IMPORTANTE LETTRE DE FRANOIS DE BOURBON LAMBASSADEUR DE FLORENCE PENDANT LA SEPTIME GUERRE DITALIE, DITE AUSSI GUERRE DE LA LIGUE DE COGNAC.Contexte : Fait prisonnier lissue de la dfaite de Pavie en fvrier 1525, Franois 1er restera prisonnier de Charles Quint un an. Il ne recouvre la libert quen mars 1526, aprs avoir sign le Trait de Madrid par lequel il sengageait, entre autres, renoncer toutes prtentions sur Naples et le Milanais. Mais sitt libr, il dnonce le Trait et sallie la Ligne de Cognac contre lempire de Charles-Quint. Il dclare la guerre lempereur en janvier 1528 et envoie une arme en Italie sous le commandement de Lautrec. Franois de Bourbon naquit Ham (Somme) en octobre 1491. Frre cadet du premier duc de Vendme Charles, il tait le troisime garon de Marie de Luxembourg. Titr comte de Saint-Pol, il reprsenta le comte de Champagne au sacre de Franois Ier (janvier 1515) quil accompagna de suite en Italie. Arm chevalier Marignan par Bayard, semble-t-il, il recevait, la mme anne, lordre de Saint-Michel.Ds 1518, le roi le gratifiait de la baronnie de Mortagne, prs de Tournai. Lanne suivante, en remplacement de son frre Charles nomm gouverneur de Picardie, Franois recevait la charge de lieutenant gnral des ville, prvt et vicomt de Paris, de lle de France, du Soissonnais, du Valois et les bailliages de Senlis, Melun et du Vermandois.De 1520 1522, il entreprenait la campagne de Flandre et de lArtois, avant de rejoindre le Milanais en 1524. Pavie (24 fvrier 1525), Franois de Bourbon, bless, tait fait prisonnier ; mais de cette captivit rien ne ressort. Sans doute libr comme Franois Ier en mars 1526, nous le retrouvons bientt gouverneur du Dauphin, le roi lui octroyant alors 12 000 livres tournois de pension.En 1528, Franois commandait nouveau, en Italie, les troupes royales composes de lansquenets, daventuriers franais, de chevau-lgers et dhommes darmes. Plusieurs autres actes signs par le roi nous apprennent ainsi lenvoi, son nom, de renforts, de vivres et de munitions ainsi que de fortes sommes dargent pour la solde des troupes et lentretien des armes....Le 9 fvrier 1535, il pousait Paris, Adrienne duchesse dEstouteville....Jay receu deux lectres que mavez escriptes du XXIIe de ce moy par lesquelles, par celles que escripvez au Roy, et aussi par ce que mescript la seigneurie de Fleurence, jay [...] entendu le besoing quil est que larme que je mayne [...] face toute extresme dilligence... afin dempcher les & diversion du chemyn que les ennemys menassent faire pour lever le siege de Naples... Franois rclame un dlai supplmentaire pour runir ses troupes : ...Bien vous prie-je, Monsieur de Velly, asseurer hardiment ladicte seigneurie que jay fait et faitz plus que le povoir de faire toute dilligence, et combien que je soye encores de present en ceste ville qui est pour assembler ma force sans laquelle je ne puis faire aucun exploict vallable comme vous entendez assez. Toutesfois voyant madicte force quasi joincte [...] je suis desliber pour le plus tard partir mardy ou mercredy de cestedicte ville et faire telle et si bonne dilligence que de brief je me trouveray en lieu pour donner toute layde, confort et faveur que je pourray non seullement aux affaires du Roy, maiz generallement toute la ligue... Claude Dodieu, sieur de Vely, ecclsiastique et diplomate, fut ambassadeur de France la cour de Florence de juin 1527 aot 1529. Il fut charg par Franois 1er dimportantes missions diplomatiques, en particulier auprs de Charles Quint en 1535. Cest lui qui accepta, au nom du roi de France, le dfi lanc par lempereur de rgler leurs diffrends par un duel.
François d'Assise de Bourbon (1822-1902), infant d'Espagne, roi consort d'Espagne, époux de la reine Isabelle II.
Reference : 020482
François d'Assise de Bourbon (1822-1902), infant d'Espagne, roi consort d'Espagne, époux de la reine Isabelle II. L.A.S. + enveloppe, Palacio (Madrid), 15 avril 1882, 3p 1/2 in-8. À M. Wilkinson à Paris. Il le remercie pour la vente de chevaux. De retour en Espagne, il précise : « J'ai eu la satisfaction de trouver le Roi [Alphonse XII] et mes filles dans la plus parfaite santé et heureux de m'embrasser après quatre années d'absence. Ma petite fille [María de las Mercedes] est vraiment ravissante et la Reine [Marie-Christine d'Autriche] un véritable bonheur pour son intérieur et pour le pays ». Il est question d'un voyage à Sanlucar, de la réception d'une voiture et de la règlement de leur affaire financière. Belle lettre, peu commun. [493]