GUREME (Raymond), avec Isabelle Ligner.
Reference : 122899
(2011)
ISBN : 9782702142219
Calmann-Lévy, 2011, in-8°, 235 pp, broché, couv. illustrée, soulignures et marques au stylo en marges, sinon bon état
À 85 ans, Raymond Gurême est l’un des rares survivants d’une page occultée de l’histoire de France : celle de l’internement sur son sol de familles « nomades », de 1940 à 1946. Né en 1925 dans une caravane, comme ses ancêtres, Raymond a suivi leurs pas sur la piste du cirque familial dans lequel il était clown et acrobate ; ses parents étaient également à la tête d’un cinéma ambulant. Mais, dès 1940, sa famille est victime des persécutions de Vichy à l’égard des Tsiganes, considérés comme d’éternels « étrangers errants ». Raymond et ses proches seront tout d’abord enfermés dans des conditions terribles au camp de Darnétal, en Seine-Maritime, avant d’être transférés à Linas-Montlhéry dans l’Essonne. Là, ils vivent séparés du monde, sans nourriture, sans hygiène, sans chauffage. Raymond, digne descendant des Fils du vent, refuse de se laisser enfermer : il réussit toujours à s’échapper de maisons de redressement, de camps d’internement, en France et de camps de travail en Allemagne. Pour survivre, il met à profit ses talents d’acrobate pour se nachave (« s’évader » en romani), et son humour de clown lui évite de perdre espoir dans les pires situations. À 18 ans, il rejoint la Résistance et participe activement à la libération du pays. Cela ne lui vaudra aucune reconnaissance. Aujourd’hui, comme pour mieux témoigner de la souffrance des siens, Raymond, patriarche de 15 enfants et de 150 descendants sur trois générations, s’est ancré avec sa famille à seulement quelques kilomètres du camp de Linas-Montlhéry où des années plus tôt il vécut un véritable enfer. Son récit passionnant se lit comme un roman d’aventures, tant ce personnage haut en couleur a défié la mort à de multiples reprises. — Né dans une caravane, Raymond marche dans les pas de ses ancêtres sur la piste du cirque familial. Tout disparait brutalement lorsque sa famille est enfermée, sur ordre de la police française dans les camps de Darnétal, près de Rouen, puis de Linas-Monthéry, dans l'Essonne. Là, la famille Gurême vit coupée du monde, sans nourriture, sans hygiène, sans chauffage. Mais Raymond réussit à s'en échapper et entre dans la Résistance. Il ne retrouvera les siens que neuf ans plus tard. Aujourd'hui, ce patriarche d'une famille de 15 enfants et de 150 descendants brise soixante-dix ans de silence pour dénoncer les discriminations toujours vives à l'égard des nomades. Un témoignage exceptionnel pour comprendre la tragédie des tsiganes de France. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Odile Jacob, 1997, gr. in-8°, 373 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état. On joint une coupure de presse de 2007 sur Raymond Aubrac
Héros de la Résistance, adjoint du chef de l'Armée secrète, plusieurs fois arrêté, plusieurs fois évadé, Raymond Aubrac est l'un des derniers survivants du rendez-vous de Caluire, au cours duquel Jean Moulin fut arrêté. Sur ces événements et son parcours politique après-guerre, ses rencontres avec de Gaulle, ses quelques années auprès des communistes, son rôle essentiel dans les négociations secrètes qui ont accompagné la guerre du Viêt-nam, ses travaux au sein de l'ONU, il apporte ici un témoignage inédit, essentiel pour l'histoire de notre temps. — "Ceux qui attendaient avec impatience la publication des Mémoires de Raymond Aubrac ne seront pas déçus par ce livre tout en réserve et en pudeur contenue, qui retrace un demi-siècle d'histoire proche – et pas n'importe laquelle – : un « parcours de vie » compris entre les années de formation, autour de 1930 et celles de la retraite active venue à la FAO, en 1976. Comme un certain nombre d'élèves de grandes écoles de même milieu bourgeois que lui, il avait été très tôt attiré par le Parti communiste, mais il ne franchira définitivement le pas qu'après son entrée dans la Résistance, qu'il rejoint, à Lyon, dès l'automne 1940, au côté de l'impavide Lucie, sa jeune femme, dont il avait fait connaissance avant-guerre dans des centres d'étudiants communistes. En 1941, Raymond Aubrac occupe une place importante au sein du mouvement Libération-sud avec Emmanuel d'Astier, mais il accède aussi à des postes de responsabilité dans la coordination des mouvements de zone sud: à l'automne 1942, le général Delestraint le charge des problèmes d'armement de la future Armée secrète, et c'est à ce titre qu'il deviendra un des interlocuteurs privilégiés de Jean Moulin, avec lequel il sera arrêté à Caluire, le 21 juin 1945. Il nous donne ici un témoignage saisissant de sa vie de condamné à mort en sursis, entre les mains du sinistre Barbie, qui le poursuivra de sa haine par-delà la mort, quelque cinquante ans plus tard, dépité d'avoir été joué par l'évasion spectaculaire du « boulevard des Hirondelles » montée de toutes pièces par Lucie Aubrac. On trouve ici aussi d'utiles indications sur le séjour que Raymond fit à Alger auprès du gouvernement provisoire. Il décrit son accueil mitigé dans les sphères officielles et son envoi comme commissaire de la République de la Libération à Marseille : une entreprise périlleuse, rapidement interrompue par un rappel (janvier 1945), et que ne compensera pas dans son cœur la réussite du déminage de la France entre la fin de cette année et 1948..." (Claude Lévy, Vingtième Siècle, revue d'histoire, 1997) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1985, gr. in-8°, 352 pp, qqs fac-similés, index, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Premier volume des mémoires de l'auteur,jusqu'en 1958. — "Comment un homme de droite, catholique fervent, séduit par la monarchie, sensible aux sirènes de l'extrême droite des années trente, trouve son chemin de Damas après Munich et la débâcle de 1940 pour devenir, via la Résistance, sous-préfet de Bayeux et des arrondissements libérés en juin 1944. Tel est l'objet de la première partie des mémoires politiques de Raymond Triboulet. Gaulliste de stricte fidelité, l'auteur va ensuite, douze ans durant, appartenir aux trois Assemblées de la Quatrième République, dans lesquelles il se sent fort à l'aise et accomplit un consciencieux travail législatif. L'ouvrage révèle un homme engagé par conviction dans la vie publique, soucieux de servir à ce poste son pays et ses idées qui sont celles du conservatisme intégral. Limites qui expliquent sans doute que Raymond Triboulet soit demeuré en marge des événements fondamentaux, cantonné dans un rôle secondaire, aussi bien dans une Quatrième République où son gaullisme le marginalise qu'au sein du mouvement gaulliste où sa fonction essentielle semble avoir été de présider aux destinées du groupe des Républicains-sociaux, à l'époque de la décadence du RPF. (...) Raymond Triboulet insiste avec force sur les convictions européennes des gaullistes en s'indignant que les historiens ne considèrent comme Européens que les partisans de l'Europe des fonctions en oubliant les champions de l'Europe des institutions confédérales. Par ailleurs, Journal officiel a l'appui, il date de manière convaincante du 16 mai 1958 le ralliement de Guy Mollet à la candidature du général de Gaulle." (Serge Berstein, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1985) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gérard Gosselin & Raymond Bachollet & Pierre Daix & Jean-Pierre Jouffroy
Reference : 29996
(2000)
Cercle d'Art, 2000. In-8 cartonné pleine toile rouge, titre en noir (27 x 19,5 cm), pas de jaquette, 216 pages, riche iconographie.- " Deux expositions sont à l'origine de ce livre : l'une présentée au printemps de cette année au musée Picasso d'Antibes, sous la direction de Maurice Fréchuret, l'autre organisée pour la Fête de l'Humanité 2000 qui reprend en l'élargissant le thème de l'exposition d'Antibes : PICASSO ET LA PRESSE. De nombreux ouvrages ont été publiés, notamment aux Editions Cercle d'Art, sur toutes les formes d'art de Picasso : peinture, sculpture, gravure, céramique, affiche, photographie. Toutes les formes, sauf une, le dessin de presse. En 1973, un livre aujourd'hui épuisé, édité par l'Humanité : - 145 dessins pour la presse et les organisations démocratiques - donnait un premier aperçu du sujet. Depuis, de patientes recherches dues au peintre Gérard Gosselin, complétées par les travaux de Raymond Bachollet sur la période de jeunesse de l'artiste, ont rendu possible la présentation, pour la première fois, dans sa totalité, d'un aspect de l' uvre de Picasso ignoré du grand public. Tous les dessins recensés sont reproduits dans ce livre, ainsi que de nombreux documents illustrant les rapports de Picasso avec les événements publics du siècle. Ils sont présentés et commentés par Gérard Gosselin. Raymond Bachollet traite des relations du jeune Picasso avec les journaux de Barcelone, de Madrid et de Paris. Pierre Daix, l'un des meilleurs spécialistes de l' uvre de Picasso et Jean-Pierre Jouffroy, peintre et historien de l'art, mettent en lumière la signification de l' uvre de l'artiste pour les journaux. Georges Tabaraud, ancien rédacteur en chef du Patriote de Nice, apporte un précieux témoignage sur la collaboration suivie de Picasso avec son journal. ".- 980g.- Excellent état.
Fayard, 2007, gr. in-8°, 350 pp, annexes, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Témoignages pour l'Histoire)
Ce livre relate une expérience du pouvoir au plus haut niveau, celle de Raymond Barre, universitaire totalement étranger à la sphère politique et nommé à Matignon en août 1976 après avoir occupé des fonctions européennes éminentes. Comment a-t-il assumé pendant cinq ans cette fonction ? Comment a-t-il vécu les tensions au sein de la majorité entre Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac ? Pourquoi s'est-il lancé en 1987 dans la bataille présidentielle ? Recueilli par Jean Bothorel, le témoignage de Raymond Barre apporte un éclairage essentiel sur un tournant décisif de notre histoire qui voit le brusque ralentissement de la croissance économique, l'entrée en scène des pays émergents, la prise de conscience du coût de l'énergie, enfin le début de ce qu'on appellera la "mondialisation". La plupart de ces problèmes restent d'actualité : chômage, faible croissance, pouvoir d'achat, dette publique, déficit de la Sécurité sociale et des régimes de retraite, déséquilibre de notre commerce extérieur... Depuis le début de la Ve République, Raymond Barre a connu beaucoup des acteurs éminents de la scène nationale et internationale. Du général de Gaulle à Valéry Giscard d'Estaing, de Jacques Chirac à François Mitterrand, d'Helmut Kohl à Henry Kissinger... Il brosse de chacun d'entre eux un portrait précis et sans complaisance. Voici donc la réflexion profonde, parfois acerbe ou ironique, d'un homme d'Etat considéré comme un des derniers sages de notre histoire nationale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
HIRSHFIELD - Raymond Queneau, Charles Estienne et Henri-Pierre Roché.
Reference : 33732
(1638)
Galerie Maeght, Paris : Éditions Pierre à feu: Derrière Le Miroir n° 35, deuxième édition - édité en 1951 pour accompagner l'exposition HIRSHFIELD à la Galerie Maeght, au format 38 x 27,5 cm. Textes originaux de Raymond Queneau, Charles Estienne et Henri-Pierre Roché. 10 pages avec 3 illustrations en lithographie dont une à double page. Très bon état
Gallimard, 1966. In-4 (23,3 x 29 cm), album cartonné, 98 pages, illustrations en couleurs de Jacques Carelman.- Edition originale de cette version illustrée de "Zazie dans le métro", présentée comme une bande dessinée. Envoi autographe de l'illustrateur J. Carelman. Très bel exemplaire, bien frais.
Gallimard, 1976, 2 vol. in-8°, 472 et 365 pp, biblio, index des noms et index thématique dans chaque volume, broché, bon état (Bibliothèque des sciences humaines). Edition originale (il n'est pas fait mention de grand papier)
1. « J'ai lu “De la guerre” pour la première fois il y a une vingtaine d'années, puis je l'ai cité comme tout le monde. En 1971-1972, j'étudiais l'ensemble des écrits militaires, politiques, personnels de Clausewitz et crus constater que la pensée du plus célèbre des stratèges restait à découvrir et à comprendre », écrit Raymond Aron en 1976. La pensée de Carl von Clausewitz retrouve ici sa dimension essentielle : être une théorie en devenir, qui jamais ne trouva sa forme définitive, puisque le général prussien, né en 1780, mourut en 1831, victime du choléra. Dans ce premier tome, Raymond Aron reconstruit, avec la rigueur qu'on lui connaît, le système intellectuel de celui qui voulut mettre à jour l'esprit, c'est-à-dire la nature et l'essence, de la guerre, "véritable caméléon". Formation du système, tendances divergentes, synthèse finale, équivoque irréductible, rapport à Montesquieu, à Kant ou à Hegel – sur tous ces sujets Aron formule ses analyses qu'il confronte aux jugements des critiques allemands. – 2. Ce tome deuxième prend l'exacte mesure de la place de Clausewitz dans le monde d'aujourd'hui. Les grandes écoles d'état-major l'enseignent, Moltke comme Foch, Lénine comme Mao Zedong l'ont lu, étudié ou appliqué. Qui d'entre tous s'y montre le plus fidèle ? Clausewitz peut-il lui-même être tenu pour responsable des massacres militaires et civils de la Première Guerre mondiale ou bien pour le plus farouche procureur contre la guerre d'anéantissement menée par Hitler ? Grâce à son échec dans l'action, Clausewitz, tel Machiavel, a trouvé le loisir et la résolution d'achever au niveau de la conscience claire la théorie d'un art qu'il a imparfaitement pratiqué. Son héritage consiste en deux idées maîtresses: le principe d'anéantissement et la suprématie de l'intelligence politique sur l'instrument militaire. L'arme nucléaire confirme la deuxième et modifie le sens de la première. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, 1972, in-8°, 342 pp, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Liberté de l'Esprit, dirigée par Raymond Aron)
Les idéologies virulentes, et non en déclin comme on le dit parfois, sont aux mythes ce que les drogues de synthèse sont aux produits biologiques. Plus agissantes, elles sont aussi plus dangereuses. Entre les mains des Machiavels, elles sont des armes, déguisées en pseudosciences. En tant qu’épidémies idéologiques, elles se répandent par un mécanisme quasi automatique d’auto-intoxication et d’auto-intimidation, très différent de la contagion simple qui fait des épidémies psychologiques et les modes. Toute société est discordante. L’individu submergé d’informations « n’y comprend rien », mais il veut « raisonner ». Aussi, il aspire à des antivaleurs ou à des solutions simplistes. Les démagogues utilisent cette énergie mentale. Le présent ouvrage étudie les idéologies racistes, antiracistes, et, nationalistes ; le « virilisme », le culte de la jeunesse, le « sexualisme » ; les idéologies de « regonflage », dans les religions qui ont perdu leur foi millénaire ; les idéologies de la société post-industrielle, de la technologie, du Mac Luhanisme de l’éducation permanente, du Millénium culturaliste, de la culpabilité universelle, etc. Auprès des « démagogues de l’esprit », les démagogues politiques paraissent relativement honnêtes : ils trompent pour conquérir le pouvoir, tandis que les « démagogues de l’esprit » corrompent, simplement pour se faire une réputation. Peut-on concevoir des antidotes aux poisons idéologiques ? Une commission des fraudes pour les aliments intellectuels, un freinage des fabrications idéologiques sont des utopies. La société pourrait du moins ne pas encourager, subventionner, vénérer, les fabricants. On peut souhaiter un système dualiste avec un secteur libre, voué au réalisme, et un secteur fonctionnarisé, dont les aspirations à la justice et à une nouvelle culture, seraient satisfaites par un salaire uniforme et sans doute spartiate. — "Dans cet ouvrage, Raymond Ruyer dénonce avec bonheur tous les messianismes, toutes les utopies déréalisantes, toutes les techniques d’ahurissement contemporaines. Dans les modes idéologiques, qu’elles soient religieuses, politiques, économiques, culturalistes, philosophiques, pédagogiques, ou qu’il s’agisse des « idéologies de l’amour et de la culpabilité universelle », il voit de véritables « épidémies ». Pour enrayer leur développement, il propose la création (problématique !) d’une commission des fraudes idéologiques. Mais, réaliste, il prédit que « le XXe siècle (et probablement aussi le suivant) sera, dans l’histoire, le siècle des troubles idéologiques »." (Alain de Benoist) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Le Club du meilleur livre, 1954, in-8° carré, xliv-233 pp, préface du R.P. Michel Riquet S.J., avant-propos, notes, traduction et notice chronologique de Raymond Oursel, illustré de bois gravés du XVe siècle, imprimé sur alfa Cellunaf, reliure pleine basane chagrinée chocolat ornée d'une vignette, gardes décorées (maquette de Massin), état correct
"Une édition du texte du procès de Jeanne, présenté et commenté par M. Raymond Oursel. Il ne s'agit pas là d'une édition critique, mais d'une traduction en français moderne. L'adaptation est heureuse et nous retrouvons, transcrits en discours direct, les dialogues qui s'engagèrent entre Jeanne et ses accusateurs. Reliure et typographie sont admirables. L'ouvrage contraste avec tant de livres dont le brochage, le papier, l'encre, sont un défi aux lecteurs." (R. Boutruche, Revue Historique) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Ives Rauzier, 2017 in-8°, 248 pp, un portrait en frontispice, 12 photos et 38 fac similés dans le texte, broché, couv. illustrée, bon état
Lorsque la guerre éclate, Raymond Alaime, professeur de mathématiques, doit rejoindre son régiment d’artillerie. Il entame une correspondance régulière avec son épouse. En mai 40, après quelques combats dans les Ardennes, Raymond doit abandonner sa pièce d’artillerie. Le 15 mai, il est fait prisonnier. De longues marches puis un train, le conduisent au camp de Plauen. Une autre vie commence rythmée par le courrier, l'incertitude sur son sort et un climat très rigoureux. Cette correspondance est un témoignage riche sur la vie quotidienne d’un prisonnier militaire qui occupa un poste original au sein du camp de travail. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1926-1933 et 1974, 11 vol. in-8°, 391, 430, 367, 550, 543, 357, 378, 356, 448, 467 et 505 pp, 109 gravures hors texte dans les 10 premiers volumes, 8 pl. de photos hors texte dans le onzième. Les 10 premiers volumes en reliure demi-toile verte, titres et tomaisons dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passés, bon état ; le tome XI est en cartonnage éditeur, tel que paru (1974), avec sa jaquette, bon état
Bon exemplaire. — Bien complet du très rare tome XI (préface de Pierre Renouvin, notes de Jacques Bariéty et Pierre Miquel, index), paru 40 ans après les dix premiers. — I. Le Lendemain d'Agadir. 1912 ; II. Les Balkans en feu. 1912 ; III. L'Europe sous les armes. 1913 ; IV. L'Union sacrée. 1914 ; V. L'Invasion. 1914 ; VI. Les Tranchées. 1915 ; VII. Guerre de siège. 1915 ; VIII. Verdun. 1916 ; IX. L'Année trouble. 1917 ; X. Victoire et armistice. 1918 ; XI. A la recherche de la paix. 1919. — "M. Raymond Poincaré rassemble et publie les souvenirs de sa vie politique de 1911 à 1920 en une série de volumes dont chacun porte un titre spécial. Le récit suit strictement l'ordre chronologique, il contient de nombreuses pièces inédites (memoranda, dépêches, lettres privées, etc.). Le deuxième volume est un témoignage de tout premier ordre, en particulier sur les affaires d'Orient de 1912-1913 et les relations avec la Russie pendant la guerre balkanique." (Raymond Guyot, Revue Historique) — "Grâce aux copies de documents qu'il avait en sa possession, M. Poincaré a été à même de livrer à la publicité quantité de pièces inédites de grande valeur. Il va de soi que ces souvenirs ont provoqué de vives polémiques. Mais personne, je crois, n'a contesté la largeur de vues, la fermeté de pensée, la vigueur de certaines démonstrations, qui font de ces volumes de fortes pages d'histoire." (Pierre Renouvin, Revue Historique) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, 1962, fort in-8°, 794 pp, notes, index, broché, jaquette, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grands papiers)
Dissuasion, subversion, persuasion. Ce sont les trois concepts qui désignent les composantes principales des diplomaties-stratégies. Au terme de son enquête, Raymond Aron tente de définir la morale de l'action diplomatique, la stratégie qui donne la meilleure chance de sauver la paix sans sacrifier la liberté. Enfin, en un exercice de pensée utopique, il cherche les conditions de paix par la loi. En 1962, lorsque cet ouvrage paraît, ces conditions ne sont pas réalisées et la paix se résume à l'absence ou à la limitation des guerres. L'analyse de Raymond Aron prend place en pleine guerre froide et explicite les rapports de force qu'impose l'arme nucléaire détenue par quelques puissances militaires. C'est aussi une réflexion sur le devenir de l'humanité. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1926, in-8°, 429 pp, 2 pl. de photos hors texte, notes, reliure demi-percaline verte, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet dorés en queue, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), bon état. Edition originale sur papier d'édition
Tome II des mémoires de l'auteur (“Au Service de la France. Neuf années de Souvenirs”). — "Un volume plein de vie et de dramatique intérêt qui nous fait revivre l'année 1912, durant la première guerre balkanique, c'est-à-dire aux origines de la grande guerre. Dès le printemps de 1912, on voit poindre la guerre balkanique. M. Poincaré, le premier, aperçoit le péril, s'en alarme, travaille à le prévenir. M. Sazonof se croit assuré de pouvoir, à son gré, retenir les États balkaniques qui lui ont promis de ne rien précipiter sans son agrément; c'est M. Poincaré qui, durant sa visite à Pélersbourg, lui montre, dans l'alliance serbo-bulgare, la pointe offensive. L'intrigue autrichienne, dans les Balkans, s'entrecroise avec l'intrigue russe ; M. Poincaré voit nettement que la résolution des petits États, poussés à bout par la maladresse des Jeunes-Turcs à l'égard des chrétiens de Macédoine, peut, à un moment donné, déclencher la guerre, en dépit des recommandations des Puissances. Comment la victoire des Bulgares, et surtout celle des Serbes et des Grecs, fut une surprise pour tous les gouvernements et apparut à quelques-uns comme une catastrophe, des documents précis nous le montrent. La crise de 1912, conséquence de celle de 1909, est comme la répétition générale de celle de 1914 où, délibérément, l'Allemagne et l'Autriche voulurent ou l'humiliation de la Russie et son abdication dans les Balkans, ou la guerre. Ces conséquences, M. Poincaré les prévoit dès 1912. Il se montre, à la lumière des documents, le défenseur résolu des intérêts de la France, fidèle à ses engagements sans les dépasser jamais, et le meilleur ouvrier de la paix européenne." (René Pinon, Revue des Deux Mondes, 1926) — "M. Raymond Poincaré rassemble et publie les souvenirs de sa vie politique de 1911 à 1920 en une série de volumes dont chacun porte un titre spécial. Le récit suit strictement l'ordre chronologique, il contient de nombreuses pièces inédites (memoranda, dépêches, lettres privées, etc.). Ce deuxième volume est un témoignage de tout premier ordre, en particulier sur les affaires d'Orient de 1912-1913 et les relations avec la Russie pendant la guerre balkanique." (Raymond Guyot, Revue Historique) — "Grâce aux copies de documents qu'il avait en sa possession, M. Poincaré a été à même de livrer à la publicité quantité de pièces inédites de grande valeur. Il va de soi que ces souvenirs ont provoqué de vives polémiques. Mais personne, je crois, n'a contesté la largeur de vues, la fermeté de pensée, la vigueur de certaines démonstrations, qui font de ces volumes de fortes pages d'histoire." (Pierre Renouvin, Revue Historique) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1928, in-8°, 367 pp, 11 photos sur 8 planches hors texte, broché, bon état
"II n'est pas nécessaire, je crois, de rappeler avec quelle impatience était attendue la publication de ces “Souvenirs”. L'ouvrage de M. Raymond Poincaré s'est imposé, dès l'abord, à l'attention de ses adversaires même ; il pouvait n'être qu'un plaidoyer de circonstance ; il est une oeuvre considérable, dont la portée dépasse les querelles contemporaines. (...) Alors même que les archives seront ouvertes, les historiens ne pourront pas négliger ce témoignage capital. Il y a, dans ces volumes, une vue pénétrante et large des grandes questions diplomatiques, la marque d'une pensée si vigoureuse que, pour quiconque voudra, dans l'avenir, aborder l'étude de cette période, la forte construction de cet ouvrage sera précieuse. Ce n'est pas seulement une interprétation personnelle des événements que l'on viendra y chercher, – c'est une vue synthétique, qui domine les faits. Mais les “Souvenirs” apportent aussi, sur certains incidents célèbres, des éléments documentaires importants qui, dès aujourd'hui, permettent une mise au point intéressante. (...) Les “Souvenirs” de M. Raymond Poincaré ne sont pas seulement une défense vigoureuse et solide ; ils sont aussi, pour l'intelligence de notre histoire diplomatique, un document essentiel." (Pierre Renouvin, Revue d'histoire de la Guerre mondiale) — "Les trois premiers volumes constituent un remarquable tableau d'histoire contemporaine. Toutes les grandes questions de politique européenne qui ont été traitées à la veille de la guerre mondiale sont exposées ici de lumineuse façon et, à leur lecture, on se rend compte que l'attitude de l'Allemagne conduisait infailliblement le monde à un cataclysme. (...) Le troisième volume offre un intérêt capital. C'est l'histoire de l'année 1913. Les nuages s'amoncellent dans le ciel diplomatique. En janvier, ce sont les armements autrichiens. En face d'une France pacifique, ce sont maintenant les armements allemands. Nous y répondons par une augmentation de la durée du service militaire... L'orage s'annonçait. Il n'a même pas attendu pour éclater, la fin de 1914 !" (Revue militaire française, 1927) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Société française de librairie et d'éditions, 1937, gr. in-8° carré, 263-(7) pp, 11 pl. de photos hors texte, broché, couv. rempliée, état correct. Edition originale, un des 350 ex. numérotés sur Alfa Navarre
Seconde édition de cet album d'abord paru en 1931 et décrivant les réalisations modernes d'administration, d'urbanisme et d'aménagement du Conseil municipal de Paris, dont Raymond-Laurent (1890-1969) était alors le président : rappelons que Paris n'avait alors pas de maire, et que ce poste était la plus haute magistrature municipale. Chapitres sur l'organisation administrative de Paris, la police, les finances de la ville, les grands services publics (le gaz, l'électricité, le Service des Eaux, le Service des Egouts, les transports en commun de surface, le Métropolitain, l'approvisionnement de Paris : les Halles, les marchés, les abattoirs, le Nettoiement, les pompes funèbres, le chauffage urbain), la politique éducative et sociale (l'enseignement, l'Assistance publique, le Crédit municipal, le logement), etc. — "Une ville, c'est encore une administration. M. Raymond-Laurent, ancien président du Conseil municipal, a réuni en un volume les leçons qu'il fit au Collège des sciences sociales sur la vie municipale de Paris." (Louis Hautecœur, Revue Historique, 1939) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Berger-Levrault, 1928, pt in-8°, 218 pp, broché, couv. lég. salie, bon état
Dans le discours qu'il prononça à la Chambre des députés les 2 et 3 février 1928, consacré à l'oeuvre financière et économique du gouvernement, Raymond Poincaré mit en exergue la diminution du taux de l'escompte, abaissé graduellement – entre décembre 1926 et janvier 1928 – de 7,5 % à 3,5 %, soit au niveau d'avant-guerre. Commentant cette évolution, rendue possible par la suppression des bons de la défense nationale à courte échéance et l'abondance des capitaux disponibles qui en résulta, il souligna que "le taux de l'escompte bas, c'est l'argent à meilleur marché, c'est donc un heureux stimulant à la fois pour les entreprises industrielles et commerciales, et pour le marché même des valeurs mobilières". L'histoire témoigne cependant des hésitations qui précèdent de telles décisions. C'est ainsi qu'Emile Moreau, gouverneur de la Banque de France, initialement rétif à une diminution du taux de l'escompte en deçà de 5 %, s'en laissa convaincre par Charles Rist en décembre 1927, puis se félicita de cette décision un mois plus tard en écrivant dans son journal : "La réduction du taux de l'escompte produit son effet. On nous demande beaucoup de crédits de campagne et les comptes directs reprennent de l'activité." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel Paris 1947 In-4 ( 325 X 255 mm ) de 57 pages, en feuilles sous couverture imprimée rempliée, chemise et étui. 14 lithographies en noir dont 5 à pleine page de Raymond MARTIN. Impression Mourlot. Un des 275 exemplaires sur vélin pur fil Vidalon, deuxième papier après 25 exemplaires sur vélin de Montval. Etui tâché, livre en parfait état.
P., Editions des Horizons de France, 1929, in-4°, 137 pp, nombreuses illustrations dans le texte et hors texte en noir et en couleurs, reliure demi-chagrin lie-de-vin à coins, dos à 5 larges nerfs soulignés à froid, titres dorés, tête dorée, couverture illustrée et dos conservés (rel. de l'époque), dos passé, bon état (Coll. Provinces de France - Types et coutumes)
Né en 1889, élève de l’Ecole nationale des arts décoratifs, puis de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts à Paris, gendre de l’architecte Charles Hindermeyer, peintre apprécié, illustrateur prolifique, Clément Serveau est en 1919 directeur artistique des éditions Ferenczi. C’est probablement dans le cadre de cette maison parisienne que Raymond Escholier rencontre pour la première fois l’illustrateur, puisque Ferenczi sort en 1921, dans la collection "Le livre moderne illustré", une édition de Cantegril illustrée précisément par Clément Serveau. Critique d’art à La Dépêche de Toulouse, conservateur de la maison de Victor Hugo, grand connaisseur de Delacroix, auteur alors d’un premier ouvrage consacré à Daumier, Raymond Escholier a su d’emblée reconnaître en la personne de Clément Serveau l’illustrateur de génie, qui servirait admirablement son oeuvre. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions des Cahiers libres, 1927. In-12 broché, 101 pages. Bon exemplaire.
P., Michel de l'Ormeraie, 1984, in-8° carré, xxx-232- [xxxi]-xliv pp, préface du R. P. Michel Riquet S.J., avant-propos, notes, abrégé chronologique de Raymond Oursel, texte imprimé en noir et rouge sur vélin Lana de Docelles et illustrée de gravures sur bois du XVe siècle, reliure simili-vélin de l'éditeur, dos et plats estampés à froid, titre noir au dos, tête argentée, gardes rouges, exemplaire numéroté, bon état. Très jolie édition
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1927, in-8°, 337 pp, reliure demi-toile verte à la bradel, pièce de titre basane vermillon (rel. de l'époque), bon état (Coll. L'Histoire de France racontée à tous)
"Un écrivain politique très informé et de très bon jugement, M. Raymond Recouly, va faire paraître, ces jours-ci, un livre sur l'Histoire de la Troisième République, et l'on ne peut que souscrire à cette appréciation d'ensemble des cinquante-cinq années oui se sont écoulées depuis la chute du Second Empire. (...) La République a fait bonne et souvent meilleure figure que les régimes des autres pays. Comme le note M. Recouly, même aux périodes les plus critiques, – Boulangisme, Panama, affaire Dreyfus, – elle a maintenu l'ordre. Elle a donné à la France, en Afrique et en Asie, un empire colonial immense. Par sa diplomatie, elle a su s'assurer les plus précieuses alliances. Et, enfin, elle a surmonté victorieusement la redoutable et si périlleuse épreuve que ses ennemis avaient toujours prédit qu'elle ne surmonterait pas : la guerre. Et quelle guerre ! ..." (Emmanuel Desgréef du Lou, L'Ouest-Eclair, 1927) — "Depuis quelques années ont paru de nombreuses histoires de la France contemporaine, ou, si l'on préfère, de la troisième République. La plus récente est due à M. Raymond Recouly. A ceux qui chercheront une vue d'ensemble, un résumé aussi solide qu'exact, autrement dit, une synthèse précise et suggestive, nous devons indiquer le volume de M. Recouly." (Revue des études historiques, 1927) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tallandier, 1988, gr. in-8°, 509 pp, notes, broché, couv. illustrée, bon état
De sa naissance en 1712, à la publication de la « Lettre à d’Alembert » en 1760, Raymond Trousson retrace dans cette première partie de sa biographie de Rousseau, les étapes de La marche à la gloire : fugue, conversion, errance et bohème ; de Genève à Paris en passant par Lyon et Turin, de Madame de Warens à Madame d’Houdetot, de Diderot à d’Alembert. Jusqu’en 1749, ses échecs ont été sa chance. Si on avait bien reçu son système de notation musicale, s’il avait pu percer dans la carrière diplomatique, si l’on avait applaudi ses Muses et admiré son Narcisse, l’appel de l’Académie de Dijon mettant au concours le sujet : « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » n’aurait rien réveillé en lui. Mais il n’a pas réussi, malgré ses efforts, pour se mettre au diapason du monde. Il peut donc affirmer la vertu et la pauvreté contre le luxe, le brillant et les faux-semblants. Tout ce qui précède son Discours sur les arts et les sciences ne comptera plus. Hugo a un mot pour cela : « Les bêtises que je faisais avant ma naissance ». Avec le Discours, Rousseau va pouvoir dire sa singularité, sa différence et crier au monde : Je suis Rousseau ! Grâce à sa réelle connaissance de l’homme comme de l’époque, ce siècle des lumières qu’il décrit en profondeur, l’auteur analyse en psychologue délicat les contradictions de l’homme et de son temps, de l’écrivain et de la vie. “Voici, disait Rousseau à propos des Confessions, le seul portrait d’homme peint exactement d’après nature et dans toute sa vérité.” Sur le « divin Jean-Jacques » complexe et complexé, contradictoire et sincère, innocent et coupable, Raymond Trousson signe ici un livre informé et vivant, véritable ouvrage de référence. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bordas, 1951, in-12, 235 pp, broché, bon état
Par Raymond Triboulet (1906-2006), élu député républicain indépendant du Calvados en 1946, puis au Rassemblement du peuple français (RPF) en 1951 et républicain social en 1956, groupe qu'il préside. Il est ministre des Anciens combattants dans le gouvernement Edgar Faure du 23 février au 6 octobre 1955. Sous la Ve République, Raymond Triboulet est constamment réélu et siège au Palais-Bourbon de 1958 jusqu'en 1973 sous les étiquettes UNR, UNR-UDT, UD-Ve République et UDR. Dans “Sens dessus-dessous”, le talent du jeune journaliste éclate à chaque page tantôt de façon féroce, tantôt avec tendresse, mais toujours avec le mot juste... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Julliard, 1983, fort in-8°, 778 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Ce livre est le récit d'une rencontre : la rencontre d'un siècle convulsif et d'une intelligence avide de le comprendre. Séjournant en Allemagne de 1930 à 1933, Raymond Aron (1905-1983) y reçut le choc de l'Histoire, l'impulsion de sa vie : comprendre l'existence politique des hommes. Que puis-je savoir de l'Histoire ? Que dois-je faire comme citoyen ? Telles sont les questions qu'il ne cessera désormais de se poser. Elles inspirèrent toutes ses démarches : ses travaux de philosophie avant la guerre, son action à Londres comme animateur de La France Libre, son activité multiforme de professeur, de journaliste, de protagoniste du débat politique depuis la Libération jusqu'aux années 1980. Ces mémoires sont le bilan des réflexions d'un grand philosophe politique sur le monde moderne, en marge de l'académisme intellectuel de l'époque. Raymond Aron connut de près quelques-uns des acteurs éminents de son temps : qu'il s'agisse de Charles de Gaulle ou de Jean-Paul Sartre, d'André Malraux ou d'Henry Kissinger, d'Albert Camus ou de Valéry Giscard d'Estaing. Ses portraits sont d'un dessin à la fois ferme et nuancé, sans complaisance et sans malveillance. Ces mémoires sont aussi le témoignage d'un homme qui s'interroge sur lui-même et sur son œuvre, sur les êtres et sur la vie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.