Chartres, Société archéologique d'Eure-et-Loir, 1989, 2 vol. gr. in-8°, 1229-vi pp, pagination continue, illustrations, tableaux, graphiques, sources et biblio, brochés, couv. illustrées, bon état
"Quatre ans après sa soutenance paraît enfin la thèse de Jean-Claude Farcy. Œuvre magistrale dont Maurice Agulhon a dit qu'elle était « tout à fait comparable à ce qui s'est fait de mieux depuis un quart de siècle dans la grande tradition des thèses d'histoire sociale ». L'auteur, comme tant de ses aînés, « possède » son sujet de longue date. Il a pris le temps de multiplier ses sources documentaires, de vérifier ses conclusions afin de ne pas simplifier ni trahir les réalités, de cerner l'originalité du milieu beauceron ou sa conformité à d'autres modèles. Et en dépit du titre, sa recherche s'étend en fait sur les cent cinquante ans qui s'écoulent de 1780 à 1930, sans s'interdire de remonter plus avant dans le XVIIIe, voire le XVIIe siècle. La question centrale, essentielle, qui sous-tend l'ouvrage, est la suivante : pourquoi dans une région de capitalisme agraire, où grandes propriétés et exploitations sont majoritaires, les prolétaires agricoles, domestiques et employés salariés, n'ont-ils pas acquis une conscience de classe ni mené de luttes sociales dangereuses pour les maîtres du sol, en l'espèces les grands exploitants ? La réponse est donnée et répétée au point de tourner au leitmotiv : les grands fermiers, constamment dominateurs, laissent une partie de la terre aux travailleurs du sol qui cherchent avec acharnement à arrondir leur lopin et à accéder à la condition d'exploitant indépendant. Ces données du drame social beauceron se révèlent d'une impressionnante stabilité jusqu'à la Grande Guerre, et même au-delà..." (Robert Chaboche, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1991) — "L'importance de la contribution beauceronne de Jean-Claude Farcy nous ont incité à faire connaître aux lecteurs d'Histoire et Sociétés Rurales le profit que l'on doit tirer de cette grosse thèse (Paris X-Nanterre, 1985), éditée intégralement grâce aux soins de l'une de nos sociétés savantes. Le titre ne réduit pas le contenu : une société rurale tout entière, qui ajoute aux paysans artisans, marchands, professions libérales, propriétaires urbains, etc. ; une région naturelle de grande culture, à cheval sur les limites administratives du Loir-et-Cher, de l'Essonne et du Loiret, observée en parallèle avec l'ensemble de l'Eure-et-Loir où elle s’accroche d'abord ; un grand XIXe siècle, arrimé à la fin de l'Ancien Régime et prolongé jusqu'à l’après-première guerre mondiale. Dans ce cadre largement taillé, l'auteur peut analyser bien des transformations avec un problème transversal : comment expliquer que la diffusion du capitalisme agricole n'ait pas suscité en Beauce de violents conflits sociaux ? Pour y répondre, il a mobilisé une impressionnante collection de sources, dont il évalue sans cesse les déformations et qu'il exploite méticuleusement : archives notariales (baux, contrats de mariage, inventaires après décès, tables et registres de l'Enregistrement... avec deux secteurs ratissés, Voves et Janville), mais aussi enquêtes agricoles administratives ou individuelles (celles de Bailhache pour la Science Sociale juste avant 1914), registres de conscription, recensements, archives judiciaires dont il est, pour le XIXe siècle, l’un des inventeurs. Deux volets chronologiques et un volet thématique scandent cette ample fresque. Le premier envisage l'évolution économique et sociale de la Beauce entre 1780 et 1850 (p. 34-466) : l'héritage de l'Ancien Régime, l’impact de la Révolution française, le déroulement d'une « révolution agricole », les structures foncières au moment du premier cadastre, les cadres de la société rurale. Le deuxième analyse le passage vers une société « mieux équilibrée », entre 1850 et 1920 (p. 467-862). Farcy y passe en revue l’évolution de l'agriculture et la promotion relative de la petite culture, l'évolution démographique, l'arrêt de la concentration agraire, l'inégalité des fortunes, le premier conflit mondial et ses conséquences. Le dernier reprend diachroniquement la question de « la formation sociale beauceronne au XIXe siècle » (p. 863-1170), avec un faisceau d'analyses : les transformations culturelles, religieuses (une forte déchristianisation) et politiques (une prudente républicanisation) ; les relations sociales ordinaires et conflictuelles ; la mobilité sociale, examinée sous toutes ses coutures..." (Jean-Marc Moriceau, Histoire et Sociétés Rurales, 1995) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Jean-Claude Brialy Rupert Everett José Garcia Patrick Mille Patrice Cols Rossy De Palma Ornella Muti Élie Semoun Bernard Farcy Jean-Claude Brialy Marisa Berenson Lambert Wilson Fabien Onteniente Rupert Everett José Garcia Lambert Wilson José Garcia Rupert Everett Élie Semoun Bernard Farcy Fabien Onteniente Marisa Berenson Ornella Muti Patrice Cols Patrick Mille Rossy De Palma
Reference : 78738
(2017)
ISBN : 3475001005427
M6 Vidéo 2017 19x13x1cm. 2017. DVD.
ZONE 2 EUROPE - Le dvd présente des marques d'utilisation mais reste en tres bon état d'ensemble - Expédition soignée sous blister dans une enveloppe à bulles depuis la France
Farcy Jean-Claude, Christophe Hugoniot, E. Wenzel
Reference : RO40041161
(2000)
ISBN : 286847554X
PRESSES UNIVERSITAIRES DE RENNES. 2000. In-8. Broché. Etat d'usage, Tâchée, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 535 pages. Quelques illustrations en noir et blanc, dans le texte. Couverture et tranches tâchées. Grand in-8 : 24cm sur 15cm.. . . . Classification Dewey : 900-GEOGRAPHIE, HISTOIRE, SCIENCES AUXILIAIRES DE L'HISTOIRE
Jean-Claude Farcy, Christophe Hugoniot, Eric Wenzel, Agnès Bérenger, Benoît Ganot. Classification Dewey : 900-GEOGRAPHIE, HISTOIRE, SCIENCES AUXILIAIRES DE L'HISTOIRE
Editions Universitaires de Dijon Encore sous blister. Broché. 2003. Cour d'appel de Dijon de décembre 1849 à juillet 1870. Comme neuf. Photos sur demande.
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Broché. 2001. 494 PAGES. HISTOIRE DES INSTITUTIONS JUDICIAIRES. DROIT PENAL. Photos sur demande.
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Broché. 2008. 220 pages. Tache sur la tranche du livre. Photos sur demande.
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Broché. 2003. 592 pages. Sans le CD. Photos sur demande.
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2003 Editions de L'INED, Collection "Les Cahiers de l'INED", N° 51 - 2003 - Fort in-8, broché, couverture illustrée - 591 p. - Avec son CD-Rom contenant 340 cartes et la base de données ayant servi à la réalisation de l'étude
Bon état - Coins de la couv. cornés et très légèrement émoussés
Chartres, Société Archéologique d'Eure-et-Loir, 1989 2 vol. gr. in-8, 1229-VI pp. (en pagination continue), nbses ill. in-t., broché, couverture illustrée.
- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
P., INED, 2003, gr. in-8°, xv-591 pp, sources et biblio, avec un Cédérom d'annexe cartographique (340 cartes et la base de données qui a permis de réaliser cette étude), broché, bon état (Coll. Les cahiers de l'INED n° 151)
Cet ouvrage a un double objet : les migrations provinciales vers Paris et la mobilité de ces provinciaux et des Parisiens eux-mêmes à l'intérieur de l'agglomération, à la fin du XIXe siècle. Il repose sur l'exploitation d'une source nominative masculine, les registres matricules de l'armée, qui donnent pour toutes les recrues la succession des domiciles – et des condamnations – jusqu'à l'âge de 45 ans. Alors que la migration et la « mobilité résidentielle » constituent des domaines séparés de recherche, cette source permet d'analyser la mobilité d'un individu au cours de sa vie, du domicile de ses 20 ans à celui où il vit au moment de son entrée dans l'âge mûr. L'étude porte sur la classe 1880 pour un échantillon de dix arrondissements de Paris, de dix départements de province, ainsi que de toute la banlieue de l'ancienne Seine, soit au total 48 000 conscrits, suivis à l'époque où Paris connaît une forte croissance démographique et où la province traverse la grande dépression agricole de la fin du siècle. Pour la première fois, une mesure précise de la mobilité est proposée dans ses composantes géographiques et sociales comme dans ses modalités pratiques (âge au départ, étapes...). Nous soulignons l'importance de la mobilité locale et interrogeons sa signification. L'émigration, quoiqu'en aient pensé les contemporains, garde encore souvent un caractère temporaire. Son devenir dans la capitale est analysé à travers les données de la domiciliation, de la mortalité et de la criminalité. Pour les originaires de Paris, la source se prête à une étude détaillée de leur mobilité dans l'espace urbain et national. Des types d'itinéraires se dessinent, et l'on peut précisément mesurer les attractions et les répulsions pour tel ou tel type d'espace, variables selon l'univers social de référence. La comparaison avec les nouveaux venus de province conduit à constater que les comportements résidentiels ne se ressemblaient pas. Puisse le lecteur partager notre conviction que les mobilités constituent une part essentielle de l'histoire sociale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
FONDS-14-18, Anthropos-Economica, Paris 1995
Bon