Payot. 1929. In-8. Broché. Bon état, 1er plat abîmé, Dos satisfaisant, Déchirures. 3528 cartes, 1 portrait en n&b, hors texte. Ex-libris à l'encre en page de garde.. . . . Classification Dewey : 940.3-Première Guerre mondiale 1914-1918
Classification Dewey : 940.3-Première Guerre mondiale 1914-1918
Payot, 1929, in-8°, 352 pp, nouvelle édition revue, annotée et complétée par des annexes, 8 cartes dans le texte et un portrait hors texte, broché, bon état (Coll. de mémoires, études et documents, pour servir à l'histoire de la Guerre mondiale)
"Le général Lanrezac fut sacrifié « pour des prétextes diplomatiques, en fait, parce qu'il avait raison contre tous » (F. Engerand). En effet, Lanrezac eut, dès la première heure, le pressentiment de la manoeuvre allemande ; à Charleroi, pressentant l'enveloppement et prenant sur lui de rompre un combat qui aurait abouti à un nouveau Sedan, il sauva la France en sauvant l'aile gauche de nos armées, ce qui permit – après une rude retraite – le rétablissement de la Marne. Son « mémoire » a pour but de montrer le rôle stratégique rempli par la Ve armée pendant la période de 1914 où il en a exercé le commandement, du 2 août au 3 septembre inclus. Ce n'est pas « l'histoire » des opérations de la Ve armée, mais, sans lui, nul ne pourra écrire une histoire qui vaille. Le travail du général Lanrezac a pour « bases principales ». des lettres de nombreux témoins oculaires, et un carnet sur lequel, au cours des événements, il a enregistré des notes succinctes sur les faits, et les documents essentiels émanant du G.Q.G. Le premier chapitre est une étude critique du plan de campagne de Joffre, « étude faite avant la guerre » ; le Ve expose l'état matériel et moral de l'armée le 21 août, au moment où va s'engager la bataille de Charleroi ; le IXe relate comment Joffre a relevé Lanrezac de son commandement de la Ve armée le 3 septembre. Les autres (II, III, IV, VI, VII, VIII) donnent la suite des opérations militaires. L'histoire rendra justice à la clairvoyance de Lanrezac, dira que son ordre de retraite a sauvé son armée d'une destruction totale et le louera pour la retraite exécutée de la Sambre à la Marne pendant 250 kilomètres, alors que la Ve armée était découverte sur ses deux ailes par suite du recul des armées voisines." (A. Crapet, Revue du Nord, 1921) — "Sur les débuts de la guerre se sont formées les légendes les plus nombreuses et peut-être aussi les plus injustes. Pour cette partie de la guerre, l'histoire mise au service de la vérité est déjà en marche. Le livre du général Lanrezac n'est pas une œuvre de polémique ; il expose les faits, reproduit les ordres reçus et donnés, explique l'état d'âme et les préoccupations du chef aux divers moments de la crise." (Général de Maud'huy) — "... Il s'agit de la réhabilitation que le général Lanrezac, relevé de son commandement à la veille de la bataille de la Marne, a estimée lui être due. Il en donne les raisons. L'initiative qu'il a prise de rompre la bataille de Charleroi que le G.Q.G. aurait voulu offensive a sauvé les armées alliées d'un désastre, et la bataille de Guise, qu'il a menée, malgré les difficultés de cette action, sans suivre aveuglément les prescriptions du généralissime, a été un succès qui a servi le retour offensif de la Marne. Le remplacer comme on l'a fait à la tête de sa 5e armée a donc été une mesure qu'il était loin d'avoir méritée..." (Revue militaire suisse)