiées par Thierry frères, figurant des maisons d'aliénés. Cinq tableaux dépliants des "résumés synoptiques des réponses faites par MM. les préfets aux 15 questions présentées par la circulaire (...) concernant les aliénés". Après avoir quitté l'hospice de la Salpêtrière et avant de s'occuper du service des aliénés de Bicêtre, Guillaume Ferrus (1784-1861) effectua un voyage en Angleterre pour y visiter les établissements destinés aux aliénés. Il compare, dans cet ouvrage, leur fonctionnement avec celui des maisons françaises afin d'établir un programme de réformes dans le service qu'il s'apprête à diriger. Il dénonce l'insalubrité de beaucoup de loges, le manque de place qui conduit à l'incarcération dans les prisons, le mélange de pathologies différentes, etc. Cachet de la bibliothèque du docteur Carrier de Lyon. Étiquette en queue du dos. Rousseurs sur les premiers et derniers feuillets. Charnières frottées. Semelaigne I, 163. Couverture rigide
Bon [4]-319 pp.
Paris, Asselin, 1868, in-8, 132 pp. 2 pl, Percaline verte de l'époque, plats estampés à froid, dos long, Rare édition originale de ce tiré à part extrait des Archives générales de Médecine. Elle est illustrée de deux planches et quelques figures dans le texte. Il s'agit de la version la plus aboutie donnée par Duchenne de Boulogne de son vivant de la description clinique de ce qu'on nomme aujourd'hui la myopathie de Duchenne, ou atrophie musculaire progressive (Duchenne muscular dystrophy). Guillaume-Benjamin Duchenne, dit Duchenne de Boulogne (1806-1875) est autrement célèbre pour avoir lié sa pratique aux développements technologiques de son époque, en particulier la photographie, la microscopie, les techniques de l'édition et l'électricité : son ouvrage sur le Mécanisme de la physionomie humaine (Paris, Vve J. Renouard, 1862) est, à ce titre, l'un des chefs d'oeuvre les plus remarquables de l'histoire de l'édition médicale. Frottements, rousseurs. Garrison and Morton, 4739. Couverture rigide
Bon 132 pp. 2 pl.
À Paris, chez Lambert Roulland, 1681, in-12, [40]-460-[14] pp, 2 pl. repliées, Basane havane de l'époque, dos à nerfs et fleuronné, Seconde édition de cet ouvrage de physiologie mécanique du "docteur-régent épucurien" de la Faculté de médecine de Paris Guillaume Lamy (1644-1683), paru pour la première fois en 1677. L'auteur est connu pour sa contribution au débat de la fin du XVIIe siècle sur la nature de l'âme, notamment de l'âme des bêtes, et pour ses positions antifinalistes. La présente Explication méchanique apporte sa définition de l'âme sensitive, décrite comme "un corps très subtil, toujours en mouvement" (p. 14) ; l'auteur s'y révèle ferme partisan d'une âme matérielle - le cerveau. Cette édition s'accompagne de la Description de l'oreille de Jean MÉRY (1645-1722), qui parait ici pour la première fois ; le chirurgien français y décrit la "circulation de l'air dans l'oreille à travers le tympan, la fenêtre ovale, le vestibule, les canaux semi-circulaires, le limaçon, la fenêtre ronde puis l'évacue dans la trompe d'Eustache" (Willemot). Ce texte s'accompagne de 2 planches gravées sur cuivre par J. Langlois d'après Guerard, représentant les os et cartilages de l'oreille. Ex-dono manuscrit ancien en regard de la page de titre. Ex-libris de Jean Rouché. Reliure usagée, mais solide. Bon état intérieur (feuillets jaunis). Couverture rigide
Bon [40]-460-[14] pp., 2 pl.
Paris, chez d'Houry, 1771, , 2 vol. in-8 : XXIV-735 pp. + VI-733 pp, Basane marbrée havane, filet en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné de caissons dorés, pièce de titre brune, tranches rouges, Troisième édition revue, corrigée et annotée par Sabatier de cet ouvrage qui fut publié pour la première fois en 1722 (3 vol.) Guillaume Mauquest de La Motte est l'un des plus distingués chirurgiens de son époque et cet ouvrage, l'un des plus complets du sujet, est le fruit de toutes les observations tirées de sa pratique. WALLER, I, 5528 ; BLAKE, 293 ; WELLCOME, III, 439. ?? Ex-dono imprimé du don de la bibliothèque des Liouville. Étiquettes et tampons de l'Institut catholique de Paris. Petites épidermures, coiffes arasées. Couverture rigide
Bon 2 vol. in-8 : XXIV-735 pp. +
Paris, Gauthier-Villars, 1900, 1907 et 1911, , 2 volumes in 8 26-(2) pp. + 53-(1) pages ; et 1 volume in-4 (2)-(94) pp, Brochés, non coupés, Trois tirés à parts de rapports présentés au Congrès international de Physique de Paris de 1900, à la Conférence générale des Poids et Mesures de Paris de 1907, et au Comité international des Poids et Mesures en 1911. Guillaume fut l'un des plus fervents défenseurs de l'instauration du système métrique et kilométrique en tant que norme internationale. Il fut un membre actif du Bureau International des Poids et Mesures. Très bons exemplaires, à l'état de neuf. Couverture rigide
Bon 2 volumes in 8 26-(2) pp. +
Paris, Germer Baillière, 1853, in-8, VII-206 pp, demit-toile rouge moderne, pièce de titre noir, couverture conservée, Edition originale de cet essai de Guillaume Ferrus (1784-1861). Ancien élève de Pinel, il fut nommé en 1842 inspecteur du service médical des maisons centrales. "Il s'acquitta de ses nouvelles fonctions avec son zèle accoutumé, visitant les condamnés, se rendant compte de leur mode d'existence, de leur installation, de leurs besoins, étudiant en détail les différentes geôles" (Semelaigne). Il expose ici ses thèses concernant l'expatriation pénitentiaire en comparant les différents systèmes, à qui ils s'adressent et comment appliquer certains aspects de ces systèmes en France. Rousseurs, quelques taches, dos très légèrement éclairci. Ex-libris manuscrit Michel Collée. Couverture rigide
Bon VII-206 pp.
Paris, chez Froullé, Libraire, 1788, in-8, 5 tomes, portrait-front, Plein veau, dos à nerfs fleuronnés, pièces de titre rouge, Quatrième édition de l'ouvrage ? traduit de l'anglais par le médecin français J.D. Duplanil, qui dédie son travail à Lieutaud, tandis que l'auteur dédiait le sien à Pringle. Guillaume Buchan (1729-1805), médecin écossais membre du collège royal des médecins d'Edinburg, aborde ici la "médecine domestique", autrement dit la manière de "se conserver en santé, de guérir & de prévenir les maladies, par le régime & les remèdes simples". Index à la fin du T. V. Ex libris : cachet "Celie Farconet" Reliures usagées. Couverture rigide
Bon 5 tomes, portrait-front.
Paris, Crochard [de l'imprimerie de Lebègue], 1812, in-4, [4]-55 pp, Demi-veau glacé blond, dos lisse orné de filets dorés et à froid, pièce de titre rouge, Édition originale "remaniée" de la célèbre thèse gagnante de Guillaume Dupuytren (1777-1835), présentée pour le concours de la chaire de médecine opératoire, à la suite de la mort de son occupant, Raphaël-Bienvenu Sabatier. Cet exemplaire est enrichi d'un portrait de Dupuytren gravé par Langlois, d'après Laëderick; de l'ex-libris manuscrit d'Anthelme Richerand (1779-1840), découpé dans la couverture d'attente originale et contrecollé en face de la page de titre; et d'un envoi de l'auteur, non signé : "Dilectissimo suo judice auctor devotissimus in aeternum" ("L'auteur très dévoué pour l'éternité à son juge très aimé"). Cette annotation a tout de l'ironie et du sarcasme, au regard de la relation orageuse qu'ont entretenu Dupyutren et Richerand et, surtout, lorsque l'on sait que ce dernier avait justement refusé d'assister à l'argumentation de sa thèse ! L'histoire est presque légendaire dans les annales de médecine, à cause du scandale que Dupuytren provoqua lors de ce concours : composant avec lenteur et n'ayant pas pu rendre son impression dans le temps imparti, il aurait dû en effet se retirer. Mais c'était sans compter la mystification opérée par l'éditeur Crochard qui, intéressé aux succès de Dupuytren, fit produire par l'imprimeur Lebègue une fausse attestation s'accusant du retard de l'impression ; l'une des formes serait "tombée en pâte" à la suite de la chute d'un ouvrier. Et c'est ainsi que le candidat Dupuytren "dut à un certificat complaisant l'obtention d'une chaire indispensable à sa haute fortune" (Isidore Bourdon, Dictionnaire de la Conversation. Paris, 1854). Et aussi à cette occasion qu'il se fit de nombreux ennemis, parmi ses concurrents - Marjolin, Roux et Tartra - et parmi les membres du jury, au rang desquels Pierre-François Percy, qui le décrit comme le "premier parmi les chirurgiens et dernier parmi les hommes", et Anthelme Richerand, ancien propriétaire de l'exemplaire que nous proposons ici ! Richerand avait pris un tel ombrage de la fourberie de Crochard qu'il refusa donc, avec Percy et Dubois, de se présenter à la séance d'argumentation. La postérité a retenu Dupuytren comme l'un des plus grands chirurgiens de son temps; elle ne fait pas non plus l'impasse sur sa personnalité trouble et tyrannique, ce que l'envoi acide qui figure ici confirme une fois de plus ! Notons que deux tirages de la thèse ont été produits ; le premier par Lebègue seul et le second, le nôtre, remanié en collaboration avec Crochard. Les deux se distinguent, outre par les pages de titre, par quelques menues corrections. Exemplaire comportant deux corrections manuscrites contemporaines de l'impression : p. 9 ("convulsions" à la place de "distensions") et p. 54 ("hypogastrique" au lieu de "épigastrique"). Annotation manuscrite, sans doute par la même main, en tête du titre : Charnières frottées, dos passé. Rousseurs pâles. Van der Elst, "A propos de la thèse de Dupuytren : lithotomie (1812)". In : Histoire des sciences médicales, 1978, 12 (1), pp. 55-60. Couverture rigide
Bon [4]-55 pp.
Paris, J.B. Baillière, 1834, in-8, 2 vol, [4]-XLIV-522 + [4]-527 pp, Demi-chagrin rouge un peu postérieur, Première édition. Sans doute le plus rare de tous les ouvrages de Dupuytren. Le célèbre et irascible chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu y présente ses observations faites sur les nombreuses victimes des combats de juillet 1830. Guillaume Dupuytren (1777-1835) fit rayonner le renom de la chirurgie français et son enseignement , qui attira de nombreux auditeurs étrangers. La postérité l'a retenu comme l'un des plus grands chirurgiens de son temps, sans faire l'impasse sur sa personnalité trouble et tyrannique. Ses propres écrits sont peu courants : en effet, la plupart des ouvrages publiés en son nom ont été majoritairement rédigés par ses élèves, d'après ses leçons, et revus par lui-même. Les deux étudiants qui ont rédigé les présentes leçons sont ici Alexandre Paillard (1803-1835) et Edmond Marx (1797-1865). Importantes rousseurs. Manque en tête d'un dos, frottements, insolations, accrocs aux coupes et coins. Garrison & Morton n° 2163. Hirsch II, p. 347. Waller n° 2658. Wellcome II, p. 503. Couverture rigide
Bon 2 vol., [4]-XLIV-522 +
À Paris, chez Jean Jombert, 1695, in-12, font. [32]-170-[9] pp. et 7 pl, Basane havane de l'époque, dos à nerfs fleuronné, tranches rouges, Première et unique édition, rare, de ce livre sur la construction et l'usage de plusieurs instruments scientifiques, dont une clepsydre, représentée sur le beau frontispice gravé par Le Pautre ; Amontons propose ici, de nouveau, l'usage de la clepsydre en mer pour résoudre le problème du calcul de la longitude. C'est le seul ouvrage jamais publié par ce scientifique mécanicien, qui avait été frappé de surdité à l'adolescence : il lui valut sa nomination à l'Académie des sciences. Guillaume Amontons (1663-1705) étudia les sciences, les mathématiques, la mécanique céleste, le dessin, l'arpentage et l'architecture. Dès 1687, il présenta un hygromètre qui fut considéré comme un véritable chef-d'oeuvre ; il peut également être considéré comme le "père" du télégraphe aérien, après avoir fait une démonstration en 1690 dans le Jardin du Luxembourg. Étiquette ex-libris J. Laissus. Reliure épidermée. Feuillets brunis, rousseurs. Polak, n° 84. DSB I, p. 138. Couverture rigide
Bon font. [32]-170-[9] pp. et 7
Berlin, chez G. Reimer, 1835, in-4, pagination multiple, pl. de facsimilés, Demi-chagrin vert de la seconde moitié du XIXe siècle, titre doré, tête dorée, Tiré à part, rare, de 10 "Mémoires" compilés d'après des articles parus dans le Journal de Crelle. Première édition, en partie originale, des 4 derniers mémoires ; les 6 premiers avaient été publiés par Libri en 1829 à Florence. Ce recueil regroupe toutes les principales études mathématiques du jeune mathématicien italien, naturalisé français, Guillaume Libri (1803-1869) qui s'intéressa à la théorie des nombres, à l'analyse, à la théorie mathématique de la chaleur, et enfin, aux équations différentielles. Prestigieux exemplaire provenant de la bibliothèque de Michel Chasles qui comprend : Mémoire sur la théorie des nombres (pages 1 à 75 extraites des Mémoires de l'Académie des Sciences. Tome V des savants étrangers (1827) ; Analise indéterminée. Résolution générale de l'équation indéterminée du premier degré à deux inconnues (pages 297-307, extraites du Journal de Mathématiques pures et appliquées 16 (avril 1826) ; Mémoires de Mathématiques, 1835 (IV-de 69 à 210 p. extraits du Journal für die reine und angewandte Mathematik, tom. VII, IX, X et XII) ; Mémoire sur l'intégration des équations linéaires aux différences du second ordre et des ordres supérieurs, à coefficients constants ou variables (pages 95 à 104 extraites des Mémoires de l'Académie des Sciences, Tome XIV, 1838) ; Note de M. Libri sur un théorème de M. Dirichlet (pages 311 à 314 extraites des Comptes Rendus des Séances de l'Académie des Sciences. Paris, 1840) ; Mémoire sur l'emploi des fonctions discontinues dans l'analyse, pour la recherche des formules générales (pages 401 à 411 extraites des Comptes Rendus des Séances de l'Académie des Sciences. Paris, 1842) ; Note sur les rapports qui existent entre la théorie des équations algébriques et la théorie des équations linéaires aux différentielles et aux différences (tiré à part extrait du Journal de Mathématiques Pures et Appliquées, 1836) ; Des manuscrits inédits de Fermat (24 pages et 1 planche ; tiré à part, avec un envoi manuscrit de l'auteur, extrait du Journal des Savant, Septembre 1839) ; Des manuscrits de Fermat. Deuxième article (pages 267 à 279 extraites du Journal des Savants, Mai 1841). Très rare et bel ensemble. Anciens cachets de l'Institut catholique de Paris, étiquette ex-libris de Michel Chasles et de Henri Viellard. Coupes inférieures frottées, quelques rousseurs éparses. Couverture rigide
Bon pagination multiple, pl. de
Paris, E. Thunot et Cie, 1868-1879, in-4, 5 pièces en 1 volume, Demi-chagrin vert à coins, dos à 5 nerfs, titres dorés, Recueil de quatre mémoires d'Hippolyte Guillaume Lemonnier (1821-1883), ancien élève de l'École normale et professeur de mathématiques spéciales aux lycées Napoléon et Henri IV. Les pièces, réunies par le bibliophile Henri Vieillard, sont reliées dans l'ordre suivant : ? Mémoire sur les surfaces dont les lignes de courbure sont planes ou sphériques. Paris, E. Thunot, 1868. 112 pp. ? Mémoires sur les fonctions elliptiques (premier et deuxième mémoires). Extraits des Annales scientifiques de l'École Normale Supérieure, 1875 et 1877. Paginés 371-437 et 79-124. ? Mémoire sur les points d'inflexion et les points Steiner dans les lignes du troisième ordre. Paris, E. Thunot, 1868. 48 pp. ? Mémoire sur l'élimination. Paris, Gauthier-Villars, 1879. 89 pp. Ex-libris d'Henri Vieillard. Étiquette en pied du dos. Frottements. Couverture rigide
Bon 5 pièces en 1 volume.
Paris, Charles-Antoine Jombert, 1764, in-8, [4]-LXII-[2]-391,-[5] pp, 31 pl, Veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné, 31 planches dépliantes numérotées de 1 à 37 (les pl. 1-2, 15-16, 17-18, 21-22, 24-25 et 33-34 sont ensemble). Guillaume Le Blond (1704-1781) était ingénieur et professeur de mathématiques des Enfants de France. On lui doit un bon nombre d'ouvrages d'art militaire et de mathématiques. Quelques rousseurs, une légère auréole en pied des feuillets de la première moitié de l'ouvrage. Couverture rigide
Bon [4]-LXII-[2]-391,-[5] pp., 31
Paris, chez Deterville, an X [1801], in-18, 5 volumes, 47 pl, Veau jaspé de l'époque, dos lisses et fleuronnés, pièces de titre rouges et fauve, tomaisons vertes, roulette de feuillage en encadrement des plats, Volumes appartenant à l'Histoire naturelle de Buffon, éditée par Deterville et imprimée par Carpelet au format "de poche". Les illustrations ont été gravées d'après les dessins de l'auteur : 3 planches illustrent l'Introduction (la pl. n° 2 est numérotés par erreur "4") et 44 planches illustrent le corps de l'ouvrage ; avec un tableau des coquilles dépliant. Louis-Augustin-Guillaume Bosc d'Antic (1759-1828) étudia à Dijon, où il fut l'élève de Jean-François Durande, puis suivit à Paris l'enseignement botanique de Jussieu. Il fut un ami du couple Roland : c'est à lui que Mme Roland confia ses manuscrits et la tutelle de sa fille, avant de monter à l'échafaud. De retour en grâces après la Terreur, il se voit confier par le gouvernement du Directoire des postes diplomatiques aux États-Unis . Il effectue un voyage en Suisse et en Italie et obtient, en 1806, grâce à Georges Cuvier, un poste dans les jardins et les pépinières de Versailles. Il réunit une collection d'histoire naturelle dont il fit don à ses amis naturalistes. En 1825, il succède à André Thouin à la chaire de culture du Muséum national d'histoire naturelle de Paris. Dos frottés, coins usés. Galeries de vers sur le premier plat du T. V, sans traverser le volume. Bon état intérieur. Couverture rigide
Bon 5 volumes, 47 pl.
A Paris, chez Ladvocat, 1824, in-8, 111 pp, Demi-maroquin noir à grain long, dos lisse orné de filet doré, titre doré, tranches marbrées. Reliure de l'époque. Bel ex, Édition originale de ce recueil du poète et auteur dramatique Jean-Pons-Guillaume Viennet (1777-1868). Militaire venu aux lettres il s'était fait connaître dès 1803 par quelques essais littéraires et en 1810 par son Épitre à M. Raynouard. Député sous la Restauration et après la Révolution de Juillet il est fait pair de France. En 1831, il entre à l'Académie française dont il égayait, dit-on, les séances publiques par la lecture de ses fables et de ses épîtres. Contient 3 dialogues - Napoléon; Le Prince Noir et Pierre-Le-Cruel; François Ier et Louis XI -, et 3 épitres : l'Épitre à Morellet, sur la philosophie du dix-huitième siècle, l'Épitre aux rois de la chrétienté, sur l'indépendance de la Grèce et l'Épitre à mes amis, sur le premier jour de l'an. Quérard X, 153 Couverture rigide
Bon 111 pp.
[Paris, imprimerie de Ch. Dezauche], (1829), in-8, 16 pp, Broché, sans couverture, Extrait du n° 9 du tome II de la Gazette médicale de Paris. Guillaume Ferrus (1784-1861), élève de Pinel, fut nommé en 1842 inspecteur du service médical des maisons centrales. En l'état, sans couverture. Semelaigne I, 163. Couverture rigide
Bon 16 pp.
A Wesel, chez André de Hoogenhuyse, 1672, in-4, 2 parties en 1 vol, [4]-55-[10]-20 feuillets avec table des 2 discours, Basane havane de l'époque, dos orné de caissons fleuronnés,pièce de titre grenat, Une vignette au titre, lettrines et 42 figures gravées sur bois dans le texte et à pleine page: scènes de la vie des camps militaires (constructions des camps, entraînement des soldats, éléments des armures, etc.), des bains publics et des combats sportifs. Magnifiques figures équestres et quelques scènes de bains remarquables. L'archéologue et humaniste Guillaume Du Choul (1496 ? - 1555) ayant trouvé des monnaies romaines dans son domaine du Dauphiné s'intéressa à ce sujet. Le résultat de ses recherches donna cet ouvrage qui connut un véritable succès : il fut réimprimé très souvent et traduit dans plusieurs langues. Nouvelle édition de cet ouvrage qui fut publié pour la première fois à Lyon, en 1555 par G. Rouillius, au format in-folio. Le Discours (annoncé au titre) sur la religion des anciens Romains sera publié l'année suivante, en 1556, chez le même éditeur à Lyon. En 1567, G. Rouillius publie une édition in-quarto sur laquelle notre édition de 1672 est basée. Coiffes frottées et quelques épidermures à la reliure, mouillures marginales claires sur la dernière partie du volume et 3 petits manques marginaux de papier sans atteinte au texte, néanmoins bel exemplaire complet du grand tableau dépliant représentant la figure du camps des Romains. Étiquette ex-libris armoriée au contre-plat de la bibliothèque de M. de Berenger. Brunet II, 858. Couverture rigide
Bon 2 parties en 1 vol.,
À Paris, chez Cuchet, 1784, in-8, 2 volumes, XXIV-III-[1]-422-[2] + [4]-IV-400-[2] pp, Demi-basane marbrée de l'époque, dos lisses et fleuronnés, pièces de titre fauve, tomaisons noires, Première édition française, dédiée au marquis de La Fayette, des Letters from an American Farmer, publiées à l'origine en 1782 à Londres sous le nom de plume de l'auteur, J. Hector St. John. Ce grand classique de la littérature américaniste contient notamment un passage éloquent et célèbre qui tente de définir l'identité américaine (t. II, p. 276 et suiv de la présente édition) : "Qu'est-ce donc que cet Américain, ce nouvel homme parmi les nations de la terre ? Il est Européen né, ou le descendant d'un Européen. De là ce mélange étonnant de sang & de nations, que vous ne trouverez nulle part ailleurs sur la surface de ce globe (...). L'Américain est l'homme qui, après avoir été adopté par notre mère patrie, abandonne la plupart de ses anciens préjugés, qui devenu sensible à son bonheur, remplit son coeur de reconnaissance envers Dieu, envers sa patrie adoptive, qui devient actif & laborieux ; tel est le véritable Américain (...) Ici, les individus de toutes les nations sont fondus dans une nouvelle race, dont les travaux & la postérité produiront un jour des changements merveilleux dans le monde. Les Américains sont les pèlerins qui portent vers l'ouest cette grande masse d'art, d'énergie, de force & d'industrie, qui naquit avec l'homme des plaines de l'orient. Par eux finira le grand siècle". Michel-Guillaume-Jean de Crèvecoeur (1735-1813), né à Caen, vécut en Grande Bretagne jusqu'en 1754 ; il se rendit en Nouvelle France où il aurait été cartographe et géomètre auprès de Montcalm. Après la chute de Québec, il démissionna des rangs de l'armée française pour rejoindre la région des Grands Lacs: il devint sujet britannique en 1764 et il fit l'acquisition d'une grande ferme dans le comté d'Orange, colonie de New York. Il fut un témoin capital de la guerre d'Indépendance américaine. Il publia ses Lettres de retour en Europe et les traduisit lui-même en français. L'ouvrage contient des articles intéressants sur Washington, Franklin, La Fayette, sur les moeurs des américains, sur la guerre d'Indépendance, ainsi que de nombreuses anecdotes "curieuses" sur les personnages qui ont joué un rôle dans cette guerre (Chadenat). Il a souvent été considéré comme le panégyrique d'une société de cultivateurs industrieux et autonomes: pourtant, l'auteur, à travers James, son personnage de fermier-narrateur, ne cache pas son horreur de l'esclavage, qui compromet fortement une vision par ailleurs idéaliste. De même, il est réputé pour avoir fait l'apologie de la rébellion américaine, alors qu'il a tenté de présenter un tableau équilibré, en mentionnant les crimes tant des patriotes que des loyalistes. Une nouvelle édition française, augmentée, a été publiée en 1787. Frottements sur les plats. Bon exemplaire, intérieur très frais. Chadenat, n° 6417. Sabin V n° 17494. Couverture rigide
Bon 2 volumes,
Paris, Gauthier-Villars, 1893, in-4, 208 pp, 4 pl, demi-basane fauve de l'époque, dos lisse et fileté, pièce de titre rouge, Description, théorie et réglage de l'équatorial ordinaire, droit ; avec des tables et diagrammes propres à faciliter la préparation et la réduction des observations équatoriales. Guillaume Bigourdan (1851-1932) fut l'assistant de Tisserand à Toulouse et à Paris, avant de devenir, de 1897 à 1925, le chef des observatoires astronomiques. Ses travaux sur "l'équation personnelle" sont parmi les plus remarquables avec ceux sur les observations des astres en plein jour et ses recherches sur le mouvement des étoiles. Couverture rigide
Bon 208 pp., 4 pl.