Fernand Nozière (1874-1931), écrivain. L.A.S. + enveloppe, 18 décembre 1906, 2p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Mon cher confrère, Je ne peux qu'être très honoré en vous entendant répondre, jeudi, à mon article de Gil Blas. Je me promet d'écouter une seconde vois votre belle conférence. Certes, je pense que Molière ne faisait pas profession d'athéisme, mais son indifférence en matière de religion lui permettait de s'irriter contre les dévots qui avaient combattu violemment l'Ecole des Femmes et Tartuffe. Il me parait qu'il n'a pris le prétexte de cette légende à la mode, don Juan, que pour exprimer des idées hardies et libres. Les contemporains ont bien observé que la religion est défendu par un sot et par un lâche, Sganarelle. Cela n'a-t-il pas quelque importance ? Encore merci, mon cher confrère, et toutes mes félicitations pour votre causerie érudite, éloquente et neuve. Nozière ». [512]