10,5 x 16,5 Paris 1887 "6 Rue Gounod, Quartier Monceau [gravé]. Madame, Votre majesté me permettra-t-elle de lui avouer que son nom et sa personne ont toujours été pour moi l'objet d'un culte secret, et qu'il m'a semblé rêvé quand j'ai lu ces lignes bienveillantes et charmantes signée de sa main ? Oui, Madame, il est vrai que depuis longtemps votre double caractère de Reine et de poète, et la double couronne qui orne votre front, tiennent mon imagination comme enchantée sous leur prestige : aussi je n'ai pu recevoir sans une véritable émotion un témoignage particulier d'une si haute et si précieuse sympathie. Que ne puis-je, Madame, comme vous avez la bonté de m'y inviter, aller vous dire moi-même chez vous, dans votre palais et dans vos bois, combien je suis touché de votre gracieuse attention ! Mais je suis, hélas, bien vieux et bien souffrant pour entreprendre de longs voyages, malgré tout l'attrait de vos forêts des Carpathes qui doivent ressembler à celles que Shakespeare peuple de poétiques enchantements et de...idéales. Cependant, Madame, nous vivons ici dans un temps si sombre et si menaçant qu'un républicain aussi tiède que moi peut s'attendre d'un jour à l'autre à voyager bon gré mal gré en Europe, et à manger le pain amer de l'exil. Si quelque chose peut m'adoucir cette perspective, c'est la pensée de pouvoir du moins diriger cet exil vers les forêts des Ardennes et des Carpathes et d'y être peut-être aussi heureux dans mes rencontres que le philosophe Jacques. En attendant, que votre majesté daigne ne pas oublier le rêveur lointain qui met à ses pieds le présent hommage de mon admiration sympathique et de son très respectueux dévouement. Octave Feuillet. Paris le 16 décembre 1887." Le romancier et dramaturge Octave Feuillet, très à la mode sous le Second Empire, entretint, comme Pierre Loti ou d'autres écrivains français, des relations étroites avec la reine de Roumanie. Elisabeth de Wied (Prusse, 1843 - Bucarest, 1916), en littérature Carmen Sylva, épousa Charles de Hohenzollern-Sigmaringen en 1869 et devint reine de Roumanie lorsque son mari devint roi en 1881. Sa culture et sa maîtrise des langues lui permirent de traduire en allemand des écrivains français, dont le "Pêcheur d'Islande" cette même année 1887. Octave Feuillet avait élu à l'Académie française en 1862. Le ton de sa lettre témoigne également de son humeur dépressive quelques années avant sa mort. Très bon état. PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST
Octave Feuillet (1821-1890), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 017724
Octave Feuillet (1821-1890), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S., Paris, 15 octobre 1890, 1p in-12. Peut-être à Louis Schneider (1861-1934) selon la note de Debauve. Très difficile à lire : « Mon cher confrère, je suis en proie à de véritables fièvres névralgiques et incapable d'écrire deux lignes qui aient le sens commun. Ayez donc, je vous prie, la bonté de m'excuser et croyez à mon amical souvenir. Octave Feuillet ». Cachet de la collection Jean-Louis Debauve. Probablement un des derniers courriers de Feuillet. [16]
Octave Feuillet (1821-1890), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 017727
Octave Feuillet (1821-1890), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S.,25 avril 1839, 3p in-8. Longue et très belle lettre du jeune Feuillet à son professeur de rhétorique à Louis-le-Grand Jacques Rinn (1797-1855). Feuillet fait part de ses soucis scolaires consécutifs de ses soucis de santés et notamment en rhétorique. Le professeur Desforges, i.e. Antoine-Joseph Baudon-Desforges (1791-1861), le juge mal à cause des absences. On y voit toute la volonté de Feuillet de faire mieux. Une note indique que l'année suivant, Feuillet fut second au discours français du concours général, signe qu'il a travaillé comme il le promettait à Rinn. Cachet de la collection Jean-Louis Debauve. Très belle lettre, probablement une des plus anciennes de Feuillet. [16]
Octave Feuillet (1821-1890), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 017726
Octave Feuillet (1821-1890), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S., sd, 1p in-8. Au compositeur Louis Boïeldieu (1815-1883), fils de François-Adrien. « Mon cher Boïeldieu, Ayez la bonté de ne faire aucune ouverture à Prélin[?] ce soir. Cela pourrait être très mauvais. Je vous dirai pourquoi. Veuillez remettre à [mot illisible] les deux lignes ci-jointes, où je le prie de conformer ce petit changement dans nos plans. A vous. O Feuillet ». Cachet de la collection Jean-Louis Debauve. [16]
Octave Feuillet (1821-1890), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 018027
Octave Feuillet (1821-1890), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S., 29 juin 1886, 1p in-12. Lettre difficile à lire car elle a été pliée sans que l'encre ne soit sèche. Il est question de « rôles » et de l'acteur Gustave Worms (1836-1910) dont il apprécie « le goût et le talent ». [415]
Octave Feuillet (1821-1890), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 017725
Octave Feuillet (1821-1890), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S., Saint Lô, 8 janvier 1869, 1p in12. A un correspondant indéchiffrable, il le remercie et lui demande de faire venir le montant d'une quittance. Cachet de la collection Jean-Louis Debauve. [16]
Octave Feuillet (1821-1890), écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 016802
Octave Feuillet (1821-1890), écrivain, membre de l'Académie française. L.A.S. + enveloppe, 19 décembre 1888, 2p in-12. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). Très amusant courrier d'un fumeur repenti qui a compris, « par l'aggravation d'accident nerveux », que c'était dû à la nicotine. Beau courrier. [389]
2 pages in8 - Deuil - Bon état -
Interessante lettre à propos du rôle de Marguerite dans le Roman d'un jeune homme pauvre: un rôle qui appartient à des "forts preniers rôles" et il cite trois actrices dont Mlle Dodu - Marguerite n'est nullement une fillette - Le rôle exige une certaine ampleur de tenue et de diction - Cependant, lui seul est juge de "la question des personnes" - C'est un "rôle qui veut du charme mais aussi de la puissance" -
Collection Calmann-Lévy. Paris. Quantin. 1885. In-8 (160 x 234mm) dos à 5 nerfs et coins maroquin havane, plats jaspés, gardes peignées, tête dorée, plats de couverture conservés, VIII, 314 pages, onze compositions par S. Rejchan gravées à l'eau forte par Mme Louveau-Rouveyre, MM. Daumont et Duvivier, hors texte. Première édition illustrée, très bel exemplaire. (Vicaire II, 348).