Gabriel Fabre (1858-1921), compositeur. L.A.S. + enveloppe, sd [1909 selon une note], 1p 1/2 in-12. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Cher ami, Aujourd'hui, lundi 1er mars, j'ai porté votre lettre si pleine de bienveillance à mon égard. Je l'ai portée à Antoine à l'Odéon. Je n'ai pu le joindre (il répétait), je l'ai laissé en y joignant ma carte. J'attends donc un mot de lui. ) moins que vous jugiez bon que j'y retourne. Je vous tiendrai au courant et naturellement, je vous prie de recevoir à nouveau mes remerciements. Mes hommages à madame Laurent Tailhade que je compte entendre bientôt. Votre dévoué et admirateur Gabriel Fabre ». Ce compositeur, largement oublié, avait alors une place importante dans les milieux symboliste. Jean-David Jumeau-Lafond précise ainsi : « Une lecture rapide des partitions de Fabre permet certes d'écarter l'idée d'un génie méconnu mais cette apparente modestie de l'ouvre du musicien s'accommode mal de la place qu'il semblait occuper dans les milieux du symbolisme entre 1890 et 1910 : si l'on en juge par les revues littéraires et artistiques, véritables baromètres de la notoriété, ou encore par l'importance que lui accordent nombre d'acteurs de l'idéalisme de la fin du siècle dans leurs souvenirs, Fabre était une figure très présente et particulièrement estimée par les artistes et les poètes » (« Gabriel Fabre et les symbolistes belges : une musique pour les mots », Textyles, 26-27 | 2005, 51-57). Il existe un poème de Tailhade mis en musique par Fabre en 1896. Très rare. [505]
Gabriel Fabre (1858-1921), compositeur. L.A.S. + enveloppe, 10 mars 1909, 2p in-12. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Bien cher ami, Quelle attention touchante de m'envoyer votre très-belle étude sur le théâtre japonais. Mais je n'avais pas oublié la phrase si touchante qui me concernait et même sans cette phrase qui m'a procuré - venant de votre part - une grande joie - j'aurais lu le Mercure de ce mois-ci - sachant y trouver de votre prose. Veuillez croire, cher poète et ami, que vous m'avez fait un plaisir profond et que je considère votre amitié et votre opinion pour moi comme une belle et grande récompense. Toujours rien d'Antoine : je lui avais laissé, comme je vous l'avais écrit, et votre lettre et ma carte. Mes compliments à madame Laurent Tailhade. Votre admirateur Gabriel Fabre ». Puis, au dos de l'enveloppe : « Après la 1ère lecture de votre belle étude, je vous ai envoyé, il y a 8 jours, les 2 [mot illisible] avec musique chez vous à Paris. avec mes remerciements ». Ce compositeur, largement oublié, avait alors une place importante dans les milieux symboliste. Jean-David Jumeau-Lafond précise ainsi : « Une lecture rapide des partitions de Fabre permet certes d'écarter l'idée d'un génie méconnu mais cette apparente modestie de l'ouvre du musicien s'accommode mal de la place qu'il semblait occuper dans les milieux du symbolisme entre 1890 et 1910 : si l'on en juge par les revues littéraires et artistiques, véritables baromètres de la notoriété, ou encore par l'importance que lui accordent nombre d'acteurs de l'idéalisme de la fin du siècle dans leurs souvenirs, Fabre était une figure très présente et particulièrement estimée par les artistes et les poètes » (« Gabriel Fabre et les symbolistes belges : une musique pour les mots », Textyles, 26-27 | 2005, 51-57). Il existe un poème de Tailhade mis en musique par Fabre en 1896. Très rare. [505]