31 mars 1851 : Grn envoie son ami ses dernires publications & Je tenvoie les trois dernires petites choses que jai publies. Puisses tu les lire avec quelque intrt. Je te recommande au besoin les publications de notre association pour lducation populaire. Cest rpandre dans les campagnes et partout dans le peuple& ; 15 fvrier 1853, Grn donne de ses nouvelles Armand Marquiset et dcrit ses dernires msaventures professionnelles lors du changement de rgime en France la fin de lanne 1852 : & Le ministre dEtat, dans les attributions du quel le moniteur a t mis il y a un an, a eu besoin de ma position et de celles de quelques uns de mes collaborateurs pour ses cratures lui ; donc il ma pris ma place sans faon comme sans grief. Mais comme en me dplaant, il avait pouss liniquit jusqu ne me pourvoir de rien, jai dabord constat quil navait aucun reproche me faire ; comme consquence, jai pos soit auprs du Prsident que jai vu, soit auprs du ministre, mon droit une compensation. Des personnes influentes sont intervenues qui ont fait comprendre le tort quon avait eu et la ncssit de le rparer. On ne ma pas accord ce que je demandais : mais on ma nomm archiviste de la couronne, position modeste, mais qui me laissera du loisir pour des travaux personnels, et pour me prparer autre chose jai quitt la rue des Poitevins, et suis venu percher au 4e rue Jacob 19, avec Victoire et la fille cadette : lane vient de se marier il y a huit jours& Aprs des tudes classiques Strasbourg, Grn fit son droit la facult et obtint la licence. Il sinscrivit au barreau de Besanon puis celui de Paris. Il abandonna les plaidoiries pour se consacrer la rdaction du Journal de Paris, puis du Journal gnral de la France (1836-1839), enfin du Moniteur universel (1840-1852). En 1853, aprs le coup dtat de Napolon III et le changement de rgime politique, il devint archiviste de la Couronne et trois ans plus tard chef de la section lgislative et judiciaire des archives de lEmpire.