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‎SAND (George).‎

Reference : 14331

(1833)

‎Lélia.‎

‎ 1833 P., Dupuy et Tenré, 1833, 2 vol. in-8° (209 x 130 mm) reliés œ cuir de Russie fauve à petits coins, dos à 5 nerfs, auteur, titre, tomaison et jeux de filets et roulettes dorés, plats de papier marbré, tranches légèrement mouchetées, reliure de lépoque, de (4) pp. (faux-titre, titre, dédicace à M. H. Delatouche et pensées dun solitaire) 350 pp. (3) ff. (faux-titre, titre, poème dAlfred de Musset) 383 pp.Plats très légèrement frottés, rousseurs éparses (pâles et rares dans le 1e volumes, un peu plus importantes dans le 2e surtout concentrées à la fin de louvrage), très bel exemplaire. ‎


‎Rare édition originale dun des ouvrages les plus recherchés de George Sand. Exemplaire sans mention dédition dans une luxueuse reliure dépoque, condition très rare.Le roman sera profondément remanié en 1839.« Ce roman qui appartient à la première période romantique de George Sand et dans lequel, selon son propre aveu, elle a fait passer un peu de son âme, consacra sa réputation décrivain, en dépit des très violentes critiques auxquelles il donna prise. Dans la première version, Lélia meurt tuée par Magnus, sans avoir réussi à trouver un équilibre ; dans la seconde, au contraire, on perçoit linfluence pacificatrice de quelques amis de lécrivain. Lélia eut une grande répercussion sur les esprits, tant en France que dans lEurope toute entière. Avec cette uvre en effet, le « Roman Gothique » trouvait sa nouvelle expression dans lanalyse psychologique » (Laffon-Bompiani, Dictionnaire des uvres).Provenance : Louis-Clair de Beaupoil de Saint-Aulaire (1778-1854), dit Comte de Sainte-Aulaire, homme politique, avec ex-libris « Bibliothèque détioles (sic), Sainte Aulaire ». Sa bibliothèque était effectivement conservée au château dEtiolles, dans lEssonne.Réf. biblio. : Vicaire, VII-198 ; Carteret, II-306 : « C'est, avec Indiana, l'un des ouvrages de cet auteur les plus rares et les plus estimés. » ; Clouzot, 139 : « Rare et très recherché ».***********************************English translation :George SAND - Lélia.P., Dupuy et Tenré, 1833, 2 vols. in-8° (209 x 130 mm) bound in œ Russian fawn leather with small corners, spine with 5 nerves, author, title, tomaison and gilded filets and roulettes, marbled paper boards, edges slightly speckled, contemporary binding, of (4) pp. (false-title, title, dedication to M. H. Delatouche and thoughts of a loner) - 350 pp. - (3) ff. (faux-titre, title, poem by Alfred de Musset) - 383 pp.Boards very lightly rubbed, scattered foxing (pale and rare in the 1st volume, a little heavier in the 2nd, mainly concentrated at the end of the work), a very fine copy.Rare first edition of one of George Sand's most sought-after works. An unmarked copy in a luxurious period binding, in very rare condition.The novel was extensively revised in 1839.This novel, which belongs to George Sand's first Romantic period and in which, according to her own admission, she poured a little of her soul, established her reputation as a writer, despite the very violent criticism to which it gave rise. In the first version, Lélia is killed by Magnus, without having succeeded in finding a balance; in the second, on the contrary, we perceive the pacifying influence of some of the writer's friends. Lélia had great repercussions on people's minds, both in France and throughout Europe. With this work, the 'Gothic Novel' found its new expression in psychological analysis (Laffon-Bompiani, Dictionnaire des uvres).Provenance: Louis-Clair de Beaupoil de Saint-Aulaire (1778-1854), known as Comte de Sainte-Aulaire, politician, with bookplate Bibliothèque d'étioles (sic), Sainte Aulaire. His library was actually housed at the Château d'Etiolles, Essonne.Bibliographical ref. : Vicaire, VII-198; Carteret, II-306: C'est, avec Indiana, l'un des ouvrages de cet auteur les plus rares et les plus estimés; Clouzot, 139: Rare et très recherché. ‎

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EUR2,000.00

‎BALZAC (Honoré de) - BEDOLLIERE (Emiles de la) - FEUILLET (Octave) - GOZLAN (Léon) - JANIN (Jules) - MUSSET (Alfred et Paul) - NODIER (Charles) - SAND (George) - STAHL. ‎

Reference : 10329

‎Le Nouveau Magasin des Enfants * ; ** .‎

‎ P., Edition Hetzel, Librairie de L. Hachette et Cie, 1860, 2 vol. in-8 (240 x 155) reliés 1/2 chagrin vert époque, dos à 4 nerfs, caissons richement ornés de fleurons dorés, tranches dorées, plats de percaline verte encadrés de filets à froid. Rousseurs assez prononcées comme souvent dans les ouvrages de la période romantique, beaux exemplaires par ailleurs. ‎


‎350 vignettes par Meissonier, Tony Johannot, Gérard Séguin, Bertall et Lorentz dans le premier volume - 240 vignettes par Maurice Sand, H. Delaville, Tony Johannot et Bertall dans le deuxième volume.Contient : Premier volume : Les aventures de Tom Pouce par Stahl - Histoire du chien Brisquet par Nodier - Tony sans soin par Balzac - Histoire de la Mère Michel et de son chat par de la Bedollière - Le petit ouvrier par Janin - Aventures d'une poupée et d'un soldat de plomb par Stahl - Polichinelle par Feuillet - Voyage dans l'île des plaisirs par Fénélon.Deuxième volume : Histoire du véritable Gribouille par Sand - Trésor des fèves et fleurs des pois par Nodier - Aventures du prince Chènevis par Gozlan - Le génie bonhomme par Nodier - Les fleurs des bois par Musset.Il est paru 2 autres tomes, non proposés ici. Réf. biblio. : Vicaire VI-237 à 239. ‎

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‎[SAND (George)] - BONCOEUR (Jean-Louis).‎

Reference : 6592

‎A Nohant, chez la dame ... La vie de George Sand en Berry.‎

‎ Tours, La Nouvelle République du Centre Ouest, 1995, 1 vol. in-8 toilé sous jaquette illustrée, de 192 pp. ‎


‎Nombreux portraits dessinés hors texte. Bel exemplaire. ‎

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‎SAND (George).‎

Reference : 14206

‎François le Champi.‎

‎ P., Victor Lecou, 1851, 1 vol. in-18 (177 x 110 mm) relié 1/2 chagrin noir, dos à 4 nerfs, filets à froid sur les nerfs et en haut et bas du dos, encadrements à froid des caissons, auteur et titre dorés, reliure de l'époque, de (2) ff. (faux-titre et titre) - 260 pp.Coins émoussés, pâles rousseurs, bel exemplaire en bonne reliure d'époque par ailleurs ‎


‎Première édition in-18 (édition originale en 1850).Ex-libris armorié gravé "Château de Marines" collé au contreplat. ‎

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‎[FLAUBERT (Gustave) - MUSSET (Alfred de)] - SAND George).‎

Reference : 7588

‎Lettres à Alfred de Musset et Gustave Flaubert. Choix de Jean Luc Benoziglio.‎

‎ P., Tchou, 1970, 1 vol. in-18 (124 x 76) relié pleine soie rouge éditeur, motifs dorés estampés à froid, tête dorée, sous emboitage cartonné doré, de 190 pp. Très bel exemplaire. ‎


‎Collection "Le Livre de Chevet", Bibliothèque de Correspondance. ‎

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EUR25.00

‎George SAND‎

Reference : 14662

(1859)

‎Narcisse.‎

‎ 1859 P., Librairie de L. Hachette et Cie, 1859, 1 vol. in-12 (185 x 122 mm) broché sous couverture jaune imprimée en noir, train à vapeur reproduit au plat inférieur, de (2) ff. (faux-titre et titre) - 265 pp. - (1) f. (imprimeur).Bas du plat supérieur très légèrement froissé, cachet de colportage en page de faux-titre, très rares légères rousseurs, très bel exemplaire broché, condition rare. ‎


‎Bibliothèque des Chemins de Fer.Edition originale."Roman de la maturité, rédigé en 1858, Narcisse fait partie de ces uvres oubliées du siècle romantique qui gagneraient à sortir de lombre." (Amélie Calderone)Réf. biblio. : Vicaire VII-263. ‎

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EUR120.00

‎SAND (George).‎

Reference : 13750

(1871)

‎Journal d'un voyageur pendant la guerre.‎

‎ 1871 P., Michel Lévy frères, 1871, 1 vol. in-12 (190 x 120) reliure de l'époque 1/2 chagrin marron à coins, dos à 5 nerfs, auteur et titre dorés, plats de papier marbré, de (2) ff. (faux(titre et titre) - 310 pp.Dos insolé, déchirure en fond de cahier en bas de la page de titre, marges effrangées en pages 301-304, bel exemplaire par ailleurs. ‎


‎Mention de Troisième Edition en page de titre, en tout point semblable à l'édition originale parue la même année.Réf. biblio. : Vicaire, VII-278. ‎

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EUR60.00

‎SAND Georges‎

Reference : 13972098

‎Nanon. Roman. Texte intégral établi, présenté et annoté par Nicole Mozet d'après l'édition originale (1872).‎

‎Saint-Cyr-sur-Loire: Christian Pirot, 2005 in-8, 305 pages. Broché, dos lég. creusé, autrement bon état.‎


‎in-8, 305 pages. Broché, dos lég. creusé, autrement bon état. [M.C.: littérature française, 19e siècle].‎

EUR10.00

‎SAND Shlomo‎

Reference : 13972078

‎Comment le peuple juif fut inventé. De la Bible au sionisme. Traduit de l'hébreu par Sivan Cohen-Wiesenfeld et Levana Frenk.‎

‎Paris: Fayard, 2008 in-8, 446 pages. Index. Broché, très bon état.‎


‎in-8, 446 pages. Index. Broché, très bon état. [M.C.: judaïsme, histoire].‎

EUR10.00

‎SAND George‎

Reference : 13968507

‎Voyage dans le cristal. Choix, préface et bibliographie par Francis Lacassin.‎

‎Paris: Union Générale d'Editions, 1980 in-8, 317 pages. Bibliographie. Demi reliure toile moderne, dos muet, mouillure au faux-titre, dernière page blanche salie. Collection "Les maîtres de l'étrange et de la peur"‎


‎in-8, 317 pages. Bibliographie. Demi reliure toile moderne, dos muet, mouillure au faux-titre, dernière page blanche salie. Collection "Les maîtres de l'étrange et de la peur" [M.C.: littérature fantastique].‎

EUR12.00

‎SAND (George).‎

Reference : 10486

‎L'Homme de neige.‎

‎ P., L. Hachette et Cie, 1859, 2 vol. in-12 (179 x 112) reliés chagrin rouge ép., dos à 4 nerfs ornés de fleurons dorés et filets dorés et à froid, de (2) ff. (faux-titre et titre) - 432 pp. et (2) ff. (faux-titre et titre) - 396 pp. Petit accroc en coiffe du T.II, rousseurs éparses, bel exemplaire en reliure d'époque par ailleurs. ‎


‎Edition originale. Réf. Biblio. : Vicaire VII-263. ‎

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EUR250.00

‎George SAND‎

Reference : 71232

(1867)

‎"Étroniformeest le mot sublime qui classe cette espèce de végétauxmerdoïdes" Lettre autographe à Gustave Flaubert‎

‎Nohant 21 décembre 1867 | 13.40 x 20.70 cm | deux feuillets sous chemise et étui‎


‎Lettre autographe de George Sand adressée à Gustave Flaubert datée du 21 décembre 1867, 8 pages sur deux feuillets rempliés. Publiée dans la Correspondance, XX, pp. 642-645. Issue d'une des plus belles correspondances littéraires du siècle, cette lettre écrite à la veille de Noël 1867 est un sublime témoignage de la franche amitié entre George Sand, le «vieux troubadour» et Gustave Flaubert baptisé «cul de plomb» après avoir décliné son invitation à Nohant pour achever l'Éducation sentimentale. Malgré les dix-sept ans qui les séparent, leurs tempéraments opposés et leur conception de la vie divergentes, le lecteur est saisi par la tendresse mais aussi l'étonnante verdeur de cette longue confidence de George Sand. Alors au faîte de sa gloire littéraire et à la joie de son théâtre de Nohant, Sand s'entretient longuement de politique, de leur séparation, de leur conception du travail d'écrivain, de la vie même. Dans cette lettre à l'allure de «courant de conscience», Sand couche naturellement et librement sur le papier huit pages de conversations avec l'écrivain, qui ne fait que de trop rares et brèves apparitions à Nohant: «Mais comme je bavarde avec toi! Est-ce que tout ça t'amuse' Je le voudrais pour qu'une lettre de causerie te remplaçât un de nos soupers que je regrette aussi, moi, et qui seraient si bons ici avec toi, si tu n'étais un cul de plomb qui ne te laisses pas entraîner, à la vie pour la vie», tandis que chez Flaubert, alors plongé dans l'écriture de l'Éducation sentimentale, la devise est plutôt l'art pour l'art. Cette fin d'année 1867 est marquée par la douleur de la disparition d'un «presque frère», François Rollinat, que Sand apaise par ses lettres à Flaubert et les soirées animées à Nohant: «Voilà comme je vis depuis 15 jours que je ne travaille plus. [...] Ah'! quand on est en vacances, comme le travail, la logique, la raison semblent d'étranges balançoires». Sand lui reprochait volontiers de travailler sans relâche dans sa robe de chambre, «l'ennemi de la liberté», alors qu'elle, courait par monts et par vaux, de Cannes à la Normandie, jusque sur les terres de l'écrivain qu'elle avait visitées en septembre. À cette occasion, Sand avait relu avec bonheur Salammbô dont quelques lignes se retrouvent dans Mademoiselle Merquem, sa dernière uvre en date. Leur amitié littéraire et virile, comme celle avec Rollinat, défia toute la vieille garde des littérateurs qui affirmaient l'impossibilité d'une liaison sincère entre l'homme et la femme. Sand, qu'on a tour à tour qualifié de lesbienne, de nymphomane, rendue célèbre pour ses amours retentissantes et si diverses, entame une longue et riche correspondance avec Flaubert pour qui elle est une mère et un vieil ami. Le «vieux troubadour» ou «vieux cheval» ne se considérait même plus comme femme, mais comme un être quasi-homme, rappelant ses travestissements de jeunesse et son formidable mépris des barrières entre les sexes. À Flaubert qui avait écrit à celle qu'on surnomma la «papesse des gynandres»: «Pour mieux tirer à l'arc, elles s'écrasaient le téton», en évoquant les Amazones; Sand répond «Je ne suis pas dans ton idée qu'il faille supprimer le sein pour tirer l'arc. J'ai une croyance tout à fait contraire pour mon usage et que je crois bonne pour beaucoup d'autres, probablement pour le grand nombre». Guerrière certes, mais guerrière pacifique, Sand a volontiers adopté les usages d'un monde de lettrés misogynes, tout en ayant su rester elle-même: «Je crois que l'artiste doit vivre dans sa nature le plus possible. À celui qui aime la lutte, la guerre; à celui qui aime les femmes, l'amour; au vieux qui, comme moi, aime la nature, le voyage et les fleurs, les roches, les grands paysages, les enfants aussi, la famille, tout ce qui émeut, tout ce qui combat l'anémie morale.» ajoute-t-elle ensuite. Belle évocation de sa «période verte», ce passage consacre le temps des romans champêtres de Sand, qui, assagie par les années, s'é‎

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‎[SAND (Maurice).] - ‎ ‎SAND (George). ‎

Reference : 002489

(1858)

‎LÉGENDES RUSTIQUES. Dessins de Maurice Sand. Texte de George Sand. ‎

‎ 1858 Paris, A. Morel et Cie, 1858. In-folio (288 X 395 mm) percaline violine, dos lisse muet, double encadrement avec écoinçons à froid sur les deux plats, auteur, titre et illustrateur dorés au centre du premier plat, grand fleuron à froid au centre du second plat, tranches dorées (reliure de l'éditeur) ; (2) ff. de faux-titre et titre illustré, VII pages (table des matières, fac-similé d'une lettre de George Sand à Maurice Sand et avant-propos), 48 pages et 12 planches hors-texte.‎


‎ÉDITION ORIGINALE du texte et premier tirage du titre illustré et des DOUZE STUPÉFIANTES COMPOSITIONS dessinées par Maurice SAND. Elles ont été lithographiées par E. Vernier, tirées sur Chine en fond teinté ; le titre a été lithographié par Rambert. Maurice SAND (1823-1889), dessinateur et peintre, est le fils de George Sand dont il a adopté le pseudonyme. Ses dessins sont un curieux mélange de romantisme bizarre et de noirceur fantastique, tout en restant empreints d'une « charmante naïveté d'invention », selon l'expression de son maître Eugène Delacroix. CONTES D'INSPIRATION FANTASTIQUE, ces "Légendes Rustiques" se présentent comme un parcours en douze récits, chaque chapitre étant consacré à un lieu ou à un personnage mystérieux : loup-garou, pierres vivantes, moine des marais, lavandières infanticides, etc. Parallèlement au conte pour enfant, la lecture montre aussi combien ces légendes étaient le quotidien des habitants de la région, mêlant foi chrétienne apotropaïque et superstitions effrayantes. On retiendra notamment le chapitre dans lequel on apprend à distinguer les lubins des lupins, les lubins étant des « Esprits chagrins, rêveurs et stupides, [qui] passent leur vie à causer dans une langue inconnue, le long des murs des cimetières. En certains endroits on les accuse de s'introduire dans le champ du repos et d'y ronger les ossements. Dans ce dernier cas, ils appartiennent à la race des lycanthropes et des garous, et doivent être appelés Lupins ». L'intérêt de George Sand pour le fonds culturel et linguistique berrichon s'inscrit d'abord dans le développement de l'ethnographie nationale en Europe au XIXe siècle. En effet, dans un style et une langue qui évoquent le parler populaire sans jamais se laisser aller au pastiche, George Sand a recréé, avec respect et amour, des vieilles légendes du Berry, tour à tour drôles, étranges et naïves. Avec ce recueil, elle participait activement - aux côtés des romantiques, Nerval, Paul Lacroix et d'autres - au premier mouvement de sauvegarde de ce patrimoine culturel que représentaient les contes et les chansons populaires menacés d'oubli ; elle en révélait ainsi les profondes valeurs poétiques. (Séverine MARÉCHAL, "Les Beaux esprits se rencontrent" - Éric BORDAS, "Les Histoires du terroir à propos des Légendes Rustiques de George Sand" - VICAIRE, VII, 262). BEL EXEMPLAIRE, très frais, de ce merveilleux album romantique, conservé dans son solide cartonnage éditeur en PARFAIT ÉTAT. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST. ‎

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EUR1,500.00

‎George Sand‎

Reference : YQV-14

(1833)

‎Lélia‎

‎2 volumes in-8 (207 x 122 pp) de 4 ff.n.ch. (faux-titre, titre, dédicace, exergue) et 350 pp. pour le premier volume ; 3 ff.n.ch. (faux-titre, titre, vers d Alfred de Musset) et 383 pp. pour le second (comme dans la plupart des exemplaires reliés à l époque, le relieur a supprimé le dernier feuillet blanc du tome I et le premier feuillet blanc du tome II) ; demi-veau fauve, dos lisses, compartiments de filets et chaînettes ornés de grands fleurons géométriques dorés, roulette en pied, plats recouverts de papier marbré, tranches marbrées dans les mêmes tons (reliure de l époque). ‎


‎Édition originale. L’un des chefs-d’œuvre de George Sand, un récit d’un lyrisme et d’un symbolisme échevelés. Admiré, critiqué, honni et mis à l’Index, ce roman-poème connut un grand succès de scandale. Se risquant sur les chemins ouverts par Nodier, Senancour, Chateaubriand et Madame de Staël – mais aussi Goethe et Byron –, George Sand provoqua la surprise dans les milieux littéraires. «Avec la “grande Lélia”, sorte de Byron de l’autre sexe, impérieuse mais clamant son impuissance et son mal du siècle, souffrante mais rebelle, se livrant à des confidences impudiques sur sa sexualité qui rendent un son trop vrai pour n’être que littérature, c’est en d’autres parages du féminin, bien plus modernes, que Sand a voulu se risquer. De quoi s’adresser au meilleur de sa “génération”, en explorant à sa façon le paradigme du romantisme du désenchantement. De quoi s’adresser également à nos contemporains du xxie siècle – eux aussi conviés à se risquer à Lélia, excités plus que rebutés, gageons-le, par les difficultés d’une telle lecture –, et leur parler au plus intime. » (José-Luis Diaz) L’exemplaire est enrichi d’un très beau dessin original signé de George Sand. La composition (90 × 106 mm), signée en bas à droite des initiales « G. S. » et protégée d’une fine serpente, a été montée à l’époque sur un feuillet de papier orné au recto d’un décor de feuillage bleu pâle finement gaufré, et insérée dans le tome I entre les feuillets de dédicace et d’exergue. Ce dessin au lavis de brun délicatement rehaussé à l’encre de Chine et à la gouache blanche – une version primitive de « dendrite » – montre une clairière entourée d’arbres et de rochers qu’un ciel tourmenté surplombe ; un rayon de lune perce les nuages en éclairant une scène étrange : un chien aboyant devant un calvaire ; l’atmosphère est mystérieuse, oppressante et onirique. George Sand dessinatrice : les « dentrites ». Romancière et épistolière de génie – ses œuvres très nombreuses et sa correspondance monumentale forment un saisissant tableau de la génération romantique au féminin –, George Sand fut aussi une dessinatrice talentueuse et, sur certains points, singulière. La question de l’art l’a toujours occupée (elle hantait les musées et les salons de peinture) et, depuis ses plus jeunes années, elle maniait avec passion la mine de plomb et le pinceau, aussi bien au couvent des Augustines anglaises que dans la demeure familiale de Nohant. Un talent hérité de sa mère et encouragé par sa grand-mère, qu’elle-même suscitera et contribuera à développer chez son fils, Maurice. Au début des années 1830, alors qu’elle venait de se séparer de son mari, George Sand fit même de son goût pour le dessin et la miniature un métier destiné à lui assurer, pour un temps, son autonomie financière. (Elle prit des cours avec Jules Decaudin en 1831 afin d’affermir sa technique et s’initier à l’aquarelle.) Plus tard, tout au long des années de la retraite berrichonne, le dessin et l’aquarelle deviendront une activité quasi quotidienne, ainsi qu’elle le confie dans une lettre datée de 1874. Une technique particulière, la « dendrite », est attachée à son nom. Elle consiste à appliquer sur une feuille, préalablement tachée de couleur, un papier épais ou un carton absorbant (« écrasage »), obtenant par cette manière de monotype des formes mousseuses et nervu- rées qui sont ensuite retravaillées à l’encre, à l’aquarelle ou à la gouache. Ces compositions évoquent parfois des paysages fantastiques – landes et marécages désolés –, très roman- tiques. George Sand a souvent associé son fils Maurice à ses expérimentations graphiques et chromatiques ; un témoignage éclatant de leur collaboration verra le jour en 1858 sous le titre de Légendes rustiques. Les surréalistes, et tout particulièrement Max Ernst, se souviendront des innovations de George Sand, dont ils adapteront la technique mêlant dessin conscient et aléatoire dans quelques-unes de leurs œuvres. Exemplaire avec de grandes marges, dans une belle reliure de l’époque. La structure du décor et les fers employés, ainsi que des détails de dorure – le point après le nom de l’auteur et la faute « L’Élia » dans le titre – semblent prouver que cette reliure n’a pas été réalisée en France, mais plutôt dans l’aire germanique, très probablement en Suisse. Rousseurs éparses et inégalement prononcées; tampon anciennement et soigneusement effacé sur le feuillet de dédicace du tome I ainsi que sur quelques autres feuillets (peut-être la marque d’un cabinet de lecture) ; petit manque de cuir au mors inférieur du tome I, en pied. Références : G. Sand, Romans, I, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2019, notice de J.-L. et B. Diaz, pp. 1587-1621. – N. Savy, « Une table à dessin ou un bureau ? George Sand et les arts visuels (1804-1837)», inMémoires en hommage à Françoise Cachin, Gallimard-RMN, 2002. – Clouzot, p. 242 : « rare et très recherché ».‎

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‎George SAND‎

Reference : 76111

(1858)

‎Lettre autographe signée adressée à Stéphanie Geoffroy-Saint-Hilaire : de l'émancipation féminine par l'éducation : "Ç'a été pour moi une éducation à part que celle de cet enfant de 18 ans qui n'en avait que 2, il y a six mois, et qui a maintenant son âge, avec toute la candeur de l'enfance conservée."‎

‎Nohant 3 juin 1858 | 13.40 x 20.90 cm | 4 pages sur un feuillet remplié‎


‎Lettre autographe signée de George Sand adressée à son amie Stéphanie Bourjot, fille d'Étienne Geoffroy-Saint-Hilaire. Quatre pages rédigées à l'encre bleue sur un feuillet remplié au chiffre de George Sand. Pliures inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été partiellement publiée dans Correspondance, t. XIV, n° 7846. Très belle lettre, en partie inédite, dans laquelle George Sand évoque l'ouvrage de Marie Pape-Carpantier et l'éducation de sa jeune servante Marie Caillaud: «C'est un excellent livre, dans lequel j'apprends à lire à ma jeune servante, une fille extraordinairement intelligente et dont ce livre ouvre l'esprit à toutes sortes de bonnes notions. Ç'a été pour moi une éducation à part que celle de cet enfant de 18 ans qui n'en avait que 2, il y a six mois, et qui a maintenant son âge, avec toute la candeur de l'enfance conservée. Donc tous les soirs, nous lisons les historiettes de Marie Carpentier, et je m'y intéresse autant que mon élève.» Marie Caillaud n'a que onze ans lorsque George Sand la fait entrer à son service afin de s'occuper de la vaisselle et du poulailler, ce qui lui vaudra le sobriquet de «Marie des poules». Mais l'écrivaine repère bien vite l'intelligence de la jeune paysanne: elle en fait rapidement sa gouvernante et à partir de 1856, la jeune fille participe aux séances du petit théâtre de Nohant. C'est au début des années 1858 que l'on trouve mention de son apprentissage notamment dans une lettre de George Sand à son ami Charles Duvernet: «Dans mes soirées d'hiver, j'ai entrepris l'éducation de la petite Marie, celle qui jouait la comédie avec nous. De laveuse de vaisselle qu'elle était, je l'ai élevée d'emblée à la dignité de femme de charge que sa bonne cervelle la rend très apte à remplir. Mais un grand obstacle, c'était de ne pas savoir lire. Ce grand obstacle n'existe plus. En trente leçons d'une demi-heure chacune, total quinze heures en un mois, elle a su lentement, mais parfaitement toutes les difficultés de la langue. Ce miracle est dû à l'admirable méthode Laffore, appliquée par moi avec une douceur absolue sur une intelligence parfaitement nette.» (16 février 1858) Intime de l'écrivaine, Marie Caillaud deviendra finalement une comédienne influente de la scène de Nohant et côtoiera les illustres invités de George Sand: Delacroix, Gautier, Dumas, le prince Jérôme Bonaparte... Mais Marie ne fut pas la première élève de George Sand, qui demeura toute sa vie durant intéressée par la question de la pédagogie et apprit à lire non seulement à ses enfants, mais aussi à ses petits-enfants et à plusieurs personnes de son entourages (domestiques, paysans). Cette lettre montre toute l'implication qu'elle eut dans son rôle de maîtresse, réfléchissant sans cesse à des manières pertinentes et efficaces d'enseigner: «Mais ce qui manque, du moins à ma connaissance, c'est une méthode de lecture. J'en ai fait une (pour mon usage, je ne l'ai pas écrite.) tirée d'abord de celle de Laffore, et modifiée à mon idée. Mais ce que je n'ai pas trouvé dans les manuels à l'usage de l'enfance et des écoles primaires, c'est un livre d'exercices bien faits pour apprendre à lire logiquement tout en se rendant compte de l'orthographe des mots. Ce livre existe-t-il?» Loin d'être un simple passe-temps, l'éducation revêtit pour George Sand une importance capitale et, comme le souligne Georges Lubin, elle ne se borna donc pas à alphabétiser les plus jeunes. Il faut dire que la mère de Sand lui apprit elle-même à écrire dès l'âge de cinq ans: «Elle se rendit compte très tôt que la seule voie pour atteindre à l'égalité était l'émancipation intellectuelle. L'ignorance où les femmes étaient tenues était la cause de leur esclavage. L'ignorance où le peuple était tenu était le fondement de l'inégalité qui régnait entre les classes. L'éducation était le sésame qui ouvrirait les portes fermées.» («George Sand et l'éducation» in Nineteenth-Century French Studies, 1976) Beau et important témoignage du combat sa‎

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‎George SAND‎

Reference : 86632

(1838)

‎"N'y changez rien. Relisez-en vous même et vous seull'épreuve" Lettre autographe signée à François Buloz‎

‎s. d. [23 février 1838] | 11 x 20.40 cm | 1 page sur feuillet‎


‎Lettre autographe signée de George Sand adressée à François Buloz. Une page à l'encre noire sur un feuillet. Traces de plis, feuillet renforcé par un papier au verso. Publiée dans sa correspondance (éd. Georges Lubin), t. IV, p. 331-332. Exaspérée par l'attitude de la Revue des deux mondesde son ami Buloz, George Sand décide de prendre la défense dupenseur progressiste Félicité Lammenais, visé par une critique cinglante publiée dans la revue. Elleprend ici sa plume et ordonne à Buloz de publier son article de riposte, sans en changer une ligne. Mon cher Buloz, voici la lettre à M. Lerminiern'y changez rien. Relisez-en vous même et vous seull'épreuve. Corrigez les fautes de typographie. Veuillez à la ponctuation et aux guillemets. Il va sans dire que les blancs de mon manuscrits sont le résultat de coupureset de transcriptions que j'ai faites, et ne demandent que de simples alinéas. Bonjour et amitié, George Cette lettre constitue la parfaite illustration de lacollaboration aussi houleuse que fructueuse qui unitFrançois Buloz et George Sand. Ce dernierdonnependant de nombreuses années à Sand une tribune et un moyen de vivre de sa plume. Elle publiedans la Revueun grand nombre de chefs-d'oeuvre, dont Lettres d'un voyageur (1834-1836), Mauprat (1837), Spiridion (1839), Gabriel (1839), Mademoiselle La Quintinie (1863), Césanne Dietrich (1870). Par son biais, elleparticipe aussiactivement aux débats politiques de son temps. En 1838, Buloz est le grand orchestrateur d'unduel idéologique lorsque Sand"décide de prendre à partie le critique Lerminier, qui venait de faire dans la revueune analyse très critique du Livre du peuple, Buloz par désir de publicité permet à ses deux collaborateurs d'échanger publiquement leurs coups dans la revue. Par l'intermédiaire de Lerminier et de son ton supérieur, la revue dévoile alors sa vision plutôt misogyne de la littérature et de la philosophie : « le temps est venu pour vous de donner à vos opinions philosophiques plus de consistance et d'étendue car vous entrez dans une nouvelle phase de la vie et du talent. L'inspiration et la fantaisie vous ont élevée à une hauteur où elles ne suffiraient pas à vous maintenir. Puisez maintenant, madame, de nouvelles forces dans la réflexion et la science » (Marie-Eve Thérenty, George Sand, François Buloz et la Revue des Deux Mondes). Sand réagit aussitôt et envoieson article de riposte accompagnédecette missive comminatoire, ordonnant à Buloz depublier son texte en l'état. Lamennais sera très touché de son geste :« Je compterai toujours parmi les circonstances heureuses de ma vie, où je n'en compte pas beaucoup, d'avoir été défendu par vous. En publiant mon dernier livre, je savais bien qu'il choquerait à peu près tout le monde, légitimistes, juste-milieu, catholiques, républicains même, ceux du moins qui ne veulent ni de Dieu ni de la liberté, et le nombre en est grand, et ils ont une terrible foi en eux-mêmes. Je n'ai espéré que dans le peuple qui ne fait pas de systèmes, et qui, sous l'influence des instincts humains primitifs et impérissables, juge par le coeur, et juge seul infailliblement. Sans lui je ne sais ce que deviendrait la liberté sur la terre. M. Lerminier et bien d'autres se figurent que je parle au hasard, selon que m'importe l'idée du moment. Ils se trompent » (Yves Chastagnaret, George Sand, Lerminier et le Livre du Peuple de Félicité Lamennais). Volantau secours d'un défenseur du peuple, Sand rédige cette cinglante missiveà un moment clé de sa relation tumultueuse avecBuloz. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎SAND (George)‎

Reference : 28219

(1858)

‎Lettre à Tony Faivre.‎

‎ Lettre autographe depuis Nohant Nohant 4 mars [1858]. 3 p. en 1 f. plié (210 x 135 mm) à en-tête « G.S. » (timbre à sec), rédigées à l'encre bleue, enveloppe conservée avec cachet de cire rouge à la devise « Vitam impendere vero » + cachet de la poste du « 5 mars 1858 La Châtre ». « Mon cher Faivre, votre petit mot m’a été aussi agréable qu’il vous a été ennuyeux à écrire, car Maurice nous a révélé les mystères de votre paresse à l’endroit des lettres, et les horreurs du rhume ou vous étiez plongé. J’espère que le rhume est fini ; quant à la paresse, j’avais dit à Maurice de vous dispenser de lutter contre elle. Je sais que vous ne nous oubliez pas et je compte toujours sur votre promesse de revenir pour plus longtemps, beaucoup plus longtemps [souligné], cette année. Vous savez que j’ai une commande à vous donner, outre les grands travaux dramatiques qui vous réclament. Maurice m’écrit que vous donnez de superbes représentations de marionnettes avec lui, puis que vous êtes l’orchestre à grands effets, à vous tout seul. Je regrette de n’être pas là pour partager de si puissantes émotions. […] pourtant que Maurice travaille un peu, et que la peinture trouve son heure au milieu de tous ces enivrements. Manceau vous envoie mille bonnes amitiés avec les miennes. Il a verni le portrait qui est de plus en plus charmant à regarder et dont je vous remercie en moi-même à toute heure. G. Sand. Nohant 4 mars ». ‎


‎Dans Le Théâtre de marionnettes de Nohant, paru en 1876, George Sand se rappelle de l'installation du premier théâtre de marionnette dans la maison de Nohant : « C'est en 1847, que pour la première fois, avec l'aide d'Eugène Lambert, Maurice installa une baraque de marionnettes dans notre vieux salon » Et George Sand de concevoir aussitôt les costumes des marionnettes, l'occasion de se livrer à un réel travail d'imagination et de faire preuve d'un génial talent de « bricoleur ». Maurice Sand et Eugène Lambert fabriquent eux-mêmes leurs marionnettes, dites « Burattini » : des marionnettes à gaine ou à manchon en tissu, dont ils peuvent sculpter la tête. Plus d'une centaine de marionnettes sont fabriquées à Nohant en trente ans, dans du bois de tilleul, puis peintes, avec des clous pour les yeux et de vrais cheveux, récupérés chez le coiffeur de La Châtre. Excellent aquarelliste, Antoine Jean Étienne Faivre, dit Tony Faivre, est un ancien élève de l'école de dessin de Besançon. Il exécuta de jolis éventails et de charmants panneaux décoratifs et fut, avec Eugène Lambert, le fidèle compagnon de Maurice Sand à Paris comme à Nohant, où il ajoute des effets de voix et participe à la mise en scène. Il séjourna au moins quatre fois dans l'Indre, entre 1857 et 1859, participant activement aux représentations théâtrales : « Faivre est dans le fond qui nous passe les sujets. Je dirige le tout et cela fait un spectacle assez complet », en attestera Maurice Sand à sa mère dans plusieurs lettres enthousiastes. Correspondance, t. XIV, n° 7758. Deux lettres de Maurice Sand à George Sand font état de leur amitié avec Tony Faivre, conservées au Fonds patrimonial de la Bibliothèque de La Châtre (lettres du 8 février 1858 et du 5 mars 1858). ‎

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‎George SAND‎

Reference : 76839

(1859)

‎"Je suis bien d'âge à être votre mère, car j'ai 55 ans, et j'ai de bonnes mains bien adroites, mais pas belles du tout." Lettre autographe signée adressée à Ernest Feydeau‎

‎Nohant 16 août [18]59 | 13.50 x 20.90 cm | 4 pages sur un double feuillet‎


‎Lettre autographe signée de George Sand adressée à Ernest Feydeau. Quatre pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet présentant, en tête de la première page, le timbre à sec de l'expéditrice. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète de George Sand établie par Georges Lubin. Belle et longue lettre évoquant la littérature et l'amitié entre écrivains. D'abord courtier en bourse et spécialiste de l'Antiquité, Ernest Feydeau se lança sur le tard dans la fiction. Soucieux d'occuper un espace littéraire dans lequel il ne s'estimait pas justement apprécié, il fit jouer ses relations et entretint une relation épistolaire suivie avec d'illustres correspondants tels que Gustave Flaubert, Sainte-Beuve ou encore George Sand auxquels il adressa les ébauches de ses romans et dont il sollicita les avis. La présente lettre constitue une réponse de Sand qui vient d'achever la lecture de Daniel, deuxième roman de Feydeau. George Sand, alors à l'apogée de sa carrière littéraire, se décrit ainsi: «Je suis bien d'âge à être votre mère, car j'ai 55 ans, et j'ai de bonnes mains bien adroites, mais pas belles du tout. J'ai acquis le droit de n'être plus coquette, on m'a fait un assez grand reproche de ne l'avoir jamais été. Je vous dirai de moi tout ce que vous voudrez.» Comme à son habitude, très sollicitée par ses pairs, elle livre une critique très détaillée du texte que lui soumet son confrère: «Je ne suis pas contre les phrases qui détonnent, là où il faut qu'elles détonnent, mais je ne suis pas pour que l'harmonie soit sacrifiée au rythme. Je ne suis pas non plus pour le contraire. Comprenez-moi bien, je ne blâme que ce qui s'aperçoit trop, que ce qui révèle le procédé. Ne touchez pas aux passages dont vous me parlez, ils sont excellents. Et, en somme, je n'insisterai pas furieusement sur la question de forme dans le style, vu que si les qualités du vôtre devraient s'en aller avec ce qui me semble parfois un défaut, je serais au désespoir d'avoir signalé le défaut.» Elle-même très proche de Flaubert qu'elle surnommait son «cul de plomb», Sand semble ravie que les deux hommes se connaissent: «Je n'ai pas le temps. Mais j'aurai celui de vous recevoir quand vous serez libre, il faudra venir avec Flaubert qui a aussi en moi un lecteur enchanté et un ami littéraire de tout cur. Je ne le savais pas votre ami, et je suis contente qu'il le soit.» L'amitié va si loin que Sand bientôt réunit les deux écrivains, les mettant sur un total pied d'égalité: «Ce n'est pas un malheur pour vous, pas plus que pour Flaubert, d'appartenir à la race des voyants.» S'installe alors une forme de solidarité face à l'adversité de la critique: «Tout cela se sent mieux qu'on ne peut le dire, et c'est pour cela que la critique déraisonne les trois quarts du temps.» Car la critique a eu le malheur de taxer Feydeau, comme elle l'a fait avec Flaubert, de réaliste: «On s'est mêlé de baptiser votre manière et la sienne de réalisme. Je ne sais pas pourquoi ; à moins que le réalisme ne soit tout autre chose que ce que les premiers adeptes ont tenté de nous expliquer. Je soupçonne, en effet, qu'il y a une manière d'envisager la réalité des choses et des êtres, qui est un grand progrès, et vous en apportez la preuve triomphante. Mais le nom de réalisme ne convient pas, parce que l'art est une interprétation multiple, infinie. C'est l'artiste qui crée le réel en lui-même, son réel à lui, et pas celui d'un autre. Deux peintres font le portrait de la même personne. Tous deux font une uvre qui représente la personne, si ce sont deux maîtres. Et pourtant les deux peintures ne se ressemblent pas. Qu'est devenue la réalité ?» Cette longue diatribe - véritable manifeste - constitue un puissant témoignage de la répulsion de George Sand et Flaubert pour les théoriciens, obsédés par l'idée de classer la littérature selon un «système qui [...] aveugle». - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎SAND (George)‎

Reference : 5959

‎Ne Paris. 1804-1876. Romancire, dramaturge, pistolire et critique littraire. L.A.S. G Sand Clment Renoux. S.l. [Palaiseau], 12 aot [18]64. 1 p. in-8.‎

‎ George Sand, en rponse Clment Renoux qui souhaiterait quelle intervienne auprs de lditeur Michel Lvy pour publier son manuscrit, prcise & Mr Michel Lvy nest pas Paris. Ds que je le saurai de retour, je lui prsenterai votre requte, mais sans me flatter pourtant dun crdit que je nai pas. Nimporte. Comptez que je ferai mon possible. Permettez-moi de ne pas lire de manuscrit cela mest tout fait impossible en ce moment& George Sand avait dj recommand en 1860, un roman de Renoux Homme trs pauvre . Sagit-il cette fois du roman Terrible dont Sand parle dans une lettre ultrieure Nol Parfait, bras-droit de Lvy ? Clment Renoux avait t recommand G. Sand par Jules Favre en fvrier 1860, et avait mme fait le voyage Palaiseau, o rsidait Sand, le 6 juillet 1864. George Sand tait ce moment trs inquite au sujet de la sant de son petit-fils Marc (dit Cocoton) que la maladie allait emporter le 21 juillet. ‎


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‎[SAND] NADAR‎

Reference : 32237

(1876)

‎George Sand. Portrait photographique dédicacé‎

‎ Seul portrait dédicacé connu S.l.n.d. [« Galerie contemporaine, 126 boulevard de Magenta » et « Cliché Nadar, rue d'Anjou-Saint-Honoré, 51 »]. 1 tirage sur papier albuminé (250 x 340 mm), encadré. Célèbre portrait sur papier fin, contrecollé sur carton de la Galerie Contemporaine littéraire (2e série, n°37). Rarissime épreuve dédicacée : «à mon cher Villegeorges, souvenir d'amitié, George Sand»‎


‎Ce portrait fait partie de l'une des entreprises éditoriales les plus caractéristiques de la fin du XIXe siècle : La Galerie contemporaine, publiée de 1876 à 1884, réunit 242 biographies illustrées de 410 photographies, dont 241 reproduits en photoglyptie par la maison Goupil & Cie Ce procédé photomécanique nouveau connut pendant trente ans un énorme succès dans la presse et l'édition, grâce à une impression stable, diffusable en grand nombre et bien moins coûteux que les tirages argentiques. George Sand est la première figure féminine à être publiée dans la Galerie Contemporaine. Le portrait reprend l'un des fameux clichés exécutés par Nadar en mars 1864 : une série de huit clichés de la romancière au mois de mars 1864. La bonne dame de Nohant ne s'appréciait pas physiquement, et ne fit confiance qu'à Nadar pour poser, lequel consacra de longues heures à la photographier jusqu'à ce que l'image lui convienne : « Les épreuves de ma photographie n'ont pas encore très bien réussi chez Nadar j'y retourne demain...", écrit-elle à Maurice son fils le 8 mars 1864 à Paris. Ces photographies, restées célèbres, inaugurèrent le début d'une longue série. Nadar qui avait toujours admiré la romancière, l'avait placée en tête de son Panthéon Nadar (1854) et lui avait dédicacé un livre, Quand j'étais étudiant (1856) : « À madame George Sand, enthousiasme fervent et profond respect » ; la romancière deviendra par ailleurs la marraine de son fils Paul. Précieuse épreuve dédicacé par Georges Sand, qui devait décéder l'année même de cette parution, le 8 juin 1876, si bien que les portraits signés sont absolument rarissimes, George Sand n'ayant que peu d'occasions de les avoir en mains. On ne connaît qu'un autre portrait dédicacé de la série Nadar, au petit format carte de cabinet (à Charles-Edouard de Vasson) et quelques autres tirages dans ce même format carte, simplement signés. ‎

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‎[A. Lévy Fils] - ‎ ‎SAND, Maurice ; (MANCEAU, A. ; SAND, George)‎

Reference : 71056

(1862)

‎Masques et Bouffons (Comédie italienne) (2 Tomes - Complet) [ Edition originale ]‎

‎Texte et dessins par Maurice Sand, Gravures par A. Manceau, Préface par George Sand, 2 vol. grand in-8 reliure postérieure plein chagrin bordeaux, dos à 5 nerfs orné, tête dorée, filetd dorés d'encadrement en plats et fers dorés en écoinçons, couvertures conservées, A. Lévy Fils, Libraire-Éditeur, Paris, 1862, VIII-356 pp. ; 2 ff., 384 pp. avec 50 planches en couleurs hors texte‎


‎Bon exemplaire avec les gravures coloriées de ce bel ouvrage consacré à la comédie italienne par le fils de George Sand, Maurice Sand. L'ouvrage est illustré, par l'auteur lui-même, de 50 superbes planches en couleurs détaillant les différents costumes des personnages de la "Comedia dell'arte" (Arlequin, Polichinelle, Colombine, Pierrot, etc...) à travers les siècles, par exemple Harlequino (1570), Arlechino (1671), Arlequin (1858). Une table en fin d'ouvrage détaille les couleurs de chaque costume. Bon exemplaire de cet ouvrage de référence, justement fameux pour ses belles gravures en couleurs (qq. rares frott. ou rouss. sur certaines planches, bel état par ailleurs). Vicaire, VII, 330‎

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‎George SAND‎

Reference : 78482

(1868)

‎Lettre autographe signée adressée à Alphonse Peyrat‎

‎s. d. [mai 1868] | 13.50 x 20.70 cm | 2 pages sur un double feuillet‎


‎Lettre autographe signée de George Sand adressée à Alphonse Peyrat, deux pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet.Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Intéressante lettre évoquant l'un de ses fidèles ami : Jean Patureau-Francoeur. George Sand avait fait publier un long article nécrologique en hommage à ce proche dansL'Avenir nationaldu 2 mai 1868. Elle y décrivait son défunt ami avec beaucoup de tendresse: «C'était un simple paysan, un vigneron des faubourgs de Châteauroux. Il avait appris tout seul à écrire, et il écrivait très remarquablement, avec ces naïves incorrections qui sont presque des grâces, dans un style rustique et spontané. [...] Ce petit homme robuste, à grosse tête ronde, au teint coloré, à l'il bleu étincelant et doux, était doué d'une façon supérieure. Il voyait la nature, il l'observait, il l'aimait et il la savait. [...] Son existence parmi nous fut pénible, agitée, méritante. Naturellement un esprit aussi complet que le sien devait se passionner pour les idées de progrès et de civilisation. Il fut, avant la Révolution, le représentant populaire des aspirations de son milieu, et il travailla à les diriger vers un idéal de justice et d'humanité. [...]» En 1848, Patureau fut élu maire de Châteauroux et devint le porte-parole des ouvriers de sa commune. «Au moment du coup d'État, il fut poursuivi, mais il se cacha dans des familles amies et échappa à la police. George Sand obtint, difficilement, sa grâce, ce qui lui permit de regagner Châteauroux. Il fut arrêté en janvier 1858, à la suite de la loi de sûreté générale. « Il resta un mois au cachot sur la paille en plein hiver. Quand on le mit dans la voiture cellulaire qui le dirigeait vers l'Afrique, il était presque aveugle, et, depuis, il a toujours souffert cruellement des yeux » (George Sand). En septembre 1858, à la suite d'une démarche de George Sand auprès de son ami Jérôme-Napoléon, le cousin de Napoléon III, il fut libéré mais resta soumis à surveillance. Il se fixa en Algérie, après avoir obtenu la permission de venir à Châteauroux pour vendre sa maison et sa vigne et pour y chercher sa famille. En Algérie, il vécut de son métier de vigneron, fit partie de la Société d'agriculture de Philippeville et écrivit un traité de viticulture.» (Maintron) «A présent, je viens vous demander de me payer ce petit article le plus cher que vous pouvez et d'envoyer le prix directement à Joseph Patureau, rue de cluis n°7 à Châteauroux. Indre. Et cela, le plus tôt possible.» Joseph, fils de Jean Patureau «est un vigneron très pauvre, très honnête et très digne, qui n'a pas de quoi faire le voyage.» «Il faut que le fils aîné de Patureau [...] aille bien vite à Gastonville pour aider ses frères mineurs à régler leurs affaires de famille. Je lui ai fait accepter le prix de l'article sur son père, ce qui joint à quelques économies, lui permettra d'aller remplir son devoir et surveiller ses intérêts.» Intéressant témoignage de la générosité et de l'indéfectible engagement de George Sand en faveur de la justice sociale. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎George SAND‎

Reference : 80208

(1867)

‎La Mare au Diable‎

‎Michel Lévy frères | Paris 1867 | 11.50 x 18.50 cm | relié‎


‎Nouvelle édition. Reliure de l'époque en demi chagrin vert, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés filets dorés et fleurons dorés en écoinçons, multiples encadrements à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier blanc moiré, toutes tranches dorées. Certains feuillets plus courts en marge basse. Envoi autographe signé de George Sand sur la première garde: «à mon bon ami Edmond Plauchut. G. Sand.» Aujourd'hui le seul étranger à la famille inhumé dans le cimetière de la maison de Nohant, Lucien-Joseph-Edmond Plauchut (1824-1909) entama une relation épistolaire avec George Sand à l'automne 1848 alors qu'il était expatrié volontaire après la chute de la République. Parti vers Singapour, il fit naufrage au large des îles du Cap-Vert et ne put sauver qu'une cassette contenant les lettres de Sand qu'il avait précieusement faites relier. Ces missives furent son salut: elles lui permirent d'être recueilli, nourri et blanchi par un riche Portugais admirateur de la dame de Nohant, Francisco Cardozzo de Mello. Après plusieurs voyages vers l'Extrême-Orient, et de nombreux cadeaux exotiques expédiés à sa lointaine et pourtant si proche amie, Plauchut rencontra finalement George Sand en 1861. En 1870, elle lui rendit un vibrant hommage dans la préface de son roman Malgrétout, narrant le naufrage dont il fut victime et exprimant avec émotion son amitié pour ce courageux ami. Plauchut, très aimé de la famille Sand - et particulièrement des petites-filles de George qui le surnommaient «L'Oncle Plauchemar» - en fit partie intégrante jusqu'à sa mort en janvier 1909. Les envois autographes signés sur La Mare au Diable sont très rares, celui-ci est d'une superbe provenance. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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Reference : 87349

(1864)

‎Le marquis de Villemer‎

‎Michel Lévy frères | Paris 1864 | 14.50 x 23 cm | relié‎


‎Édition originale de l'adaptation théâtrale. Reliure en demi maroquin rouge à coins, dos à cinq nerfs sertis de filets dorés orné de doubles caissons dorés et décorés, filets dorés en encadrement des plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, tranches peignées, reliure de l'époque. Quelques taches sur les plats, exemplaire exempt de rousseur. Envoi autographe signé de George Sand à l'acteur Fresne: «à monsieur Fresne, souvenirs affectueux. G. Sand.» Fresne avait joué dans sa pièceMolièrelors de sa création à la Gaîté en 1851. * «Le 1er mars 1864, en effet, se déroule l'événement théâtral de l'année: la première du Marquis de Villemer. L'Odéon, gardé par des cordons de police, est pris d'assaut par les étudiants qui campent sur la place depuis dix heures du matin. Dans la salle, les trépignements, les hurlements, les applaudissement interrompent les acteurs. La claque est débordée. On a refusé 3000 à 4000 personnes faute de place. La famille impériale applaudit, l'empereur pleure ouvertement, Flaubert est en larmes, le Prince Napoléon hurle son enthousiasme. C'est un triomphe. Deux cents personnes entourent George et l'embrassent au foyer. Les étudiants l'escortent jusqu'à son domicile aux cris de «Vive George Sand! Vive Mademoiselle La Quintinie! à bas les cléricaux!» La police disperse la manifestation dans la nuit. Ces démonstrations anticléricales sont d'autant plus étonnantes que rien dans la pièce n'y fait allusion. Il s'agit d'un mélodrame, très réussi, dans lequel l'amour triomphe des préjugés sociaux. Le premier acte qui a bénéficié de l'esprit de Dumas fils est brillant. La pièce met en scène deux frères dont l'un, très proche de sa mère, introverti et sérieux, refuse de se marier... Il finira par épouser la dame de compagnie, une jeune femme vertueuse et droite. L'autre, un libertin sympathique et spirituel de quarante ans, se mariera avec une héritière tout juste sortie du couvent. Le rythme est enlevé, les caractères bien dessinés. La pièce jouit de l'aura de George Sand. Le succès se reproduit tous les jours. Les recettes sont fabuleuses. Le Quartier latin est méconnaissable. Les ruelles autour de l'Odéon, bien éloigné des grands boulevards élégants, sont obstruées par les équipages de luxe. Les belles dames font la queue dès le matin à la location. L'Odéon, ce théâtre «sale, froid, loin de tout, désert, misérable» (Lettre à Maurice et Lina Dudevant-Sand, 5 mars 1864), est illuminé tous les soirs.» (Evelyne Bloch-Dano, Le Dernier Amour de George Sand, 2010) - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎[ Bureaux de la Revue de Paris,] - ‎ ‎Collectif ; BALZAC, Honoré de ; DOSTOIEVSKY ; VIOLLET LE DUC ; MERIMEE, Prosper ; SAND, George ; DAUDET, Ernest ; MAUPASSANT, Guy de ; TOURGUENIEV ; GONCOURT, Edmond de‎

Reference : 58665

(1896)

‎La Revue de Paris. Année 1896 - Troisième Année (6 Tomes - Complet) [ Contient notamment : ] Lettres à l'Etrangère par Honoré de Balzac [ Suite, Edition pré-originale ]Madame Alphonse Daudet ("Notes sur Londres"), Duc de Persigny ("Conversations avec M. de Bismarck"), George Sand ("Lettres à Ernest Feydeau", "Lettres à Sainte-Beuve"), Maréchal de Castellane ("Le Siège d'Anvers"), Barras ("Les préliminaires du 18 Brumaire"), George Duruy ("Barras et le 18 Brumaire"), Maurice Paléologue ("Une Patricienne de la Renaissance"), Léon Dierx ("Le Dieu futur"), Robert de Montesquiou-Fezensac ("Hortensias bleus"), Darmsteter ("Dante Gabriel Rossetti"), Victor Hugo ("Des Vers"), Eugène Manuel ("Un philosophe d'autrefois"), Voltaire ("Lettres à la Comtesse de Bentinck"), Prince Henri d'Orléans ("Sur le Haut-Mékong"), Emile Zola ("A M. le Docteur Toulouse"), Barbès ("Lettres à George Sand"), Camille Saint-Saëns ("Orphée"), Paul Claudel ("En Chine"), Pierre de Nolhac ("La présentation de Madame du Barry")‎

‎6 vol. in-8 reliure de l'époque demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs, Bureaux de la Revue de Paris, Paris, 1896. Rappel du titre complet : La Revue de Paris. Année 1896 - Troisième Année (6 Tomes - Complet) [ Contient notamment : ] Lettres à l'Etrangère par Honoré de Balzac [ Suite, Edition pré-originale ]Madame Alphonse Daudet ("Notes sur Londres"), Duc de Persigny ("Conversations avec M. de Bismarck"), George Sand ("Lettres à Ernest Feydeau", "Lettres à Sainte-Beuve"), Maréchal de Castellane ("Le Siège d'Anvers"), Barras ("Les préliminaires du 18 Brumaire"), George Duruy ("Barras et le 18 Brumaire"), Maurice Paléologue ("Une Patricienne de la Renaissance"), Léon Dierx ("Le Dieu futur"), Robert de Montesquiou-Fezensac ("Hortensias bleus"), Darmsteter ("Dante Gabriel Rossetti"), Victor Hugo ("Des Vers"), Eugène Manuel ("Un philosophe d'autrefois"), Voltaire ("Lettres à la Comtesse de Bentinck"), Prince Henri d'Orléans ("Sur le Haut-Mékong"), Emile Zola ("A M. le Docteur Toulouse"), Barbès ("Lettres à George Sand"), Camille Saint-Saëns ("Orphée"), Paul Claudel ("En Chine"), Pierre de Nolhac ("La présentation de Madame du Barry")‎


‎Exemplaire bien complet des 6 tomes de la seconde année, en reliure uniforme. C'est en 1895 qu'Edmond de Fels relança la "Revue de Paris" qui avait été supprimée par le gouvernement en 1858 avant de reparaître de manière éphémère et d'être absorbée par la Revue Française en 1865. Etat très satisfaisant (dos passés, papier des plats parfois gondolé, bon état par ailleurs). La série contient la suite de la première publication des "Lettres à l'étrangère" (correspondance de Balzac avec Eve Hanska) mais aussi de beaux écrits, parfois en version pré-originale, de Madame Alphonse Daudet ("Notes sur Londres"), Duc de Persigny ("Conversations avec M. de Bismarck"), George Sand ("Lettres à Ernest Feydeau", "Lettres à Sainte-Beuve"), Maréchal de Castellane ("Le Siège d'Anvers"), Barras ("Les préliminaires du 18 Brumaire"), George Duruy ("Barras et le 18 Brumaire"), Maurice Paléologue ("Une Patricienne de la Renaissance"), Léon Dierx ("Le Dieu futur"), Robert de Montesquiou-Fezensac ("Hortensias bleus"), Darmsteter ("Dante Gabriel Rossetti"), Victor Hugo ("Des Vers"), Eugène Manuel ("Un philosophe d'autrefois"), Voltaire ("Lettres à la Comtesse de Bentinck"), Prince Henri d'Orléans ("Sur le Haut-Mékong"), Emile Zola ("A M. le Docteur Toulouse"), Barbès ("Lettres à George Sand"), Camille Saint-Saëns ("Orphée"), Paul Claudel ("En Chine"), Pierre de Nolhac ("La présentation de Madame du Barry")‎

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