Francis Norgelet (1872-1935), poète, écrivain, critique. L.A.S. + enveloppe, Paris, 11 septembre 1896, 3p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « De tout coeur, de toute pensée j'ai, par l'Ermitage, présenté mon offrande au poète convalescent. Un présent se l'aurait-il possible ? Votre lettre m'honore d'un. Par la voix et par les mains, merci ! Merci ! La "Revue Rouge" que je dirige au nom de mes valeureux ou charmants collaborateurs se glorifie de vous qu'elle aime, qu'elle admire, et elle vous adresse, ici, sa plus sincère expression de noble sympathie. Une correspondance brève, celle-ci, demande pour être jugée bienveillamment, l'indulgence. Lui accorderiez-vous si, par avertissement, je préférais la parole à l'écrit - dans les rapports de l'ami - puisque vous avez bien voulu me parer de cette dignité - à l'ami, du sensitif à l'intellectuel, du jeune poète au pur et grand artiste ? Les neiges de novembre bientôt vont s'attrister aux fenêtres, mais vous nous reviendrez, mais vous nous rapporterez vos richesses nouvelles du Verbe et nous vous écouterons en oubliant la bienheureuse horloge du monde au tic-tac mensonger, cette fois loin des mauvais encens d'hôpital. Francis Norgelet. N.B. Le dernier numéro de la Revue d'un Passant contient aussi deux poèmes que [je] vous ai dédiés. A-t-on oublié le service ? ». Très belle lettre. [508]