Gallimard, 1974 in-8°, 289 pp, “traduit de l'américain par Françoise Lovat, titre original : A direct flight to Allah", broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Deuxième tirage paru deux mois après l'édition originale sous une nouvelle couverture, qui fait aveu de l'identité de Gary en tant qu'auteur. Après que son nom eût été révélé, le retirage du livre, à partir de juillet, propose une nouvelle couverture : au premier plat, le visage de Gary apparaît sur un timbre-poste fictif ; sur le second, le texte suivant : « On aurait tort de croire que j'ai choisi un pseudonyme pour Les Têtes de Stéphanie parce qu'il s'agit de ce qu'on appelle parfois du bout des lèvres "un roman d'espionnage". Je l'ai fait parce que j'éprouve parfois le besoin de changer d'identité, de me séparer de moi-même, l'espace d'un livre. (...) Je révèle aujourd'hui mon identité réelle parce que de toute façon, certains critiques ont percé le secret de cette "réincarnation". » — Stéphanie, mannequin mondialement célèbre, vient faire son charmant métier dans une "démocratie" du golfe Persique, où elle reconnaît avec ravissement les couleurs, les parfums chantés par les poètes persans. Pourquoi faut-il qu'en outre, partout où elle passe, dans les avions, les hôtels de luxe, les palais du désert, elle trouve des têtes fraîchement coupées.,.. Pourvu que la jolie tête de Stéphanie reste accrochée, elle, à son corps séduisant ! Rousseau, agent de la C.I.A. devine derrière ces massacres l'odeur du pétrole et des armes et protège Stéphanie partagée entre l'horreur et la curiosité. Un divertissement de qualité, que s'est plu à écrire l'auteur de "Lady L." Romain Gary s'était amusé à publier ce pastiche de roman d'espionnage sous le pseudonyme de Shatan Bogat (« Satan le riche » en russe). Il nous offre un festival d'humour noir, un divertissement aux multiples rebondissements, toujours réjouissants Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.